‹ Synonymes grecs, recueillis dans les écrivains des différents ages de la littérature grecque et expliqués d'après les grammairiens, l'étymologie et l'usage avec des exemples tirés des meilleurs auteurs grecsChapitre 18 sur 105 · Ânpoaréuoy, ἄφλαστον, Κόρυμδα · texte numérisé non relu

Ânpoaréuoy, ἄφλαστον, Κόρυμδα

ἈΑΚΡΟΣΤΌΛΙΟΝ,, ov (ré), AcROsTOLE, proprement, le baut du

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στόλος, partie saillante et arrondie qui formait lavant ou proue des vaisseaux anciens, et dont la saillie commençait à l'endroit où finit l’étrave de nos vaisseaux modernes. Les proportions gigantesques et inusitées données à la proue tout eutière, dans le passage suivant, se rapportent à la fameuse galère de Démétrius dont Athénée nous a laissé la description, et peuvent servir d’échelle pour calculer approximativement les proportions ordinaires des vaisseanx anciens. ψος δὲ ἕως ἀχροστολίου τεσσαράχοντα ὀχτὼ πηχῶν" ἀπὸ δὲ τῶν πρυμνητιχῶν ἀφλάστων ἐπὶ τὸ τῇ θαλάσσῃ μέρος αὐτῆς τρεῖς πρὸς τοῖς πεντήχοντα πήχεις, ΔΕ 203, f, la hauteur jusqu'à l'acrostole était de quarante-huit coudées, et depuis le haut de la poupe jusqu'à la partie qui entre dans la mer de cinquante-trois coudées. Après les victoires navales cette partie, détachée des vaisseaux vaincus, était conservée comme trophée et portée en triomphe par les vainqueurs : ἔτι δὲ πλείω χομίζων ἀκροστόλια τῶν διεφθαρμένων ὑπ᾽ αὐτοῦ καὶ χεχρατημένων, Plut. Alcib. 32, de plus portant un grand nombre de proues des vaisseaux qu'ils avaient pris ou détruits.

ÂGAASTON , ou (τό), d’& el φλᾶσθαι, suivant Eustathe, partie très-élevée et en saillie à l’extrémité de la poupe des vaisseaux anciens : elle était composée de plusieurs piéces , dont l’ensemble formait des ornements ordinairement en forme de plumes ou de queue d'oiseau. Elle se nommait chez les Latins aplustre, mot que Festus fait venir d’amplius , mais que Vossius , avec plus de raison , croit d'origine grecque : Éxrwp δὲ πρύμνηθεν ἐπεὶ λάδεν, οὐχὶ μεθίει ἄφλαστον μετὰ χερσὶν ἔχων, Il. XV, 710, et Hector après avoir saisi la poupe ne la lâche point εἰ en tient le haut de ses mains.

KOPYMBOE, ov (ὁ), de χάρα, proprement , lêle, sommet ; au pluriel KOPYMBA , la partie la plus élevée et recourbée à l’extrémilé du vaisseau homérique, sans distinction de côté dans l’Iliade : Στεῦται γὰρ νηῶν ἀποχόψειν ἄχρα χόρυμδα, Il, IX , 241, car il se fait fort d'enlever les ornements élevés des vaisseaux, Mais suivant l’Ftymologique, c'était l’ornement ou bec de la proue seulement , ce qui serait d'accord avec l'interprétation du scholiaste de Lycophron ; dans ce poëte, en effet , ce mot exprime

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les ornements de la prouc ; d’où, par extension, la proue du vais-

seau, par opposilion à ἄφλαστον, pris aussi poétiquement pour

la poupe : ἄφλαστα, χαὶ χόρυμδα καὶ κλήδων θρόνους, Lycophr. Alex.

295, ἃ la poupe, à la proue οἵ sur les bancs des ramcurs.

51. Αχτή, Ηϊών, Αἰγιαλός, Ayn, Κυματωγή, Θίς, Oyôr , Πλαταμών, ῥηγμίν, Χεῖλος.

