‹ Synonymes grecs, recueillis dans les écrivains des différents ages de la littérature grecque et expliqués d'après les grammairiens, l'étymologie et l'usage avec des exemples tirés des meilleurs auteurs grecsChapitre 20 sur 105 · ΧΙ, 322, et Le grand Ajax, fils de Télamon, ne le cédera · texte numérisé non relu

ΧΙ, 322, et Le grand Ajax, fils de Télamon, ne le cédera

AAGITON. 85

à aucun guerrier qui soit mortel et se nourrisse de l'orge broyée, don de Cérès. Quelquefois avec ἄλφιτον, broyure ou grossière farine d'orge : Παρὰ δ᾽ ἀλφίτου ἱεροῦ ἀχτῆν, 1] XI1,631,e/ auprès la farine de l'orge sacrée.

ÀAHTON , ov (τό), forme employée plusieurs fois par Hippocrale dans le sens ἀ᾽ ἄλευρον, et de la même famille, farine de froment : Διδόναι.... ἄλητον ὡς ἰσχυρότερον τούτων, Hippocr. de Affect. 632, il faut donner de la farine comme aliment plus fort que tous ceux-là.

ΕΥ̓́ΡΙΣ, so (%), Peur de farine, pollen : Où δὲ ἐχ γύρεως ἄρτοι γινόμενοι χαχοχυλώτεροί τέ εἰσι, καὶ ὀλιγοτροφώτεροί rs, Athen. LI, 115, d, mais les pains faits de fleur de farine sont plus indigestes et moins nourrissants, ᾿

ΚΡΙΜΝΟΝ, ου(τό", de χρίνω, toujours au pluriel , χρίμνα, grains d'orge ou de froment grossièrement broyés ou égrugés, et passés seulement au crible, cremor; ainsi, suivant l'explication de Galien, Hippocrate appelle χρίμνα ἀλφίτου τὰ ἀδρομερέστερα τῶν ἀλφίτων, Galen. Exeg, 95, χρίμνα ἀλφίτον,, les parties les plus grossières de l'orge.

OYAAÏ, ὧν (ai), selon les grammairiens , forme ionienne et poétique pour ὅλαι, d'éo, entier, par ellipse de χριθαί, orge; mais Buttmann le dérive d’&léw, moudre , par analogie avec le mola des Latins ; grains d'orge entiers, seulement mondés ou décortiqués, et mêlés de grains de sel, qu’on jetait sur l’autel ou derrière les cornes des victimes dans les cérémonies des sacrifices. Suivant Eustathe, cette pratique avait lieu en commémoralion de l’invention de l'orge , première nourriture des hommes : Ἑτέρῃ δ᾽ ἔχεν οὐλὰς ἐν χανέῳ, Od, III, 441. de l'autre il portait l'orge sacrée duns une corbeille.

OYAOXYTAI, ὧν (αἱ), εἰ ὅλος et χυτός, proprement, grains d'orge à jeter ou jetés, mot qui diffère peu du précédent , οὐλαί, ais qui ne peut signifier l’aspersion même de l'orge, comme on l'a prétendu à tort ; l'orge sacrée dans les sacrifices homériques : Αὐτὰρ ἐπεί ῥ᾽ εὔξαντο καὶ οὐλοχύτας προδάλοντο, {|. IT, 458, mais après qu'ils eurent prié et jeté l'orge sacrée. Par extension il se prend aussi pour les vaisseaux mêmes on corbeilles qui con-

tenaient l’orge sacrée : Γέρων δ᾽ ἑππηλάτα Νέστωρ χέρνιδά τ᾽ οὐλο χύτας τε χατήρχετο, Od. Π|, 444, et le vieux chevalier Nestor commença par l'aiguière et les corbeilles d'orge.

Πάλη, nç (Ὁ), fleur de farine, pollen, suivant Eustathe; d’après l'autorité des anciens grammairiens , c'était particulièrement la plus fine farine de froment ; mais on le trouve plusienrs fois dans Hippocrate employé dans une signification plus générale : ἢ σίδην ἑψῆσαι, vai περιλέψαι καὶ τὰ ἔνδον τρίδειν ἐν οἴνῳ μέλανι ξὺν πάλῃ ἀλφίτου πιεῖν, Hippocr. de Mulier, morb. W\, 667, 33, ou faire cuire une péche , et la peler, et en écraser la chair dans du vin noir, et en boire la décoction avec de La Jurine d'orge.

TAITAAH, ἧς (%), forme redoublée de πάλη et plus usitée, fleur de farine, pollen, fine farine : Μὰ τὸν Δί᾽, où ψεύσει γέ με, καταπαττόμενος γὰρ παιπάλη γενήσομαι, Aristoph. Nub. 262, par Jupiter, tu ne me trompes pas, car ainsi poudré je deviendrai Jarine. φύλλα μήχωνος xai σιδία σὺν παιπάλῃ χριθίνῃ ἐπιτίθετι, Galen. de Remed. parab. 11, 4, mets dessus des feuilles de pavot et des écorces de grenade avec de la farine d'orge.

