‹ Synonymes grecs, recueillis dans les écrivains des différents ages de la littérature grecque et expliqués d'après les grammairiens, l'étymologie et l'usage avec des exemples tirés des meilleurs auteurs grecsChapitre 29 sur 105 · Ârouxia, Κληρουχία · texte numérisé non relu

Ârouxia, Κληρουχία

ἀποικία, ας (ἡ), d'à ἄποικος, émigration ; nom donné aux anciennes colonies grecques : ὥστε καὶ ἐς ἰωνίαν ὕστερον ὡς οὐχ

ΑΠΟΙΚΟΣ. 419 ἰχανῆς τῆς ἀττιχῆς, ἀποιχίας ἐξέπεμψαν, Thucyd, X,2, de sorte que par la suite, l'Attique n'étant plus suffisante , ils envoyérent des colonies en Ionie.

KAHPOYXIA, ας (%), partage au sort, distribution de terres faite à ceux qu’on envoyait dans les colonies; d’où , par extension, les colonies mêmes , les colons que les républiques de la Grèce établissaient dans les contrées dont elles voulaient s’assurer, ou pour repeupler les villes détruites. C’est ainsi que les Athéniens , s'étant emparés de Mélos, après un long siége, l’an 416 avant J. C., passèrent au fil de l’épée tous les hommes en état de porter les armes; fait qu'aucune considération politique ne peut justifier, quoique Isocrate ait essayé de le faire envisager sous un autre point de vue : ὑπὲρ ὧν προσήχει τοὺς εὖ ppo= νοῦντας μεγάλην χάριν ἔχειν πολὺ μᾶλλον à τὰς χληρουχίας ἡμῖν ὀνειδίζειν, ἃς ἡμεῖς εἰς τὰς ἐρημουμένας τῶν πόλεων φυλακῆς ἕνεχα τῶν χωρίων, ἀλλ᾽ οὐ διὰ πλεονεξίαν ἐξεπέμπομεν, Isocr. Paneg, 31, c'est pourquoi ceux qui pensent bien doivent nous savoir un gré infini, au lieu de nous faire des reproches, au sujet de ces colonies que nous avons envoyées dans les cités détruites, dans un but de conservation des lieux, et non dans des vues d’intérét.

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