AINITMOS
dant cette guerre , il fut loué publiquement à Sparte. Χάριν γοῦν τῆς σφόδρα προθυμίας αἰνείσθω" ἐὰν δὲ πολὺ βελτίων ἥχειν δόξῃ πολὺ ἐπαινείσθω μᾶλλον, Plat. Legg. NW, 952, e, qu'il soit loué pour son grand zèle ; mais s’il a paru devenir beaucoup meilleur, qu'il soit publiquement loué beaucoup plus encore.
ἘΓΚΩΜΙΆΖΕΙΝ, faire l'éloge : ὡς δὲ τοῦτ᾽ ἤχουσαν πάντες μὲν ἐπήνουν, πάντες δ᾽ ἐνεχωμίαζον, Xen. Cyr. Ν', 3, 2, lorsqu'ils entendirent cela , tous l'approuvèrent et en firent l'éloge.
ΠΑΝΗΓΥΡΙΖΕΙ͂Ν, proprement parler dans une panégyrie ou assemblée publique , prononcer un panégyrique : Δεῖ τοὺς βουλομένους μὴ μάτην φλυαρεῖν, ἀλλὰ προῦργον τι ποιεῖν χαὶ τοὺς οἰομένους ἀγαθόν τι χοινὸν εὑρηχέναι, τοὺς μὲν ἄλλους ἐᾶν πανηγυρίζειν, Isocrat. Philip. 85, a ,il faut que ceux qui ne veulent pas se consumer en déclamations frivoles, mais faire quelque chose d'utile, et ceux qui croient avoir trouvé quelque chose dans l'intérêt public, laissent les autres parler dans les grandes assemblées.
ἘΠΕΥΦΗΜΕΙ͂Ν, pousser des cris, des acclamations en signe d'approbation : ἔνθ᾽ ἄλλοι μὲν πάντες ἐπευφήμησαν ἀχαιοί, 1.1. 22, alors tous les autres Achéens répondirent par des acclamations.
ΕΥ̓ΛΟΓΕΙ͂Ν, dire du bien, louer, célébrer : Ἀρτέμιδός τε θεᾶς χρυσέαν ἄμπυχα τόξα τ᾽ εὐλογήσω, Eur. Hecub. 465, je chanterai et la bandelctte d'or et l'arc de la déesse Diane. Dans les Septante, bénir : Προσάγαγέ μοι αὐτοὺς ἴνα εὐλογήσω αὐτούς, Genes. 48,9, approchez-les de moi afin que je les bénisse.
ΑἰΝΙΓΜΟΣ, οὔ (0), d’où le francais ÉNIGME : Φραστέον δὴ σοι δι αἰνιγμῶν, ἵν᾽ ἄν τι ἡ δέλτος ἡ πόντου ἣ γῆς ἐν πτυχαῖς πάθῃ, ὃ ἀναγνοὺς μὴ γνῷ " Plat. Epist. ΤῈ. 312, ἃ, ἡ faut donc te parler par énigmes, afin que si la tablette se déplie, soit sur mer soit sur terre, celui qui lira ne puisse comprendre.
AÏNITMA , ατὸς (τόν) parait plus poétique, quoiqu'on trouve cette forme employée par Platon, dont le style est plein de ces emprunts à la langue poétique, discours ou propos ÉNIGMATIQUE :
AINOS. 55
Τυγχάνει δέ πως αἴνιγμ᾽ ἐμὸς παῖς Oidérous Σφιγγὸς μαθών, Eur. Phœn. 50, mon fils: OEdipe parvient à deviner l'énigme du Sphinx.
ΤΡΙ͂ΦΟΣ, ον (ὁ), proprement f£let, griphus , griphe, question obscure et à double entente que les convives se proposaient à table, et qui n’a aucun rapport avec notre logogriphe : Οὐδὲν ἄρα γρίφου διαφέρει Κλεώνυμος, Aristoph. Vesp. 20, ainsi Cléonyme ne diffère en rien d'un griphe. N'y avait jusqu’à sept espèces de griphes , qui différaient toutes de l’énigme , en ce que celle-ci est une question obscure dont chacun avoue ne pas comprendre d’ahord le sens, tandis que le γρῖφος paraît d’abord une chose claire, mais qu’on finit par ne pouvoir débrouiller sans explication ; le scholiaste d’Aristide (p. 508) en donne cet exemple : Éxropa τὸν Πριάμον Διομήδης ἔχτανεν ἀνήρ ; on croit d’abord que la proposition est fausse, car ce n’est point Diomède qui tua Hector ; le sens du vers est : le mari de Diomède tua Hector, fils de Priam. Le mari de Diomède n’est autre qu’Achille; Diomède était le nom d’une esclave qu’Achille posséda après Briséis.