ΠΑΣΠΑάλΛλη, ἧς (%), forme poétique qui ne s'emploie qu’au figuré, la chose la plus menue, la moindre chose : ὕπνου δ᾽ ὁρᾷ τῆς νυχτὸς οὐδὲ πασπάλην, Aristoph. Vesp. 91, la nuit il ne voit pas l'ombre de sommeil. |

ΠΑΙΠΑΛΗΜΑ,, atoç (ré), ne s'emploie qu’au figuré pour ce qu'il y a de plus fin, de plus délié : Πυχνότατον χίναδος, τρίμμα, παιπάλημ᾽ ὅλον, Aristoph. Av. 430, fin renard, vieux routier, et tout ce qu'il y a de plus délié. La forme poétique ΠΑΛΗΜΑ, aroç (τό), d’une époque postérieure, ne se trouve que dans Nivandre : ἄλλοτε δὲ σπέραδος χνίδης μυλοεργέϊ μίσγων τερσαίνοις ὀρόθοιο παλήματι, Nicandr. Alex. 551, et tantôt tu exprimeras de suc de la graine d’ortie que tu méleras à la farine d’ers.

ΠΙΤΥΡΟΝ, ον ! τό), son : Νῦν θυσῶ τὰ πίτυρα, Theocr. 11, 33, à présent je brülerai ce son. Τὸ δὲ πίτνρον σὺν ὄξει δριμεῖ ἐψηθὲν λέπρας ἀφίστησι χαταπλασσόμενον θερμόν, Dioscor. Matur. med. 11, 107, le son en décuction avec le vinaigre et appliqué chaud en cataplasme guérit la lèpre.

ΣΕΜΊΔΑΛΙΣ, eux (ἡ), Vossius fait venir ce mot du phénicien semid, mot qu’on retrouve dans toutes les langues orientales , et encore aujourd’hui dans quelques langues néolatines qui l'ont pris du latin similago ; suivant Coray c’est de là que l’on doit faire venir le français semouLE. Ménage rejette cette étymologie; mais ces changements de signification pour des mots analogues ne sont pas rares dans les langues. La farine la plus pure, fleur de farine. Coray pense que chez les anciens σεμέδαλις était la fleur de la farine de fronent, et παιπάλη celle de la farine d'orge : Εἴρηται ὅτι σεμίδαλις χαὶ χόνδρος ἑφθὸς ἰσχυρὰ καὶ τρόφιμα, Galen. de Aliment. 1, 6, il [y] est dit que la fleur de farine et l'alica cuites sont fortes et nourrissantes.

ΣΙΛΙΓΝΙΣ, εὡς (4), mot moderne, que Vossius croit avec raison d’origine hébraïque, mais formé du latin séligo, ce qui paraît peu probable ; il a été mal à propos confondu , pour la signification , avec σεμίδαλις : AY ἡ μὲν σεμίδαλις ἐἰλληνιχόν τε χαὶ παλαιὸν ὄνομά ἐστιν, σίλιγνις δὲ οὐχ ἐλληνιχὸν μέν, ἑτέρως δὲ αὐτὴν ὀνομάζειν οὐκ ἔχω, Galen. de Aliment. 1, 2, semidalis est un mot grec et méme ancien, mais silignis n’est pas grec et Je ne trouve point d’autre nom à lui donner.

XONAPOS, ου (δ), proprement, grain; d’où, grain d’épeautre ou de froment , alica , et, par extension , l'espèce de bouillie ou. de purée qu’on en faisait : Kai μὴν θρέψω γ᾽ αὐτὸν παρέχων ὅσα πρεσθύτῃ ξύμφορα, χόνδρον λείχειν, χλαῖναν μαλαχήν, Aristoph. Vesp. 737, je le nourrirai et lui fournirai tout ce qui est con-

Portable pour un vieillard, de la bouillie à lécher, un manteau douillet. ἐὰν δὲ τι διδόναι θέλης χομιδῆς ἕνεχα, διδόναι χόνδρον ἣ πτισάνην πυρίνην, Hippocr. de Affection. 1, 527, si vous voulez donner quelque chose pour fortifier, donnez de l'alica ou une décoction de froment.

ὠμὴ AYXIE ou AMHAYEIE, εως (à), proprement, farine crue, c’est le nom que Galien donne à la farine d'orge : To μὲν σηπό-μενον αὐτὸ χατέπλασα διὰ χονίας σταχτῆς rai ὠμῇς λύσεως, οὕτω δ᾽ ἴσθε με χαλοῦντα τὸ χρίθινον ἄλευρον, Galen. de Compos. medic. per gener. WI, 711, sur cette partie putréfiée je mis un cataplasme

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d'eau de lessive et d'omélyse ; tu sais que j'appelle ainsi la farine d'orge.

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