‹ Synonymes grecs, recueillis dans les écrivains des différents ages de la littérature grecque et expliqués d'après les grammairiens, l'étymologie et l'usage avec des exemples tirés des meilleurs auteurs grecsChapitre 19 sur 105 · AAH6HS · texte numérisé non relu

AAH6HS

opposé à ψευδής, faux, dans Platon : Tà ποτὲ οὖν τρύπῳ δόξα ψευδὴς τε χαὶ ἀληθὴς ἡμῖν φιλεῖ γίνεσθαι; Phileb. 37, b, comment donc se fait-il qu'une opinion vraie et fausse puisse exister en nous ?

AAHOINOS, à, ὄν, 1° légitime, par opposition à adoptif dans Platon : Οἷς ἂν παῖδες μὴ ποιητοί, ἀληθινοὶ δὲ ὦσιν, Plat. Legg. IX, 878,c, ἃ ceux qui ont des cnfants non pas adoptifs mais légitimes. 2 Ferax, véridique : Ἀφ᾿ ἧς, εἶπεν, ἡμέρας ὑμᾶς ἀνείληφα, πρῶτον ἐχθὲς ἀληθινῶν λόγων ἥχουσα περὶ ἐμαυτοῦ, Plut. Apophth. 184, e, depuis le jour où je vous αἱ pris, dit-il, pour la premiere fois hier j'ai entendu des paroles véridiques sur moi,

ÂTPEKHE (6, ἡ), d'& οἱ τρέω, poétique, suivant l’Étymologique, ce qu'on ue craint pas de dire ou d’avouer, franc , vrai, certain : Ex δ᾽ ἀμφοτέροιϊν ἀτρεχὲς au’ ἔσσενα βαλών" Il. V, 207, c'est bien certainement du sang que j'ai tiré de tous deux en les frappant. Βιότον δ᾽ ἀτρεχεῖς ἐπιτηδεύσεις φασὶ σφάλλειν πλέον à τέρπειν, Eur, Hippol. 261, dans cette vie les affections les plus vraies, dit-on, nous nuisent plus qu'elles ne nous charment.

ÊTEOZ, 84, t6v, ἀ᾽ εἰμί, qui est, réel : ὄφρα δαῶμεν à ἐτεὸν Κάλχας μαντεύεται ἠὲ χαὶ οὐχέ, Π|.11, 300 , afin que nous sachions si Calchas prédit juste ou non. Les dérivés ÉTYMOS (ὁ, 4), οἱ avec redoublement ÉTHTYMOZ (6, ἡ) ont la même signification «υ᾽ἐτεός : ἴσχε ψεύδεα πολλὰ λέγων ἐτύμοισιν ὁμοῖα, Od. XIX , 203, ainsi il disait beaucoup de choses fausses qui semblaïent réelles. Κείνῳ δ᾽ οὐχέτι νόστος ἐτήτυμος, Od. TIT, 241, pour celui-ci ce n’est point encore un retour réel. La forme ἔτυμος quoique poétique a été employée par Platon : Τοῦ δὲ λέγειν ἔτυμος τέχνη ἄνεν τοῦ ἀληθείας ἦφθαι οὔτ᾽ ἔστιν οὔτε μήποτε ὑστέρως γένηται, Plat. Phædr. 260, e, et le vrai art de parler, s'il n'est fondé sur la vérité, ne peut étre et ne pourra jamais être.

NHMEPTHE (ὁ, ἡ), de % et ἁμαρτάνειν, infaillible, immanquable, certain : ὦ γύναι, ἢ μάλα τοῦτο ἔπος νημερτὲς ἔειπες, IE. 111, 204, 6 femme, oui tu as dit là une parole bien certaine.

AYEYAHE (6, ἡ), qui ne trompe pas, qui ne ment pus, vérl dique : Προφήτης Γλαῦχος ἀψευδὴς θεός, Eur. Orest. 358, le prophète Glaucus dieu véridique.

AKPIBHE, éoç (ὃ, ἡ), ἀ᾿ ἄκρος, au propre, Juste, en parlant d’une armure : Τοῦ σώματος μὴ μένοντος, ἀλλὰ τοτὲ μὲν χυρτουμένου, τοτὲ δὲ ὀρθουμένου, πῶς ἂν ἀχριθεῖς θώραχες ἁρμόττοιεν: Xen. Mem. H1,10,15, Le corps ne restant pas dans la même position, mais tantôt se courbant, tantôt se rediessant, comment des cuirasses justes pourraient-elles lui aller? Au figuré, exact, en parlant des personnes : Εἰπόντος δὲ τοῦ Σχιπίωνος, ὡς οὐδὲν δέοιτο ταμίου λίαν ἀχριδοῦς, Ῥέμι. Cat. maj, 3, mais Scipion ayant dit qu'il ne lui fallait pas un questeur trop exact,

ΑΔΙΕΥ͂Σ, ἑως (0), de &, proprement , celui qui vit de la mer, pécheur, en général : Kai ἀνεμνήσθην τὸ τῶν ἁλιέων, Xen. OEcon. 16, 7, et je me rappelai la coutume des pécheurs.

