Aide, Αἰσχύνη, Αἰσχυντηλία, Δυσωπία; Ἐντροπή, Κατήφεια
Αἰδώσ, 60ç (ñ), suivant les grammairiens 7) est formé de & et εἰδεῖν, et exprime ce sentiment qui empèche de regarder en face par la honte que fait éprouver une action mauvaise ou honteuse, pudeur, honte , respect humain : Οὐδ᾽ ἐχέδασθεν ἀνὰ στρατόν" ἴσχε ap αἰδὼς καὶ δέος, Il. XV, 657, et üs ne se dispersèrent pas à travers l'armée; car la honte et la crainte les retinrent. Respect, vénération : Πᾶσι γὰρ ἀνθρώποισιν ἐπιχθονίοισιν ἀοιδοὶ τιμῆς ἕμμοροί εἰσι χαὶ αἰδοῦς, Θά. Υ1Π], 479, chez tous les hommes d'ici-bus les poètes ont en partage honneur et respect. Dans les écrivains postérieurs à Homère la signification d'aides est adoucie. Suivant Aristote (Æth. Eudem. 11, 3) αἰδώς, la pudeur, tient le juste milieu entre ἀναισχυντία, l’impudence, et χατάπληξις, la stupeur : Αἰδώς τε, Δισσαὶ δ᾽ εἰσίν" ἡ μὲν où κακή, ἡ δ᾽ ἄχθος οἴκων,
Eur. Hipp. 385-900 , et la pudeur : Elles sont deux, l'une n'est point bläémable, et l'autre est le fléau des familles. Quelquefois personnifiée : Θεὰν γὰρ οὐ τὴν ἀναίδειαν ἀλλὰ τὴν Αἰδῶ νομίζουσι, Xen. Conv. 8, 35, car ce n'est pas l'effronterie, mais la Pudeur qu'ils regardent comme une déesse.
AÏEXŸNH , ἣς (Ὁ). Suivant la définition d’Aristoxène et de plusieurs autres grammairiens , AÏAGE est ce sentiment de vénération qu'on éprouve devant des personnes respectables par leur âge, leurs vertus, ou par une supériorité quelconque, et AÏx- XŸNH, xs (%), honte, est le sentiment naturel à l’homme et que sa conscience Jui inspire après une mauvaise action ou une action honteuse. À ces différences données par les grammairiens on peut ajouter αὐ’ αἰσχύνη est encore la crainte du déshonneur, comme en latin , pudor, ainsi définie par Cicéron : Pudor metus rerum turpium et ingenua quædam timiditas dedecus fugiens laudemque consectans. Par là on peut arriver à l'intelligence de ce passage difficile de Thucydide : Πολεμιχοί re... γιγνόμεθα. ....» ὅτι αἰδὼς σωφροσύνης πλεῖστον μετέχει, αἰσχύνης δὲ εὐψυχία, Thuc. 1, 84, et nous sommes propres à la guerre, parce que la modestie tient beaucoup de la sagesse , et la bravoure de la crainte du déshonneur. Aisyôvs, mot de formation plus moderne , ne se trouve pas dans Homère, chez qui αἰδώς réunit les deux sens, A son exemple les poëtes plus récents ont souvent confondu les nuances de ces deux mots, comme l’atteste Dion Chrysostome : δηλονότι τὴν αἰδὼ νῦν ἀντὶ τῆς αἰσχύνης ὀνομάζων, ὥστε ἔθος ἐστὶ τοῖς ποιηταῖς. Dion. Chrysost. 13, c'est-à-dire qu'il emploie dans ce passage αἰδώς au lieu de αἰσχύνη, comme les poëtes ont coutume de le faire.
AÏEXYNTHAÏA, ας (ἡ), disposition à la honte, timidité : H μὲν οὖν δύναμις ἀρχὴ χαὶ ὕλη τοῦ πάθους, οἷον ὀργιλότης, αἰσχυντη-λία.... τὸ δὲ πάθος χίνησίς τις ἤδη τῆς δυνάμεως, οἷον ὀργή, αἰδώς, Plut. de Virt. mor. 11, 443, ἀ,, la puissance est donc le principe et la source de la passion , comme par exemple la disposition & la colère, à la honte, La passion est le mouvement actuel de cette puissance, comme la colère, la pudeur.
AYSQTIIA, ας (%), mauvaise honte : Οὕτω τὴν αἰσχυντηλίαν