AKTH, ἧς (Ὁ) (ἄγνυμι), côte bordée de rochers οἱ étendue contre laquelle viennent se briser les flots : ἐνθεῦτεν τὸ πρὸς ἑσπέρην ἀχταὶ διφάσιαι χατατείνουσι, Herod. IV, 37, de ἰὰ vers le couchant deux côtes s'étendent.

HIGN, ὄνος (4), forme ionienne, plus poétique et de même origine qu'éxté : Αὔτις δ᾽ ἠϊόνα μεγάλην ψαμάθοισι κάλυψεν, Il ΧΤΙ, 31, et él recouvrit de sables le vaste rivage. Quelquefois, mais dans des poëtes plus récents , rive d’un fleuve : Ηϊόνες ποταpoto χαὶ ἄσπετον ἴαχεν ἄλσος, Apoll. Rhod, IV, 130, les rives du fleuve et le bois immense en retenttrent.

ΑἸΓΙΑΛΌΣ, οὔ (Ὁ) (ἄγνυμι, où αἴξ), rivage uni οἱ sablonneux, plage souvent baignée par les flots : ὡς ὅτε χῦμα πολυφλοίσδοιο θαλάσσης αἰγιαλῷ μεγάλῳ βρέμεται, Il, 11, 209, comme lorsque le flot de la mer retentissante frémit sur la plage immense.

ATH, ἧς (4), ἀ᾽ ἄγνυμι, proprement, bris, fracture ; dans la locution épique κύματος y parait être l'analyse poétique, mais d'une époque plus récente, du mot composé χυματωγὴ d'Hérodote. Ainsi les lexicographes et le grand Étymologique donnent ἀγή comme synonyme d’aiyræhés chez les Toniens; mais ce serait plutôt l’analogue de notre mot technique brisant , qui se dit eu même temps des flots qui se brisent et de l'endroit même du rivage où ils viennent se briser : Πολιῇ δ᾽ ἐπὶ χύματος ἀγῇ τέγγε πόdus, Ap. Rhod. 1, 554, elle mouilla ses pieds dans la vaguc décumante.\

ΚΥΜΑΤΩΓῚΪ, ἧς (x), de χῦμα οἱ ἄγνυμι, suivant les grammairiens , le rivage, parce qu'il est battu des flots ; mais c’est plutot l'endroit du rivage où se brisent les flots, la plage : Kai χηρυχήϊον ἐφάνη ἐπὶ τῆς χυματωγῆς χείμενον, Herodot. IX, 100, et l'on vit un caducéc déposé sur la plage.

ΘΙΣ, evée (2}» proprement, monceau de sables, dunes ; d'où, côte, rivage , presque loujours avec ἁλός où θαλάσσης : Βὴ δ᾽ ἀχέων παρὰ θῖνα θαλάσσης, HT, 834. εὐ il marchait silencieux le long des dunes de la mer, Quelquefois seul : Θίέν᾽ ἐν φυχεύεντι, 1]. XXII, 695, sur le rivage couvert d'algue.

ÔXOH, ἧς (ἢ), en général, élévation, tertre, colline ; d’où, rive, berge d'un fleuve : Παρ᾽ ὄχθησιν ποταμοῖο, Od. VI, 97, sur les rives du fleuve. Quelquefois il s'emploie pour le Lord de la mer : ἔν μὲν γὰρ λειμῶνες ἁλὸς πολιοῖο παρ᾽ ὄχθας, ὑδρηλοί » Od. IX, 130, sur les bords de la mer écumeuse sont des prairies arrosées de ruisseaux.

ΠΛΑΤΑΝΩ͂Ν, ὥνος (ὁ), (πλατύς), en général, toute superficie plate, plateau ; d’où , rocher plat et uni sur le bord de la mer on même au milieu des flots : Ἑρμῆς χαρμόφρων εἰούσσατο πίονα ἔργα λείῳ ἐπὶ πλαταμῶνι, Hom. Hym. Merc. 128, Hermés, plein de Joie, tira ces parties grasses sur un rocher uni.