ἈΑΣΠΑΛΙΕΥ͂Σ, ἕως (8), forme poétique, se trouve dans Oppien : Γυραλέοις δονάχεσσι χαὶ ἀγκίστροισι δαφοινοῖς ἄτρομος ἀσπαλιεὺς ἐπεδήσατο δαίδαλον ἰχθύν, Opp. Ογπορ. T, 57, avec des roseaux recourbés et de cruels hamecons l'intrépide pécheur a enchainé le poisson,

ἈΣΠΑΛΙΕΥΤΗ͂Σ, οὔ (Ὁ), d'écrados , poisson , suivant Hésychius, qui rapporte anssi l’étymologie donnée par Platon de σπᾶν τὸ λένον, tirer le lin , c’est-à-dire la ligne faite avec du lin, pécheur, ct principalement pécheur à la ligne, qui se sert de l’hamecon et de l’épieu : Kai μὴν ἐκεῖνό ἡ ἦν τὸ ζήτημα πρῶτον, πότερον ἰδιώτην ἤ τινα τέχνην ἔχοντα θετέον εἶναι τὸν ἀσπαλιευτήν, Plat. Soph. 221, ς΄, et la question était d'abord celle-ci, de savoir si l’on doit supposer que le pécheur est un ignorant ou possède un art.

TATTAMEŸE, ως (ὁ), de γάγγαμον, filet rond, pécheur d'huitres suivant Hésychius.

ΡΡΙΠΕΥ͂Σ, ἑως (Ὁ), celui qui fait usage du filet appelé γρέπος, d’où, pécheur au filet : Θύννως σχοπιάζεται ὄλπις ὃ ἡριπεύς, Theocr.

TE, 26, e pécheur Olpis observe les thons.

74 AAIEYS.

ΔΙΚΤΥΕΥ͂Σ, ἕως (δ), de δίκτυον, pécheur an filet : Κατ᾽ ἴχνια

δὲ αὑτοῦ τις ἕπεται φέρων δίχτυον, χαὶ τὸ μέλλον ὅπῃ τε χαὶ ὅπως ἀπαντήσεται φυλάττει φιλοπόνως ὃ δικτυευς οὗτος, Ælian Hist. “πιmal. V, 12, quelqu'un suit ses traces portant un filet, et ce pécheur observe avec grand soin où et comment il le rencontrera.

AIKTYBOAOË, ου (δ᾽, de δίχτυον et βάλλω, proprement celui qui jette le filet, pêcheur : Πολλά χεν ἀγραίοισι τότ᾽ ἀρήσαιτο θεοῖσι διχτυδόλος, Oppian. Hal. 1\, 578, alors le pécheur adresser…a beaucoup de prières aux dieux de la chasse.

ÉTIAKTÉP, pos (δ), de ἐπάγω, poélique, ordinairement chasseur : à τις τε λέων ᾧ ῥά τε νήπι᾽ ἄγοντι συναντήσονται ἐν ὕλῃ ἄνδρες ἐπαχτῆρες, Îl. XVII, 135, comme un lion que dans une forét des chasseurs rencontrent conduisant ses petits. On le trouve comme synonyme εἰ ἁλιεύς dans Apollonius, suivant l’interprétation du scholiaste : Καὶ τὸν μὲν ἐς Οἰνοίην ἐρύσαντο νῆσον ἐπαχτῆρες, Apoll. Rhod. 1. 625 , et des pêcheurs le sauvèrent dans l'ile d'OEnoé.

KAAAMEYTHZ, où (δ), de χάλαμος, spécialement moissonnenr, dans Théocrite : ἐρεθίσδετε τὼς χαλαμευτάς, Theocr. δ. 111. vous trritez les moissonneurs. Dans V’Anthologic, pécheur à la ligne : ἀχτίτα χαλαμευτά, ποτὶ ξερὸν ἔλθ᾽ ἀπὸ πέτρας, Anth. V1, Phan. 304, toi qui pêches sur ces bords, descends du rocher sur la plage.

OPMIEYTÉE, où (ὁ), d'éput, ligne garnie de crins de cheval, pécheur qui se sert de cette ligne. Suivant Moœris, ἀσπαλιευτής était employé dans l’ancienne langue attique et ὁρμιευτῆς dans la langue nouvelle.

OPMIHBOAOZ, ou ‘b), de ὁρμιά et βάλλω, poétique, proprement , qui jette la ligne, pour pécheur à la ligne dans l’Anthologic : Kai γαληναίην αἰὲν διδοίης δρμιηθόλοις θῖνα, Anthol VII, Apollonid. 693 , accorde aux pécheurs un calme constant sur le rivage.

ΣΑΓΗΝΕΥ͂Σ, ἑως (δ) (σαγήνη) et XATHNEYTHP, ἤρος (ὁ) (σαγηww), poétique, celui qui se sert du grand filet appelé seine ; d’où , pécheur : ἰχθυσιληϊστῆρα, σαγηνέα, Anth. VII, Leonid. T. 295, preneur de poissons, pécheur à la seine : Σαγηνεντῆρες ἔθηκαν δῶρα παρ᾽ auraine, σοὶ τάδ᾽ ἐπωφελίης, Anth. VI, Mæc. 33, [les]

ΑΛΛΑΣΣΕΙΝ. 75 pécheurs t'ont fait cette offrande du produit de la péche qu'ils

doivent à ton secours.

