IVE, FON
La terminaison ive se trouve ajoutée à des adjectifs féminins pris substantivement. Or, la terminaison adjective if, ive, dérive du latin vis, force, puissance, faculté. C'est donc aussi ce que doivent signifier les noms en ive, tandis que leurs synonymes en zo^ marqueront Taction présente, quelque chose d'actuel.
!.. Imaginative, imagination. Faculté d'imaginer. Vimaginative est la faculté qui a la puissance d'imaginer; Vimagination, la faculté qui imagine. Dans Tune, la faculté est considérée par rapport à ce qu'elle peut; dans l'autre, par rapport à ce qu'elle fait, si bien même que par imagination on entend quelquefois la chose imaginée. Ensuite, et conformément encore à la valeur de sa désinence, Vimaginative signifie toujours la faculté d'imaginer, en tant que force ou puissance, en tant qu'elle crée ou invente ; Vimagination la désigne aussi comme représentant^ embellissant ou grossissant ce qui est, les objets. L'usage est aujourd'hui de n'employer imagina^ tive que familièrement, pour exprimer le talent des expédients. « J'ai bien joué moi-même un tour des plus adroits. Quand je veux, j'ai Vimaginative Bumhonne, en effet, que personne qui vive.» Mol.
2. Négative, négation; affirmative, affirmation. Ces mots rappellent l'idée marquée par le verbe d'où ils dérivent, savoir : les deux premiers, celle de nier (w^à^ar^); lesdeux autres, celle d'aftirmer. La négation est l'aclion de nier ; la négative est une proposition qui a la propriété, la vertu, de nier. Le fait de nier est plus présent, plus direct, plus pur dans le premier de ces mots que dans le second; aussi marque-t-il un acte de l'esprit dont la négative ne présente que le reflet. C'est la négation qui donne à la négative la propriété exprimée par cette dernière. Non, ne, ni, sont également appelées des négations eX. des négatives: àt% négations, parce qu'elles représentent un certain acte de l'esprit; des négatives quand on a égard à leur valeur grammaticale. Primitivement, négation et affirma-tion sont des termes de philosophie ou plutôt de psychologie ; négative et affirmative, des termes de logique. Tout jugement se réduit
k ttii9 uffirmaiion ou à ii»e négation / daos |£« ^i^^ut^i le» mis l^mSeantnxVaffirrnativei les autres la négative i et la logi<]iue i^nseigne aux argmneataaU dao^ quelis cas iU ù^mai preodr^ l'm^e im rauure.
3. Correctif itx correclion, qui tiMU i$^x ùfUi&eni m clumgf' ment ou un adoucissement à quelque chose de trop grand ou de trop fort, de trop rude, diffèrent de mémo.. Le dernier donne l'idée d'un remède eu égard à l'effet qu'il produit, et le premier faitconcevoir ce remède par rapport à la vertu qu'il a de produire cet effet. V histoire desvariatiam, de Bossuet^ contient^ presque dans la même p^ge, les deux phrases suivantes, « On voit par là une partie de ce qu'il fallait réformer dans les Vaudois pour en (aire des Zuingliens ou des Calvinistes, et entre autres qu'une des corrections était de ne mie^tre que deux sacrements. » « On ne peut accuser les Catboliquejs d'arvoir jçali»mnié les Yaudois, puisqu'on le$ a vus ^i soigneux de nous » apprendre tous les correctifs que quelques-uns d'entre eux apportaient aux excès des autres* »