‹ Synonymes grecs, recueillis dans les écrivains des différents ages de la littérature grecque et expliqués d'après les grammairiens, l'étymologie et l'usage avec des exemples tirés des meilleurs auteurs grecsChapitre 11 sur 105 · Αήρ, Aldo, Αἴθρη · texte numérisé non relu

Αήρ, Aldo, Αἴθρη

ÂHP, épos (ἡ ou à) (ἄημι), est, dans Homère, l'air inférieur, l'air que nous respirons, tandis que AÏGHP, époc (Ὁ) (ais), æther, VÉétuer, est l'air supérieur, V'air pur au-dessus des nuages : Εἰς ἐλάτην ἀναθὰς περιμήκετον, à τότ᾽ ἐν ἴδῃ μαχροτάτη πεφυνῖα δι᾿ ἠέρος αἰθέρ᾽ ἵκανεν, Il. XIV, 287, monté sur un sapin très-élevé, qui sur l'Ida, ayant poussé très- haut dans l'air, avait atteint l'éther. De là vient qu’&ie, dans Homère, a la signification plus ordinaire d’obscurité, ténèbres. D'où il est en opposition avec AÏ@PH, ἧς (4), pureté, sérénité de l'air : Ζεῦ πάτερ, ἀλλὰ σὺ ῥῦσαι ὑπ᾽ ὀέρος νῖας À χαιῶν, ποίησον δ᾽ αἴθρην,, δὸς δ᾽ ὀφθαλμοῖσιν ἰδέσθαι, 7. ἈΥΤΙ, Θ4δ, 6 Jupiter, délivre les fils des Achéens de ces ténèbres , rends au ciel sa sérénité et à nos yeux la faculté de voir. Aristote donne une autre étymologie αἰθήρ : Διόπερ ὡς ἑτέρου τινὸς ὄντος τοῦ πρώτον σώματος παρὰ γῆν καὶ πῦρ, χαὶ ἀέρα χαὶ ὕδωρ, αἰθέρα προσωνόμασαν τὸν ἀνωτάτω τόπον, ἀπὸ τοῦ θεῖν αἰεὶ τὸν ἀΐδιον χρόνον, θέμενοι τὴν ἐπωνυμίαν αὐτῷ. λναξαγόρας δὲ χαταχέχρηται τῷ ὀνόματι τούτῳ οὐ καλῶς " ὀνομάζει γὰρ αἰθέρα ἀντὶ πυρός. Arist. de Cœlo, 1,3, aussi comme si c'était un autre corps primitif outre la terre, le feu, l'air et l'eau, ils ont nommé éther le lieu de plus élevé, lui ayant donné cette dénomination de ἢεῖν aiei, parce qu'il est toujours en mouvement, Mais Anaxagore fait un mauvais emploi de ce mot ; car il se sert αἰθὴρ pour exprimer

le feu.

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ΑΘΛΗΤΗ͂Σ, οὔ (δ), ATHLÈTE , spécialement celui qui combattait dans les jeux gymniques ou du stade : ἀλλ᾿ ὥσπερ οἱ ἀθληταὶ οὐχ ὅταν ἰδιωτῶν γένωνται χρείττονες τοῦτο αὐτοὺς εὐφραίνει, ἀλλ' ὅταν τῶν ἀνταγωνιστῶν ἥττους, τοῦτ᾽ αὐτοὺς ἀνιᾷ, Xen. Hier. 4, 6, comme les athlètes ne sont pas aussi contents d'être supérieurs aux inhabiles qu'affligés lorsqu'ils sont inférieurs à leurs antagonistes. Par extension, de tous les jeux et même de la guerre : Κομψοτέρας δή τινος ἀσχήσεως δεῖ τοῖς πολεμιχοῖς ἀθληταῖς, Plat. Pol. 111, 404, a, él faut un exercice plus marquant aux athlètes qui se destinent à la guerre. Au figuré : ἐξ ὧν πάντες ἀθληταὶ τῶν καλῶν ἔργων ἐγένοντο, Dem. in Aristog. 799, 16, de là tous sont devenus des athlètes en fait de belles actions.

ÂTANISTHE, où (6), proprement , combattant , a ἀπὸ signification encore plus générale φυ᾿ ἀθλητής, qui ne s’employait que pour les combats du stade; il se disait de toutes les espèces de concours, et même du poëte qui concourait pour les prix dramatiques : Οὐδ᾽ ἐχείνους ἔγωγε ἐπαινῶ οἵτινες ἀγωνισταὶ γενόμενοι χαὶ νενιχηχότες ἤδη πολλάχις χαὶ δόξαν ἔχοντες οὕτω φιλονειχοῦσιν ὥστε οὐ πρότερον παύονται, πρὶν ἂν ἡττηθέντες τὴν ἄσχησιν χαταλύ-σωσιν, Xen. Hellen. V1, 3, 16, et je n'approuve pas ceux qui, ayant concouru οἱ plusieurs fois remporté la victoire, déjà couverts de gloire, ont assez d'ambition pour ne pas vouloir se reposer avant qu'une défaite ne les force de renoncer à cet exercice. Au figuré , champion : Πολλοὺς ἀγωνιστὰς ἕξετε τῆς ἀρετῆς, Æschin. in Ctesiph. 569 , vous aurez beaucoup de champions de la vertu.

