CHAPITRE VII
SYirOirTUlE PÉS substantifs ORDllfÂiaES ABSTRUTS ATEG DES ADJECTIFS
pBis substâjctivement;
La haute f h beau» La 'vérité, le 'vraL Vinfinité^ V infini, ta thaleuf^ U chaud f etCé
Indépendamment des noms propres , qui sont toiy ours en petit nombre^ les langues ne renferment que deux sortes de substantifs: les uns génériques, c'est-à-dire signifiant des genres ou des réunions de qualités, comme animal, rivièrey arbre, maison/ les autres abstraits, c'est-à-dire signifiant une seule qualité trouvée dans divers individus comparés, puis généralisée, tels que beaîi4é, êoLidité, chaleur. Justice. Les derniers, les substantifs abstraits, ont le plus grand rapport avec les adjectifs qui leur correspondent. Outre qu'ils paraissent en dériver quant à la forme, par exemple, beauté à» beau, solidité de solide, ils expriment la même qualité ^ seulement elle est considérée dans l'adjectif comme attribut ou prédicat, c'est-à-dire en relation nécessaire avec un objet, et dans le substantif, elle est plus abstraite^ plus générale, plus indépendante, elle est présentée comme se suffisant à elle-même* Mais le langage ne se borne pas à former ainsi des substaiftifs en donnant aux adjectifs une terminaison substantive. Quelquefois il en forme d'autres, comme le beau, le solide, le ju^te, Vhonnête, qui sont l'adjectif lui-même devant lequel on met l'article. De là, la source de ncMnbreux substantifs synonymes, ayant| les uns la terminaison même des adjectifs^ les autres la terminaison ordinaire des substantifs, f^ous prendrons pour exemple, dans la langue française, le beau, la beauté; le vrai, la vérité f le juste, la justice,* V honnête, V honnêteté f Vinfini, {'infinité f le sublime, l9L sublimité/ VutUe, Vutllitéf le solide, la soïidUé/ les extrêmes, les extré* mités / le chaud, la chaleur/ le sec, la sécheresse, etc. Avant de signaler les différences à établir entre ces synonymes, nous remarquerons que toutes les langues en renferment de semblables. Ainsi, en grec, à l'adjectif àXyiôiiç, éç, vrai, correspondent -h àxiiôsia, la vérité, et, T^ àxyjdsç, le vrai. En latin, on trouve pareillement verum, et Veritas, honestum et honestas, pulchrum et pulchritudo. De même en allemand, das Wahre, die Wahrheit, etc. Celte question rentre donc dans la grammaire générale; sa solution importe à toutes les langues, elle doit même intéresser le philosophe curieux
DES SYNONTMBS GaAMMATlCAUX. i|#
de eonnaltre la marehe de Fesprit hamain dans la formation des idée» générales.
Roubaud a déjà traité cette question incidemment ^ à l'article Chaud et chaleur. Voici ce qu'il en dit: <t Le vrai^ le faUx^ le beau, le bon, ne sont pas précisément la vérité^ la fausseté^ la beauté^ la bonté : ils représentent ces qualités comme subsistantes dans des êtres idéaux ou abstraits^ on bien dans quelque siy'et rague ou indéterminé. Le vrai est un objet caractérisé ou distingué par la vérité, ou bien une chose conforme à la vérité, ce qu'il y a de eonformé à la vérité dans une chose.
« Celte différence distingue généralement les adjectifs érigés en substantifs des noms qui expriment la qualité caractéristique ou dis* tincUye* V agrémentai l'u^iïiï^ constituent V agréable tiVutile: Vutilê et Vagréable ont en partage et en propre Vutilité et P^hgrétnent
« L'ancienne philosophie a dit: le chaud, le frùid, le sec, Vhu^ fnide, pour distinguer les éléments ou les principes des choses. Le chaud est alors' l'élément dont la chaleur est la qualité propre. «
La distinction est à^peu-près juste ^ mais elle demande à être gé« néralisée^ déreloppée et appliquée.
