‹ Synonymes grecs, recueillis dans les écrivains des différents ages de la littérature grecque et expliqués d'après les grammairiens, l'étymologie et l'usage avec des exemples tirés des meilleurs auteurs grecsChapitre 21 sur 105 · Aux, Ομοῦ · texte numérisé non relu

Aux, Ομοῦ

ἅμα, adverbe de temps, ca même temps +: Οἱ δ᾽ ἄμα πάντες ἐφ᾽ ἵπποιῖν μάστιγας ἄειραν, 1]. XXII, 362, et tous à la fois levérent leurs fouets sur les chevaux. Καὶ ὃ Κῦρος λαθὼν ἐδίδου τε ἄρας τοῖς παισί, χαὶ ἅμα ἔλεγεν, en. Cyr. V, 4, 11, et Cyrus {Payant pris le donna à ses enfants, et disait en méme temps. Quelqnefois il s'emploie comme préposition avec le datif du complément ; mais il y a alors ellipse de la préposition σύν, qu'on trouve quelquefois exprimée : Καὶ εἴ τινες σὺν τοῖς περὶ αὑτοὺς ἱππεῦσιν ἅμα θηρῷεν, φθονοῦντες αὐτοῖς δῆλοι ἦσαν, Xen Crop. VII, 8,7, et οἱ quelques-uns chassaïent avec les cavaliers de leur suite, ils s'en montraient envieux.

ὉΜΟΥ͂, adverbe de lieu, ax même lieu, eusemble : Οὐὔνεχά μ' αὐτὴ θρέψεν ἅμα Κτιμένη τανυπέπλωῳ.... τῇ ὁμοῦ érpspéuas, Od. XV, 304, parce qu'elle m'a nourri avec Ctiméne au long voile... avec elle j'étais élevé dans le méme lieu. ἐχ δὲ τούτου πᾶν ὁμοῦ ἐγένετο τὸ ἑλληνικόν, χαὶ ἐσχήνησαν αὐτοῦ, Xen. Anab. IV,9,99, et alors toute l'armée grecque était réunie dans le même endroit, et ils campérent là. Εἰ δὴ ὁμοῦ πόλεμός τε δαμᾷ καὶ λοιμὸς Ἀχαιούς, 1.1. ΟἹ, οὐ ἐπ méme temps et guerre et peste domptent ainsi les Achéens. Mais on pourrait dire que l’idée accessoire de l’identité des lieux se trouve ici réunie à celle du temps ; ainsi que dans ce passage de Sophocle : Πόλις δ᾽ ὁμοῦ μὲν θυμιαμάτων γέμει, ὁμοῦ δὲ παιάνων τε χαὶ στεναγμάτων, Soph. OEd, R. 4 , et la ville est pleine en méme temps des vapeurs de l'encens , et en même temps d'hymnes et de gémissements.

62. Ἀμαρτάνειν, Αφαμαρτάνειν , Διαμαρτάνειν, Εξαμαρτάνειν. Αδροτάζειν, Αϑικεῖν, Αλιταίνειν, Ἀμοιρεῖν, Aurlaχεῖν, Ἀποτυγχάνειν, Ατυχεῖν, Πλημμελεῖν, ὑπερξαίνειν.

AMAPTANEIN , suivant les uns, de l'ancien μέρω, prendre, ou mieux de μέρος ou μεέρω, suivant Buttmann (Leri/, 1, 137); ne

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pas atteindre le but, manquer : ὄρνιθος μὲν ἅμαρτε' μέγηρε γὰρ οἱ réf ἀπόλλων, LL XXIIT, 865, il manqua l'oiseau, car Apollon lui envia ce succès. ἣν δὲ ἁμαρτάνης τοῦ χαιροῦ, Hippocr, de Affect. 528, mais si tu manques le moment précis. Au figuré, se tromper, errer : ἂνδ ρες ξύμμαχοι ἀνθρώπινον τὸ γεγενημένον πάθος" τὸ γὰρ ἁμαρτάνειν ἀνθρώπους ὄντας, οὐδέν, οἴμαι, θαυμαστόν, Xen. Cyr. V, 4, 19, camarades, le malheur qui nous est arrivé est une chose propre à l'hurnanité, car étre homme et se tromper n'est pas, je pense, une chose étonnante. Quelquefois il se construit avec un régime indirect de personne comme notre verbe manquer, dans le même sens figuré pour pécher, avoir tort : Αἰδούμενοι χα

θεοὺς χαὶ ἀνθρώπους παύσασθε ἁμαρτάνοντες εἰς τὴν πατρίδα, Xen. Hellen. 11, 4, 21 , respectez et les dieux et les hommes, et cessez de manquer à la patrie.

