‹ Synonymes grecs, recueillis dans les écrivains des différents ages de la littérature grecque et expliqués d'après les grammairiens, l'étymologie et l'usage avec des exemples tirés des meilleurs auteurs grecsChapitre 32 sur 105 · Απολείπειν, Ἀποπέμπειν, Ex6aaaev · texte numérisé non relu

Απολείπειν, Ἀποπέμπειν, Ex6aaaev

ÂNIOAEÏTIEIN, proprement abandonner, d’où, en terme de jurisprudence, se séparer, divorcer, en parlant de la femme seulement : Kai πρὸς τούτοις τὴν μὲν γυναῖχ᾽ οὐχ ἀπολελοιπυῖαν, Dem. ad Onetor. 1, 865,6, et de plus la femme non séparée.

ἈΠΟΠΈΜΠΕΙΝ, renvoyer sa femme , en parlant du mari, répudier : Κατὰ τὸν νόμον ὃς κελεύει ἐὰν ἀποπέμπη τὴν γυναῖχα ἀποδιδόναι τὴν προῖχα, Dem. in Neær. 1362, selon la loi qui ordonne de rendre la dot s'il répudie la femme. Dans le même passage, Démosthène se sert d'ÉKBAAAEIN pour exprimer le même fait de la répudiation , mais avec une idée accessoire de vivlence et d’outrage : ὀργισθεὶς δ᾽ ἐπὶ τούτοις ἅπασι χαὶ ὑδρίσθαι ἡγούμενος χαὶ ἐξηπατῆσθαι, ἐχθάλλει τὴν ἄνθρωπον ὡς ἐνιαυτὸν συνοιχήσας αὐτῇ, χύουσαν, tai τὴν προῖχα οὐχ ἀποδίδωσιν, Dem. in Neær. 1362, irrité de tout cela , et croyant avoir été outragé εἰ trompé, après avoir cohabité environ un an avec elle, il chasse cette femme enceinte , et sans restituer La dot.

ἀπονίψασθαι, se laver les mains après le repas ;

122 ATIOPOX,

κατὰ ΧΕΙΡῸΣ ὕδωρ, ou seulement χατὰ χειρός, Où χατὰ χειρῶν, de l'eau pour les mains, c'est-à-dire pour laver les mains, étaient les locutions qu’on n’employait qu'avant le repas , usage qui , suivant la remarque d’Athénée, était particulier aux anciens Athéniens : ἀριστοφάνης ὃ γραμματιχὸς χλευάζει τοὺς οὖχ εἰδότας τὴν διαφορὰν τοῦ τε χατὰ χειρός, χαὶ τοῦ ἀπονίψασθαι. Παρὰ γὰρ τοῖς παλαιοῖς, τὸ μὲν πρὸ ἀρίστον χαὶ δείπνου,, λέγεσθαι κατὰ χειρός" τὸ δὲ μετὰ ταῦτα ἀπονίψασθαι. ἔοιχε δ᾽ ὁ ἡραμματικχὸς τοῦτο πεφνλαχέναι παρὰ τοῖς ἀττιχοῖς, Athen. IX, 18, Aristophane le grammairien rit de ceux qui ne connaïssent pas la différence de χατὰ χειρός et εἰ ἀπονίψασθαι. Chez les anciens, en effet, avant le diner et le souper on disait χατὰ χειρός, et après ces deux repas ἀπονίψασθαι. Le grammairien paraït avoir fait cette observation chez les Attiques. Ce qui, en effet, est con firmé par ce passage d’Aristophane : ὕδωρ χατὰ χειρός" τὰς τραπέζας εἰςφέρειν, Aristoph. Vesp. 1216, qu'on donne de l’euu pour les mains; qu'on apporte la table.

ἅπΟρΟΣ (ὃ, ἡ), de à et πόρος, proprement, sans issue, sans débouché , où l'on ne peut passer : ὄρη ἄπορα τοῖς πολεμίοις παρέxs, Xen. An. 11, 5, 3, rendre le passage des montagnes inaccessible aux ennemis, Ποταμὸς παντάπασιν ἄπορος διὰ τὸ βάθος, Xen. An. IN,1, 2, fleuve qu'on ne peut traverser à cause de sa profondeur. Au figuré : ἐν ἀπόροις εἶναι, Xen. An. VII, 6, 11, étre dans l'embarras. En parlant des personnes, sans ressources, qui ne peut se tirer d'affaire : πανταχόθεν τε τῇ γνώμῃ ἄποροι χαθεστῶτες, Thuc. 11, 59, ne sachant de quel côté se tourner ni quel parti prendre,

ÂMHXANOS (ὃ, ἡ), de à et μηχανή, proprement, sans moyen, sans expédient ; par extension, embarrassé , inquiet, en parlant des personnes : ὦμοι ἐγὼ σέο, τέκνον, ἀμήχανος, Od. XIX , 363, hélas ! combien je suis inquiète pour toi, mon fils ! W se prend plus souvent dans le sens passif en parlant des choses , qu’on ne peut trouver moyen de faire, difficile à faire ou à dire : ἀμήχανον

ὅσον χρόνον, Plat. Phæd. 80 , c, on ne saurait dire combien de temps.

