Αἷμα, Aide, Boëros; ἰχώρ; Δύθρον, Φόνος
AÏMA , ατὸος (τό), de aie, brûler, selon quelques grammairiens, parce que le sang est le principe de la chalear vitale; sang qui coule dans les veines ou d'une blessure : Πνχναὶ δὲ σμώδιγγὲς ἀνὰ πλευράς τε χαὶ ὥμους αἵματι φοινιχόεσσαι ἀνέδραμον : Hom. Il. XXI, 7 6, des tumeurs formées par un sang noir s'élevaient sur leurs flancs ct sur leurs épaules. Au figuré, sang comme en français pour race, famille : Αἵματος εἷς ἀγαθοῖο, φίλον" τέχος, Od. IV,611,tues d'un sang noble, mon cher fils ! Dans les Septante le vin est appelé par une belle métaphore αἷμα σταφυλῆς» Genes. 49,11, le sang de la grappe , locution qui se retrouve aussi dans Pline (XIV, 5).
ΔΙΜΑΣ, ἀδος (#); par sa désinence ce mot exprime l’idée d'amas, d'assemblage, sang qui coule ou jaillit abondamment : οὐδὲ γ᾽ ὃς τὰν θερμοτάταν αἱμάδα χηχιομέναν ξλχέων ἐνθήρου ποδὸς ἠπίοισι φύλλοις χατευνάσειευ» Soph. Philoct. 696, ni personne qui püt avec des feuilles adoucissantes endormir la miolence du sang jailiissant à gros bouillons de son pied blessé.
BPOTOE, ον (6); de ῥέων» sang qui coule d’une blessure :
AINEIN. 53 ἀπονίψαντες μέλανα βρότον ἐξ ὠτειλέων, Od. XXIV, 188, après avoir étanché le sang noir qui coulait de leurs blessures.
ἰχώρ, ὥρος (0), de χέω, suivant Damm , proprement suc des aliments qui se répand par tout le corps et le nourrit ; sérum, suc, humeur, sanie ; dans Homère, sang des dieux : ῥέε d'u ὄροτον aux θεοῖο, ἐχὼρ οἵοσπέρ τε ῥέει μαχάρεσσι θεοῖσιν" où γὰρ σῖτον ἔδουσ᾽, où πίνουσ᾽ αἴθοπα οἶνον" τοὔνεχ᾽ ἀναίμονές εἰσι, χαὶ ἀθάνάτοι χαλέονται, [|. V, 340, un sang divin coula de la blessure de la déesse , ou plutôt ce suc qui coule dans les veines des dieux ; car ils ne font usage nt d'aliments , ni de vin ; c’est pourquoi ils n'ont point de sang , et ils s'appellent immortels.
ΛΥ͂ΘΡΟΝ, οὐ (τό), suivant les commentateurs, qui le font venir de λύω, c’est le sang qui s’amasse et qu’il faut laver, sang mélé de poussière, peut-être catllot de sang , sang caillé : Δύθρῳ δὲ παλάσσετο χεῖρας ἀάπτους, Il. XI, 169 , ses mains invincibles étaient souillées de sang et de poussière.
ΦΟόΝΟΣ, οὐ (δ), le meurtre , par une riche métaphore familière aux poëtes se prend pour le sang versé par le meurtre : Οἱ μὲν ἄρ᾽ ἐννῆμαρ κχέατ᾽ ἐν φόνῳ, οὐδέ τις ἦεν χατθάψαι, 1. XXIV, 610, ils restèrent donc neuf jours gisants dans le sang, et il n'y avait personne pour les enterrer. Kai θιγγάνοντες χερσὶ ταυρείου φόνου, Æsch. Sept. Theb. 44, et touchant de leurs mains le sang du taureau,
ΑἸΝΕΙ͂Ν, approuver, louer : Todeidn, μήτ᾽ ἄρ᾽ με μάλ᾽ aives μήτε τι νείχει, 1. Χ, 949, fils de Tydée, épargne-moi tes louanges et tes reproches. Συραχοσίαν τράπεζαν ani Σιχελιχὴν ποιχιλίαν ὄψον, ὡς ἔοιχας, οὐχ αἰνεῖς, Plat. Pol. 1171, 404, ἃ, tu n'approuves pas , à ce qu'il paraît, la table de Syracuse, ni la variété des mets siciliens.
ἘΠΑΙΝΕΙ͂Ν, louer publiquement, collaudare : Καὶ ἀπὰ τούτου τοῦ τολμήματος πρῶτος τῶν χατὰ τὸν πόλεμον ἐπηνέθη ἐν Σπάρτῃ, Thuc. Π|, 25, et pour ce trait d'audace , le premier de tous pen-