‹ Synonymes grecs, recueillis dans les écrivains des différents ages de la littérature grecque et expliqués d'après les grammairiens, l'étymologie et l'usage avec des exemples tirés des meilleurs auteurs grecsChapitre 26 sur 105 · ἄνθρωπος ᾿ Ἀνήρ, Dos, Βροτός, Ἐπιχθόνιος, Θνητός · texte numérisé non relu

ἄνθρωπος ᾿ Ἀνήρ, Dos, Βροτός, Ἐπιχθόνιος, Θνητός

ΑΝΘΡΩΠΟΣ, ον (ὁ), homme en général, et en parlant des deux sexes, comme en latin Lomo ; on le trouve aussi absolument pour un homme que rien ne distingue du commun , Aomme ordinaire, Quelquefois même il emporte une idée de mépris; ainsi, dans Xénophon , on le voit opposé à ἀνήρ : ἂν δὲ τοῦτο ἀνάσχησθε τἄλλα καὶ αἰσχύνεσθαί μοι δοκῶ, οἵους ἡμῖν γνώσεσθε τοὺς ἐν τῇ χώρᾳ

ὄντας ἀνθρώπους " ὑμῶν δὲ ἀνδρῶν ὄντων ,.... Xen, An. 1,7, 4, si

vous soulenez cela , vous verrez du reste , οἱ Je crois que nous devons en rougir, quelle espèce d'hommes nous sommes en ce pays; mais vous, si vous les des hommes de cœur...

ΑΝΗ͂Ρ, ἀνδρός (Ὁ), homme, mâle, vir; dans le style soutenu il signifie absolument celui qui se distingue par un grand courage où par les autres qualités que l’homme doit posséder; homme de cœur : à φίλοι ἀνέρες ἔστε, Il. NV, 529, O amis, soyez hommes. y νῦν Ὑ ἐγὼ μὲν οὐχ ἀνήρ, αὕτη δ᾽ ἀνὴρ, Soph, Antiy. 491, maintenant ce n’est plus moi, c'est elle qui est vraiment un homme. D'où, en général, on peut le traduire dans le style épique par guerrier : Πρῶτος δ᾽ Avrüoyos Τρώων ἕλεν ἄνδρα χορυστήν, ΠΡΊΝ, 457, Antiloque le premier renversa parmi les Troyens un guerricr armé du casque. Quelquefois ἀνήο se met comme wir, en latin, avec emphase. Il est souvent employé par les orateurs grecs comme simple formule de politesse ou pour capter la bienveillance des auditeurs ; ainsi Démosthène se sert souvent de cette formule Jlouangeuse, tout en faisant entendre aux Athéniens de dures vérités, comme dans ce passage : Δυσχόλον δ᾽ ὄντος φύσει καὶ χαλεποῦ τοῦ βουλεύεσθαι, ἔτι πολλῷ χαλεπώτερον ὑμεῖς αὐτὸ πεποιήχατε, ὦ ἄνδρες ᾿Αθηναῖοι" οἱ μὲν γὰρ ἄλλοι πάντες ἄνθρωποι πρὸ τῶν πραγμάτων εἰώθασι χρῆσθαι τῷ βουλεύεσθαι, ὑμεῖς δὲ μετὰ τὰ πράγματα, Dem. de Pac. 1, délibérer étant de sa nature une chose difficile et embarrassante, vous l'avez rendue plus embarrassante encore , 6 citoyens athéniens ; en effet, tous les autres hommes ont coutume de délibérer avant d'agir, mais vous, vous le faites après avoir agi. Enfin il se trouve quelquefois dans ce sens cmpbatique , méme en mauvaise part : ἦν δὲ τις ἐν μνηστῆρσιν ἀνήρ, ἀθεμίστια εἰδώς, Κτήσιππος δ᾽ ὄνομ᾽ ἔσχε, Od, XX, 287, il y avait parmi les prétendants un homme habile dans lu science du mal, Ctésippe était son nom.