l*' Grammaticalement considérés^ le beau, le vrai, le Juste, etc., ne sont pas des substantifs abstraits, mais des substantifs géné^^» riques; car ils sont tons du masculin^ tandis que les noms absti'aita sont tous du féminin. Ils représentent donc , en effet , non des réalité on des fragments de réalités observables, mais des conceptions , des êtres idéaux, indépendants des réalités, et en qui se trourent réa«- Usées les qualités exprimées par les substantifs abstraits^ Ils ne sont pas, comme ceux-^i, quelque chose de simplement caractéristique eti qualificatif, mais quelque chose de substantiel et d'essentiel ', ce sont des types, pour parler le langage de t^laton. Leur caractère dis-« tinctif unique, c'est qu'ils sont absolus, c'est-à-dire qu'ils expri*' ment la qualité, abstraction faite des êtres auxquels elle appartient. , Au contraire, les noms abstraits la désignent, quand elle n'est point encore arrivée au neopluê ultra de l'abstraction, ou bien^ quand elle est reparticularisée et qu'on la fait descendre de la hauteur de l'absolu pour l'appliquer de noureau aux objets. Eft d'autres termes^ J«s noms abstraits s'emploient en parlant d'une chose ou d'une per-^ sonne en particulier; ils expriment une qualité appréciable, portée à on certain degré, m, dans tous les cas, cette qualité par rapport à certaines e^constances partionllères. Les noms^adjectifs se diseiit éaiiak sens teptos n$\ê, U plus général, sans égaré Biaoscbosesy
ni aux personnes, ni aux circonstances, quelles qu'elles soient. C'est là la différence essentielle. Les suivantes n'en sont que les développements ou les conséquences.
2^ Les substantifs abstraits s'emploient rarement sans un complément indirect commençant par de ; c'est tout le contraire pour les substantifs- adjectifs. La beauté d'une femme, la vérité d'un récit, la justice et V honnêteté d'un procédé, la solidité d'un édifice , les extrémités d'un bâton ~, etc.
3"* C'est à cause de leur caractère d'absolu et d'indétermination que les substantifs-adjectifs , à la différence des autres , s'emploient bien sans l'article dans les expressions telles que celles-ci: Il fait, ou j'ai chaud ou froid.
4** Les substantifs-adjectifs ne s'emploient pas avec les adjectifs qui marquent plus ou moins. On reconnaît à un objet une grande beauté, à un magistrat une grsinée jmtice , mais non un grand beau , un grand juste.
6* Les substantifs-adjectifs ne se prennent pas non plus comme les autres dans le sens partitif. On dit qu'un homme a quelque bonté, quelque honnêteté dans le caractère, et non pas quelque bon, quelque honnête.
6** Dans les langues, le grec, le latin et Tallemand, qui, outre des substantifs masculins et féminins , en possèdent qui ne sont ni l'un ni l'autre , et que , jiour cela , on appelle neutres (neutnim , ni l'un ni l'autre), les substantifs-adjectifs rentrent toujours dans cette dernière classe ; ce qui contribue encore à leur faire perdre tout caractère dé relation.
7'' Comme les substantifs-adjectifs n'ont rapport à aucune réalité^ ils expriment quelque chose d'invariable, de permanent, d'éternel, de non contingent. La beauté, Xa justice, la vérité, peuvent varier, et varient en effet d'un pays à l'autre; mais le beau, \e juste, le vrai demeurent.
8^ Les substantifs-adjectifs appartiennent essentiellement aux sciences spéculatives, et les autres aux sciences empiriques, ou même aux beaux-arts. Âristote et la philosophie scolastique prétendaient expliquer toutes les choses naturelles avec le chaud, le froid, le sec et V humide; la physique moderne étudie la chaleur et V humidité. L'esthétique traite du beau; la critique étudie la beauté dans les œuvres de l'imagination. La morale s'occupe du bon, la logique du vrai; les moralistes observateurs, tels que Labruyère et Larochefoucault, recherchent la bonté des actions, et les sciences recherchent, chacune un certain genre de vérité. Longin a
fait un traité du sublime, qui ne roule en particulier et exclusivement ni sur la sublimité Axi style, ni sur la sublimité des pensées^ ni snr aucune autre sublimité que ce soit. On a personnifié la beauté, la vérité, la justice, et partout on en a fait des êtres du sexe féminin. Le beau, le vrai, le juste sont trop loin des réalités pour que l'imagination ait pu songer à s'en emparer^ afin de les refétir de formes.