AAMAPTANEIN, proprement , s'éloigner du but , être trompé dans son calcul, dans son plan : ἔσται ὁ πόλεμος πρὸς ἄνδρα ὃς φρόνιμος μὲν οὕτω στρατηγός ἐστιν, ὡς ὅσα λανθάνειν χαὶ ὅσα φθάνειν χαὶ ὅσα βιάζεσθαι ἐπιχειρεῖ οὐ μάλα ἀφαμαρτάνει, Xen. Hellen. VI1,1,15, on fera la guerre à un homme qui est un si prudent général que quoi qu'il entreprenne pour surprendre ou pour prévenir, ou pour forcer l'ennemi , il ne s'écarte jamais beaucoup de son plan.

AIAMAPTANEIN, proprement, dévier, s'écarter du but, au propre : Οἱ δὲ καὶ ἀπέθανον διαμαρτόντες τῶν ἐξόδων, Xen. Anab. VIT, 4,13, ceux-là aussi périrent pour n'avoir pas trouvé les issues, Et au figuré, étre trompé ou frustré : Kai τῶν ἐλπίδων ἁπασῶν διημαρτηκότες, socr. Paneg. 26, et trompés dans toutes leurs espérances.

ἘΞΑΜΑΡΤΆΝΕΙΝ » très-rarement au propre, Manquer son coup : Παίειν τοὺς ἐναντίους δεήσει οὐδὲν φυλαττομένους, μή τι παίσαντες ἐξα-μάρτωμεν, Xen. Cyr. 1, 1,12, ἡ faudra frapper les ennemis sans craindre qu'en frappant nous ne manquions notre coup, Presque loujours au fignré, pécher : Οὐχ ἐσθ᾽ ὅ τι τούτου ἀσεδέστεpv ἐστιν οὐδ᾽ ὅ τι χρὴ μᾶλλον εὐλαδεῖσθαι πλὴν εἰς θεοὺς καὶ λόγω χαὶ ἔργῳ ἐξαμαρτάνειν, Plat. Min. 318, e, il n'est rien de plus

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impie , rien qu'on doive éviter avec plus de soin, que de pécher envers les dieux , soit en parole, soit er action.

ÀBPOTAZEIN, forme épique dérivée de l’aoriste ἀμθροτεῖν, dans Homère, s'éloigner de quelqu'un, le perdre : Αὖθι μένειν μήπως ἀδροτάξομεν ἀλλήλοιῖν, I. X, 65, reste ici, de peur que nous ne nous perdions.

ΑΔΙΚΕΙ͂Ν (ἄδικος), proprement, étre injuste : ἐγὼ γὰρ δὴ οἷμαι καὶ ἐμὲ χαὶ σὲ χαὶ τοὺς ἄλλους ἀνθρώπους τὸ ἀδιχεῖν τοῦ ἀδιχεῖσθαι χάχιον ἡγεῖσθαι, Plat. Gorg. 473, à , car je pense que moi et toi et tous les autres hommes regardent comme bien pire de commettre l'injustice que d'en étre la victime. D'où , étre coupable , avoir tort : ἀδικεῖ Σωχράτης θεοὺς οὐ νομίζων, Plat. Apol. 27, a, Socrate est coupable en ne reconnaissant pas de dieux.

ÂAITAÎNEIN, verbe poétique, qui, suivant Eustathe, a la même signification qu'apaprévew, el, suivant l'Étymologique, vient de ἄλη ; s'éloigner du droit chemin , errer; d'où , au figuré, pécher contre , offenser : ἔχ γὰρ δὴ μ᾽ ἀπάτησε καὶ ἤλιτεν, Il, IX, 375, car déjà il m'a trompé et offensé.