Αλλάσσειν (ἄλλος), rendre tout autre, changer contre un autre : Kai ἀλλάττοντα τὸ ξαυτοῦ εἶδος εἰς πολλὰς μορφάς, Plat. Pol. 11,380, d, et changeant sa figure en beaucoup de formes. Au moyen, ἀλλάττεσθαι, échanger pour ou cotitre, où au prix de, acheter, comme eu latin mutare : Αὐτοῦ γὰρ δεῖ μένοντας αὐτοὺς περὶ τὴν ἀγορὰν τὰ μὲν ἀντ᾽ ἀργυρίου ἀλλάξασθαι τοῖς τὶ δεομένοις ἀποδόσθαι τοῖς δὲ ἀντὶ αὖ ἀργυρίου διαλλάττειν ὅσοι τι δέονται πρίασθαι, Plat. Pol, 11, 371, d, car ül faut qu'ils restent là sur la place pour échanger leur argent contre les objets qu'on veut vendre , ou pour donner eux-mêmes pour de l'argent telle marchandise qu'on veut acheter. τῶν δ᾽ ἐμῶν παίδων φυγὰς ψυχῆς ἂν ἀλλαξαίμεθ᾽, οὐ χρυσοῦ μόνον, Eur. Med. 968, je rachéterais l'exil de mes enfants non-seulement au poids de l'or mats au prix de ma vie.

ἀμείβειν (ἅμα), suppose l'existence de deux objets qui ont un rapport ou αν mouvement alternatif ou successif, échanger : ὃς πρὸς Τυδείδην Διομήδεα τεύχε᾽ ἄμειδεν χρύσεα χαλχείων, Il V1, 235, qui échangea avec Dioméde, Jils de Tydée, des armes d'or contre des armes d'airain. Principalement au moyen ÂMEÏÎBE- ΣΘΑΙ, dans Homère, échanger des paroles, répondre : Τὸν δ᾽ ἠμεί- Gex’ ἔπειτα γέρων Πρίαμος θεοειδής, 11. XXIV, 386, mais ensuite le vieux Priam semblable à un dieu lui répondit.

ἈΛΛΟΙΟΥ͂Ν (ἀλλοῖος), rendre différent : À ἄρα αὐτὸς αὑτὸν μεταδάλλοι ἂν καὶ ἀλλοιοῖ; Plat. Ῥοέϊι. IF, 381, b, ainsi il se changeraït donc lui-même et se rendrait tout différent 2 Γιγνώσχὼν ὅτι ἐν τῷ μέλλειν πολλάχις τοῖς ἄρχουσι χαὶ τῆς καλῆς παρασχευῆς ἀλλοιοῦταί τι, Xen. Cyr. Π|Ι, 3, 9, sachant qu'en temporisant

76 AAAAËZSEIN.

il arrive souvent à ceux qui commandent de voir quelque chose de changé dans les meilleurs préparatifs.

ÉTEPOIOŸN (ἕτερος), altérer, alterare : Οὐδὲν τῶν χατ᾽ Aiyyπτον ὑπὸ ταῦτα ἑτεροιωθῆναι, Herodot. 11, 142, et que rien en Egypte n'avait été altéré par là.

ΜΕΤΑΒΆΛΛΕΙΝ, jeter dans un autre sens ou en arrière, lourner en sens contraire : Πὴ φεύγεις μετὰ νῶτα βαλὼν χαχὸς ὡς; 1], VII, 94, où fuis-tu tournant le dos comme un läche 9 De Ἰὰ il indique en général , au propre et au figuré, un bouleversement , un changement rapide et subit, une révolution complète; an moyen , changer d’habits : Τὰ γε μὴν ἱμάτια οἷσθ᾽ ὅτι οἱ μεταθαλλόμένοι ψύχους χαὶ θάλπους ἕνεχα μεταβάλλονται, Xen. Mem, 1 ὃ, ὃ, vous savez bien que ceux qui changent d'habits en changent à cause du froid et du chaud. Au figuré, changer de parti, d'avis, d'opinion, de caractère : Οὔτε γὰρ ἂν ὅσια ποιοῖμεν μεταδαλλόμενοι, Thuc. Y, 71, car alors nous ne pourrions changer sans crime, Μετεδάλοντο τοὺς τρόπους, Aristoph. Vesp. 1461 , ils ont changé de mœurs.

METAMOP#OŸN , métamorphoser : Τὴν Νέμεσιν ποιεῖ διωχομένην ὑπὸ Διὸς χαὶ εἰς ἐχθῦν μεταμορφουμένην, Athen. VIII, 334, c, ἡ chante Némésis poursuivie par Jupiter et métamorphosée en poisson.