DÉS, ωτός (ὁ), de φημί, synonyme poétique εἰ ἀνήρ, homme, guerrier, dans Homère et les tragiques : ἀλλὰ μετ᾽ αὐτοὺς ἦλθε rabais φωτὶ ἐοιχώς, Il. XIV, 136, πιαΐς il alla vers eux ayant pris les traits d'un vieux guerrier. Πονηροῦ φωτὸς ἡδοναὶ χαχαί, Eur. Iphig. A, 387, les plaisirs du méchant sont méchants comme lui,

106 ANTATONISTHS.

BPOTOE, οὔ (ὁ, ὁ)», humain, mortel, en grec comme en français se prend dans le style poétique comme substantif, par ellipse du mot homme , quelquefois exprimé et souvent sous-entendu : Κείνοισι δ᾽ ἂν οὔτις τῶν, où νῦν βροτοί εἰσιν ἐπιχθόνιοι, μα-χέοιτο, Π.1, 271, mais nul des mortels qui sont aujourd’hui sur la terre ne les combattrait. ἵν' ἀθανάτοισι φόως φέροι ἠδὲ Bpoτοῖσιν, Il. XIX, 2, pour apporter la lumière aux immortels et aux humains. Platon a aussi employé ce mot poétique : Διέλθω-μεν δὴ τὴν εὐδαιμονίαν τοῦ τε ἀνδρὸς καὶ τῆς πόλεως ἐν ᾧ ἂν ὁ τοιοῦτος βροτὸς ἐγγένηται, Plat. Pol. VIII, 566, ἀ, parlons maintenant du bonheur, et de cet homme, et de la ville dans laquelle un pareil mortel existerait.

ἘΠΙΧΘΟΝΙΟΣ (ὁ, ἡ)» qui est'sur terre, terrestre , est quelquefois pris au pluriel dans les poëtes comme substantif, par ellipse d’év6pwrot pour les humains , par opposition à ἀθάνατοι, immortels : Τεύξουσι δ᾽ ἐπιχθονίοισιν ἀοιδὴν ἀθάνατοι χαρίεσσαν, ἐχέφρονι Πηνελοπείῃ, Θά, XXIV, 197, les immortels feront en l'honneur de la sage Pénélope des chants qui charmeront les mortels.

ONHTOE, ἡ, ὁν (θνήσχω), sujet à la mort, mortel; dans les poëtes est quelquefois pris comme substantif par ellipse ἀ᾽ ἄνθρωπος on ἀ᾽ ἀνήρ : Εἰ δὴ σφὼ ἕνεκα θνητῶν ἐριδαίνετον ὥδε, Il. 1, 574, si tous deux vous vous querellez ainsi pour des mortels. Καχόν “15 θνητοῖς τὸ νέον, Eur. Androm. 184 , certes la jeunesse est une mauvaise chose pour les mortels.

ΑΝΤΑΡΩΝΙΣΤΗ͂Σ, où (δ), antagoniste, adversaire en général, émule dans toute espèce de concurrence : ἐὰν δὲ ἀνταγωνιστὴν γυ-μναστιχῆς à μουσικῆς ἢ τινος ἀγῶνος ἑτέρου διαχωλύῃ τις βίᾳ μὴ παραγίἡνεσθαι, Plat. Legg. XW,955, a, οἱ quelqu'un emploie la violence pour empécher son antagoniste d'assister au concours de gymnastique , ou à celui de musique, ou à tout autre.

ANTIBIOZ (ὁ, ἡ) (βία), poétique, qui emploie la violence, op posé avec violence ; d’où, violent, ennemi : Καὶ γὰρ ἐγὼν ἀχι-

λεύς τε μαχησάμεθ᾽ εἵνεχα χούρης ἀντιδίοις ἐπέεσσιν, 1.11, 378 , car

ANTPON. 107

Achille et moi, pour une jeune fille, avons fait assaut de violentes paroles. :

ἈΝΤΊΔΙΚΟΣ (ὁ, ἡ) ( δίκη), partie adverse, adversaire contre lequel on plaide τὸς ἦν ἐπὶ τοῖς τῶν ἀντιδίχων πράγμασιν, Demosth. in Theocrin. 1327, 24, qui était l'homme d'affaires de mes adversaires.

