‹ Synonymes grecs, recueillis dans les écrivains des différents ages de la littérature grecque et expliqués d'après les grammairiens, l'étymologie et l'usage avec des exemples tirés des meilleurs auteurs grecsChapitre 30 sur 105 · Αποιχος, Mérotxos, Ἐποιχος, Κληροῦχος · texte numérisé non relu

Αποιχος, Mérotxos, Ἐποιχος, Κληροῦχος

ÂTIOIKOZ (ὃ, 4), proprement, émigré, nom qu’on donnai: aux colons des anciennes colonies grecques : ἤσαν δὲ Κορίνθιοι ξυμπροθυμούμενοι μάλιστα τοῖς ἀμπρακιώταις, ἀποίκοις οὖσι, Thucyd. IT, 80, mais les Corinthiens étaient trés-portés à favoriser les Ambraciotes, leurs anciens colons.

ΜΈΤΟΙΚΟΣ (ὃ, ἡ)», étranger domicilié, qui, ayant fixé sa résidence dans une ville, y avait obtenu le droit de cité. A Athènes ils payaient une taxe (μετοίκιον) de dix drachmes par an, et étaient assujeltis à certaines charges, comme de porter les vases sacrés (σχάφη) dans les pompes on processions, d’où on leur donnait le surnom de σχαφηφόροι ; leurs femmes étaient obligées d’y porter des vases remplis d’eau , d’où ou les surnommait ὑδριαφόροι, et leurs filles (σκιαδηφόροι) des parasols pour les dames athéniennes. ΠῚ paraît, d’après un passage de Déma

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sthène , qu’à Athènes , du moins à une certaine époque, les métèques furent obligés de payer la sixième partie de leurs biens : Δοῦλον ἔφη vai ἐχ δούλων εἶναι καὶ προσήχειν αὐτῷ τὸ ἔχτον μέοος εἰςφέρειν μετὰ τῶν μετοίχων, Dem.in Androt, 612, 4, il l'a traité d'esclave et de fils d'esclaves, d'homme qui devait payer la sirième partie de ses biens dans la classe des étrangers domiciliés.

ÉTIOIKOS (6, #), proprement, habitant de surcroît, colon envoyé dans une ville pour remplacer les habitants qu’on en a chassés, et la repeupler, ce que les Athéniens firent à l'égard d'Égine et de Potidée : Kai ὕστερον ἐποίχους ἑαυτῶν ἔπεμψαν εἰς Ποτίδαιαν, vai χατῴχισαν, Thucyd. 11, 70, et ensuite ils envoyèérent à Potidée des colons choisis dans leur sein, et la repeuplérent. ΠῚ 56 dit aussi des étrangers que l’on reçoit dans une ville en leur accordant les mêmes droits qu’aux autres citoyens pour en augmenter la population : ἀπολλωνιᾶται, οἱ ἐν τῷ Εὐξείνῳ πόντῳ, ἐποίχους ἐπαγαγόμενοι ἐστασίασαν, Aristot. Polit. V,3, les Apolloniates , peuples du Pont-Euxin , ayant fait venir et admis au droit de cité des étrangers, furent agités par des troubles.

KAHPOŸXOZ, ον (ὃ), proprement, qui {ire où parlage au sort ; colon auquel on donnait des terres à cultiver dans les pays conquis. Démosthène se sert de ce mot en parlant des colons que les Athéniens avaient envoyés dans la Chersonèse sous la conduite de Diopithe, l'an 341 avant J. G. Ces colons, repoussés par les Cardiens, soutenus par Philippe, donnèrent lieu à de nouvelles entreprises de ce prince. C’est le sujet du discours de Démosthène sur les affaires de la Chersonèse : Πρὶν Διοπείθην ἐχπλεῦσαι χαὶ τοὺς χληρούχους οὺς νῦν αἰτιῶνται πεποιηχέναι τὸν πόλε-μον, Dem. de reb. in Cherson. 91, 15, avant le départ de Diopithe et des colons qu'on accuse maintenant d'avoir donné lieu à la guerre,

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