‹ Synonymes grecs, recueillis dans les écrivains des différents ages de la littérature grecque et expliqués d'après les grammairiens, l'étymologie et l'usage avec des exemples tirés des meilleurs auteurs grecsChapitre 16 sur 105 · Αἰτία, Κατηγορία, Airiaux, ἔγκλημα, Δίχη, Δίωξις · texte numérisé non relu

Αἰτία, Κατηγορία, Airiaux, ἔγκλημα, Δίχη, Δίωξις

Αἰτίᾳ, ας (2)ν» cause, quelquefois pour inculpation , plainte: Où δὲ ἐθαύμαζον, val χενὴν αἰτίαν διὰ τὴν ἰδίαν ἔχθραν ἐπάγειν με ὑπελάμβανον αὐτῷ, Dem. Cor. 47, ceux-là s'étonnaient et supposaient que par suite de notre inimitié je portais contre lui une plainte sans motif.

ΚΑΤΗΓΟΡίαΑ, ας (%), accusation, suppose un fait plus grave qu'airia : Αἰτία μὲν γὰρ φίλων ἀνδρῶν ἐστὶν ἁμαρτανόντων * χατηγορία δέ, ἐχθρῶν ἀδιχησάντων, Thuc, Τ, 09, on se plaint d'un ami tombé dans l'erreur, on accuse un ennemi coupable d'injustices.

AÎTIAMA , aroç (τό), verbal rare, dans Thucydide et dans Eschyle; sujet de plainte : Καὶ διὰ τοῦτο τὸ αἰτίαμα ὕστερον φεύγειν ëz Σπάρτης δόξαντας μαλαχισθῆναι, Thuc. V,72, et que pour ce motif d'accusation ils furent exilés de Sparte convaincus de lâcheté

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On ne le retrouve que plus tard, pour αἰτέα, accusation , crime , dans le Nouveau Testament : Πολλὰ χαὶ βαρέα αἰτιάματα φέροντες χατὰ τοῦ Παύλον ἃ οὐχ ἴσχνον ἀποδεῖξαι, Act, Apost. 25,7, chargeant Paul de plusieurs grands crimes qu'ils ne pouvaient prouver.

ÉTKAHMA, ατος (τό), d'éyprahéo, motif de plainte , chef ou acte d'accusation : ὡς φησι τὸ ἔγχλημα τῆς δίχης ἣν ὑπὲρ τούτων ἔλαχεν αὐτῷ ὃ χρηστὸς ἀδελγὸς οὑτοσί, Dem. in Aristog, 787, comme le dit le chef d'accusation de l'action qu’a obtenue contre lui sur tout cela ce bon frère que voici. Par extension , plainte : Οὐδὲ ἔγχλημα πώποτε ἐποιήσατο πρὸς τουτονί, Demosth. Phorm. 948, 28, il n'a jamais porté aucune plainte contre celui-ci.

AÏRH, ἧς (%), action en justice, d’où, cause, procès : Οὐδ' ὑμᾶς ἀπὸ τῆς αὐτῆς διανοίας δεῖ τάς τε ἰδίας δίχας χαὶ τὰς δημοσίας ἀρίνειν, Dem. de Coron. 60, il ne faut pas que vous jugiez les causes privées et les publiques avec le méme esprit.

AÏQZTE , eux (ñ), de διώχειν, poursuite en justice : Οἱ δὲ νόμοι τούτων χελεύουσι τὴν δίωξιν εἶναι, Dem. in Everg. 1160 , et Les lois ordonnent la poursuite pour ces faits.

46. ᾿Ακή ; Axis , Αχωχή, Ἀχμή, Αἰχμή, Γλωχίς, Σανρωτήρ, Οὐρίαχος; Αθήρ, Ἐπιϑορατίς, Κέντρον, Κνώδων, Λόγχη,

γῶν PAS ATUP

ἄκη, ὡς (#), ce mot, souche de nombreux dérivés, ne se trouve que dans les grammairiens, et n’est usité que dans quelques composés poétiques tels que TANAHKHE (ὁ, ἡ), ἃ la pointe allongée , dans Homère : Εἰ μέν χεν ἐμὲ χεῖνος En ταναηκεῖ χαλχῷ, IL NI, 77, sicelui-là me donne la mort avec son fer à longue pointe.