ANTINIAAOZ (ὁ, ἢ) (ἀντέ, πάλῃ), proprement, adversaire à la lutte. Par extension , ennemi à la guerre : Βάλλοντες αὐτοὺς χαὶ ro ξεύοντες μάλα χαχῶς ἐποίουν οἱ γυμνῆτες τῶν ἀντιπάλων, Men. Hell. 1V,2, 14, à coups de traits et de flèches les troupes légères des ennemis leur faisaient beaucoup de mal, ὁρῶ γὰρ ἡμῖν ἀντιπάλους προσιόντας οἷς ἡμεῖς, εἰ ὥδε στρατευσόμεθα,, οὐ δυνησόμεθα μάχεσθαι, Xen. Or. NI, 1, 13, car je vois s'avancer contre nous des adversaires contre lesquels nous ne pourrons combattre si nous suivons celte tactique.

ANTITEXNOS (ὃ, ἢ), de τέχνη, concurrent dans toute espèce d'art ou de profession, et encore celui qui emploie les mêmes machinations , les mêmes artifices que son concurrent pour le traverser : Ποιηταὶ μὲν οὖν ὑμεῖς, ποιηταὶ δὲ χαὶ ἡμεῖς ἐσμεν τῶν αὐτῶν, ἀντίτεχνοί τε χαὶ ἀνταγωνισταὶ τοῦ καλλίστου δράματος, Plat. Legg. NII, 817, b, vous êtes donc poëtes, mais nous, nous sommes poêtes aussi sous le même rapport , vos rivaux d'art et vos antagonistes dans ce magnifique drame.

ΑΝΤΙΤΥΠΟΣ (ὃ, ἡ) (τύπτω), qui repousse, qui répercule, dur, qui porte l'empreinte d’une chose opposée, qui en reproduit la figure ; dans le sens passif, répété par l'écho : Παρ’ & στό-νον ἀντίτυπον ἀποχλαύσειεν, Soph. Philoct. 694, à qui il pitt faire entendre ses gémissements répétés par les échos.

Α͂ΝΤΡΟΝ, ov (ré), antre, cavité naturelle : Καρπαλίμως δ᾽ εἰς ἄντρον ἀφιχόμεθ᾽ οὐδέ μιν ἔνδον εὕρομεν, Od. IX, 216, cependant d'une marche rapide nous arrivämes à l'antre et nous ne l'y trouvämes pas.

ΣΠΕΟΣ, 0 (τό), Eustathe et l'Étymologique dérivent ce mot

de σδέω, à cause de l'obscurité qui y règne, et les modernes de σπάω, ce qui lui donnerait le séns de rupture, crevasse dans une montagne ; d'où, grolte, caverne, specus, cavilé artilicielle ou faite de main d’homme, et pour servir d'habitation ; ainsi Homère s’en sert en parlant des demeures des nymphes et des dieux marins, et surtout de la grotte qui servait de retraite à la déesse Calypso : Τὸν δ᾽ οἷον νύμφη πότνι᾽ ἔρυχε Καλυψώ, δῖα θεάων ἐν σπέσσι γ)αφυροῖσι, Od. 1, 14, seul l'auguste nymple Calypso le retint dans ses grottes profondes. Plus loin (Od. V, 57) il décrit les merveilles que la nature et l’art avaient rénnies pour embellir cette grotte et en faire un palais digne d’une déesse, Il est à remarquer que dans l'Odyssée le poëte ne se sert que trés-rurement de σπέος, mais presque toujours d'évrpov, en parlant de l’antre de Polyphème.

ΣΠΗ͂ΛΥΓΞ, γος (1), dérivé plus récent, et dont les Latius ont formé spelunea ; dans Théocrile et dans Lucien. Théocrite s’en sert en parlant de l’antre de Polÿphème : Kai σπήλνγγα φυγὼν Socio Κύχλωπος, Theocr. Id. XNT,53, et échappé de la caverne du cruel Cyclope.

ΣΠΉΛΑΙΟΝ, ον (ré), autre dérivé et synonyme de σπέος, dans Lucien et dans les Septante : Καὶ τὸ σπήλαιον αὐτὸ ἀνεστρέφετο, Luc. Mar. dial. 2 , et l'antre même était renversé. Θάψετέ ue μετὰ τῶν πατέρων μὸν ἐν τῷ σπηλαίῳ ὅ ἔστιν ἐν τῷ ἀγρῷ Éppu τοῦ Xerταίον, Gencs. 49, 29, ensevelissez-moi avec mes pères dans la caverne double qui est dans le champ d "Éphron Héthéen.

