‹ Synonymes françaisChapitre 86 sur 218 · CHAPITRE VL TÉ · texte numérisé non relu

CHAPITRE VL TÉ

La terminaison té, enjatin las, et en grec rvïç{méUé, méU^u, alù, àii^Tnç, DTo;), désigne les qualités abstraUes^t iodépendanbes 4» tout ce qui les accompagne dans les objets.

1. Sommet, gommité» Ces deux mots signifient le baut de certaines choses, telles que les montagnes , les rocbers, les tours, les toits. L'un est concret, l'autre abstrait; l'un exprime une partie de la chose, l'autre sa surface la plus élevée, et ce dernier n'emporie absolument d'auUe idée que celle de hauteur. Un oiseau s'élève jua^ qu'à la sommité d'une tour, et s'abat sur son sommet. Quand oft dit, l'armée ennemie occupa les sommités des montagnes, ou absolument les sommités fOiûL n'a égard qu'à la position élevée ^u supérieure occupée par les ennemis. Mais on dira bien que ie& ennemie ont dépouillé de leurs forêts les sommets des montagnes. « Unt partie des Alpes est couverte d'énormes sommets de glaces qui s'accroissent incessamment. » J.-J. « Où voit palpiter, dans quelque» enfants nouveau-nés, le sommM de la tête à l'cAdroit de la bMên

DES SYNONYMES GRAMMATICAUX. 41c

neUe. » Bvwf, CeH parce que tommiie «st seul abstrait et dégagé Oe toute idée accessoire, qu'il peut seul s'employer au iguré^ pour varquer en littérature ce qull y a daus les matières qu'on traite do plus superadel. Cet auteur H'a traité que le$ sommités de son sujet.

2. Efficace, efficacité. Force, vertu de quelque cause pour pro* duiro son effet* Ils correspondent aux mots làtim,'effieacia et effiea^ citât. « Le premier, dit Condillac^a été plus usité, le second prévaut aujourd'hui, >» £t ce changement est fondé en raison, car la termi-* naîson ^'est particulièrement destinée à marquer lïne propriété. Ef-* ficace est ipoins abstrait, plu^s individuel ; il signifie une vertu ae« tuellemènt productive, et non une simpk aptitude à produire danstoutt les cas ^ il a par conspuent plus de rapport avec le latin ^fictenUm, EffircacUé est la propriété ctons la chose, et efficace est cette mém^ propriété en tant qu'elle se manifeste ou qu'on la sent. i.-i.Roussea« dit, en parlant d'un minéral qui avait la vertu d'inspirer de fa gaietés <c Mais pour en poiivoic sentir Veffi4)aee , il ne faut pas avoir quitté le jchâteau d^ Montmorency. »

Uemarque. C'^t ici le lieu de déterminer la valeur de la termi^ naison ^composée oêité^ qui contient la différence des deux mots synonymes €(Uti calloêité, en latin calltu et eaUoêitaë. Tous deux signifient à^% durillons qu'on a aux pieds ou aux mains, et qui cou* si#l«a{; dans une peau plus épaisse et plus forte que dans les autres parties: Le ^a/ est un durillon unique, bien distinct; la callosité i^l proprement la qualité de ce qui est calletup, ou plein de caU, et par suite une partie des chairs calleuse ou remplie de cale ; elle a donc plus d'étendue, sans former un cal aussi déterminé. Il vient des cale auxsKiifis, à ibrce^e travailler, et aux pieds, à force de marefeer. Buffon dit que le chameau nait avec des calloeUéê sur la poitrine et sur lesg^iMX. (7a//onli^ n'exprime pas déterminément un cal, mm» une chose de la naturedu ca/, comme séronté une chosedela nature du Urum^ camoeité une chose de nature charnue; et c'est pourquoi cal^ laeitése dit improprement des excroissances de chair solide et sèche qui s'engendrent sur les bords d'un Ulcère et ressemblent à des eaUi

Page 1