ÂMOIPEÏN (ἄμοιρος), proprement , ne pas avoir sa part ou ne pas participer à, expers esse ; d’où, manquer : Ô μὲν Εὔδωρος οὐδετέρους ἀμοιρεῖν οἴεται τοῦ εἰχότος, Plut. de Gener. anim. ΤῈ, 1240 , 2, Eudore pense que ni les uns ni les autres ne manquent de probabilité.

ÂMHAAKEÏN , synonyme poétique d’auæpréve et ἀ᾽ ἀποτυγχά-νειν, dans Pindare et les tragiques, perdre, être privé : ὅστις ἀρίστης ἀπλακὼν ἀλόχον τῆσδ᾽ ἀδίωτον τὸν ἔπειτα χρόνον βιοτεύσει, Eurip. Alc. 240, qui, ayant perdu cette excellente épouse, traïnera désormais l'insupportable poids de l'existence. Γνώσει γὰρ αὖθις ἀμπλαχών᾽ ἐμοὶ πιθοῦ. Eurip. Hippol. 892, car par la suite tu connaitrus ton erreur; crois-mot.

ἈΠΟΤΥΓΧΆΝΕΙΝ, au figuré, 1° ne pas réussir, être malheureux : Πλείστους γὰρ χαὶ μεγίστους ἀγῶνας ἠγωνισμένοι χατὰ θάλατταν ἐλά-χιστα μὲν ἀποτετυχήχατε, πλεῖστα δὲ χατωρθώχατε, Xen. Hellen. VI1,1,2, car ayant livré de nombreux et d'importants combats sur mer, dans très-peu de circonstances vous avez été malheu-

reux, mais dans la plupart vous avez réussi. ® Perdre : ἀλλὰ πάντων τούτων διαμαρτάνοντες τῶν τε ἀγαθῶν érorvyyévouar χαὶ τοῖς καχοῖς περιπίπτουσι, Xen. Memor. IV, 2, 27, mais se trompant en toutes ces choses , et ils perdent tous les avantages, et ils tombent dans le malheur.

ἈΤΥΧΕΙ͂Ν, proprement , πὸ pas toucher le but; d’où, ne pas obtentr, étre privé : Καὶ ἄλλα ὅσα ἂν βούλῃ, λέγων πρὸς ἐμέ, οὐκ ἀτυχήσεις, Xen. Cyr. 1, 3, 12, οἱ toutes les autres choses que tu voudras, en me le disant , tu n’en seras point privé.

ΠΛΗΜΜΕΛΕΙ͂Ν, proprement, pécher contre les règles de la mélodie, en musique; d’où , au figuré, commettre des fautes : Οἷς οἱ ἐπιστάμενοι χρῆσθαι rai τὰ ἴδια χαὶ τὰ χοινὰ καλῶς πράττουσιν, οἱ δὲ μὴ ἐπιστάμενοι ἀμφοτέρωθι πλημμελοῦσιν, Xen. Μειπογ. I, 4,12, ceux qui savent en faire ur bon usage réussissent dans les affaires privées et dans les affaires publiques ; mais ceux qui ne le savent pas commettent des fautes des deux côtés.

YIIEPBAÎNEIN , passer par-dessus, franchir, aller au delà : Κέχλετο δὲ Τρώεσσιν ἑλιξάμενος χαθ᾽ ὅμιλον τεῖχος ὑπερθαίνειν, Il. XII, 467, tourné vers la foule il exhortait les Troyens à passer par-dessus le mur. Au figuré, outre-passer, transgresser, violer : ὦτε xév τις ὑπερθήῃ nai ἁμάρτῃ, Îl. TX, 501, lorsque quelqu'un a transgressé et péché. ὑπερθάντες τὸν τῶν ἀναγχαίων ὅρον, Plat. Polit. 11, 373, ἀ, ayant dépassé la limite du nécessaire. (Θεῶν) τὰς πίστεις ὑπερθάς, Dem. in Epistol. 153, ayant violé les promesses faites au nom des dieux.