AKIE, ἐδὸς (ἡ), espèce de diminutif d'&x#, pointe , en général : Où δὲ Πάρθων βασιλεῖς ἐσεμνύνοντο τὰς ἀκίδας τῶν βελῶν χαράττοντες αὑτοὶ καὶ παραθήγοντες, Plut. Demetr. 20, les rois des Parthes se faisaient gloire de former et d’aiguiser eux-mêmes les pointes de leurs traits.

AKQKE, ἧς (%), forme prolongée d’axñ, pointe d’un javelot,

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d’une lance : Τυδείδεω δ᾽ ὑπὲρ ὦμον ἀριστερὸν ἤλυθ᾽ ἀκωχὴ ἔγχεος, οὐδ᾽ ἔδαλ᾽ αὐτόν, Il. V, 16, et la pointe du javclot passe pardessus l'épaule gauche du fils de Tydée sans l'attcindre. Cette forme poétique ἃ été employée par quelques prosateurs modernes : Λόγχας δὲ ἐφόρεον παχέας, μέγεθος ὡς ξξαπήχεας" ἀκωχὴ δὲ οὐχ ἐπῆν σιδηρέη, Arrian. Ind. 24, ils portaient des lances très-grosses d'environ six coudées de long , et elles n'avaient point de fer. ἀκμή, äç (4), autre dérivé ἀ᾿ ἀχῆ, quelquefois pointe dans les

poëles : Yo? αἱματηραῖς χείρεσσι, χαὶ χερχίθων ἀχμαῖσιν» Soph.

Antig. 975, par des mains sanglantes et des pointes de navettes.

EU

Φασγάνων δ᾽ ἀχμὰς ξυνήψαμεν, Eur. Orest. 1482, nous enga-— geämes les pointes de nos glaives.

AÏXME , ἧς (%), pointe d'un javelot , d’une lance dans Homère : Πέρησε δ᾽ ἀρ᾽ ὀστέον εἴσω αἰχμὴ χαλκείη, Îl. IV, 460, et la pointe d'airain pénétra jusques dans l'os. Quelquefois dans Homère, Hérodote et Xénophon pour le javelot ou la lance même , hasta : Εἶχον.... ἀσπίδας καὶ αἰχμὰς σμιχράς, λόγχαι δὲ ἐπῆσαν μεγάλαι, Herodot. VII, 77, ils avaient des boucliers οἱ des javeluts petits, mais surmontés d'un long fer. Plus tard, il a été quelquefois employé pour toute espèce d'armes.

ΓΛΩΧΙΣ, ἵνος (%), de γλώξ, pointe semblable à celle de l'épi de blé, d’où , par analogie, pointe ou barbe d’une flèche dans Homère, suivant Pollux (11, 88); mais en ce sens on ne le trouve que dans le composé τριγλώχιν, épithète de la flèche dans l’Iliade : τε μιν χρατερὸς παῖς ἀμφιτρύωνος, δεξιτερὸν χατὰ μαζὸν ὀϊστῷ τριγλώχινι βεδλήχει, Il, V, 393, lorsque le vaillant fils d'Amphitryon l'atteignit à la mamelle droite d'une flèche à trois pointes. ᾿

ΣΑΥΡΩΤΗ͂Ρ, ἔρος (δ), dans Homère , fer dont le bout inférienr de la lance était garni pour qu’on pât la ficher en terre : ἔγχεα δὲ σφιν ὄρθ᾽ ἐπὶ σαυρωτῆρος ἐλήλατο, IL. Χ, 153, leurs lances se tenaient droites sur le fer d'en bas planté en terre.

