‹ Synonymes grecs, recueillis dans les écrivains des différents ages de la littérature grecque et expliqués d'après les grammairiens, l'étymologie et l'usage avec des exemples tirés des meilleurs auteurs grecsChapitre 28 sur 105 · Ar, ἅμαξα, ἄντυγες, ἅρμα, ἁρμάμαξα, Δίφρος · texte numérisé non relu

Ar, ἅμαξα, ἄντυγες, ἅρμα, ἁρμάμαξα, Δίφρος

ÂTIÉNE , x (ñ), chariot à quatre roues , auquel on attelait des chevaux ou des mulets, et servant au transport des fardeaux , dans Homère : Πρόσθε μὲν ἡμίονοι ἕλχον τετράχυχλον ἀπήνην, τὰς ἰδαῖος ἔλαυνε δαΐφρων, Il. XXIV, 324, en avant les mules tiraient le chariot à quatre roues , le prudent Idée les conduisait. Dans Pindare ἀπήνη est spécialement l’attelage; et, par extension , le char attelé de mules dont on se servait dans les jeux :

ἀκαμαντόποδός τ᾽ ἀπήνας δέκευ Ψαύμιός τε δῶρα, Pind. Οἱ, y. 6,

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reçois les dons de Psaumis et de son char infatigable ; e\, par extension , couple; au figuré, nœud d'hymen : ὁ δὲ πρέσθυς ὀμματοστερής, ἀπήνας ὁμοπτέρον πόθον ἀμφιδάκρντον ἀεὶ κατέχων, Eur. Phœn. 340 , le vieillard privé de la vue conserve dans les pleurs l'éternel regret d'un nœud fortuné.

ἅμαξα, ns (4), chariot traîné par des bœufs. Cette observation de Thomas Mugister est contredite par Eustathe; et, en effet, dans l’Iliade on voit peu de différence entre ces deux espèces de chariots, tons deux à quatre roues et servant à transporter des fardeaux ; on y atielait indifféremment des bœufs et des mules : Οἱ δ᾽ ὑφ᾽ ἁμάξησιν βόας ἡμιόνους τε ζεύγνυσαν, IL, XXIV, 782, ἐς attelèrent aux chariots des bœufs et des mulets. Mais dans l'Odyssée on trouve quelquefois ἅμαξα avec l’épithète ἡμιονείῃ, trainé par des mules, ce qui prouverail que l'usage le plus ordinaire était d’y atteler des bœufs. Depuis, ÂMAZA ἃ été employé dans la langue usuelle pour un chariot de transport ; généralement , voiture lrainée par des bœufs : Καὶ ἁμάξας δὲ σίτου προέπεμπε, Neon, Cyr. 1, 4, 14, et il fit partir en avant des chariots de vivres.

ANTYE , vos (2), de ἀνέχω, au pluriel ἄντυγες, deux demicercles qui formaient le rebord ou rampe des deux côtés du char homérique : Δοιαὶ δὲ περίδρομοι ἄντυγές εἰσι, Il, V, 728, deux rampes forment le tour du char. Par synecdoque il s'emploie pour tout le char dans les poëtes postérieurs à Homère : ἱππιχῶν ἐξ ἀντύγων ἐγνάπτετ᾽ αἰέν, ἔστ᾽ ἀπέψυξεν βίον, Soph. Aj. 1049, attaché à un char attelé de coursiers rapides , il fut traïné jusqu'à ce qu'il ezhala le dernier soupir

APMA, ares (=5), char de combat, toujours trainé par des chevaux et monté par les guerriers pour combattre, ou par ceux qui disputaient le prix dans les jeux publics : Τὸ μὲν ἅρματι τεθρίππῳ γέρας, Pind. Isthm. 1,18, le prix du char attelé de quatre coursiers.

APMAMAEZA, ἧς (%), chariot où voiture de voyage principalement en usagé chez les Perses. AvaBäures ἐπὶ τὰς ἁρμαμάξας σὺν ταῖς γυναιξίν, ἀπήλαυνον, Xen. Cyr. ΠΙ, 1,22, étant montés

dans leurs chariots avec leurs femmes, ils partirent.

AÏ$POZ , ou (ὁ), pour διφόρος, de δύο, φέρειν, qui porte deux personnes ; dans l’Iliade, proprement , siége du char de combat (ἅρμα) sur lequel étaient assises deux personnes , le conducteur (ἀνίοχος) et le.guerrier qui se tenait à sa droite (rapañärns), et n’était occupé qu’à combattre : Υἱας Πριάμοιο.... δύω λάδε εἰν Evi δίφρῳ ἐόντας, Il. V, 159, il surprit deux fils de Priam montés sur le même siège. D'où, par une synecdoque très-fréquente , le char même : Πεντήχοντα δ᾽ ἕλον δίφρους, IL, XI, 748 , j'ai pris cinquante chars. Dans l'Odyssée, chariot où char de voyage : Εἰ δ' ἐθέλεις πεζός, πάρα τοι δίφρος τε χαὶ ἵπποι, Od. VIT, 324, mais si tu veux par terre, voici un char et des chevaux.

