ADE, MENT
Ces deux finales, en s'ajoutant à des bases verbales, donnent naissance à des substantifs qui marquent une action. Mais ceux qui se terminent en ade sont généralement plus compréheasife que ceux qui se terminent en ment. Ceux-ci expriment simplement l'action du verbe; ceux-*là y joignent une idée de longueur ou de complice- ^on^ ou des circonstances qui la rendent plus apparente, plus pitto* resque. Les noms en ade sont, d'ailleurs , plus familiers.
l. Embrassade, embrassement. AQiïonà'emï^raiSi^. Entrassade est d'abord un terme familier. Ensuite , pour qu'il y ait ^a»brassadcy il faut deux personnes qui s'embrassent, au lieu que Vembrassemmit peut n'être pas réciproque et ne supposer qu'u«6 personne qui embrasse. Em^asaade signifie quelquefois plusieurs ^mbrassements : un jour de £ôte, si un grand nombre de personnes s'embrassent, c'est une embrassade générale. Pe plus, Vembras-* ^ade est V encrassement accompagné de circonstances qui lerea««
dantooneret^ en fodque sorte ; eUe marque plu^ de dânoBStratien^ elle consiste plus dans la forme. Aussi CondiUac et Laveaux s'accordent à dire que V embrassade marque une simple démonstra** tion d'amitié , qui exprime plus Tempressement extérieur que la cordialité.
2. GHsêade, glissement. Action de glisser. Glissade est un glis* sèment assez long, fait par une personne : pendant TliiYer les enfants font des glissades sur les glissoires. Ce mot^ d'ailleurs^ esl concret^ pittoresque, représentatif. On ne dirait pas en physiquo que les corps ne sont liquides que par la glissade continuellej mais bien par le glissement continuel de leurs partie» les uuea sur les autres.
3. Reculade, reeulement. Action des Toitures qui reculent Me-* eulement se dit toujours en parlant d'une seule voiture, et reeu-> /a</« ordinairement en parlant 4e plusieurs. Ce dernier mot £att image et emporte une idée d'embarras et de confusûm qui est étran-* gère au premier.