ἄμπελοσ, ον (n), cep de vigne, migne, arbre : Διασχοπῶν ἥδομαι τὰς Λημνίας ἀμπέλους εἰ πεπαίνουσιν ἤδη, Aristoph. Pac. 1161, je regarde avec plaisir si les vignes de Lemnos commencent à mitrir.

AMIIEAGN , &vos (à), terrain planté de vignes , qui se dit aussi vigne, en francais, vignoble : ἢ πεῖρα ἐδίδαξε χρήσιμον εἶναι μηδὲν σπείρειν ἐν τοῖς ἀμπελῶσι" παραιρεῖται γὰρ τὴν τροφὴν τῶν ἀμπέλων

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τὰ σπειρόμενα, χαὶ ἡ σχιὰ βλάπτει, Geopon. V,11, 1, l'expérience a enseigné qu'il était utile de ne rien semer dans les vignobles ; car ce qu'on y sème enlève la nourriture des vignes, et l'ombre leur est nuisible.

AMIIEAÏS, édos (%), petite vigne : Πρῶτα μὲν ἂν ἀμπελίδος ὄρχον ἐλάσαι μακρόν, Aristoph. Acharn. 994, je puis d'abord planter un long plant de vigne. ᾿

ἩΜΕΡΙΣ, ἰδὸς (a), vigne cultivée : Καὶ τὸ τρίτον ἡμερίδος ὄσχον, Aristoph. Acharn. 997, et en troisième lieu une branche de vigne.

ÂNAAENAPAE, δος (%°, vigne qu s'attache aux arbres, vigne grimpante : Ai ἀναὃ ενδράδες τοῖς πᾶσι χρησιμώτεραι" χαὶ γὰρ χαὶ χαλλίονα τὸν οἶνον, χαὶ μονιμώτερον xai γλυχύτερον ἀποτελοῦσι, Geoponic. IV, 1, les vignes grimpantes aux arbres sont, sous tous Les rapports, les plus avantageuses ; car le vin qu'elles donnent est meilleur, plus doux et de meilleure garde.

OÏNÂNOH, ἧς (4), proprement, fleur de la vigne ; dans les poëtes , fruit de la vigne : Οἴνα θ᾽ ἃ xabauéproy στάζεις τὸν πολύ-χαρπον οἰνάνθας ἱεῖσα βότρυν, Eur. Phœn. 236 , 6 vigne , qui distilles chaque jour le suc des grappes abondantes de ton cep tou - Jours fleuri. Dans Dioscoride , fleur de la vigne sauvage : Oiγάνθη χαλεῖται ὃ τῆς ἀγρίας ἀμπέλου χαρπός, ὅταν ἀνθῇ, Dioscor, V, D, οἰνάνθη est le nom du fruit de la vigne sauvage lorsqu'elle fleurit.

OÏNAS, δος (ἡ), suivant Hésychius, lieu planté de vigne; la vigne même dans Athénée : ἐξ οὗ βοτρυόεσσ' οἰνὰς ὑποχθόνιον πτόρθον ἀνασχομένη θαλερῷ ἐπτύξατο πήχει, 7οπ. ap. Athen. 447, depuis qu'une vigne , lançant de dessous terre sa tige garnie de grappes , en déploya les bras verdoyants.

OÏNH, rs (%), vieux mot, qui, chez les anciens Grecs, avait le méme sens qu'éurshos, vigne : Τούτου δ᾽ Οἰνεὺς ἐγένετο, χληθεὶς ἀπὸ τῶν ἀμπέλων" οἱ γὰρ παλαιοὶ ἔλληνες οἴνας ἐχάλουν τὰς ἀμπέλους, Hecatæus ap. Athen. 35, de celui-ci naquit OEnée, ainsi nommé des vignes ; car les anciens Grecs appelaient la vigne οἴνη. Οἱ δ᾽ ἐτρύγων οἴνας δρεπάνας ἐν χερσὶν ἔχοντες, Hesiod. Scut. 292 , les autres vendangeaient les vignes ayant en πεῖν des fuulx.

ANATKAZEIN. 93 OÏNÉTIEAON , ον (τό), neutre de l'adjectif οἰνόπεδος,, pris subslantivement, terrain planté de vigne, vignoble : To μὲν ἥμισυ οἰνοπέδοιο, Il. IX , 579, la moitié en vignoble. 64. Ἀναγχάζξειν, Ἐξαναγνάζειν, Βιάζεσθαι, Παραδιάζεσθαι.

