ἀνατολή, Error
ÀNATOAH, ἧς (4), est seulement le Æver du soleil , suivant les grammairiens; cependant on le voit dans Platon pour tous les astres : Δύσεώς τε vai ἀνατολῆς ἡλίου χαὶ τῶν ἄλλων ἄστρων, Plat. Politic. 269 , a, du lever et du coucher du soleil et des autres astres. Quelquelois seul par ellipse, comme en francais, le levant , Vorient : ἀπ' ἀνατολᾶς ἐπὶ δύσιν, Tim. Locr. 96, ἃ, du levant au couchant. Plus souvent au pluriel : ἀπὸ τῶν ἀνατολῶν ὡς πρὸς τὰς δύσεις, Polyb. ΠῚ, 37,6, du levant au couchant.
ἐπιτολή, ἧς (4), lever d’un astre ou d’une constellation : Où θύννοι χαὶ ξιφίαι οἰστρῶσι περὶ Κυνὸς ἐπιτολῆν, Aristot. Hist. anim. ΝΠ, 19, es thons et les espadons sont tourmentés du taon au lever du Chien. Et plus élégamment au pluriel : Kai ἐπειδὴ πᾶν ἐξείργαστο περὶ Ἀρχτούρου ἐπιτολάς, Thuc. Il, 78., et lorsque tout fut achevé au lever d’Arcturus. Cette distinction , observée peut-être par les anciens auteurs, a été méconnue par la suite, comme on le voit par l'exemple cité de Platon, et par celui-ci d’Aristote, qui se sert aussi d'avaro)f en parlant des coustellations : Διὸ περὶ ὠρίωνος ἀνατολὴν μάλιστα γίνεται νηνεμία, Aristot, Meteorol. 11, ὃ, 2, c’est pourquoi au lever d'Orion surtout les vents se calment. Suivant d’autres (Schol. Arat. 137) ἀνατολή est le lever d’une constellation entière, et ἐπιτολὴ le lever de l'étoile principale d’une constellation, comme l’Arcturus appartenant au Bouvier, ou les Pléiades au Taureau; enfin, selon d’autres encore, ἐπιτολή se dirait du lever de la constellation qui en suit immédiatement une autre.
98 ANAPEIA 70. Ἀνδρεία, Ἀνδρειότης, Ανδραγαθία, Ανδραγάθημα.
ÂNAPEÏA ou ANAPÎA , ας (Ὁ), Δ᾽ ἀνήρ, répond à la signification de fortitudo , quoique sa formation soit analogue à celle de wirtus en latin ; force mâle ou virile ; d'où , seulement au figuré , force morale, courage , ainsi défini par Platon : ἀνδρία ἕξις ψυχῆς ἀκχί-γητος ὑπὸ φόδον, Defin. 412, a, état de l'âme inaccessible à la crainte. Et par Aristote : Περὶ φόδους χαὶ θάῤῥη ἀνδρία μεσότης, Aristot, Ethic. Nic. 1,7, le couragetient le milieu entre la peur et l'audace.
ÂNAPEIOTHE, ἡτος (ἡ) 4᾽ ἀνδρεῖος, proprement, virilité, wirilitas, état ou caractère d'homme , courage : Où γὰρ δόξης ὁρῶ δεομένους ὑμᾶς εἰς ἀνδρειότητα, ἀλλὰ σωτηρίας, Xen, Anab. ΥἹ,ὅ, 14, car, je le vois, ce n’est pas la gloire qui vous manque pour faire preuve de courage , mais le salut.
ÂNAPATAOÏA, ας (ἡ), composé d’&%p, et dont la formation est plus moderne; suivant les grammairiens, ἀνδρεία est la force physique , tandis φυ᾽ ἀνδραγαθία est la force morale. Mais on peut douter de la justesse de ectte observation , et d’autres différences se font remarquer dans les auteurs qui ont employé ces deux mots; ἀνδραγαθία .paraît plutôt exprimer une vertu pra uique , qualité ou conduite de l'homme de cœur, quelquefois spécialement à la guerre, dans Xénophon , bravoure, courage : Où ἕνεχά qua χρῆναι νῦν ἐπιτεθῆναι ὑμᾶς εἰς ἀνδραγαθίαν, ὅπως τῶν τε ἀγαθῶν ἢ ἄριστον καὶ ἥδιστον ἀπολαύσωμεν, Χεπ. Cyr. 1Π|,8, 55, je soutiens donc que nous devons redoubler de courage ; afin de nous assurer les jouissances les plus nobles et les plus douces. Quelquefois, dans un sens plus étendu, qualité de l'homme de bien, vertu en général, dans Xénophon et Isocrate : Καὶ ταύτας προειλόμην τῶν ἡδονῶν οὐ τὰς ἐπὶ τοῖς ἔργοις μηδεμίαν τιμὴν ἐχούσας, ἀλλὰ τὰς ἐπὶ ταῖς δόξαις ταῖς δι᾽ ἀνδραγαθίαν γινομένας, Isocr. Nicocl. 8δ, εἰ parni les plaisirs j'ai choisi, non pas ceux qui naissent des actions qui ne rapportent aucun honneur, mais ceux qu'on trouve dans la gloire, fruit de la vertu. 11 a été pris au pluriel, dans un seus plas rapproché d'évdpayéünue , par des auteurs plus récents : Εἰ δ᾽ ὕστερον ταῖς ἀνδραγαθίαις ὑπερθάλοντο
ἌΝΕΜΟΣ. 99 τὰς ἀτιμίας, εἰς τὴν προὐπάρξασαν παῤῥησίαν ἀποχαλίστα, Diod. Sie. 1,78, mais si par la suite leurs belles actions dépassatent leur infamie, elle [la loi] les rétablissait dans leur ancienne franchise.