ΜΕΤΑΠΟΙΕΙ͂Ν, réformer : ὡς ἂν ἄρχων à ἰδιώτης αἴτιος à τὸν θεσμὸν σνγχυθῆναι τόνδε, à μεταποιήσῃ αὐτόν, ἄτιμος ἔστω χαὶ οἱ παῖδες καὶ τὰ ἐκείνου, Dem.in Aristocr. 640,3, que tout magistrat ou par. ticulier qui sera cause de quelque confusion dans cette loi, ou qui voudra la réformer, soit infüme , ainsi que ses enfants et tout ce qui le touche.

METASTPÉEIN, éntervertir, retourner; au figuré dans Homère : Εἴ χεν À xs ἐχ χόλου ἀργαλέοιο μεταστρέψη φίλον ἧτορ, I. X, 107, οἱ Achille fait revenir son cœur de sa cruelle colère, Νῦν δὲ ἀντὶ μὲν τοῦ ἰῶτα ἢ εἴ ἢ ὅτα μεταστρέφουσιν, Plat.Cratrl, 418,c,et maintenant ils changent l'iota en εἴ ou en ἧτα.

METAEXHMATIZEIN , transformer : Μετασχυματίζων τὰ πάντα, Plat. Legg. X, 903 ,e, transformant toutes choses.

METATIGEZOAI, proprement {ransposer : ὥσπερ τοῖς οἰχέταις ἡμεῖς μετατιθέμεθα ( τὸ ὄνομα), οὐδὲν ἧττον τοῦτ᾽ εἶναι ὀρθὸν τὸ μετατεθὲν τοῦ πρότερον χειμένον, Plat. Cratyl. 384, ἃ, comme lorsque nous changeons le nom de nos esclaves, ce nom que nous donnons n'est pas moins juste que celui qu'ils avaient d'abord. Quelquefois rétracter : ᾿Αλλὰ μετατίθεμαι τὰ εἰρημένα εἴπερ ἔξεστι, Non, Memor. IV, 2, 18, mais je rétracte ce que j'ai dit, s'il est possible.

ΜΕΘΙΣΤΑ͂ΝΑΙ, dans Homère, peser, c'est-à-dire donner une chose à la place d’une autre : ἐγώ τοι ταῦτα μεταστήσω, δύναμαι ψάρ, Od.1V,612 »Je te ferai d'autres dons à la place de ceux-là, car je le puis. Plus tard, changer ou sortir de place , déplacer : Τῆδε γάρ σφ᾽ ἐν ἡμέρᾳ θανεῖν πέπρωται καὶ μεταστῆναι βίον, Eur. Alc. 31, car en ce jour il lui est réservé par le destin de mourir ct de sortir de cette vie. Au figuré : Προπετέστατος ἐγένετο τὴν δημοχρατίαν μεταστῆσαι εἰς τοὺς τετραχοσίους χαὶ ἐπρώτευεν ἐν ἐχείνοις, Xen. Hellen.W,3, 30 , ἐξ fut très-empressé de faire passer le pouvoir du peuple aux quarante, ct fut le premier parmi ceux-ci.

STPÉGEIN , tourner, se trouve quelquefois comme eu latin vertere, pour changer, mais jamais dans les auteurs des bons siècles de la littérature grecque : Kai ἐξουσίαν ἔχουσιν ἐπὶ τῶν ὑδάτων, στρέφειν αὐτὰ εἰς αἵμα, Apoc. 11, 6, ils ont aussi le pouvoir de changer les,eanx en sang.

ΤΡΈΠΕΙΝ et ΤΡΈΠΕΣΘΑΙ, tourner, c’est-à-dire diriger d'un autre côté, au propre et au figuré : Πρὸς τὰς ξυμφορὰς χαὶ τὰς γνώμας τρεπομένους, Thuc. 1, 140, tournant leurs pensées au gré des événements.

ὅθ. Αλλοίωσις, Λλλοιότης, Alorpiwais, Αλλοτριότης, Erepôrns, Erepoinois, Ἑτεροιότης.

ἈΛΛΟΊΩΣΙΣ, ἕως (a), changement de forme, chaugement d’opinion , action de prendre unc autre facon de penser on d’agir,

variation; au physique ou au moral ; ainsi Platon s’en sert dans un sens philosophique en parlant de l’âme : Καὶ οὐδέποτε οὐδαμῇ

οὐδαμῶς ἀλλοίωσιν οὐδεμίαν ἐνδέχεται, Plat. Phæd. 78, ἃ, et Jamais elle n'est susceptible , en quoi que ce soit, d'aucune espèce de variation, Ἡ δ᾽ ἐν τῷ αὐτῷ εἴδει μεταθολὴ ἐπὶ τὸ μᾶλλον καὶ ἧττον ἀλλοίωσίς ἐστιν, Aristot. Phys. V, 2, le changement dans la méme forme en plus ou en moins est variation.