Entrons dans les détails. Deux systèmes ont régné en philosophie depuis Platon etAristote sur les idées, que représentent les substantifs-adjectifs, savoir : celui qui les considère comme des types dont les substantifs abstraits marqueraient les inanifestations, et celui qui ne voit, dans les substantifs-adjectifs, que la qualité abstraite au suprême degré. Tout en constatant dans les synonymes que nous allons examiner les distinctions établies plus haut, nous remarquerons que certains substantifs-a^ectifs paraissent plus favorables au système platonicien et d'autres au système d'Aristote.
1. Le beau, la beauté. Le beau est absolu, la beauté réi^iiTe. Le. beau, c'est le beau en soi, le beau véritable, le beau tjrpe, c'est un idéal que les artistes sV^orcent de réaliser, et, loin que le beau soit beau par sa conformité à la beauté, comme le dit Roubaud, il semble plutôt que la beauté est dans les objets une modification qu'on doit considérer comme une manifestation ou uue application du beau. Du reste, le beau, c'est quelque chose de vague ou plutôt d'étendu qui s'applique à tout ce qui est beau sans exception ; ce n'est point une idée acquise, miais plutôt une conception par laquelle nous nous représentons une qualité, telle qu'elle doit être, et non telle qu'elle est. La beauté est relative : elle se dit de ce qui a la grâce, la forme, les proportions requises par la mode, les mœurs, les usages, popr qu'un objet soit beau. Il y en a de bien des sortes : ce Gomme on dit beauté poétique j on devrait dire aussi beauté géométrique, beavié médicinale, » Pasc.
2. Le vrai, la vérité. Ces deux mots sont plus synonymes (jue tonsles autres, et ce qui fait qu'on hésite davantage dans l'emploi de l'un ou de l'autre, c'est que tous deux sont très abstraits , très éloignés des réalités. Cependantiln'yapointàs'y tromper. La Wnfe'est le vrai relatif, le vrai qui se démontre et s'acquiert par tel ou tel moyen. Lea^rai est im type de vérité , un idéal , une conception à laquelle sont conformes toutes les vérités. Quand Boileau dit ; rien n'est beau que le t^rat , il exprime d'une manière absolue^ Bette, précise, tranchante, tout ce qui a été, est ou sera vrai , tout ce qui esj susceptible de posséder la qualité marcj^uée par cet adjec^
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tif ; il utroite plus rien h désirer , on n'attend plHS pe Tantenr de* termine de quelle t^^n^ il entend parler» Paseal appelle rbomme, a juge de toules cboses> imbécille rer de terre, dépositaire du vrai, n « Dieu et le vrai, dit-il encore, sont iaséparables^ et , si l'un est on n'est pas, s'il est certain ou incertain, l'autre est nécessairement de même.» Mais quand il parle du vrai relatif, c'est-à-dire de celui qui s'acquiert, et par tels ou tels moyens, Use sert du mot vérité. «Nous connaissons la l'mV^' , disent les dogmatistes^ non seulement par raisonnement, mais aussi par sentiment et par une intelligence vive et lumineuse. »
3. Le bon, la bonté; lejuiiê, Iti justice; V honnête, V honnêteté. Le Juste, V honnête, le bon sont dans la conscience de chacun fixes, invariables , immuables. L'homme de bien cherche à réaliser ces idées dans sa conduite , comme Partiste cherche à réaliser celle du beau, ha justice se lit dans les codes, et varie comme eux; l'honnêteté et la bonté ne sont pas moins relatives. C'est par la méditation qu'on arrive à connaître tout ce qu'implique le bon, Vhonnête et le juste; c'est par l'observation ou l'étude des mœurs et des lois seulement qu'on peut connaître la bonté, V honnêteté tl Injustice.