ZHPATE, αγγος (4), trou, fente de rocher : Περὶ δὲ τὰς σήραγγας τῶν πετριδίων τήθνα χαὶ βάλανοι, καὶ τὰ ἐπιπολάζοντα, οἷον αἱ λεπώδὲς καὶ οἱ νηρῖται, Aristot. Hist. An. V, 15, les téthyes, les glands et les coquillages qu’on trouve à fleur d'eau, tels que les lépas εἰ les nérites, se forment auprès des trous des petites roches. Dans Théocrite, tannière d'un lion : ἤτοι ὁ μὲν σήραγγα προδείελος ἔστιχεν εἰς ἦν, Theocr. Id. XXV , 222, vers le coucher du soleil il retournait à sa tanniére.

ΧΑ͂ΣΜΑ, ατὸς (τό), de χαίνω, ouverture, hiatus, gouffre béant : Oubpou δὲ πολλοῦ γενομένον χαὶ σεισμοῦ ῥαγῆναί τι τῆς γῆς χαὶ

γενέσθαι χάσμα χατὰ τὸν τόπον ἧ ἔνεμεν, Plat. Pol. 11,359, b,

AZIA. 109 après une grande pluie el une violente secousse de la terre déchirée , il se forma unc profonde ouverture dans le lieu même où il faisait paitre son troupeau. (Voy. Cicer. Offic. ΟΧῚ, 9.)

XHPAMOS, οὔ (Ὁ), creux, trou dans un rocher : ὥστε πέλτια ñ pa θ᾽ ὑπ᾽ ἴρηχος χοίλην εἰσέπτατο πέτρην, [l. XXI, 495, comme une colombe qui, poursuivie par le vautour, vole dans le creux d'un rocher.

LE 7 + PT ἦν 11. Αξία, Αξίωσις, Ἀξίωμα.

ΑΞία, 45 (ἢ), féminin ἀ ἄξιος, pris comme substantif par ellipse, estimation : Τὴν δὲ δὴ τῆς βλάδης ἀξίαν εἴτε διπλῆν εἴτε τριπλῆν εἴτε χαὶ τετραπλασίαν, οἱ χαταψηφισάμενοι διχασταὶ ταττὸν-τῶν, Plat. Legg. IX, 870, ἀν, que les juges après avoir délibéré réglent l'estimation du dommage soit double, soit triple, soit même quadruple, Au figuré , dignité : Toy γὰρ λόγον δεῖ τῆς ἀξίας τῆς ὑμετέρας ἐγγὺς εἶναι, μὴ τῆς τοῦ λέγοντος, Dem. de Syntax. 171, 13, car le discours doit étre conforme à votre dignité et non à celle de l'orateur.

AZIQSIE, εὡς (4), ἀ᾿ ἀξιόω,, action de juger digne , dignatio : Τάλαντον ἀργυρίου ἔχάστ' δωρεὴν δίδωμι τῆς ἀξιώσιος εἵνεχα τῆς ἐς ἐμεῦ γῆμαι, Herodot. VI, 130, je donne à chacun un talent d'argent en récompense de l'honneur qu'ils m'ont fait en recherchant une alliance dans ma maison. Dans Thucydide, prétention à une dignité, où il diffère ἀ᾽ ἀξίωμα, qui est la dignité obtenue : Κατὰ δὲ τὴν ἀξίωσιν, ὡς ἕκαστος ἔν τῷ εὐδοχιμεῖ οὐχ ἀπὸ μέρους τὸ πλεῖον ἔς τὰ χοινὰ ὃ ἀπ᾿ ἀρετῆς προτιμᾶται" οὐδ᾽ αὖ χατὰ πενίαν, ἔχων δὲ τι ἀγαθὸν δρᾶσαι τὴν πόλιν, ἀξιώματος ἀφανείᾳ χεχώλυται, Thuc. 11, 37, quant à la prétention aux dignités, chacun, selon le genre dans lequel il se distingue, obtient pour les fonctions publiques une préférence accordée moins au rang qu'au mérite, Et, d'un autre cûté, celui qui, quoique pauvre, peut rendre quelque service à l'état, n'en cst point empéché par l'obscurité de son ranx. ἀξίωσις a été plus tard confondu avec ἀξίωμα : ἡμῖν μόνοις ὑποχαταχλίνουται τῆς ἀξιώσεως ἔχόντες, Dion. Hal. Ant, Rom. NY, 71, pour vous seuls ils cédent volontairement leur dignité.