AEKHTHE, οὔ (ὁ), ἀ᾿ ἀσχέω, proprement, ce{ui qui s'exerce : Εἴ τίς γε ἀσχητὴς πολλὰ πονήσας χαὶ ἀξιόνιχος γενόμενος ἀναγώνιστος διατελέσειεν, οὐδ᾽ ἂν οὗτός μοι δοχεῖ διχαίως ἀναίτιος εἶναι ἀφροσύνης, Xen. Cyr. 1, 5, 7, si quelque athlète, après beaucoup de travaux et s'être montré digne du prix, restait sans combattre, celui-là ne me semblerait pas exempt de folie.

HAAAIËTHE, οὔ (6), lutteur : Οὐχ δρᾶς ὅτι χιθαριττῶν μὲν χαὶ

; à do) ὧν οὐδὲ 42 ἐπινειοεῖ ἄδνειν μὴ ἐπιστάμενοι χορευτῶν καὶ ὀρχηστῶν οὐδὲ εἷς ἐπιχειρεῖ ἄρχειν μὴ ἐπιστάμενος»

οὐδὲ παλαιστῶν οὐδὲ παγχρατιαστῶν; Xen. Memor. 111, 5,21, ne vois-tuw pas qu'aucun des citharistes, des choristes ou des danseurs, ni des lutteurs , ni des pancratiastes n'essaie de commander sans le savoir ?

ΠΥΚΤΗΣ, ov (6), de πύξ, qui combat à coups de poing , pugil, boxeur : ὦσπερ οἱ πύχται τοὺς μὲν ὥμους παχύνονται, τὰ δὲ σχέλη λεπτύνονται, Xen, Conviv. 2, 17, comme les boxeurs, qui ont les épaules très-épaisses et les jambes maigres. La forme HYTMAXOS, av (ὃ), est poétique : Οὐ γὰρ πυγμάχοι εἰμὲν ἀμύμονες οὐδὲ παλαισταί, Od. VIII, 246, nous ne sommes pas des athlètes invincibles au pügilat ou à la lutte.

MONOMAXOS (ὃ, ἡ), littéralement, qui combat seul à seul, d'où, gladiateur, dans Plutarque et Lucien : Τοῦ πατρὸς ἀποθα-γόντος ἀγῶνα μονομάχων ἡμέραις ὀλίγαις ἐποίησε, Plut, Rom. 1,23, peu de jours après la mort de son père il donna un combat de

gladiateurs.

ἦθλον, ou (τό), spécialement, prix des jeux gymniqnes , et, par extension, de toute espèce de jeux : ἀγῶνας ἐποίει χαὶ ἄθλα τοῖς νιχῶσι μεγαλοπρεπῶς ἐδίδου, Xen. Cyr. VI, 2,3, il célébrait des jeux et donnait des prix magnifiques aux vainqueurs. Au figuré : À) οἶδεν, ὦ ἄνδρες ᾿Αθηναῖοι, τοῦτο χαλῶς ἐχεῖνος, ὅτε ταῦτα μὲν ἔστιν ἅπαντα τὰ χωρία ἄθλα τοῦ πολέμου χείμενα ἐν μέσῳ, Dem. Phil. 1, 41, mais il sait bien, ὅ Athéniens, que tous ces pays situés sur le théâtre de la guerre en sont le prix,

ÉTIA@AON , ον (τό), dans les poëtes, prir cn général : Kai σχῆπτρ᾽ ἔπαθλα τῆσδε λαμθάνει χθονός, Eur. Phœn. 52, et recoit pour prix le sceptre de ce pays.

BPABEÏON , ον (τό), de βραδεύς, mot de formation moderne, prix donné par le βραθεύς dans les jeux publics : ὀψὲ βροτοῖσιν ἔδωχε βραθήϊα πάντα μόθοιο, Opp. Cyn. IV, 196, et bien tard il donne aux hommes le prix de leur travail. Dans le Nouveau Testament : Οὐχ οἴδατε, dre où ἐν σταδίῳ τρέχοντες, πάντες μὲν τρέχουσιν», εἷς δὲ λαμθάνει τὸ Bpabsios; Cor. 1, 9, 24 , ne savez-vous

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pas que, quand on court dans la lice, tous courent, mais qu'il n'y en a qu'un qui remporte le prix ?

NIKHTHPION, ον (τό), prix de la victoire , ou plutôt du vainqueur : y δὲ ταῦτα τὰ νιχητήρια οἷα δὴ εἰς πλῆθος πρέπει, Xen. Cyr. 11,1, 24, ces prix étaient tels qu'ils peuvent convenir à une multitude. :

APISTEÏON, ον (τό), ἀ ἄριστος, prix d'excellence, prix de la bravoure : Τοῖς δὲ Συραχοσίοις χαὶ Σελινουσίοις χρατίστοις γενομένοις ἀριστεῖα ἔδωχαν za χοινῇ χαὶ ἰδίᾳ πολλοῖς, καὶ οἰχεῖν ἀτέλειαν ἔδοσαν τῷ βουλομένῳ ἀεί, Xen. Hell, 1, 2, 7, ils donnérent à beaucoup de Syracusains et de Sélinontains qui s'étaient montrés très-braves des prix de bravoure en public et en particulier, et accordèrent pour toujours l'immunité à ceux qui voudraient habiter le pays.

ΓΈΡΑΣ, αος (τό), récompense honorifique : Καὶ γέρα δοτέον xai ἄθλα, Plat. Polit. VT, 503, a, et il faut donner des récompenses honorifiques et des prix. D'où, prix, dans Pindare : ἀλλ ἐγὼ Ἡροδότῳ τεύχων τὸ μὲν ἅρματι τεθρίππῳ γέρας, Pind, Isthm. 1, 18, maës moi qui ai obtenu pour Hérodote le prix du quadrige.

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