ΑΔΥΝΑΤῸΣ (ὁ, #), de à et δύναμαι, en parlant des personnes, qui n'a pas la force de faire une chose, qui ne peut, impuissant, invalide : ἀδύνατοί εἰσιν ἐπιμελεῖς ἔσεσθαι, Xen. OEcon. 12, 12, [qui] sont incapables d'être soigneux. Plus souvent en parlant des choses dans le sens passif , qui ne peut étre fait, impossible : Τῆς γεωργικῆς τὰ πλεῖστά ἐστιν ἀνθρώπῳ ἀδύνατα προνοῆσαι, Xen. OEcon. ὅ, 18, en agriculture il est impossible à l'homme de prévoir la plupart des événements.

88. Απρεπής, Ἀνάρμοστος, Αναρμόθιος, ἄκοσμος, ἄτοπος, ἄχαιρος, Ace, Αειχέλιος, Ασχήμων, ἄλογος.

ΑΠΡΕΠΗ͂Σ (ὃ, ἡ), de à et πρέπω, messéant, inconvenant : ἐπίχαρμον δὲ τὸν χωμῳδοποιόν, ὅτι τῆς γυναικὸς αὐτοῦ παρούσης εἶπέ τι τῶν ἀπρεπῶν, ἐζημίωσε, Plut. Apophth., il condamna à l'amende Épicharme , l'auteur comique, pour avoir .dit quelque chose d'inconvenant devant sa femme.

AN4PMOSTOZ (ὁ, à), et rarement ÂNAPMOAIOS (6,4), de a et ἁρμόζω, proprement , qui ne s ‘ajuste pas, qui ne cadre pas, disproportionné ὃ ἧττον τῷ βάρει πιέζονσιν οἱ ἁρμόττοντες [θώρανες] τῶν ἀναρμόστων, τὸν αὐτὸν σταθμὸν ἔχοντες, Xen. Memor. HI, 10,13, les [cuirasses] qui sont justes au corps le fatiguent moins de leur pesantéur que celles qui ne s'ajustent pas bien, quoiqu'elles aient le même poids. Au figuré, d'un caractère insociable ou difficile : Τυφογέρων εἰ κἀνάρμοστος, Aristoph. Nub. 900 , tu es un vicillard insensé et insociable,

ἄκοσμοσ (ὁ, ἡ), de à et κόσμος, proprement, sans ordre; au figuré, désordonné, déréglé, indigne : Οὐδενὸς ἀπείχοντο τῶν ἀχοσμοτάτων καὶ βιαιοτάτων, Plut. Crass. 15 , ils n'épargnèrent aucune indignité ni aucune violence.

ÂTONOE (ὁ, ἡ), de à et τόπος, au figuré, déplacé, absurde : ἄτοπα λέγεις χαὶ οὐδαμῶς πρὸς σοῦ, Xen. Μεπιον, 11, 3, 15, tu dis des choses déplacées εἰ indignes de toi.

ÂKAIPOZ (6, ἡ), de ἀ et καιρός, intempestif, mal à propos ;

124 APTYPOS.

inutile, vain : Où δὲ μὴ θέλοντες διὰ τὸ ἐπίπονον διδάσχεσθαι ἀλλὰ ἐν ἡδοναῖς ἀκαίροις διάγειν, φύσει οὗτοι χάχιστοι,, Xen. Cyn. 12, 15, ceux qui refusent de travailler pour s'instruire et préfèrent passer leur vie dans de vains plaisirs, ceux-là sont d'un trèsmauvais naturel.

ΔΕΙΚΗ͂Σ (ὁ, 2), de & et sixws, poétique, inconvenant, indigne, honteux : Τῷ καὶ ἀτασθαλίησιν ἀειχέα πότμον ἐπέσπον, Od. XXII, 412, aussi par leurs excès ils se sont attiré une mort honteuse.

ÂFIKÉAIOZ (ὃ, #), poétique, mème signification que ἀειχής, lorsqu'il est question de choses; quelquefois, en parlant des personnes, laid, vil, méprisable : Πρόσθεν μὲν γὰρ δὴ μοι ἀκιχέλιος δόατ᾽ εἴναι, νῦν δὲ θεοῖσι» ἔοιχε, Od. VT, 242, d'abord il me semblait méprisable, maintenant il me paraït égal aux dieux.

ΑΣΧΗΜΩΝ (ὃ, ἡ), de à et σχῆμα, sans forme, informe, difforme ; plus ordinairement au figuré, honteux, indécent : ὅταν γὰρ ἄσχημον μὲν μηδέν, μηδὲ δυσχερὲς ἐν ταῖς γνώμαις τῶν παρόντων χαταλείπηται, Xen. Apol. 7, car lorsque rien d'indécent, rien qui puisse offenser, ne reste dans l'esprit de ceux qui sont présents.