ΑΞίωμα, ατος (τό), autre verbal ἀ᾽ ἀξιόω, qui exprime la dignité obtenue, comme on l'a vu plus haut dans l’exemple cité de Thucydide ; d’où, rang ou honneur, mérite, considération, gloire : ὥμως ἡὰρ δὴ πρὸς γε τὰς ἄλλας τέχνας χαίπερ οὕτω πραττοῦσὴς ψιλοσογίας τὸ ἀξίωμα μεγαλοπρεπέστερον λείπεται, Plat. Polit. VI, 495, d, cependant quoique la philosophie soit ainsi traitée, il lui restera pourtant en comparaison des autres sciences un rang bien plus magnifique. Ed ἴσθ᾽ ὅτι, εἴ τι ἐμοῦ ἐχήδον, οὐδενὸς ἄν οὕτω με ἀποστερεῖν ἐφυλάττου ὡς ἀξιώματος χαὶ τιμῆς, Xen. Cyr. V, 5, 34, tu sais bien que si tu avais le moindre souci de mot, tu te garderais bien de rien m'ôter ainsi de ma dignité et de mon autorité.

ΑΞΩΝ, ονος (ὃ), ἀ᾽ ἄγω, proprement, 4xE ; d'où , tout ce qui tourne sur un axe, et, dans un sens spécial, principalement au pluriel , ATONES , ὧν (oi), tables de bois carrées οἱ tournant sur pivot, sur lesquelles les lois de Solon étaient inscrites; d’où , par extension, on appela à Athènes ἄξονες les lois mêmes. Le singulier se trouve dans Démosthène : ὡς ἐν τῷ ἄξονι ἀγορεύει, Dem. in Aristocrat. 629 , 21, comme [le législateur le] dit dans la table des lois.

KŸPBEIZ, εν (oi), colonnes triangulaires en forme de pyramides, sur lesquelles étaient inscrites les lois particulières, l’indication des sacrifices et des fêtes publiques et autres solennités : Γράψαντας ἐν χύρθεσι τισὶ χαὶ στήλαις, τὰ δὲ vai ἄγραφα πάτρια θεμένους ἔθη, Plat. Politic. 298, d, ayant inscrit sur des tables et des stèles ces [lois] et ayant institué ces coutumes qu'ils avaient reçues non écrites de leurs pères. Aristophane se sert du singulier ΚΥ͂ΡΒΙΣ au figuré : Τοῖς ἀνθρώποις τ᾽ εἶναι δόξω... εὑρεσι:-πῆς περίτριμμα διχῶν, χύρϑις, Aristoph. Nub. 447, je passerai aux yeux des hommes pour... un forgeur de paroles , un vieux chicaneur, un pilier de tribunaux. Quoique les témoignages nombrenx, mais très-obsceurs, des grammairiens puissent prouver la différence qui a existé entre ces deux mots, on voit par le passage suivant de Plutarque que du temps même d’Aristote on avait con-

ἈΠΑΡΑΣΚΕΥΌΣ, ATATAN 111 foudu leur signification : ἰσχὺν δὲ τοῖς νόμοις πᾶσιν εἰς ἐχατὸν ἐνιαυ-τοὺς ἔδωχε, χαὶ χατεγράφησαν εἰς ξυλίνους ἄξονας ἐν π)αισίοις rep χουσι στρεφομένους" ὧν ἔτι #40" ἡμᾶς ἐν Πρυτανείῳ λείψανα μιχρὰ διεσώζετο, χαὶ προσηγορεύθησαν, ὡς ἀριστοτέλης past κύρδεις, Plut. Solon. 25, il donna à toutes force de loi pendant cent arts , et elles furent inscrites sur des tables carrées tournant sur des axes de bois. Encore de nos jours quelques restes en sont conservés dans le Prytanée. Elles furent aussi, comme le dit Aristote, surnommées χύρθδεις.

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