ANATKAZEIN (ἀνάγχη), mettre dans la nécessité , forcer, contraindre ,ne se dit que des êtres animés et principalement au figuré : 0 πατὴρ ἐπιμελούμενος ὅπως ἀνὴρ ἀγαθὸς γενοίμην ἠνάγκασέ μὲ πάντα τὰ ὁμήρου ἔπη μαθεῖν, Xen. Sympos. 3,5, mon pére, mettant tous ses soins à ce que je fusse honnëte homme , me força d'apprendre tous les poèmes d'Homère. Platon l'emploie dans un sens philosophique, forcer de convenir, convaincre par le raisonnement : ὅτι μὲν τοίνυν ἀθάνατον ψυχή, ai ὁ ἄρτι λόγος καὶ οἱ ἄλλοι ἀναγχάσειαν ἄν, Plat. Pol. X ,611,b, ce raisonnement , et beaucoup d’autres, peuvent convaincre que l'âme est immortelle.

ÉEANATKAZEIN , chasser avec violence, employer la vivlence pour chasser : Τὴν ἀργίαν πληγαῖς ἐξαναγχάζουσιν; Xen. Memor. Π,1,16, est-ce qu'ils chassent l'oisiveté à force de coups ?

ΒΙΆΖΕΣΘΑΙ (βία), violenter, pousser avec violence, forcer, se dit aussi en parlant des choses : Εἴ τις βιάζοιτο ναῦς, Thuc. VII, 38 , si quelque vaisseau était forcé de fuir.

ΠΑΡΑΒΙΑΖΕΣΘΑΙ, composé du précédent, ne se trouve que dans des auteurs plus récents ; au propre, dans Polybe, forcer un retranchement : Παραδιασάμενοι τὸν μεταξὺ χάραχα τῶν πολεμέων εἰςέφρησαν εἰς τὴν πόλιν, Polyb. XXII, 10,7, ayant forcé le retranchement construit au-devant par les ennenus, ils se Jetérent dans la ville. Au figuré dans Plutarque : Τὴν αἵρεσιν αὐτῶν ἐλέγχομεν τὰς χοινὰς ἐχστρέφονσαν ἡμῶν χαὶ παραθιαζομένην ἐννοίας, Plut. de Commun. notit, 11, 1078, ε΄, nous convainquons leur secte de détourner et de forcer nos notions communes.

65. Avairios, χαχος, ἄμεμπτος, Αμύμων, Auountos, Αμωμος, Ἀναμάρτητος » Ἀνέγκλητος ,) Ἀνεξέλεγχτος., Aventτίμητος, Ἀνεπίκλητος, Ἀνεπίληπτος.

ÂNAÏTIOZ (6, ἡ), d'&, et αὕτιος, qui n’est pas cause de quelque chose : Éxrop ἐπεί τοι θυμὸς ἀναίτιον αἰτιάασθαι, Il. XIII, 775, Hector, puisque ton intention est d'accuser un ἱπποσθηΐ.

ÂKAKOE (6,%), qui ne fait point de mal, non méchant, sans malice , simple : Καὶ προσποιούμενος ἄχαχος εἶναι, ἐξηπάτησε τοὺς διχαστάς, Demosth. in Everg. 1153, 10, et se faisant passer pour un homme incapable de faire le mal, il est parvenu à tromper les juges. Dans les Septante, innocent , doux : Ἐγὼ δὲ ὡς ἀρνίον ἄκαχον ἀγόμενον τοῦ θύεσθαι, Jerem. 11, 19, pour moi, comme un agneau plein de douceur qu'on porte pour en faire une victime. Ἴ

ΑΜΕΜΠΤΟΣ (ὃ, ὁ), rréprochable : Οὐχ ἀμέμπτους μόνον, ἀλλὰ χαὶ θαυμαστοὺς ὑμᾶς αὐτοὺς ἐδείξατε, Dem. de Coron. 63, vous vous êtes montrés non-sculement irréprochables mais même admirables.

