Ârapdsnevos, Απαρασχεύαστος
ἈΠΑΡΑΣΚΕΥΟΣ (6, ἡ), qui n'a pas fait de préparatifs, s'entend activement : ἀπαράσκενοι χαὶ ἄποροι ἐς τὸν πόλεμον χαθέσταντο, Thuc. 1, 99, ils entreprirent la guerre sans préparatifs ct sans ressources,
ἈΠΑΡΑΣΚΕΥ͂ΑΣΤΟΣ (ὁ, ἡ), se prend dans un sens passif, non préparé, pris au dépourvu, surpris : Προσπέσοντες δὲ ἀπαρασχενάστοις τοῖς βαρδάροις, Herodian. WT, 9, ayant fondu sur les barbares pris au dépourvu.
ATIATAN, suivant les grammairiens, de πάτος, sentier, dé tourner du sentier, séduire, mais mieux d’érro, tromper par de feintes caresses ; et par suite , tromper, abuser, frustrer dans Homère : Νῦν δ᾽ ἐπεὶ ëx χειρῶν γέρας εἵλετο rai μ' ἀπάτησεν, I. IX, 344, mais maintenant puisqu'il m'a frustré en m'arrächant des mains ma récompense. Kai σκοπεῖν τίς τι ἔχει, ὃν δυνατὸν ἀφελέσθαι ἀπατήσαντα ἣ βιασάμενον, Plat. Polit. IX, 573, e, et cxaminer ce que chacun possède pour pouvoir le dépouiller à l'aide de la ruse ou de la violence.
ἐξαπατᾶν, composé du précédent , est déjà dans Homère
112 ALIATAN,
plus usité que le simple, auquel il ajoute l'idée complète de réussite. La même remarque a lieu dans Platon et dans Xénophon : Κομιδῇ ἄρα à Θεὸς ἁπλοῦν χαὶ ἀληθὲς ἔν τε ἔργῳ ai ἐν λόγῳ» ani οὔτε αὑτὸς μεθίσταται οὔτε ἄλλους ἐξαπατᾷ, Plat. Polit. W, 382, e, Dicu est donc essentiellement simple et vrai en action ct en parole ; jamais il ne change lui-mëme et ne trompe Les autres. Απελογεῖτο ὡς ἐξαπατηθείη, Xen. Hellen, ΜΠ, 4, 39 , ἡ s'excusait sur ce qu'il avait été trompé.
ATA#IEKEIN , synonyme poétique et épique de même famille ΄υ ἀπατᾶν, abuser : Οὔτι σε Περσεφόνεια, Διὸς θυγάτηρ, aruyiaust, Od. X1, 217, et Proserpine , fille de Jupiter, ne te trompe point, Le composé ΕΞΑΠΑΦΙΣΚΕΙΝ ajoute au simple l'idée de la réussite, du succès, parvenir à abuser : Μερμήριξε δ᾽ ἔπειτα βοῶπις πότνια ἤρη, ὅππως ἐξαπάφοιτο Διὸς νόον αἰγιόχοιο, Il. XIV, 1600, ensuite l'auguste Junon aux yeux de bœuf méditait indécise comment elle parviendrait à abuser l'esprit de Jupiter porteégide.
AAQTEKIZEIN , imiter ou /atre le renard, agir en renard : Οὐχ ἔστιν ἀλωπεχίζειν, οὐδ᾽ ἀμφοτέροισι γίγνεσθαι φίλον, Aristoph. Vesp. 1233, il ne faut pas faire le renard, ni se faire ami de tous les deux.
BOYKOAEÏN (βονυχόλος), proprement, garder ou faire paitre des bœufs ; au figuré, tromper par de belles paroles, frustrer de son espoir : Κάτω χάρα ῥίψας με βουχολήσεται, Aristoph. Pac. 153, me jetant la tête en bas, il trompera mon espoir. Dans des auteurs plus modernes, repaître d'illusions, et, comme nous disons familiérement, en faire accroire, en donner ἃ garder : Ελπίσιν ἀπατηλαῖς βουχολούμενοι, Alciphr. 3, 5, nous repaissant d'espérances trompeuses. Toculion imitée par les Latins : Spes est quæ pascal amorem , Ovid. Metam. 1X , 12,
TOHTEYEIN, proprement, charmer par des presliges; d'où quelquefois au figuré, charmer, mais toujours avec l’idée accessoire de déception : ἢ εἰ μὴ τοῦτο, γοητευθέντα χαὶ φεναχισθέντα τῇ περὶ τἄ)λα φιλανθρωπίᾳ, καὶ ταῦτ᾽ ἐλπίσαντα παρ᾽ αὐτοῦ, Dem. de Fals. leg. 373, ou à moins que, charmé et dupé par sa bienveillance pour nous dans le reste, il se soit attendu ἃ cela de sa part.