ΟΥ̓ΡΙΑΧΟΣ, ον (ὁ), ἀ᾽ οὐρά, bout inférieur de la hampe d’une lance où d’un javelot : Τὸ δ᾽ ἐξόπιθεν δόρυ μαχρὸν οὔδει ἐνισχέμφθη ἐπὶ δ' οὐρίαχος πελεμέχθη ἔγχεος, IL XVT, 612, et par-derricre le long javelot se ficha en terre et l'effort fit vaciller le bout inférieur.

AGP, ἔρος (ὁ), proprement barbe ou pointe de l'épi, d’où, par extension, tout ce qui en a la forme , comme la pointe d'un glaive dans Plutarque : Εἰσπέμπεται δὲ διὰ παιδίου μιχροῦ τὸ ἐγχειρίδιον καὶ λαδὼν ἐσπάσατο χαὶ χατενόησεν" ὡς δ᾽ εἶδεν ἑστῶτα τὸν ἀθέρα χαὶ τὴν ἀχμὴν διαμένουσαν, Plut. Cat. Min. 70, il fait apporter l'épée par un petit esclave, et la prenant, la tira du fourreau et l'examina. Lorsqu'il vit la pointe et le tranchant en bon état.

ÉITIAOPATIS, idoç (4), pointe ou fer de la lance : ἔλεγε δὲ οὔτος τείχη εἶναι τῆς Σπάρτης τοὺς νέους" ὁρία δέ, τὰς ἐπιδορατίδας, Plut.

Apoplth. lacon. 11, 217, e, et il disait que les jeunes gens étaient les murs, et les pointes des lances les frontières de Sparte,

KÉNTPON , οὐ {τό}, de χεντέω, proprement piquant ; d’où, aigutllon dont on se servait anciennement pour faire marcher les bœufs, les chevaux, etc. : ἀντίλοχος δ᾽ ἔτι χαὶ πολὺ μᾶλλον ἔλαννεν χέντρῳ ἐπισπέρχων, IL ΧΧΙΠΙῚ, 430, mais Antiloque poussait encore plus [ses chevaux], les pressant de l'aïguillon. Plus tard fer d’un javelot, dans Polybe : Τὸ ξύλον ὡς ἐπίπαν δίπηχυ.... τὸ δὲ χέντρον σπιθαμιαῖον, Polyb. NT, 32. 4, le bois en général de deux coudées.….. et le fer d'un empan.

KNGAQN , οντος (δ), dent d’un épieu dans Xénophon : Τὸ δὲ προδόλια πρῶτον μὲν λόγχας ἔχοντα τὸ μὲν μέγεθος πενταπαλαίστους, χατὰ δὲ μέσον τὸν αὐλὸν χνώδοντας ἀποχεχαλχευμένους, στιφρούς, Xen, de Venat, 10, 3, que les épieux aient d'abord des J'ers de cinq paumes de long, et au milieu de la douille de fortes dents de fer. Par une belle métaphore la dent pour la pointe du glaive : Πῶς σ᾽ ἀποσπάσω πιχροῦ τοῦδ᾽ αἰόλου χνώδοντος ; Soph. Aj. 1044, comment l'arracherai-je à cette dent aïguë et amére ἢ

ΛΟΓΧΗ, ἧς (%), proprement fer de lance ou de javelot : Τὰ δὲ ἀχόντια ἔστω παντοδαπὰ ἔχοντα τὰς λόγχας εὐπλατεῖς vai ξυρέχεις, Xen, de Venat. 10,3, que les javelots soient de toutes sortes de boïs ayant des fers assez larges et très-tranchants.

ΠΩΡΩΝ, ὠνος (5), proprement barbe; d'où, par extension, tout ce qui avance ou s'élève en pointe comme le poil de la barbe; au pluriel, πώγωνες, barbes des flèches dans les scholiastes d'Homère (ad Iliad. IV, 153). Par une belle métaphore Eschyle l'applique à la flamme : Πέμπουσι δ᾽ ἀνδαίοντες ἀφθόνῳ μένει φλογὸς

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μέγαν πώγωνα, Æschyl. Agam. 314, du feu qu'ils allument s'élance en furie la flamme qui s'étend comme une immense chevelure.