4. L'infini, Vinfiniié, Vinfini est absolu , sans aucune relation à quoi que ce soit; c'est, par exemple , dans la sphère des nombres, ce qui n'est ni pair ni impair > ce qui n'augmente pas par l'addition et ne diminue pas par la soustraction d'une unité. 6i Vinfiniié ne s'emploie pas toujours avec désignation expresse des objets auxquels on la rapporte , elle est au moins très propre à recevoir ce déterminatif, et partant à sortir du vague où s'enveloppe Vinfini. Vinfiniié, d'ailleurs se prend seule, dans un sens hyperbolique et relatif, pour signifier une grande multitude : Vinfini ne descend point ainsi de sa hauteur et ne se prête point ainsi aux à--peu-près du relatif; il échappe à tonte comparaison.
6. Le sublime, la sublimité. Le sublime est tout ce qu'il y a de plus élevé, ce au-delà de quoi on ne conçoit plus rien. La sublimité est la qualité communiquée par le sublime, et presque toujours elle est présentée en relation avec les choses auxquelles elle appartient. Le sublime est plutét pour la conception, pour la théorie , on l'admire; la sublimité, plus accessible, tombe dans le domaine de la pratique , on y atteint difficilement. C'est de cette façon que Côndiliac distingue ces deux mots. Voici ses propres termes : « On dit le *mblime dans le style, dans le discours, et la sublimité d^nne science, d'un art, d'une pensée, du génie. Le premier élève l'âme par le nombre des grandes idées qu'il lui offre en peu de mots et d'une
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manière slmi^le; le second loi représente ce qu'il y a 4e plos éleré dans nne science , un art^ etc. y cofflme une chose à laquelle il n'est pas aisé d'atteindre.»
a. Vuiile, VutilUé; Vagréablé, Vagrément Tontes les distinctions établies en commençant s'appliquent très bien ici; la seule diose à remarquer, c'est que Vntile et Vagréablé ne sont points comme le beau, le juste, etc., des types^ des idéaux dont VuiUité et Vagrément ne seraient que des manifestations ; ils n'expriment qae VutUité et Vagrément portés au plus haut degré d'abstraction ; VuHle et V agréable, comme dit Roubaud avec raison, ont en partage et en propre VutUité et Vagrément.
1, Le solide, la solidité. Girard prétend que le solide a plus.de rapporta l'utilité, et la solidité à la durée ; mais il ne prend le mot soHditéque dafts un sens physique, ou^ tout au moins, peu abstrait. Il est bien vrai qu'effectirement la solidité est un mot moins abstrait que le solide, et cela doit être d'après la règle générale. Mais il eût fallu considérer les deux mots dans le cas où ils sont le plus synonymes, c'est-à-dire tous deux abstraits, quand, par exemple, on parle de la solidité d'une preuve, auquel cas on n'a évidemment aucun égard à sa durée. La solidité est quelque chose de moins abstrait, c'est la qualité de ce qui n'est pas facile à ébranler ou à détruire^ •an physique et au moral. Le solide, c'est, d'une manière très éten* due et très abstraite^ ce qui fait qull y a dans les objets de la réalité, du fond, quelque chose qui n'est ni vain ni frivole, comme par exemple dans les objets qui ont de la solidité. Le solide est donc ce qui constitue la solidité, ce qui en est l'essence, ce sans quoi il n'y aurait point de solidité j c'est l'être abstrait dont la solidité est I4 qualité propre.