ÂAAOIÔTHE, οτος (ἡ), ἀ᾿ ἀλλοῖος, diversité, diversitas : Δοχέει μὲν οὖν τὰ νουσήματα οὐδὲν ἀλλήλοισιν ἐοιχέναι, διὰ τὴν ἀλλοιότητα χαὶ ἀνομοιότητα τῶν τόπων, Hipp. de Flat. 296, 19, ὦ parait que les maladies n’ont rien de semblable les unes avec les autres à cause de la diversité et de la dissemblance des lieux. Au figuré, altération : ὁ δ᾽ ἂν πλημμελήσῃ τι τούτων ἐχτὸς ἀπιόν, ἢ προςιόν, ἀλλοιότητας παμποιχίλας χαὶ νόσους φθοράς τε ἀπείρους παρέξεται, Plat. Tim. 8). Ὁ, celui qui, s’écartant de ces règles, en sortira, soit en avant, soit en arrière, offrira des altérations de toute espèce, et des maladies, et des corruptions infinies.

AAAOTPIQGIE, εὡς (à), action d'aliéner, d'éloigner de σοι : Kai vauruñs, χαὶ οὐχ ἠπειρώτιδος τῆς ξυμμαχίας διδομένης οὐχ ὁμοία ἡ ἀλλοτρίωσις, Thuc. 1, 35, lorsqu'une puissance maritime et non une puissance continentale offre son alliance, l'aliéner de vous ne serait pas la même chose (pour vous). ΤΊ ἃ été confondu par la suite avec ἀλλοτριότης : ἐδεδοίχεσαν τὴν τῆς βουλῆς ἐς τὸν Καίσαρα ἀλλοτρίωσιν, Ajpian. Bell. εἰν. ΠῚ, 13, ils craignatent l'élaignement du sénat Jour César.

ÂAAOTPIÔTHE, τος (%), au figuré, éloignement, abalienatio : Καὶ εἴ τινα ἑτέραν ἀλλοτριότητα ἐνεῖδες ἐν ἐμοὶ πρὸς σέ, Plat. Epist. HI,318,d, et sé tu αὐ remarqué en moi quelque autre éloignement pour toi. Τὸν δὲ Καλλισθένην συνιέντα τὴν ἀλλοτριότητα τοῦ βασιλέως δὶς ἢ τρὶς ἐπανιόντα πρὸς αὑτὸν εἰπεῖν, Plut. Alex. 54, et que Callisthène , ayant compris qu'il s'était aliéné le roi, revint deux ou truis fois vers lui et lui dit.

ἙΤΕΡΌΤΗΣ, nroç (ἢ), εἰ ἕτερος, elat de difJérence ou proprieté différente, dans les raisonnements métaphysiques ; par opposition à ταυτότης, identité : Διὰ τὸ χἀχείνων ξχατέρων μετέχειν ἑτερότητος χαὶ ταντότητος, Plut. de Anim. procreat, 11, 1013 , a, parce que chacune d'elles comprend différence et identité.

ÉTEPOÎQDIE, εὡς (%), action de prendre un autre corps , une

AAAOS. 79

autre couleur ; selou Ammonius ne se prend qu’au physique, altération de la substance dans Plutarque : Τὸ διαχρινόμενον à συγχρινόμενον ἅμα τῆς οὐσίας τῇ ἑτεροιώσει χαὶ τὸν τόπον μεταλλάτ-τειν ἀποφαινόμενος, Plut. de Def. oracul. 11, 430, c, démontrant que ce qui est divisé ou concret éprouve le changement de lieu en même temps que l'altération de la substance.

ÉTEPOIOTHE, nroç (a), d’étepotos, état d’altération, différence : Οὐδὲ μὴν ὁμοιότης γε οὐδὲ ἑτεροιότης οὔτε πρὸς αὑτὸ οὔτε πρὸς τἄλλα εἴη ἂν αὐτῷ, Plat. Parm. 164, a , et il n'aurait ni ressem-

blance ni différence , πὶ avec lui-même ni avec les autres

choses.

ἄλλοσ, autre, s'emploie lorsqu'il est question de plus de deux personnes ou de deux choses : Μετὰ δὲ τοῦτο, ἄλλο τρίτον ἅρμα ἐξήγετο, Xen. Crr. VIH, 3,6. après celui-là on conduisait un troisième char.

ÉTEPOZ, l’un des deux ou de deux, autre, s'emploie lorsqu'il n’est question que de deux personnes ou de deux choses, ou vacore dans une phrase composée de deux propositions; il a εἴς, ou ὁ δέ, ou ἕτερος, ou quelquefois méme ἄλλος, pour corrélatif exprimé ou sous-entendu : Εἰ γὰρ μὴ οἷόν τε μετὰ τοῦ σώματος μηδὲν καθαρῶς γνῶναι, δυεῖν θάτερον, h οὐδαμοῦ ἔστι χτήσασθαι τὸ εἰδέναι, à τελευτήσασι, Plat. Phæd. θ6, ε, car, s'il n'est pus possible avec le corps de rienconnattre distinctement ,de deux choses l'une, ou ilne nous est pas permis de jumais posséder la science, ou nous ne la possédons qu'étant morts, Souvent , et même dans Homère, on le trouve comme ἄλλος, dans les énumérations de plus de deux objets; par exemple, dans ce passage, où il est pour δεύτερος : Τῶν δ᾽ ἑτέρων Πάρις ἦρχε καὶ ἀλκχάθοης.... τῶν δὲ τρίτων Edevos, 14 XVI, 93, Päris et Alcathous commandaient les autres. et Hélénus les troisièmes. Quelquefois mème en précisant le nombre : Τέταρτος τοίνυν ἕτερος νόμος ἐστίν, Dem in Theocr. 1327, 18, y a donc une quatrième loi. De cette idée de dualité, essentiellement propre à ἕτερος, naît la nuance d’opposition, de contraire; et de là vient αὐ ἕτερος ἃ été quelque-