PHTMIN, ἴνος (ὁ), de ῥήγνυμι, bord cscarpé, falaise où viennent se briser les flots, érisant : Êx δὲ καὶ αὐτοὶ βαῖνον ἐπὶ ῥφημῖνι θαλάσσης, Π.1ἡ}.,. 437, puis ils descendirent sur le bord de la mer.

ΧΕΙ͂ΛΟΣ, 405 (τό), proprement, lévre ; d'où , bord d’un fleuve dans les poëtes épiqnes : Αὐτοῦ παρὰ χεῖλος ἑλισσόμενον ποταμοῖο,

Ap. Rhod. NT, 1276, là même sur le bord sinueux du fleuve.

ἄκων, οντὸς (6), ἀ᾽ ἄχη, mot poétique, mais rare dans les tragiques, javelot : Οὐδ᾽ ἄρα τοί γε τόξων ἀϊκὰς ἀμφὶς μένον, οὐδὲ τ᾽ ἀχόντων, IL XV, 709, εἰ ceux-ci ne purent soutenir les coups des flèches et des javelots.

ἈΚΌΝΤΙΟΝ, ov (τό), Javeline : Οὕτω σφοδρότατόν τε χαὶ μανρότατον οἴσεται τὸ ἀχόντιον, εὐστοχώτατον μέντοι, ἐὰν χατὰ τὸν σχοπὸν ἀφιεμένη ἀεὶ ὁρᾷ ἡ λόγχη, Xen. de re Equestr. 12, 13, ainsi la Javeline se portera avec le plus de force , et le plus loin possible,

et avec le plus de justesse, si la pointe lancée regarde toujours +

de but.

ÀKONTIEMA , ατος (τό), εἰ ἀκοντίζειν, proprement, ce qu'on lance, portée ou jet du javelot dans Xénophon : Τοὺς Λακεδαιμο-γίους οὕτως οἱ πελτασταὶ ἐδέδισαν ὡς ἐντὸς ἀχοντίσματος οὗ προσΐεσαν τοῖς ὁπλίταις, Xen. Hellen. IV, 4, 16, les peltastes craignaient tellement les lacédémoniens qu'ils ne s’approchaïent point des hoplites à la portée du trait.

AGPY , ατος (τό), bois ou hampe d'une pique où d’un trait ; par extension, le javelot même. Dans l’Iliade les guerriers en portent deux, dont l’un seulement se lançait, et l’autre était réservé pour combattre de près : Αὐτὰρ à δοῦρε δύω χεχορυθμένα χαλχῷ πάλλων, Il. II, 18, et celui-ci brandissant deux Javelots garnis d'une pointe de fer.

AOPÂTION , ou (ré), diminutif de δόρυ, Javeline, dans les historiens : Οὔτε γὰρ οἱ πῖλοι ἔστεγον τὰ τοξεύματα, δοράτιά τε ἐναποχέχλαστο βαλλομένων, Thuc, IV, 84, car les armures ne pouvaient résister aux flèches, et Les javelines qu'on leur langait y restaient attachées en se brisant.

ÂTKŸYAH ἧς (ἡ), proprement , courroie attachée au milieu d’un dard et dont on s’aidait pour le lancer, amentum : ἔστι δὲ τι καὶ ἡρόσφῳ ἐοιχὸς ξύλον, ἐκ χειρός, οὐχ ἐξ ἀγχύλης ἀφιέμενον, Strab. IV, 3, 196, c'est un trait semblable au dard appelé γρόσφος, qu'on lance avec la main et sans courroie. D'où, par métaphore, le dard même dans Euripide : ὀ μὲν πέτρους, ὃ δ᾽ ἀγχύλας, ὃ δὲ ξίφος πρό χκωπὸν ἐν χεροῖν ἔχων, Eur. Orest. 1483, celui-ci ayant en main des pierres, celui-là des javelots, l'autre une epée nue.

ΜΕΣΑΓΚΥΛΟΝ, ou (ré), Javelot qu'on lançait à l’aide de la courroie nommée &yxÿkn attachée au milieu de la hampe : Καὶ πρῶτα μὲν τόξοισι xai μεσαγχύλοις ἐμαρνάμεσθα, Eur, Phœn. 1141 εἰ d'abord nous combattions avec des arcs et des javelots.