STYPAZ, αχος (δ), bout inférieur du manche de la lance ou du javelot, garni de fer, dans les historiens : Τὸν μὲν βαχτηρίᾳ, τὸν δὲ τῷ στύραχι ἐπάταξεν, Xen. Hellen. NI, 2, 10, il frappa celui-ci d'un bâton, celui-là du bout de sa lance. Plutarque s’en sert en parlant du bout d’un javelot : Τούτον μὲν ἢ τὸ κράνος ὑπέ-φαινε τὸν ὀφθαλμόν, ἀχοντίου στύρακι παίων τις ἀφεῖλεν, Plut. Arist. 14, un soldat le tua en le frappant du bout de sa javeline à l'endroit où le casque laissait l'œil à découvert,

ÉTYPAKION , ον (+6), diminutif du précédent, dont Thucydide se sert en parlant du /er d’une javeline : Στυραχίῳ änovriou ἀντὶ βαλάνον χρησάμενος ἐς τὸν μοχλόν, Thuc. IT, 4, s’étant servi au lieu de boulon d'un fer de javeline introduit dans la barre.

HT. Ἀχμή, Στόμα, Στόμωσις, Στόμωμα.

ἀκμή, ἧς (2), ἀ᾽ ἀχή, proprement le tranchant d’un glaive, seulement dans la phrase proverbiale : ἐπὶ ξυροῦ ἀχμῆς, sur le tranchant d'un rasoir, qu’on trouve déjà dans Homère : Νῦν γὰρ δὴ πάντεσσιν ἐπὶ ξυροῦ ἵσταται ἀχμῆς à μάλα λυγρὸς ὄλεθρος Ἀχαιοῖς ἠὲ βιῶναι, IL X, 175, maintenant notre destinée à tous est sur le tranchant du glaive; un instant va décider de la perte ou du salut des Grecs. D'où , au figuré, ἀχμή se rend par l’énstant décisif, le plus haut degré, la fleur de l'âge : Μέτριος χρόνος ἀχμῆς τὰ εἴχοσιν ἔτη γυναιχί, ἀνδρὶ δὲ τὰ τριάχοντα, Plat. Pol. V, 4601, a, le temps moyen de la fleur de l'âge, vingt ans pour la femme, et trente pour l'homme.

ΣΤΌΜΑ, ατος (τό), tranchant ou fil d’une épée, dans les Septante et le Nouveau Testament : Kai πεσοῦνται στόματι μαχαίρας, Luc. 21,924, ils tomberont sous le tranchant de l'épée. Dans les anciens auleurs on ne trouve de traces de ce sens que dans le composé δίστομος, à deux tranchants,

ΣΤΌΜΩΣΙΣ, εὡς (4), action de durcir le fer et de lui donner le tranchant de l'acier par la trempe : ὥσπερ ὃ σίδηρος πυχνοῦται

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τος, καὶ μαλαχὸς γενόμενος, Plut. de Adulator. W,73, ce, comme le fer se condense par le refroidissement et prend la dureté de l'acier après avoir été d’abord dilaté et amolli par la chaleur. Au figuré, comme en latin acies, acumen, pour finesse , habileté : Τὸ σὸν δ᾽ ἀφῖχται δεῦρ᾽ ὑπόδλητον στόμα πολλὴ» ἔχον στόμωσιν, Soph. OEdip. Col. 794, ta bouche perfide vient ici pleine d’habileté. Nous avons en français une tournure analogue à la grecque dans les locutions populaires : avoir le caquet bien affilé, avoir Le fil,