80 AAAOË, AAMYPOY.

fois employé par euphémisme au lieu de καχὸς : Εἰσορῶν ὡς πάντα δεινὰ χἀπιχινδύνως βροτοῖς χεῖται, παθεῖν μὲν εὖ, παθεῖν δὲ θάτερα, Soph. Philoct. 502, voyant combien tout est terrible et dangereux pour les humains destinés tantôt à éprouver du bien, tantot à éprouver le contraire. ὅσα πώποτε τῇ πόλει γέγονεν ἢ νῦν ἔστιν ἀγαθὰ ἢ θάτερα, Dem. in Androtion. 597, 13, tout ce qui est Jamais arrivé à la ville ou existe maintenant de bon ou de contraire. Mais comme cette signification ἃ sa source dans la superslilion des anciens, soigneux d'éviter les mots qui rappellent une idée funeste, parce qu'ils les croyaient de mauvais augure et susceptibles d'attirer quelque malheur, ce serait aller contre cet esprit même que de traduire ce mot par maurais ou mal, nuance que lui ont donnée à tort tous les interprètes; le mot contraire semble le seul équivalent qui rende exactement l'idée.

ΑλΛΟΣ, autre, a plus de rapport au genre , à l’espéce : A) ἄνθρωπος, ἄλλο ἵππος, l'homme est d'une espèce et le cheval d'une autre. ὥστ᾽ ἴρηξ.... δρμήσῃ πεδίοιο διώχειν ὄρνεον ἄλλο, 11. XUIT, 64, comme l'oiscau sacré s'élance dans la plaine pour poursuivre un autre oiseau. :

AAAOÏOS, différent , autre, a plus de rapport à la qualité : Αλλοῖός μοι, ξεῖνε, φάνης νέον, ἠὲ πάροιθεν, Od. XVI, 181, étranδεν tu me parais maintenant tout différent de ce que tu étais auparavant.

ἈΛΛΌΤΡΙΟΣ, α, qui appartient à un autre, d'autrui, étranὅν, alienus : Ἐπεὶ ἀλλότριον βίοτον νήποινον ἔδουσιν, Od. 1, 160, car ils mangent impunément le bien d'autrui.

29. Auvoée, ἀλμήεις, Αλμώδης, Αλμυρώδης, Αλυχός, ἁλίπαστος, ἁλίσπαρτος, Tapuynpés, Ταριχευθείς, Τάριχος.

AAMYPOS, à, (ἄλμε), 1° salé, en parlant de la mer : Ἑτέρωθε δὲ

δία Χάρυδδις δεινὸν ἀνεῤῥοίόδησε ἠα)άσσης ἁλμυρὸν ὕδωρ, Od. XII,

236, et de l'autre côté la divine Charybde engloutit d'une ma-

AAMYPOS. 81 nière cffrayante l'onde salée de La mer, 2 Salé, en parlant des viandes : ὖψα δὲ χρὴ συνεσχενάσθαι ὅσα ἐστὶν ὀξέα nai δριμέα vai ἁλμυρά" ταῦτα γὰρ ἐπὶ σῖτόν τε ἄγει χαὶ ἐπὶ πλεῖστον ἀρχεῖ, Xen. Cyr. VE,92, 11, il faut porter avec soi toutes sortes d'aliments acides , äcres et salés ; car ils excitent à manger et suffisent trèslongtemps.

ÂAMÉEIZ , ἐσσα, synonyme poétique ἀ᾽ ἁλμυρός, ne se trouve que dans Eschyle : Ἀνὰ πολύῤῥυτον ἁλμήεντα πόρον, Æsch. Suppl. 846, sur les fiots agités de La plaine salée.

AAMGAHS (ὁ, ὁ), salé, salin, salsuginosus, dans Hippocrate et dans Théophraste : ἐπεὶ τά “11 ἐν τοῖς ἀλμώδεσι φυόμενα ἔχειν ἀλμυρίδα τινὰ οὐχ ἄλογον, Theophr. Caus. Plant. VI, 10,8, car il'est naturel que ce qui pousse dans les lieux salins contienne quelque principe salin. Taërn #69ôun ἀλμῶδες ἐκ τῶν ὀφθαλμῶν ἦλθεν δάχνον δάχρυον, Hippocr. de Morb. vulg.IV, 1134, a, ce septième Jour une larme salée et äcre sortit des yeux.