8. Les extrêmes, i^s extrémités. Les extrêmes sont, comme le solide , Vutile, Vagréablé y ils se prennent dans un sens très abs* trait. Ainsi, en arithmétique, on dit, les extrêmes d'une proportion^ en parlant du premier et du dernier terme, an lieu que dans la géo<i métrie, science moins abstraite, on considère les extrémités de la ligne. En général, les extrêmes signifient des oppositions vagues, indéfinies, qui ne sont de mise que dans des phrases absolues et peu précises, et dans les mêmes circonstances les extrémités offrent un sens plus déterminé. On dit> par exemple, porter les choses à Vex^ freine ou à V extrémité: les porter à V extrême, c'est les porter jusqu'au-delà de toute limite; les porter à V extrémité, (f têt les por« ter jusqu'à la dernière limite. La première locution emporte un excès auquel il n'y a pas de bornes ; la seconde, un excès concevable, aussi
gi'and qn'il peut être par la nature de la chose ; c'est seulement porter les choses jusqu'à la rigueur, et c'est pourquoi on dit bien la dernière et les dernières extrémité». Toutes les fois, du reste, que l'excès est déterminé par ce qui précède ou ce qui suit, le mot extrémité est le seul propre. Dans les Provineialeg, le père Jésuite ayant dit qu'il est permis de tuer pour un vol, l'interlocuteur demande : Combien faut-il que la chose vaille pour nous porter à cette extrémité? £nfin^ comme le sublime, les extrême^ se disent plutôt quand il s'agit de théorie, de spéculations, d'opinions, et les extrémités quand il s'agit de pratique, de conduite.
9. Le chaud, la chaleur ; le froid, la froideur; le sec, la êé" cheresse; V humide, Vhumidité. Le sec et V humide sonthors d'usage. Ils sont renv,oyés à l'histoire de la philosophie péripatéticienne; Pour le chaud et le froid avec leurs synonymes , voyez l'article Chaud, chaleur (Liv. m. Sect. i. Chap. xxii). (i)
. (i) Faiil-il regarder comme soumis à la règle, les mois nouvelle et nouveauté, chose nom elle, quoique le premier ne soit ni masculin, ni représenlatif d'un type, d'un idéal abstrait? Rien ne s'y oppose, si on examine attentivement leur différence. En effet, nouvelle est plus abstrait que nouveauté; la nouvelle st rapporte à la connaissance qu'on acquiert plus qu'aux choses qui en font le sujet ; à tel point que ce mot signiûe quelquefois l'avis qu'on donne on qu'on reçoit de ce qui vient d'arriver. La nouveauté, au contraii'e, a plus ' dt) rapport aux choses mêmes-, à la réalité. La nouvelle est sue de peu de monde; elle porte sur des événements passés, chose idéale, non subsistante. La nouveauté n'était pas établie, n'était pas en usage, n'avait pas cours, jusquelà. Vue nouvelle ts\ curieu&e, inopinée, surprenante; une nouveauté eslXowdL" jjle ou pernicieuse, suivant qu'elle conduit à une pratique bonne ou mauvaise.
Quand les deux mots se disent des choses qu'on n'avait pas encore apprises, le mot nouvelle est absolu et celui de nouveauté a rapport à la personne instruite. Pour qu'une nouvelle soit telle, il ne suffit pas qu'on vienne à la savoir , il faut encore qu'elle annonce quelque chose qui a eu lieu récemment. Tout événement est pour moi une nouveauté, quand je le connais pour la première fois, fût-il très ancien et déjà connu de tout le monde.
Il en est de même de faible et de faiblesse, défaut qui consiste à, se laisser entraîner. Faible, quoique distributif et par celte raison semblant échapper à la règle, se considère d'une manière abslraile et idéale, dans l'esprit, donl il désigne une simple disposition, au lieu que faiblesse se considère dans la réalité comme une faute, dont on se rend effectivement coupable. On a àes/aibles, on commet des faiblesses. Une mkre SL'nn faible ou du faible pour son fils, qiftnd elle est portée à l'excuser, et de la faiblesse, quand eUe lui pardonne en réalité, quand son faible pour lui se manifeste par des effets» quand elle condescend à ses volontés et fournit à ses dépenses.
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