XTOMOMA , ατος (ré), procédé ou résultat de la trempe du fer ; dureté donnée au fer par la trempe : ὄξει διαπύρου σιδήρον τὸ στόμωμα χατασθέσας, ἀφείλετο τὴν εἰς τἄλλα χρείαν χαὶ δύναμιν, Plut. Lyc. 9, au moyen de vinaigre ayant affaibli la dureté de la trempe du fer rougi au feu, il lui δία sa force et la possibilité de servir à d’autres usages. Au figuré, force, renfort : Τοὺς ἀχμάζοντας ἔτι rai προθύμους ἀναλαδών, ὥσπερ στόμωμα, τρισχιλίους γενομένους, εἰς τὴν πειρον ἀσφαλῶς διεπέρασε, Plut. Flamin. 3, ayant pris comme renfort des volontaires encore dans toute leur vigueur, au nombre de trois mille, il passa en Épire sans obstacle.

ἀΚΟΥ͂ΕΙΝ, 15 ouir, entendre : Τὸ δ᾽ ἐμὸν xp ἄχννται ἐν θυμῷ, ὅθ᾽ ὑπὲρ σέθεν αἴσχε᾽ ἀχούω, Il. VI, 524, mon cœur est profondément affligé lorsque j'entends dire de toi des choses honteuses. 2 Entendre parler de soi en bien ou en mal, avoir la réputation : Αχούειν ἄριστα δικαιοσύνης méoe, Herod. VI, 86, jouir d’une trèsgrande réputation de justice.

AKOYAZEIN et ÂKOYÂZESOAI, donnés comme synonymes ἀ᾽ ἀκούειν, sont plutôt des espèces de fréquentatifs de ce verbe : Kai μιν γλυχὺς ἵμερος ἥρει θυμῷ ἀχονάζοντα, Hom. Hymn. Mercur. 422, et un doux désir s'emparait de son cœur en l’entendant. Πρώτω γὰρ rai δαιτὸς ἀκουάζεσθον ἐμεῖο, 1. IV, 343, car les premiers aussi tous deux vous vous entendez appeler à mon festin. ὅσσοι ἐνὲ μεγάροισι γερούσιον αἴθοπα οἶνον αἰεὶ river” ἐμοῖσιν, ἀκονά-

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ζεσθε δ' ἀοιδοῦ, Od. XIII, 9, vous tous qui dans mon palais buvez le vin d'honneur et écoutez mon poëte.

AIAKOYEIN , écouter Jusqu'au bout ou avec attention , peraudire : ὁ δὲ διήκουε πάντα ἡδέως ὅσα ἐβούλοντο λέγειν, Xen. Cyr. IV, 4, 3, celui-ci écoutait avec plaisir tout ce qu'ils voulaient dire. D'où , dans un sens spécial , écouter ou suivre les lecons comme disciple : ἄλλοι τέ τινες ἐν Συραχούσαις ἦσαν Δίωνός τε ἄττα διαχηκοότες, Plat. Epist. ΝΠ, 338, d, il y avait aussi à S'yracuse quelques autres personnes qui avaïent suivi quelquefois les leçons de Dion. Διήχουσεν ἀντίοχον τοῦ ῥήτορος, Plut. Cic. 4, il suivit les lecons d'Antiochus le rhéteur.

ÉTIAKOYEIN , (ἐπέ, ἀκούω), proprement se tourner d’un côté pour mieux entendre, préter l'oreille, écouter attentivement : Kai ἐπαχούουσιν εἴ πον πλησίον χλαγγὴ ὃ ψόφος τῶν χυνῶν χαὶ ὅθεν ἂν ἀχούσωσιν, ἀποτρέπονται, Xen. Cyn. ὅ, 19, et ils écoutent attentivement si les cris ou le bruit des chiens sont près d'eux, et ils fuient du côté opposé à celui d'où ils entendent venir le bruit.

