‹ Synonymes françaisChapitre 83 sur 218 · CHAPITRE V. AGE · texte numérisé non relu

CHAPITRE V. AGE

QHokpie cette dénaeiiee lire praMilenktBt s«a ar^giiie^ étt katia €t§W€, agir, faire ^ eUe est tovle française ^ àniH qne ladisitteiiee mevkt. DaB9 agius^ agium, qai terwiiieiit ^He^pie» suMaatili» latias^ la $y\\sM mg fait partie du radical : exeoiples^ maguê, Mtge^ et pnBêaffium , de prm smguSy présage. C'est à notre imhatiwi , de l'arett Bième de Rottani , ^pe le» Italiens ont lait leurs wffot» en ag^, eor€tggio, otiraggiOy ommggtû^ poiutggw, vmUaggi&f fêrmëbggiOf erbâggWy etc. Q^ant à la faleiir de eettepartioftk^ il laut^ pour arrii^ à la eeft»aitre, ebservet cpK les snbstantili fû finissent en agê s<mt> eit bien à base Deminale, eu bk» à base ^rer- .baie. Dans le premier cas, ils signifient, comme les noms en ure, et même plus particulièrement encore, un ensemble, une réunion, me ebose plusieurs fois répétée. De là Tient f«6 ta terntnaison €fge est celle dehi plupart de nos iH>afî» coNeetifo, feuillage , bram^ ehage^ plumage, vitr&ge, entourage, etc., lesquels éqniTalent presqse à des substantifs ordinaires au pluriel.

Lorsipie les substantifs ainsi terminés sent à base verbale, ik rappellent, non pas en général , Paetion d'un sujet, comme ion ef fnent, mai» plut^, comme ure, le résultat de fhrdustrié, le produit d'uB art, une forme donnée, l'itération d'un ouvrier, sa p^ne, son salaire^ etc. , ou les qualités de la ebose en conséquence d^m travatt manuel. Une drconstanee à reoïafrquer, c^est que cette désîfifCBce, aussi conHRineiK>ur le moin» que la désîitence uire en termes d'arté et métiers, se trouve à hr fin de substantifs qui sont tous masculins^ c'est sans donte parce qu'ils représentent les choses comme façonnées , comme ayant reçu de la main de l'ouvrier quelque cbose qui les détermine , les borne et les spécialise.

Du reste,, ces deux nuances ne sont pas tellement propres, la première aux substantifs à base nominale, la seconde aux substantifs à base verbale, qu'elles ne se rencontrent quelquefois tontes deux dans un même substantif de fnn ou de Pautre genre. Nous allons montrer d'abord commet elles se modifient, et comment elles donnent une physionomie particulière aux substantifs terminés en âge, quand ys sent comparés avec des snbstantifs ^ même radical et sans terminaisons significatives.

1. Nue, nuage. Amas de vapeurs élevées dans l'ail". Nuage, suivant Beauzée , est plus propre à caractériser un amas de vapeurs

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fort condensées : le nuage eât en quelque sorte la nue qui se concentre, qui se multiplie, qui se répète, une réunion de plusieurs nues. Aussi , selon Taris des synonymistes Beauzée , Roukind et Condlllac, est-ce sur l'idée d'opacité et d'obscurité qui en résahe que nous nous arrêtons principalement , lorsque nous prononçons le mot nuage. Un nuage de traits, un nuage de poussière; ayoir un nuage sur les yeux. On appelle nuages les doutes, les incertitudes et les ignorances de l'esprit humain.

2. Maraiê , marécage. Espaces de terrains couverts d'eaux qui tt'onft pas d'écoulement. Marécage exprime un espace plus étendu : c'est tout un pays où il y a des marais. On dessèche un marais-^

: oA chasse dans te marécages. Un pays peut n^étre qu'un grand marécage.

3. ombre, ombrage. Trace obscure que fait un corps <)[ui întCfeeple les rayons ile la Inmière. On se promène à V ombre d'un parasol; on se couohe sous Vombrage d'un hêtre. V ombre peut être produite par nn c<^s shnple ou de peu d'étendne : sur uii cadran , on juge de l'heure par Vombreàt raiguille. Vombrage suppose toujours quelcpie étendue, et résulte de l'ensemble ou de la fénnion des branches eî des feuilles èe% arbres; ce qui fait dire à Condillac que le mot ombrage emporte tout à-la-fois l'idée A^ombre , celle d'arbres et celle d'An certain espace. On est à Vofnbre dans Une grotte, derrière un mur; on n'est sous Vombrage (^wt dans un bosqnet on sons nn arbre.