ΑἾΝΟΣ, ον (δ), récit fait à plaisir, fiction dans laquelle ou propose à l’homme l'exemple des animaux, des plantes, etc.; maxime, moralité développée dans une narration pour l’instruction et l'utilité de l’homme; dicton, conte, apologue : Νῦν δ᾽ αἷνον βασιλεῦσ᾽ ἐρέω νοέουσι καὶ αὐτοῖς, ὧδ᾽ ἴρηξ προσέειπεν ἀηδόνα ποιχι-λόδειρον, Hesiod. Oper. 202, je vais conter un apologue aux rois qui sont en état de m'entendre : l'épervier disait un jour au rossignol au gosier mélodieux.
ΠΑΡΟΙΜΙαΑ, ας (ἡ), (παρά, oun), précepte détourné, maxime courte et précise , qui fait une allusion presque toujours maligne à une contume ou à un fait dont le récit serait nécessaire pour l'expliquer, mais facile à entendre d’elle-même sans ce secours, par l’application qu’on en fait ; proverbe, adage : par exemple, ces deux proverbes : Méve βοῦς ποτ᾽ ἐν βοτάνῃ, bœuf reste au päturage, et À κισσὸς per’ ἀνθεστήρια, le lierre après les anthestéries, s'appliquaient , chez les Grecs, aux personnes lentes et ineptes.
ὅθεν χαὶ παροιμίαι εἴρηνται, ὡς, ἤλιξ ἥλιχα τέρπει, χαὶ, ἀεὶ τὸ ὅμοιον, Aristot. Rhet, 1,11, d'où viennent des proverbes, comme: Les âges se conviennent, et, Toujours les semblables se rapprochent. Théocrite emploie αἵνος pour παροιμία : Αἶνος θὴν λέγεταί τις, ἔδα καὶ ταῦρος ἀν᾽ Say, Idyl. XIV, 43, comme dit le proverbe : le taureau s'est échappé dans la forét.
ΑΞ, αἰγός (ὃ, ἡ}, nom commun du bouc et de la chèvre, bouc, chèvre ; mais presque toujours le sexe est déterminé par un adjectif : Εὑρὼν à ἔλαφον χεραόν, à ἄγριον αἷγα, Il. 111, 24, s'il trouve un cerf au bois élevé ou un bouc sauvage, Τότε δὲ oi μὲν τοὺς aiyag τοὺς ἄῤῥενας ἐδιδοίχεσαν μὴ πίνωσιν ἀπὸ τῆς Νέδας, Pausan. ἸΥ͂, 30, 2 , alors ils avaient craint que les boues n’allassent boire dans la Néda.
ΤΡΑΓΟΣ, ον (6), de τρώγω, mäle de la chèvre, bouc , se trouve pour la première fois dans l'Odyssée : Τὰ δ᾽ ἄρσενα λεῖπε θύρηφιν, ἀρνειοὺς τε, τράγους τε, Od. 1X, 239, il laissa les mâles à la porte, les béliers et les boucs.
ἜΡΙΦΟΣ, ον (ὃ, ἡ), petit de la chèvre, chevreau mäle ou femelle jusqu’à trois ou quatre mois, suivant le scholiaste de Théocrite (Id. 1, 6). ἀρνῶν ἠδ᾽ ἐρίφων ἐπιδήμιοι ἁρπακτῆρες, U. XXIV, 262, ravisseurs des moutons ct des chevreaux de leurs voisins.
XIMAPOZ, οὐ (δ), bouc, plus ordinairement au féminin Xi- MAPOE, ov (%), chez les Attiques et les Doriens, Jeune chèvre d’un an qui n’a pas encore porté : Αἴχα δ᾽ aiya λάθῃ τῆνος γέρας, ἐς τὲ χαταῤῥεῖ ἃ χίμαρος" χιμάρῳ χαλὸν χρῆς, ἔστε χ᾽ ἀμέλξης, Theocr. Id, 1,6, s'il reçoit une chèvre pour prix , c’est à loi que revient la jeune chèvre; celle-ci a une chair délicate jusqu'au jour où il Jaut la traire.