ΖΕΥ͂ΓΟΣ, εος (τό), proprement, joug; d’où, par extension, attelage de bêtes de toute espèce, et même de plus de deux ; d'où, par une synecdoque naturelle, le char mème : Πότερον ἐπιστάμενον ἡνιοχεῖν ἐπὶ ζεῦγος λαθεῖν χρεῖττον à μὴ ἐπιστάμενον, Xen. Mem. 1,1, 9. s'il est mieux de prendre pour son char un homme qui sache conduire ou un qui ne le sache pas. Le nombre de quatre chevaux est déterminé par le contexte dans ce passage de Platon : Πολύ γε μᾶλλον ἢ εἴ τις ὑμῶν ἵππῳ, ἢ ξυνωoide, ἣ ζεύγει νενίχηχεν ὀλυμπιάσιν, Plat. Apol. 36, 4, bien plutôt certes que si quelqu'un de vous , avec un cheval, où un simple attelage, ou un attelage double, avait remporté la victoire à Olympie.

ἵΠΠΟῚ (oi), et plus souvent au féminin (αἱ), les cavales que les anciens regardaient comme plus propres à l’attelage et à la guerre. Ce mot est quelqnefais synonyme d’éeux dans l’Iliade, et par synecdoque se prend : 1° pour le char et l’attelage réunis : Ξάνθου πλῆτο ῥόος χελάδων ἐπιμὶξ ἵππων τε vai ἀνδοῶν, Il, XXI, 16, les ondes frémissantes du Xanthe étaient encombrées de chars et de guerriers dans une horrible mélée; 2 pour le char seul : Αὐτὰρ ὅγ᾽ ἥρως, ὧν ἵππων ἐπιδάς, ἔλαδ᾽ ἡνία, Il. V, 328, mais ce héros, étant monté sur son char, prit les τόμος.

OXOE, τος (τό), poétique, ne s'emploie guères qu'au pluriel ὄχεα, char de combat : ÊË ὀχέων ἄλτο χαμᾶζε, [EL IV, 419, il sauta de son char à terre. La forme poétique ΟΧΟΣ, ον (à) se

trouve aussi dans un hymne homnérique et dans les tragiques.

118 ATIOIKIA.

Eschyle s'en sert en parlant des chariots des Scythes , peuples nomades : Οἱ πλεχτὰς στέγας πεδάρσιοι ναίουσ᾽ ἐπ᾽ εὐχύχλοις ὄχοις, Æschyl. Prom. 710, qui habitent des maisons tressées élevées sur des chariots bien roulants. >

OXHMA, ατος (ré), de ὀχέω, en général tout ce qui sert à transporter, à voiturer, voiture, vehiculum : Τῶν ys ἱππέων πολὺ ἡμεῖς ἐπ᾽ ἀσφαλεστέρου ὀχήματος ἐσμέν, Xen. An. IIT,2,19, pour nous, nous sommes sur une voiture beaucoup plus sûre que les cavaliers,

PÉAA ou PÉAH, ἧς (%), synonyme ἀ᾽ ἀπήνη, chariot, rheda , dans le Nouveau Testament : Καὶ ἵππων ai ῥεδῶν, Apoc, XVIII, 13, des chevaux, des chariots.

EATINH, ns (%), de σάττειν, chariot dans les hymnes homériques : Πρώτη τέχτονας ἄνδρας ἐπιχθονίους ἐδίδαξεν ποιῆσαι σατίνας τε ναὶ ἅρματα ποιχίδα χαλκῷ, Hymn.in Vener. 13, la première elle enseïgna aux mortels artisans à fabriquer des chariots et des chars.

ΣΥΝΩΡΙΣ, (dos (ἢ), de δυναίρειν, attelage de deux chevaux, bigd ; d'où , char attelé de deux chevaux : Τῷ δὲ ἄλλῳ ἔτει, ᾧ ἣν ὀλυμπιὰς τρίτη χαὶ ἐνενηχοστή, ἢ προστεθεῖσα ξυνωρὶς ἐνίχα Εὐαγόρον Ἠλείου, Xen. Hellen. 1,2, 1, l'année suivante, où tomba la quatre-vingt-treizième olympiade , dans laquelle le char d'Évagoras d’Élée remporta la victoire.

TÉ@PINTION , ον (τό), neutre de l'adjectif τέθριππος, à quatre chevaux, employé quelquefois comme substantif, par ellipse de ζεῦγος où ἅρμα, attelage où char à quatre chevaux, quadrige : Kai νίκας Πυϑοῖ καὶ ἰσθμοῖ καὶ Νεμέᾳ τεθρίπποις τε καὶ χέλησι, Plat. Lys. 205, c,et les victoires remportées à Delphes, ἃ l'Isthme et à Némée, avec les quadriges et les chevaux.

TETPAOPÏA, ας (ἢ), poétique, quadrige : Θήρωνα δὲ τετραορίας ἕνεχα νιχαφόρου γεγωνητέον ὁπί, Pind. Olymp. 2, 8, c'est” Théron dont ma voix doit célébrer le quadrige victorieux.

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