" 4. Serbe, herbage. Plantes qui servent à nourrir les animaux. Un lapiin vit A'herbe ou à* herbage. Herbe a rapport à la nature des plantes, et herbage emporte une idée de collection, de diversité, si bien qu'il signifie toutes sortes A^ herbes, ou im nombre cousidérable de plantes de différentes espèces. Herbage équivaut à herbes, comme chevehire à cheveux. Ensuite , quoique herbage ne soit pas à base verbale, il rappelle quelquefois une aclion, une destination assignée par l'homme : on appelle herbages les herbes des prés oh l'on met les animaux pour les engraisser, et plus particulièrement encore les prés mêmes qui ont celte destination et qu'on ne fauche Jamais ; ou bien encore, les herbes spécialement cultivées et apprêtées pour la nourriture de l'homme. « Les Italiens vivent beaucoup ^herbages. » J.-J. « Quelqu'un des savoureux herbages qui croissent dans nos jardins, certains laitages de nos montagnes^ voilà ce qui couvre et orne la table. » In. On distinguera de même lait de laitage. Celui qui vit de lait se nourrit du lait tel qn'il est fonrni par les animaux ; celui qui vit de laitage se nourrit

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de toutes sortes de mels^ fromage, beurre, crème, elc. , dont le laii^ est la base, et préparés par la main des hommes.

5. Pâture, pâturage. Lieu où paissent les bestiaux. 11 y a de rherbe dans la pa/tir^, mais en petite quantité; les pâiurageg ea sont tout couverts.On dit, une ysiine pâture, et de grai^ pâturages. tt Pâture, dit Roubaud, signifie un terrain inculte et entièrement négligé qui ne peut donner qu'une herbe rare, courte et pauvre. » Ce qui implique une seconde différence , savoir que dans la pâture croit naturellement la nourriture des animaux qui paissent, au lieu que les pâturages sont des^ lieux que l'homme cultive et prépare pour y faire paître les bestiaux.

6. Rive, rivage. Limites de l'eau , points entre lesquels Teau se renferme. « Rive, ditCondillac, signifie seulement le bord, que l'eau bat, au lieu que rivage comprend une plus grande étendue de terre. » £t Roubaud : « Le rivage est une rive étendue.La rive n'a point ou n'a guère de largeur ; le rivage a une largeur plus ou moins considérable. L'eau, en se débordant, couvre la nt?^ et s'étend sur le rivage. Le rivage a un bord^ on n'en attribue point à la rive, La mer, les fleuves, les grandes rivières ont seuls des rivages, si ce n'est en poésie. Les fleuveâ , les rivières, toutes les eaux courantes ont des rives/ on en donne quelquefois improprement à la mer. »

7. Coquille, coquillage. Enveloppe dure et calcaire des moUusques testacés, tels que les limaçons et les moules. La coquille est simple; le oo^m7/a^&, artistement travaillé, aune forme plus variée. Montaigne aime à voir Scipion (c nonchalamment et puérilement baguenaudant à amasser et choisir des coquilles. » a Ce que nous voyons de plus ingénieux parmi les animaux sont les réservoirs des fourmis, les coquillages des limaçons, etc. » Boss. Coquillage est un terme pittoresque. Des coquilles se considèrent par rapport à leur nombre ; elles se comptent : des coquillages sont toutes sortes de coquilles, des coquilles de toute grandeur, de toute couleur et de toute forme. « Les sauvages se parentdeplumesetdeeo^mV/a^^^.» J.-J. « Une couche de glaise parsemée de coquillages formait le lit des ruisseaux. » Id.

8. Langue, langage. Système de signes à l'aide desquels on exprime ses pensées et ses sentiments. Le langage est plus compréhensif que la langue: il y a le langage des yeux, celui des gestes ou le langage par signes ; le langage se sert de tout pour exjprimer les pensées. La langue est le langage oral, elle n'emploie que la parole. « Le langage, dit Condillac , d'accord avec Beauzée sur ce point, est l'art de communiquer ses pensées ; le langage des

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s(^ articulés se nomme langue, » Le langage comprend, pour ainsi dire, toutes sortes de langues. Toutefois, dans une acception dériTée, ce mot^ à la différence de celui de langue, se prend pour une espèce ou manière de parler, de se servir de la langue : votre langage me déplatt; voilàun singulier langage. C'est qu'alors, bien qu'à base purement nominale, langage se rapporte à celui qui parle, à l'ouvrier qui se sert de la langue et à la forme qu'il donne au discours. C'est une nuance que nous avons déjà trouvée aux mots herbage, laitage, pâturage et coquillage, quoique leur base ne soit pas non plus^ verbale, excepté celle de pâturage.

9. Bande, bandage. La bande et le bandage servent à envelopper certaines parties du corps et à les contenir dans un certain état. La bande est simple, le bandage compliqué et fait avec art; en telle sorte que la bande entre dans la composition du bandage. Bande est un mot du langage commun; et bandage, un terme de l'art chirurgical. Tout le monde peut faire des bandes; il n'y a que le chirurgien qui sache bien faire les bandages, comme les ligatures.