AITATAN. 113
AFAFÂZEIN (δέλεαρ), proprement, amorcer, attirer par un appât; d'où quelquefois au figuré, amorcer, attirer : Tüy δὲ ἐδιωτῶν χαὶ πολλῶν τὰ μὲν οὐ προορωμένων, τὰ δὲ τῇ χαθ᾽ ἡμέραν Ba στώνῃ χαὶ σχολῇ δελεαζομένων, Dem. Cor. 14 » Les particuliers et la foule, d'une Part, ne prévoyant rien, et, de l' autre, se lais= sant amorcer par l'appät de l'inaction et de l'oisiveté de chaque Jour.
AOAOŸN (δόλος Ὁ, proprement, amorcer avec lappât (δόλος); d'où, au figuré chez les poëtes, leurrer, attraper : ὧν θανεῖν ἐῤῥυσάμην Μοίρας δολώσας, Eur. Alcest, 12, que j'ai sauvé de lu mort en leurrant les Parques.
HIIEPOTIEY EIN , ἀ εἰπεῖν et ἠπύειν, Où peut-être ἤπια, dire des douceurs, en conter, conter fleurette, cajoler, séduire, se dit principalement de la séduction exercée sur des femmes : ἢ οὐχ ἅλις ὅτι γυναῖχας ἀνάλκιδας ἠπεροπεύεις; 1.0, 349, n'est-ce Pas assez pour toi de séduire de faibles femmes ?
KATHAEYEIN, proprement , falsifier comme font les marchands qui frelatent leur marchandise ; d'où quelquefois an figuré dans les potes, en imposer, abuser : ἤδη νῦν ad yet, χαὶ de ἀψύχου βορᾶς σίτοις χαπήλευ, Eur. Hipp. 952, gtorifie-toi donc maintenant , abuse les hommes en l'abstenant de manger de la chair des animaux.
TIAPATEIN, proprement, détourner du droit chemin ; d’où, au figuré, induire en erreur, flatter : Δεῖ ἄρα περὶ θεῶν χαὶ λέγειν χαὶ ποιεῖν ὡς μήτε αὐτοὺς γόητας ὄντας τῷ μεταβάλλειν ἑαυτούς, μὴτς ἡμὰς ψεύδεσι παράγειν ἐν λόγῳ à ἐν ἔργῳ, Plat. Polit. I, 383, a, él faut donc parler des dieux, soit en vers » soit en prose, de manière ἃ ne pas les représenter comme des enchanteurs qui changent de forme Où qui nous induisent en erreur par parole ou par action. Τοὺς δὲ στρατιώτας τὴν δωρεὰν μὴ χομιζομένους ἐν ἀρχῇ μὲν ἐλπὶς παρῆγεν, ὡς εἰ καὶ μὴ τοσοῦτον ἀ}λ᾽ ὅσον Νέρων ἔδωχεν, ἀποδώτοντος, Plut. Gatb. 18, es soldats qui n'avaient pas reçu la gratification s'étaient flattés, dés le commencement de son règne, qu'il leur donnerait au moins autant que Néron leur avait donné.
ΠΑΡΑΚΡΟΥ͂ΕΙΝ, devient synonyme des précédents par une métaphore prise de ceux qui poussent le plateau de la balance
pour gagner au poids, ou, selon d’autres grammairiens , du lutteur qui donne un eroc-en-jambe à son adversaire. C'est à ce dernier usage que Platon ferait allusion dans ce passage, où le verbe est pris dans un sens plus rapproché du sens propre : Kai oùx ἄν σε παραχρούοι ἡ παροῦσα ξυμφορά, Plat. Crit. 47, a εἰ ce n'est pas toi que le péril pourrait abattre. Dans un sens métaphorique plus éloigné et au moyen : Φυλάττειν ἐμὲ χαὶ τηρεῖν ἐχέ-λενεν ὅπως μὴ παραχρούσομαι μηδ᾽ ἐξαπατήσω, Dem. Coron. 318, il [vous] engageait à vous défier de moi et à prendre garde que je ne [vous] fisse prendre le change , et ne parvinsse à vous tromper.