ὙΠΑΚΟΥ͂ΕΙΝ, (ὑπό, ἀκούω), proprement entendre de l’intérieur et répondre à celui qui appelle : Νῶϊ μὲν ἀμφοτέρω μενεήναμεν ὁρμηθέντε, ἢ ἐξελθέμεναι à ἔνδοθεν αἴψ' ὑπαχοῦσαι, Od. IV, 281, tous deux nous brülions de sortir ou de te répondre de l'intérieur : Κρούσας τὴν θύραν, Etre τῷ ὑπαχούσαντι εἰσαγγεῖλαι, ὅστις εἴη, Xen. Conv. 1, 11, ayant frappé à la porte , il dit à celui qui répondit d'annoncer dans l'intérieur qui il était. Par extension, obéir, se soumettre : Τῶν πολεμίων ἀναγκαζομένην ὑπαχούειν, Xen. Cyr. VII ,1, 4, forcée de se soumettre aux ennemis.

AÏEIN , sentir : ἵμασεν καλλίτριχας ἵππους μάστιγι λιγυρῇ" τοὶ δὲ πληγῆς ἀΐοντες, Il. ΧΙ, 532, il frappa de son fouet sifflant les coursiers à la belle crinière, et ceux-ci sentant le coup. Par extension, entendre : Γλαύκῳ δ᾽ αἰνὸν ἄχος γένετο φθογγῆς ἀΐοντι, Il. XVI, 508, Glaucus fut saisi d'une grande douleur en entendant sa voix.

ÉTIAÏEIN , s'entendre à quelque chose, se connaître à , savoir : ἴσως ἂν οὖν ἠγανάχτεις 7 εἴ σοι ἔλεγον ἐγὼ ὅτι ἄνθρωπε » ἐπαΐεις οὐδὲν περὶ γυμναστικῆς, Plat. Gorg. 518, c, peut-être tu te fücherais si je te disais : O homme, tu n’entends rien ἃ la gymnastique.

AKPA. 65 Περὶ οὐδενὸς τούτων ἐπαΐων τῶν τεχνῶν, Plat. Polit, X, 598, ες ne connaissant rien ἃ ces arts.

AKPOÂYOAI, écouter avec altention, préter l'oreille, étre auditeur où désciple de quelqu'un ; obéir : Εἶτα σιγὴ προστάττοντος ἠχροῶντο, Plut. Rom. 26, ensuite ils écoutaienñt ses ordres en silence,

ΚΛΎΕΙΝ, poétique, suivant quelques-uns de χλέω pour χαλέων s'entendre appeler, entendre favorablement , exaucer : To δ᾽ ἔχλυε φοῖδος, IL. 1, 43, Phœbus l'entendit et l'exauca.

ΠΥΝΘΆΑΝΕΣΘΑΙ, de πείθω, proprement, apprendre par ouidire, entendre dire : Πεύθετο οὔ παιδὸς ὄλεθρον, Θά. XVI, 411, elle avait appris [qu'on méditaif} la mort de son fils.

ATAKOYSTEÏN, écouter de toutes ses oreilles , être aux écoutes, être tout oreille, en parlant d’un espion ou d’un curieux : ὡς ὠτακουστοῦντες χαὶ εἴ πως ἄλλως δύνανται αἰσθάνεσθαί τι, σημαίνοιεν τῷ Χρυσάντῃ ὅ τι καιρὸς δοχοίη εἶναι, Xen. Cyr. Ν, 8, 21, pour qu'étant aux écoutes et s’ils pouvaient par quelque autre moyen apprendre quelque chose, ils vinssent annoncer à Chrysante ce qui paraitrait ἃ propos. A) ὠταχουστῶν ai πολυπραγμονῶν συνἥχεν ἐπιδουλὴν Καίσαρι πραττομένην ὑπ᾽ ἀχῶλα, Plut. Cæs. 49, mais à force de guetter et d’espionner il comprit qu'il cristait un complot tramé par Achillas contre César.

ÉNATIZES@AI, forme plus moderne, percevoir par l'oreille, prêter l'oreille : ἐνωτίσασθε τὰ ῥήματά μου, Act. Apostol. W, 14, prétez l'oreille à mes paroles.

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