10. Tricot, tricotage. Sorte de tissu fait en mailles. Tricot n'y ajoute aucune idée accessoire et ne fait considérer la chose que par rapport à ses qualités intrinsèques. Tricotage rappelle l'action de tricoter, l'habileté du tricoteur, et les qualités du tissu qui résultent de la main-d'œuvre. Un tricot est de laine ou de coton, et le tricotage en est lâche ou mal fait. En un mot, le tricot diffère du tricotage de même que le tissu de la tissure. Pareillement, la grille, outre qu'elle est plus simple on moins compliquée que le grillage, ne se rapporte pas comme lui à Tart ou à l'industrie de l'ouvrier qui l'a faite, mais uniquement àsa destination. Entre treille et treillage la différence est encore plus marquée : la treille est, dans un berceau de céps de vignes, ce qui est donné ou fourni par la nature, et treillage désigne proprement la partie qui est due à Part humain, à l'industrie du treillageur.

11. Cahot, cahotage. Espèce de saut que fait une voiture en roulant sur un chemin pierreux ou mal uni. Le cahotage est une suite ou une répétition de cahots, c'est un mouvement fréquent qui se fait par cahots ou qui est causé par les cahots^ Le cahot produit une seule secousse, le cahotage en produit de continuelles : l'un fait verser, l'autre fatigue. En outre, celui-là est pour l'idée, celui-ci pour le fait : je n'aime pas le cahot des voitures ; le cahotage de cette voiture m'a brisé. C'est toujoiirs la différence A'aboi à abde^ ment; d'acte à action, etc,

12. Caquêi, eaqmiage. Babil^ grande abonAinee de [parek» inutiles. Cagueie&t absolu, et caquetage relatif à Paetion 4e caqueter. Dire qu'un homme n'a que du caquet, c'est le caraetèriaer en lui^mtoe^ dire qu'il n'a que du eaqueêage, c'est faire songer au brnit qu'il fait en parlant, à l'effet qu'il produit sur les autres. On a le caqitei bien affilé, on rabat le eaguei de quelqu'un^ et dans ces locutions caquetage serait impropre, parce qu'il n'exprime rien de constant, d'absolu, parce qu'il est pour le fait et non ponr Fidée. « L'idée d'admettre un tiers dans les secrets ca^quetages de demi femmes ne t'a pas réToltée. » J.-J. «Y a-t-il de la politesse à étoardîr tout le monde d'un ¥ain caquet? » Id. On appelle caquets, au pluriel, des discours futiles, des propos malins sur le compte d'aotrui; et, dans ce sens, caquetage est uif nom collectif qui éqatraulà caqueti, toujours avec cette différence que les caquets se qualifient en eux-mêmes ou par rapport à leur nature, et le caquetage par rapport au fait, au hruit, h la manifestation, à l'éclat.

la. Baragouin, baragouinage. Langage eorrompn et inintelligible. Le baragouin est en quelque sorte une langue : on parle baragouin. Baragouinage en désigne l'expression. Toute langue étrangère est un baragouin ponr qui ne la connaît pas; notre propre langue peit devenir vin baragouinage dans la bouche de ceini qui, en la parlant, confond on embrouille les mots. Le baragouin, c'est le fond, c'est la chose ; le baragouinage, c'est le fait de sa manifestation { on ne comprend rien au baragouin d'un homme donl on éceute le baragouinage , ou dont le baragouinage étonrdit , ftK tigue , impatiente.

14. Part , partage. Portion d'un tout qui échoit à quelqu'un. Partage {jnwiem agere ) est le résultat de Taction de partager } il suppose une distribution : on a et on prend j^arl, einon partage, à quelque choses mais on a , on reçoit en partage, nnediose tombe en jMsrto^. \Apart se considère par rapport à la chose , et partage par rapport à révènement qui la fait échoir à tel ou tel. En parlant d'un objet qui me rcYient , je dirai également: voilà une belle j9ar^, et yoilà un beauj^irla^^y la première expression se^ ra relative à l'objet , et la seconde au sort , à l'accident qui me l'assigne exclusivement à tout autre. D'un tout on fait deux, trots > six parts, et chacune devient le partage de quelqu'un. Part se rapporte davantage , non-seulement à la chose, mais anssi au tout auquel tenait la part, et partage se rapporte , non-seulement au fait , mais encore à la personne qui reçoit la part distribuée : la témérité est le partage de la jeunesse.

