CHAPITRE XI. Om
OIR, XdE,
Prommmtypremenade, Lieu où l'on se promàne, La terminais WSL ttdê marque l'action de faire une chose, et par suite le lieu où eU« se tait, mais un lieu vaste et fréquenté par beaucoup de per* soiwes , car aux noms en ade s'attache toujours une idée de grau^ deur , d'étendue, de comprébensiim. « La ternûnâisou oir ou Qire^ dit Houibaud, marque la destination propre des choses, le lieu disposé, un moyen préparé , un instrument fabriqué , etc.^ pour telle opération, tel dessein, tel ol^et. » Ainsi, dortoir, réfectoire^ obser^ valoir e y signifient des lieux disposés et où l'on se rend pour dormiri pour manger, ou pour observer. Mouchoir est un linge pour se moucher; baignoire^ une cuve à se baigner; ratissoire, écum^ire^ couloir, pressoir, armmre^ sont de* instruments pour ratisser, écuu^r, couler, presser, renfermer des armes et ensuite des effets.
En coaséquence, il n'y a de prome^ioir, tîomme dit encore Rou^ baud, que le lieu destiné, arrangé, disposé euK^» pour qu'on s'y promène, et tout Iteq où l'on se promène est jn*om^ad^.. Bossue^ dit en parlant des palais de Salomon : <( Tout était grand dans ce9 édifices; les salles, les vestibules, les galeries, lea promenoirs, )i Mais le sens propre delà terminaison adê fournit une seconde 4\fh tinetion tout iwat essentielle. Les prmnendrs ont \smsi$ d'éten*.
4à2 TKAJTÉ
.due et admettent moins de monde que les promenadeê : on en faît| on en ménage dans les jardins , dans les parcs , dans les chàteaux, daiis les maisons particulières^ dans les hospices; et ils ne sont destinés que pour les personnes de la maison^ ou celles qu'on y reçoit. Le jardin des Tuileries et les Champs-Elysées sont des lieux spécialement destinés et disposés pour qu'on s'y promène; on ne les appelle pourtant pas des promenoirs, mais bien des^omenadesy parce qu'ils sont d'une grande étendue et que tout le public a la liberté de s'y promener. D'un autre cùté^ on n'appellera pas promenade un petit jardin clos qui se trouve devant un pa^ Villon^ et qui ne doit être fréquenté que par les personnes qui font usage de ce pavillon; c'est une promenade particulière^ c'est-àdire un promenoir. Montaigne dit que, sans le soin que cela lui demanderait, il pourrait coudre à chaque q.^té de sa bibliothèque une galerie de cent pas de long et de douze de large. « Tout lieu retiré, ajoute-t-il, requiert un promenoir. »