ἄλογοσ (ὃ, #), de à εἰ λόγος, proprement, sans raison : ἢ δὲ φιλοτιμία οὔτ᾽ ἐν τοῖς ἀλόγοις ζώοις ἐμφύεται, οὔτ᾽ ἐν πᾶσιν ἀνθρώποις, Xen. Hier. 7, l'amour de la gloire n'est inné ni dans les bêtes dénuées de raison, ni méme dans tous les hommes. Au figuré , déraisonnable , absurde : Νομίζων ἄλογον εἶναι τοὺς ἐξ ἑερῶν χλέπτοντας ἱεροσύλους χαλεῖν, Xen. Ages, 11 » 1 , Jugeant qu'il wétait pas raisonnable d'appeler sacriléges ceux qui volaient dans les temples.

89. ἄργυρος, Αργύριον . Κέρμα, Νόμισμα, Νόμος, Χρήματα. ἄργυρος, ου (Ὁ), ἀ ἀργός, l'argent, métal : Χαλχὸν δ᾽ ἐν πυρὶ βάλλεν ἀτειρέα χασσίτερήν τε χαὶ χρυσὸν τιμῆεντα χαὶ ἄργυρον, {. XVII, 474, il mit sur le feu du cuivre solide, de l'étain, de l'or précieux et de l'argent. | APTYPION, ou (ré), 1° quelquefois argent, comme métal :

Exsivo μέντοι οἶδα ὅτι καὶ χρυσίον ὅταν πολὺ παραφανῇ, αὑτὸ μὲν

APTYPOS. 425 ἀτιμότερον γίγνεται, τὸ δὲ ἀργύριον τιμιώτερον ποιεῖ, Nen, de Vectig. 4, 10, je sais bien aussi que lorsque l'or paraë en trop grande abondance, il devient lui-même moins precieux, et donne plus de prix à l'argent. 2% Plus souvent argent monnayé, pecunia : ἐνταῦθα οἱ στρατιῶται ἤχθοντο ὅτι οὐχ εἶχον ἀργύριον ἐπισιτίζεσθαι εἰς τὴν πορείαν, Xen. Anab. NII, 1, 7, alors les soldats étaient très-fächés de n'avoir pas d'argent pour faire leurs provisions de voyage.

KÉPMA, ατος (τό js pièce de monnaie : Τὸ στόμ᾽ ἐπιδύσας χέρμασιν τῶν ῥητόρων, Aristoph. Plut. 379, en remplissant d'écus la bouche des orateurs. ἔπειθεν ἡμᾶς διδοὺς xépuara, Dem. in Mid, 549, 27, il nous engageait en offrant de l'argent.

NOMISMA , ατος (τό), de νομίζω, argent ou or monnayé, ru misma , monnaïe : ἀγορὰ δὴ ἡμῖν καὶ νόμισμα ξύμθολον τῆς ἀλλαγῆς ἕνεχα γενήσεται ἐχ τούτου, Plat. Polit. 11. 371, b, de la nous viendra un marché et une monnaie, signe de convention pour l'échange. D'où, pièce de monnaie d’or ou d'argent : Νομίσματά τε αὐτοῦ κοπῆναι ἐπέτρεψε, Herodian. V1, 15, 9 , et il fit frapper des pièces de monnaie à son effigie. Aristote donne ainsi l’étymologie du mot : Οἷον δ᾽ ὑπάλλαγμα τῆς χρείας τὸ νόμισμα γέγονε χατὰ συνθήχην, καὶ διὰ τοῦτο τοὔνομα ἔχει νόμισμα, ὅτι οὐ φύσει, ἀλλὰ νόμῳ ἐστί, Aristot. Eth. V,5, la monnaie est devenue, par convention, un moyen d'échange pour l'usage, et c’est pour cela qu’elle a le nom de νόμισμα, parce que ce n’est point la nature mais la coutume qui l’a établie.

NOMOS, ου (ὃ). Suivant Photius et Suidas, les Doriens se servaient de νόμος pour νόμισμα, pièce de monnaie. On en trouve uu exemple dans les Tables héracléennes (1, 75), et les Latins en ont tiré le mot aummus , ou , suivant la plus ancienue orthographe, numus.

XPHMATA, &rwy (τά), proprement, choses utiles, biens, richesses, sommes d'argent, quelquelois argent : Οἱ δὲ χαὶ δώροις καὶ χρήμασιν ἀναπειθόμενοι" πολλὰ γὰρ καὶ ταῦτα ἦν αὐτῷ, Xen. Cyr. 1,5,3, les autres gagnés par des présents et par des sommes d'argent ; car ces moyens ne lui manquaïent pas.

126 APESKEIN, APETH.

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