AÎFANÉE , ἣς (%), de αἴξ, suivant les grammairiens , sorte de trait où de dard dont on se servait pour la chasse des chèvres : Αὐτίχα χαμπύλα τόξα καὶ αἰγανέας δολιχαύλους εἱλόμεθ᾽ ἐκ νηῶν, Οὐ. ΙΧ, 180. aussitôt nous tirämes des vaisseaux des ares recourbés et des dards armés d'un long fer.

ΠΑΛΤΟΝ, οὔ (τό), de πάλλειν, ce qu'on darde, dard : ἀντί PL μὴν δόρατος χομαχίνον, ἐπειδὴ καὶ ἀσθενὲς xai δύσφορόν ἐστι, τὰ

χρανέϊνα δύο παλτὰ μᾶλλον ἐπαινοῦμεν, Xen. de re Equestr. 19, 12, au lieu d'une lance longue comme nne percle, car elle est faible et difficile à porter, nous préférons deux dards de bois de cornouiller.

TPOX#OE, ου ‘6), espèce de Javelot des vélites où infanterie légère des Romains, dans Polybe : τὸ δὲ τῶν γρόσφων βέλος ἔχει τῷ μὲν μήχει τὸ ξύλον ὡς ἐπίπαν δίπηχυ τῷ δὲ πάχει δαχτυλιαῖον, τὸ δὲ κέντρον, σπιθαμιαῖον χατὰ τοσοῦτον ἐπὶ λεπτὸν ἐξεληλαμένον χαὶ συνωξυσμένον dote κατ᾽ ἀνάγνην εὐθέως ἀπὸ τῆς πρώτης ἐμδολῆς χάμπτεσθαι, χαὶ μὴ δύνασθαι τοὺς πολεμίους ἀντιδάλλειν" Polyb. VI, 22, 4, Le trait appelé γρόσφος a, en « πόγαΐ, un buis long de deux coudées et d'un doigt d'épaisseur. La pointe longue d'un empan est forgée et aiguisée si menu que nécessairement il se plie an premier jet , et que les ennemis ne peuvent rejeter Le trait.

Υ̓ΣΣΟΣ, οὗ (δ), espèce de javelot nommé pilum par les Romains , et que portaient les soldats pesarment armés, ou hastaires, hastati. Volyÿbe nous en a laissé la description : Τῶν δ᾽ ὑσσῶν εἰσιν οἱ μὲν παχεῖς, οἱ δὲ λεπτοί. Τῶν δὲ στερεωτέρων οἱ μὲν στρογγύλοι παλαιστιαίαν ἔχουσι τὴν διάμετρον" οἱ δὲ τετράγωνοι τὴν πλευράν. Οἱ γε μὴν λεπτοὶ σιδυνίοις ἐοίχασι συμμέτροις, οὖς φοροῦσι μετὰ τῶν προειρημένων. ἁπάντων δὲ τούτων τοῦ ξύλου τὸ μῆχός ἐστιν ὡς τρεῖς πήχεις. Προσήρμοσται δ᾽ ἑχάστοις βέλος σιδηροῦν ἀγκιστρω-τόν, ἴσον ἔχον τὸ μῆχος τοῖς ξύλοις, Polyb. \1,93,8, de ces javelots des uns sont gros, et les autres minces : dans les plus gros il y en a de ronds qui ont une palme de circonférence et de cärrés dont chaque côté a la même dimension. Les minces ressemblent à de médiocres épieux. On les porte avec les autres. De tous Le bots a environ trois coudees de long. On y adapte un dard en fer garni de crochets et d'une longueur égale à celle du bois.

ἈΛΗΘΗ͂Σ, ἐος (ὁ, n), de à et λανθάνω, littéralement, qui n'est pas cache où dissimulé, vrai. en parlant des discours dans Homère : Éxrop, ἐπεὶ μάλ᾽ ἄνωγας ἀχηθέα μυθήσασθαι, 11. VE, 382. Hector, puisque tu veux surtout que je dise vrai. Souvent il est

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