ÀNAPATA@HMA , ατος (τόν, verbal ἀ᾽ ἀνδραγαθέω, et de formation plus moderne, acte de courage , belle action , exploit ; haut fait : Év δὲ ταῖς τιμαῖς τῶν ἀνδραγαθημάτων δαψιλὴς φαινόμενος περὶ τὰς τιμωρίας ἐμετρίαζε τῶν ἁμαρτημάτων; Plut. Sertor, 10, se montrant libéral duns les récompenses accordées aux belles actions , il était modéré dans la punition des fautes.
71. ἄνεμος, Aupa, Μαψαῦραι, Afrns, Αὐτμή, Ovoos, Πνεῦμα, Πνοή.
ἌΝΕΜΟΣ, ον (0), ἀ᾽ἄημι, vent, en général : Εἰσὶ δέ τινες οἵ φᾶσι τὸν χαλούμενον ἀέρα, κινούμενον μὲν καὶ ῥέοντα ἄνεμον εἶναι, Arist. Meteor, 1. τῷ, ἃ, ἐγ en a qui disent que le vent est un courant de ce que l’on appelle l'air mis cn mouvement.
AYPA, ας (ἢ), ἄημι, proprement, le vent du matin, vent doux : Τῆμος δ᾽ εὐχρινέες τ᾿ αὖραι nai πόντος ἀπήμων, Hesiod. Oper. 11, 288 , alors que les vents sont doux et purs, et La mer favorable. On le trouve aussi dans les prosateurs : Καὶ εἰ μὲν αὖρα γέροι, θέοντες ἅμα ἀνεπαύοντο, Xen. Hellen. VI, 2, 17, si le vent était favorable , tout l'équipage reposait en avançant.
MAWAŸPAI, ὧν (ai), vents légers dans Hésiode : Ai δ᾽ ἄλλαι μαψαῦραι ἐπιπνείονσι θάλασσαν, Hesiod. Theog. 872, les autres vents légers soufflent sur mer. Suivant le scholiaste, Hésiôde donne ce nom aux vents appelés par les Grecs Καιχίας, qui souflait du levant d’été suivant Aristote (Meteor. 11, 6), et Θραzias, ou vent de Thrace.
AHTHE, ov (Ὁ) (mm), proprement, qui souffle, dans les poëtes : ὄρσασ᾽ ἀργαλέων ἀνέμων ἐπὶ πόντον ἀήτας, [l. XIV,254, ayant élevé sur la mer le souffle des vents cruels, Par extension, ou par ellipse d'avéuou où ἀνέμων, il se prend pour le vent même : Οἱ γὰρ ποιηταί που τὰ πνεύματα ἀήτας χαλοῦσιν, Plat. Crat. 410,
b, car les poëles appellent les vents ἀῆται. Eicüre ναντέων θυμὸς
400 ANHP.
roro χαὶ ἐπιπνεύσωσιν aürat, Od. NX, 139 , jusqu'a ce que le courage revienne aux matelots , et les vents soufflent favorables.
AŸYTMH, ἧς (4), poétique, souffle, air, vent d'un soufflet : φῦσαι δ᾽ ἐν χοάνοισιν ἐείχοσι πᾶσαι ἐφύσων παντοίην εὔπρηστον ἀὐτιαὴν ἐξανιεῖσαι, Il. XVIIT, 471, dans les forges vingt soufflets soufflaient ensemble, exhalant un air inflammable. Exhalaison , vapeur, odeur : ἔμπης ἐς γαῖάν τε καὶ οὐρανὸν ἵχετ᾽ ἀὐτμῇ,, Il. XIV, 174, l'odeur s'en répandit sur toute la terre et jusqu'au ciel.
OŸPOE , ον (é), vent favorable , vent en poupe, vent arrière : Εἴματά + ἀμφιέσω, πέμψω δὲ τοι οὖρον ὄπισθεν, Od. V, 167, je te donnerai des habits et je t'enverrai un bon vent arrière. À) ὧσπερ ἐν νηὶ διαπονεῖσθαι, ἕως ἂν εἰς οὖρον χαταστῶσιν, Nen. Hellen. , 3. 31. mais [il faut] comme dans un vaisseau manœuvrer Jusqu'à ce qu'on ait obtenu un vent favorable.
ΠΝΕΥ͂ΜΑ, ατος (τό), de rvéw, proprement, souffle, haleine : Πνεύματα ἀνέμων ἐμπίπτοντα, Herodot. VII, 16, souffles des vents déchaïnés. ἔστι δὲ πνεῦμα ῥύσις συνεχὴς ἐπὶ μῆκος ἀέρος, Aristot. Meteor. 1V, 9, 33, le souffle est un courant d'air continu en étendue, Par extension, ou plutôt par ellipse d'évéuou, le vent même , dans les poëtes et les prosateurs : Hy αἰεὶ κατὰ πρύμναν ἱστῆται τὸ πνεῦμα, Thuc. IT, 97, st le vent est toujours en poupe. Δεινῶν + ἄημα πνευμάτων ἐχοίμισε στένοντα πόντον, Soph. Ajac. 674, et Le souffle des vents déchaïnés endort la violence de la mer qui gronde.
ΠΝΟΙ͂Ι, ἧς (ä), aussi verbal de πνέω, mais plus ancien que πνεῦμα, se trouve déjà dans Homère et seulement dans les poëtes : To δὲ τε πνοιαὶ δονέουσι παντοίων ἀνέμων, IL XVIT, 55, et des souffles de tous les vents s'agitent. Pour le vent même : Παταγεῖ δ᾽ εὑρεῖα θάλασσα, κοπτομένη πνοιαῖς, Theocr. Id. XXI, 16, εἰ da vaste mer mugit.sous le choc des vents.