ΠΑΡΑΛΟΓΊΖΕΣΘΑΙ, faire de faux caleuls , tromper par de faux calculs ou par de faux raisonnements : Παραλογίζεται γὰρ à διά-νοια ὑπ᾽ αὐτῶν, ὥσπερ ὁ σοφιστιχὸς λόγος" εἰ ἕχαστον puwpév, χαὶ πάντα, Aristot. Polit. 5, 8, et la pensée se trompe par un faux calcul à leur égard, comme dans ce raisonnement sophistique , si chaque partie est petite , le tout l'est aussi.
HAÂZEIN , au propre, faire errer, égarer, éloigner : ἐκ τοῦ δὴ ὀδυσῆα Ποσειδάων ἐνοσίχθων οὔτι χαταχτείνει, πλάζει δ᾽ ἀπὸ πατρίδος αἴης, Od. 1,75, depuis ce temps Neptune, qui ébranle la terre, ne veut plus faire périr Ulysse, mais il le fait errer loin de sa patrie. Quelquelois au figuré : ἔνθα μνηστήρεσσιν ἐπὶ γλυκὺν ὕπνον ἔχενεν, Od. 11, 396, là il versait un doux sommeil sur les prétendants , et des abusait pendant qu'ils buvaient. Ce verbe poétique n’a été employé que par quelques prosateurs modernes , comme Lucien et Polybe. ,
Z$ÂAAEIN, au propre, faire tomber; d’où quelquefois au figuré, faire tomber dans l'erreur : Τοὺς δὲ μὴ εἰδότας οὐδὲν ἔφη θαυμαστὸν εἶναι αὐτούς τε σφάλλεσθαι vai ἄλλους σφάλλειν, Xen. Memor. IV, 6, 1, πιαΐς il n'est pas étonnant, disait-il, que ceux qui ne savent pas , tombent eux-mêmes dans l'erreur et y fassent tomber les autres. |
ΦΕΝΑΚΊΖΕΙΝ, proprement , mettre de faux cheveux; d’où, tromper par des déguisements ou de fausses apparences, en imposer, duper : Μῶν ἀξιοῖς φεναχίσας ἡμᾶς ἀπαλλαγῆναι ἀζήμιος, καὶ ταῦτ᾽ ἐμοῦ βακτηρίαν ἔχοντος ; Aristoph. Plut. 271, crois-tu t'en aller impunément situ nous as dupés, surtout quand je tiens un
ATHNH. 445 δέοι ? Αἰσχρόν ἐστιν, ὦ ἀνδρὲς ἀθηναῖοι, φενακίζειν ξαυτούς, Dem. Philipp, Y, 12, il est honteux, & citoyens athéniens, que vous vous fassiea illusion vous-mêmes.
ΦΗΛΟΥ͂Ν (σφάλλειν), poétique, induire en erreur, abuser : Εἴτ', ὀνειράτων δίκην, τερπνὸν τόδ᾽ ἐλθὸν φῶς ἐψήλωσεν φρένας, Æschyl. Agam. 503, ou si, comme un songe, cet éclat est venu charmer et abuser mon esprit.
ΦΡΕΝΑΠΑΤΑ͂Ν, proprement, abuser l'esprit; d’où, abuser, séduire, dans le Nouveau Testament : Εἰ γὰρ δοχεῖ τις εἶναί τι, μηδὲν ὦν, ἑαυτὸν φρεναπατᾷ, Galat. VI, 3, car si quelqu'un pense être quelque chose, quoiqu'il ne soit rien, il se séduit luimême.
YEYAEIN et ΨΕΥ͂ΔΕΣΘΑΙ, tromper par des faussetés, des mensonges : H δὲ ψευσαμένη Τιροῖτον βασιλῆα προσηύδα, Il. VI, - 163, et elle dit au roi Prœtus , en le trompant par un mensonge. Ἐὰν οὖν » ἔφη, ἐπιλίπῃ αὑτὸν ἡ δαπάνη, ἣ καὶ ἐχὼν ψεύσηται, πῶς σοι ἕξει τὰ τῆς στρατιᾶς; Xen, Cyr. 1, 6, 9, si donc, dit-il, les moyens lui manquent, ou s’il te trompe volontairement, comment iront les affaires de ton armée ? L'actif ψεύδειν est très-rare : Δλλὰ πιστεύω τοι τῇ πείρᾳ τῇ ἡμετέρᾳ, χαὶ τῇ ὑμῶν εἰς ἐμὲ εὐνοίᾳ.... μὴ ψεύσειν pe ταύτας τὰς ἀγαθὰς ἐλπίδας, Xen. Cyr. 1, 5, 13, mais je me fie en notre expérience et en votre affection envers mot, pour croire que ces bonnes espérances ne me tromperont
point.