DES SYNONYMlft GRAMMATICAUX. 4ti

15^ Débâcle, débâeiage. lU donaent Vidée d'un embftrras^téy surtout ea parlant ^un port qu'eucombraient des bateaux. Dana dékâele le fait e&t présenté en lui-même ; la débâcle permet de se BMUvoûr librement ^ dans débâclaçe il est considéré par rapport à racti<»» : des règlements prescrivent le débéUilage à certaines épo« i^^y et Ton donne tant aux ouvriers poui^ cette opération. Le dé^ bâeluge a tellement pour caractère l'activité^ qu'il est toiij^rs le^ fait volontaire de l'homme ; au lieu que la débâcle est souvent involontaire^ fatale > inattendue : telle est \% débâcle é'ine rivière couverte de glace. La différence revient dmie à celle de Preillé et de treillage,

16. Lab&m', labourage. Tous deux donnent l'idée du remuement de la .terre fait pour la rendre fertile. Mais l'un se considèro absolument, en soi> par rapport à la terre seule et indépendamment de l'action effective de labourer. On donne à une terre un ou doi»& laboiêrg; un laboîMi'e&i léger, superâciel^ profond. LabimrmgeyWik contraire, fait penser à l'aciion de labourer, à l'opération,, à la peine,, an salaire de l'ouvrier qui laboure^ à la saison où on laboure ; en nn HU>t, à tout ce qui concerne l'art du labcurâge et sa pratique. Le liibourage des terres légères est plus aisé que celui *des terre» grasses. L'art, le temps du labon/rage; s'occuper de ktbcuragef surveiller, payer le labourage de ses terres.

17. Cemr ,courage.ïi\sj^09À.\Xoïk&e l'àme opposée à la crante^ Le premier de ees mots sert à caractériser un sujet en soi, intrin-* &èqnemeat, et le second à le faire connaître extérieurement , oomae ouvrier, par ses actions. C'est ainsi que Girard les distingue. « Le cceur, dit-il, bannit la crainte et la surmonte ; il ne permet pas de reculer, et tient ferme dans Poccasion : le courage est impatient d'attaqner j il ne s'embarrasse fms de la difftenltè, et entreprend bardiment. Le coeur soutient dans l'aetion ; le oemrage ^it avann cer. »

18. Œuvre, ouvrage. Œuvre est abstrait et formel ; ouvrage^ concret et matértel. Œuvre s'emplote surtout en morale, parée qu'on y eonsklère le mérite intrinsèque des actes , eu égard à l'in-' lention seulement et indépendamment des effets réels, de» conséquences extérienres des actions. V ouvrage est Vomvre matémHsée ou la matière mise en œ^w»re,' c'est qoel<Hie cbose de réel, nn pro» duit, au lieu que Vemvre est quelque chose d'idéal , «ne production^ La création est Yœimre de la Toute* Puissance^ le monde setfti des maîneétt Créateur, dans six jours d'exécution, est son ouvrage. On dmuiera le nom à! œuvres de I>iea aux aiuvree de la grâce , eonraK

4t2 TRAITÉ

on dit, travailler à V œuvre de son salut, faire de bonnet œuvres; les ouvrages de Dieu sont le monde et toutes les parties de la création. On se met à. V œuvre quand on se met à trarailler ; on se met à V ouvrage quand on commence à donner , par son travail , des formes à la matière. Les sciences et la littérature sont les œuvres de Fesprit, et on appellera ouvrages de l'esprit les traités de logique, de mathématiques , les poèmes , les discours , etc., on bien les livres qui les contiennent. En un mot, œuvre signifie absolument, en soi, ce qui est fait ; ouvrage donne l'idée de telle matière aérant reçu d'un ouvrier, dans l'espace, ou , tout au moins, dans le temps, telle forme ou telle façon. On dit bien d'une manière entièrement générale: à Vemvre on connaît l'ouvrier; mais, si on spécifie, si on descend aux réalités, si on se représente quelque chose comme sorti des mains d'un ouvrier, comme subsistant, il faudra se servir du mot ouvrage. On dit bien aussi, en parlant des productions de Tesprit, mais au pluriel et d'une manière tout idéale, tout abstraite, oeuvres mêlées, œuvres complètes, œuvres posthumes, œuvres morales; mais, dès qu'on spécifie, l'esprit se représente une chose comme nn résultat, comme le produit de l'action A' ouvrer , et alors il faut préférer le mot ouvrage. Il y a dans les OBuvres de Boilean un ]^iit ouvrage bien précieux. Yous trouverez quantité de locutions et de proverbes où entre lè mot œuvre et où celui d'ouvrage ne conviendrait pas ; c'est, encore une fois, que le premier est absolu, idéal, général, abstrait ; tandis que le second, concret et particulier, ne se dit que d'un objet travaillé ou façonné, d'une certaine matière quia reçu d'un ouvrier une certaine forme.

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