ÂAAMYPGAHE (ὃ, %), salé, dans Hippocrate en parlant d’un genre de fièvres : Πυρετοὶ ἀλμυρώδεες, Hippocr. Morb. vulg. VI, 1165, fièvres salées, que les médecins modernes croient être les fièvres bilieuses. Salsugineux en parlant des lieux : Διότι pet ὁ φοῖνιξ χωρία ἁλμυρώδη, Theophr. Caus. plant. WT, 17,2, c'est pourquoi le palmier aime les lieux salsugineux,

ÂAYKOZ (ὁ, ἡ), ἀ'ἄλς, de la mer, marin, dans Aristophane : Νὴ τὸν Ποσειδῶ τὸν ἁλυχόν, Aristoph. Lys. 404, par Neptune le marin. Dans Galien il est synonyme d’œuupéç : Διαφέρει μηδὲν ἁλμυρὸν ἢ ἁλυχὸν ὀνομάζειν ὅντινα χυμόν, Galen. de “ιν, Bil. IT, 166 , Γ, il n'importe pas de nommer salé ou marin un suc quetconque.

ÂAÏTAZTOS (ὃ, ἡ); (ἄλς, πάσσω), saupoudré, assaïsonné de sel, salé, mariné, se dit des mets ou des viandes seulement : ἁλιπαστῶν δὲ χρεῶν μνημονεύει ὁ τῆς χωμῳδίας ποιητὴς ἀριστομένης ἐν Διονύσῳ, Athen. XIV, 658, le poëte comique Aristoméne fait mention de viandes salées dans [son] Bacchus.

ΑΔΙΣΠΑΡΤΟΣ (ἅλς, σπείρω), où l'on a semé du sel ; on semait du sel dans les champs de l'ennemi , et dans les villes qu’on vou-

lait détruire; usage dont on trouve des exemples dans la plus

82 AAMYPOS.

haute antiquité. Ainsi, dans le livre des Juges, on voit Abimé-— lech s'emparer de Sichem et lui infliger ce traitement : Kai τὴν πόλιν χαθεῖλε χαὶ ἔσπειρεν αὐτὴν ἅλας, Judic. 9 , 45, et il détruisit la ville et y sema du sel. On semait aussi du sel dans les territoires consacrés aux dicux, et dans les lieux qui avaient été envahis et occupés quelque temps par les barbares : de là, suivant Eustathe (1827, 61), les auteurs comiques avaient coutume d'appeler ἁλίσπάρτονς ceux qui étaient maltraités ou affectés de quelque mal incurable.

TAPIXHPOE, à, 6, salé, en parlant des poissons : À τῶν χαλῶν ἡμινήρων à τῶν ταριχηρῶν σιλούρων, fthen. FT, 118, ou de beaux poissons à demi salés, ou de silures salés.

TAPIXEYOEÏS , proprement, salé , embaumé. Platon se sert de ce participe en parlant du procédé employé par les Égyptiens pour la conservation des cadavres : Συμπεσὸν γὰρ τὸ σῶμα χαὶ ταριχευθέν, ὥσπερ οἱ ἐν Αἰγύπτῳ ταριχευθέντες ὀλίγου ὅλον μένει ἀμή-- Xavoy ὅσον χρόνον, Plat. Phædr. 80, c, car de corps desséché et embaumé comme les cadavres embaumés en Égypte, se conserve presque tout entier on ne saurait dire combien de temps. Hérodote nous a conservé le précieux détail des opérations usitées pour l’embaumement des corps chez les Égyptiens. On voit que le sel était un des principaux ingrédients employés dans cette préparation : Ταῦτα δὲ ποιήσαντες ταριχεύουσι νέτρῳ κρύψαντες ἡμέρας ἐδδομήχοντα, Herodot. 11, 86, apres cela üls le salent avec du nitre ; dont ils le couvrent pendant soixante et dix jours. Presque tous les peuples de l'antiquité ont pratiqué l’art d’embaumer, et l’on donne pour preuve de l’habileté des Égyptiens dans ce genre, que leurs momies et celles des Guanches, anciens habitants des Canaries , selon quelques historiens d’origine égyptienne , sont les seules qui aient traversé jusqu’à nous une longue série de siècles. Mais il est à présumer que l'influence du climat n’a pas été la moindre cause de la conservation mira= culeuse des momies.

TÂPIXOS, &0ç (τό), ordinairement, poisson salé, sulaison : ἐπὶ ταῖς πύλαισιν, où τὸ τάριχος ὥνιον, Aristoph. Equit. 1247, aux portes où l'on vend la salaison. Est employé par Hérodote

AAITON. 83 pour un corps embaumé , momie : τι χαὶ τεθνεὼς ai τάριχος ἐών, δύναμιν πρὸς θεῶν ἔχει τὸν ἀδιχέοντα τίνεσθαι, Herodot. IX , 119, parce que, quoique mort et embaumé, il a, par la permission des dieux , la puissance de punir quiconque l'offense.