XÉMAIPA , ας (%), poétique, pour αἴξ, ou, selon d’autres, pour χίμαρος (%), chèvre : Kai χίμαροι λασίησιν ἐφιππεύουσι χιμαίραις, Opp. Cyn. 1, 390, et les boucs s'unissent aux chèvres velues. Mais le scholiaste de Théocrite fait ἀπὸ différence entre ces deux
formes : Χίμαροι ἐπὶ θηλυχοῦ,, ἕως ἐνιαντοῦ, τουτέστιν ἕως ἂν τέχωσι
ΑΙΣΧΟΣ. 57 καὶ ἀμελχθῶσιν" ἀφ᾽ οὗ δὲ τέξεται ἡ χίμαρος, οὕχετι χίμαρος λέγεται, ἀλλὰ χίμαιρα ἢ αἴξ, Schol. Id. 1, 6, Χίμαρος au féminin, chèvre jusqu à un an, ὁ à dire je ὰ l'époque où elle met bas et où on la trait; depuis l'époque où elle a mis bas on ne l'appelle plus χίμαρος, mais χίμαιρα ou αἴξ. CHiMÈRE, monstre fabuleux dans l’Iliade : Πρῶτον μέν fa Χίμαιραν ἀμαιμακέτην ἐχέ-λευσε πεφνέμεν, ἡ δ᾽ ἄρ᾽ ἔην θεῖον γένος, οὐδ᾽ ἀνθρώπων, πρόσθε λέων, ὄπιθεν δὲ δράχων, μέσση δὲ χίμαιρα" δεινὸν ἀποπνείουσα πυρὸς μένος, Il. VI, 179, d’abord il lui ordonna d'aller tuer l'indomptable chimère ; ce monstre, né des dieux et non des hommes, avait la tête d’un lion, la queue d'un scrpent et le corps d'une chèvre, et vomissait un torrent de feu. Le francais cHIMÈRE vient de cette fable,
Αἷσ ΧΟΣ, εος (τό), d’après l’étymologie, objet qu’on éloigne ou dont on s'éloigne, ordure , saleté ; ordure ou croûte du fromage dans Hippocrate : Kai τυρὸν αἴγειον περιξέσαντα τὸ αἴσχος, Hipp.. de Aït. 790, h, et ayant räclé la crodte d’un fromage de lait de chèvre. Au pluriel dans Homère : Αἴσχεα δειδιότες χαὶ ὀνείδεα πόλλ' ἃ μοί ἐστιν, Il. III, 242, craignant les infamies et les reproches qui sont mon partage. Laideur, difformité physique : ὦ; δὲ εἶδον τὸ πρόσωπον τοῦ ἀνδρὸς ὑπερθάλλον αἴσχει, ἐγέλασαν πάντες, Xen. Cyr. 11, 2, 16, lorsqu'ils virent la figure de cet homme d'une excessive laideur, tous se mirent ἃ rire.
AÏEXŸNH, »ç(%), d'aigyos, mot inconnu à Homère, est défini par les philosophes : φόδος δικαίου ψόγον, la crainte d’un juste bläme. 1° Honte, sentiment qu’on éprouve après une action hon- {euse ou mauvaise : ἔστιν οὖν ὅστις ὑμῶν οἶδέ τινα αἰσχύνην τῇ πόλει συμβᾶααν διὰ τοῦτο τὸ ψήφισμα ἢ χλενασμὸν ἣ γέλωτα, ἃ νῦν οὗτος ἔφη συμβήσεσθαι, ἐὰν ἐγὼ στεφανῶμαι ; Dem. Cor. 26, en est-il donc un seul parmi vous qui voie que de ce décret ait résulté pour la ville aucune honte, ou insulte , ou ridicule , comme celui-ci prétend que cela doit étre, si je suis couronné? 2 Par extension , comme en français, honte, déshonneur, opprobre, pour, sujet de honte, de confusion : Σμέρδις δὲ πέμπτος ἦρξεν αἰσχύνη πάτρᾳ,
58 AITEIN, AITIA.
Æsch. Pers. 779 , Smerdis régna le cinquième, honte pour la patrie. 3° Acte déshonorant, outrage à la pudeur, stupratio :V'uveχῶν αἰσχύνας vai χρημάτων ἁρπαγάς, Isocr. Panegyr. 32, les outrages à la pudeur des femmes et le pillage des richesses.
AÏEXPOTHE, nros (ἡ), ἀ᾽ αἰσχρός, turpilude, turpitudo : Àcvpμετρίας τε vai αἰσχρότητος γέμουσαν τὴν ψυχὴν εἶδεν, Plat. Gorg. 525, a, cl vit l'âme pleine de désordre et de turpitude.
AÏEXPOSYNH , ns (Ὁ) d'airypés, autre forme très-moderne et poétique pour αἰσχύνη : ἄστεος αἰσχροσύνην ἡμετέροιο, Tzetz. Chil. 11,229, honte de notre ville.
ΑἸΤΕΙ͂Ν, demander pour une fois, sans être obligé de rendre;
AÎTEÏSOAI , demander pour son usage et pour rendre ensuite, emprunter ; Vun et l'autre est défini dans ce seul vers de Ménandre : Οὐ πῦρ γὰρ αἰτῶν, οὐδὲ λοπάδ᾽ αἰτούμενος, Dyscol. car il ne demande pas du feu, il n'emprunte pas une écuelle.
AÎTIZEIN, espèce de fréquentatif poétique d'airéw dans Homère et dans Callimaque , mendier : Βούλεται αἰτίζων βόσχειν ἣν γαστέρ᾽ ἄναλτον, Od. XVII, 230, il préfère mendier pour repaître son ventre insatiable.