ΑΜΥΜΩΝ, ονος (ὃ, ἡ), poétique, sans reproche, d’où, parfait, accompli, épithète des héros et d’Andromaque dans l'Iiade : ἕχτωρ δ᾽ ὡς οὐχ ἔνδον ἀμύμονα τέτμεν ἄχοιτιν, Il VI, 374, mais comme Hector ne trouva pas dans le palais son épouse accomplie.

ÂMGMHTOE (6, ὁ), forme poétique, irréprochable : Βουλῇ Πουλυδάμαντος ἀμωμήτοιο πίθοντο, Il. XII, 109 , ds suivirent le conseil de l'irréprochable Polydamas.

ÂMAMO: (ὁ, ἡ), synonyme poétique ἀ᾿ ἀμύμων, mais plus récent, dans Théocrite : Täy οὐδ᾽ ἄν τις ἄμωμος, ἐπεὶ χ᾽ ἔλένᾳ παρισωῃῇ, Theocr. 18.25, aucune n'est parfaite lorsqu'on la compare à Hélène.

ἈΝΑΜΆΡΤΗΤΟΣ (ὁ, ἡ), qui n'a pas manqué, qui n'a pas tort : ὅτι μὲν τοίνυν ὃ Χαρίδημος οὔτε τῶν ἀναμαρτήτων ἐστὶ πρὸς ὑμᾶς οὔτε τῶν ἵνα μὴ τι πάθωσι ταῦτα εὑρισχομένων, ἐάσω. Dem. in

Aristocrat. 661, 25, que Charidème ne soit pas du nombre de

ceux qui n'ont point de torts envers vous, ni de ceux qui ont inventé ces choses pour prévenir tout événement , JY consens.

ÂNÉTKAHTOE (6, ñ), dont on ne se plaint pas, où que l'on ne peut accuser : Ῥῶν τε γραφέντων περὶ ἁρπάλου μόνα τὰ ἐμοὶ πεπραγμένα ἀνέγχλητον πεποίηχε τὴν πόλιν, Dem, Epist. 2, 1470, 22, de tous les décrets portés au sujet d'Harpalus le mien est le seul qui ait mis la ville à l'abri de toute accusation,

ÂNEZÉAETKTOZ (6, #), qui n’est pas ou ne peut pas être convaincu, exempt de reproche : ὅτι τὸν χατηγορήσοντα τῶν ἄλλων χαὶ πάντας χρινοῦντα αὐτὸν ἀνεξέλεγχτον ὑπάρχειν δεῖ, Dem. in Aristog. 782, 3. que celui qui doit accuser Les autres et Juger tout Le monde doit lui-même être exempt de reproche.

ÂNENITÉMATOZ (6, #), qui n’est pas ou ne peut étre taxé, ou censuré, ou blâmé, non-blémable : Διὸ δεῖ σὲ τε τῶν ἐπαίνων ἄξιον εἶναι δόξαντα κἀμὲ τῆς σῆς φιλίας ἀνεπιτέμητον εἶναι, Dem. Erotic. 1417, 12, c’est pourquoi il faut que toi, d'un côté, tu paraisses digne de ces éloges, et que moi du mien je ne praraisse pas digne de bläme à cause de ton amitié.

ÂNEI{KAHTOZ (ὁ, ἡ), qui n'est pas appelé où accusé : ὡς δ᾽ αὕτως ἑκάστῳ τῶν ἄλλων ἀρχόντων ἀνεπίχλητον αὐτὸν ὄντα, ἐπιμελεῖσθαι χαὶ τῶν ὑφ᾽ αὑτῷ ἀρχόντων, Xen. Cyr. H, 1, 16, purs [il en- Joignit] de même à chacun des autres chefs de veiller aussi , étant lui-même irréprochable , sur ceux qui commandent sous lui.

ÂNENIAHNTOE (6, a), trrépréhensible : Où δ᾽ ἂν αὖ ἐν τοῖς τελείοις διαγένωνται ἀνεπίληπτοι, οὗτοι τῶν γεραιτέρων γίγνονται, Xen. Cyr. 1,92, 15, εἰ, d'autre part , ceux d'entre les hommes faits qui ont vécu trrépréhensibles, ceux-là viennent au rang des vieillards.

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