ΑΛΦΙΤΟΝ, ov (ré); peu de mots ont donné lieu plus que celui-ci à la controverse étymologique : s’il n’est pas d’origine orientale, l'opinion la plus probable est celle qui le fait venir d'y, blanc, ou ἀ᾽ ἄλφειν, primitif d’opelats, être utile, nourrir; selon les grammairiens grecs il viendrait ἀ᾽ ἄλφω, trouver, et significrait l'invention, dénomination sous laquelle les anciens Grecs désignaient l'orge, à laquelle Homère donne l’épithète de sacrée , et qui fut la nourriture la plus ancienne; yrains d'orge broyés ou pilés, ou concassés après avoir été torréfiés ; tantôt on en faisait une espèce de farine grossière dont on saupoudrait les viandes ou les mets, où même le vin et autres breuvages : Éri δ᾽ ἄλφιτα λευκὰ πάλυνεν, Il. XI, 640 , et il le saupoudra d'orge blanche. En la délayant avec de l’eau on en faisait une pâte ou bouillie, où en la séchant au feu, une espèce de galette, qui d’abord tint lieu de pain. Plus tard , au moyen de moulins à bras, on en fit une farie moins grossière, progrès dont on voit l’indication pour la première fois dans l'Odyssée : Εἴχοσι δ᾽ ἔστω μέτρα μυληφψάτον ἀλφίτου ἀχτῆς, Θά. 11, 355, qu'il y ait vingt mesures de farine d'orge moulue. Par la suite, et seulement au pluriel, ἄλφιτα, farine d'orge : Θρέψονται δὲ ἐκ μὲν τῶν χριθῶν ἄλφιτα σχεναζόμενοι, ἐχ δὲ τῶν πυρῶν ἄλευρα, Plat. Pol. 11, 379 ,b, ils se nourriront en préparant la farine d'orge et la farine de froment. Par extension , le pain qu’on en faisait : ἄλφιτ᾽ οὐχ ἔνεστιν ἐν τῷ θυλάκῳ, Aristoph. Plut. 763, il n'y a pas de farine où de puin dans le sac.

ÂAë&I, forme épique , par apocope d'&qurov : ἄνωγε δ᾽ ἄρ᾽ ἄλφι

84 AADITON.

χαὶ ὕδωρ δοῦναι μίξασαν ruusy γλήχωνι repaire, Hymn. Cer. 208 ,

elle se fit donner à Loire un mélange de farine d'orge et de jus

de pouliot.

ÂAEYPON , ον (ré), εἰ ἀλεύειν, proprement, produit de la mouture; d’où, farine de toute espèce de grains ou de légumes ; mais , suivant quelques grammairiens, spécialement , farine de froment, sens qu’on lui voij en effet dans Hérodote, Platon et Xénophon : ἄλευρά τε χαὶ ἄλφιτα ἐποίευν πάντες ἐπὶ μῆνας συχνούς, Herodot, VAI, 119, οἱ tous firent de la farine de froment οἱ d'orge pour beaucoup de mois. Ce mot ne se trouve dans Homère que sous la forme épique ÂAFIAP, ατος (τό), au pluriel : ἔνθ᾽ ἄρα οἱ μύλαι εἴατο.... τῆσι» δώδεχα πᾶσαι ἐπεῤῥώοντο γυναῖχες ἄλφιτα τεύχουσαι χαὶ ἀλείατα, Od. XX, 107, là étaient des meules... auxquelles douze femmes travaillaient toutes à la fois , faisant de la farine d'orge et de froment. West à remarquer que ce mot ne se rencontre que dans l'Odyssée , et, par conséquent, indique un procédé plus avancé. L'emploi des mots ἄλφιτον, ἄλευρον et χρίμνον, dans Hippocrate, est ainsi expliqué par Galien lui-même : ἄλφιτα οὗ μόνον τὰ ἀπὸ τῶν χριθὼν οὕτως χαλεῖται" ἕν τε γὰρ τῷ πρώτῳ τῶν γυναιχείων ἄλφιτα πύρινα εἴρηται" ἐν δὲ τῷ περὶ νούσων δεντέρῳ τῷ μείζονι χαὶ γαχῶν καὶ ὁρόδων πεφρυγμένων' ἄλφιτα τοίνυν, παντὸς ἀληλεσμένον καρποῦ τὸ σύμμετρον τῷ μεγέθει θραῦσμα ὀνομάζεται. Τὰ μὲν γὰρ μείζω χρίμνα, τὰ δὲ ἐλάττω ἄλευρα, Gulen. Exeg. 83, ce n'est pas seulement la farine d'orge qui s'appelle ainsi (ἄλ-ψιτα); car dans le premier livre des maladies des femmes il s'en sert pour désigner la farine de froment ; et, dans le second livre du grand traité des maladies, pour la farine de fèves et d'ers torréfiés. ἄλφιτα est donc le nom du produit de toute espèce de fruit moulu et réduit en parcelles de grosseur médiocre. Κρίμνα cst celui dont les parcelles sont les plus grosses , et ἄλευρα celui qui se compose des plus menues.

AKTH, ἧς (ἡ), εἰ ἄγνυμι, adjectif féminin employé dans les poëtes comme substantif par ellipse de χριθῆ, ou mieux, avec Heyne , d'éduwdn, orge broyée où moulue : ἀνδρὶ δέχ᾽ οὐχ τἔξειε μέγας Τελαμώνιος Αἴας ὃς θνητός τ᾽ εἴη χαὶ ἔδοι Δημήτερος ἀχτὴν,

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