‹ Synonymes grecs, recueillis dans les écrivains des différents ages de la littérature grecque et expliqués d'après les grammairiens, l'étymologie et l'usage avec des exemples tirés des meilleurs auteurs grecsChapitre 33 sur 105 · Âpécrew, Ανδάνειν, Δοχεῖν, Εὐαρεστεῖν · texte numérisé non relu

Âpécrew, Ανδάνειν, Δοχεῖν, Εὐαρεστεῖν

ΔΡΈΣσκειν ( ἄρω ), proprement, arranger, accommoder, concilier; d’où, apaiser, dans Homère : ἂψ ἐθέλω ἀρέσαι δόμεναί τ᾽ ἀπερείσι᾽ ἄποινα, Il. IX, 120, je veux à mon tour l'apaiser et lui faire de grands présents. Depuis Homère il est d’un emploi très-fréquent, surtout en prose, et se consiruit avec le sujet de la chose dans un sens neutre, étre ou paraïtre convenable, convenir : Εἰ μὲν ἤρεσχέ τί μοι τῶν ὑπὸ τούτων ῥηθέντων, ἡσυχίαν ἂν ἦγον, Dem, Philipp. 1, 1, οἱ quelque chose m'eüt paru convenable dans ce qu'ils ont dit, j'aurais gardé le silence.

ÂNAÂNEIN (ἄδην), satisfaire, étre agréable, plaire : ἀλλ᾽ οὐχ Ἀτρείδη ἀγαμέμνονι ἥνδανε θυμῷ, IL. 1, 24, mais cela ne satisfit pas le cœur d’Agamemnon, fils d’'Atrée, Πολλοί μ᾽ ἐμνώοντο, νόον δ᾽ ἐμὸν οὔτις ἔαδε, Theocr. XXVII, 22, beaucoup d'amants m'ont recherchée, mais aucun n'a gagné mon cœur,

ΔΟΚΕΙ͂Ν, ce verbe était souvent employé , principalement aux aorisle et parfait passifs, dans les formules des décrets anciens, comme le mot plaire l’est dans nos arrêts modernes : ἔδοξε τοῖς Πυλαγόραις καὶ τοῖς συνέδροις τῶν ἀμφιχτυόνων, Dem. de Coron. 51, εἰ a plu aux Pylagores et aux députés des Amphictyons.

EYAPEÏTEIN (εὐάρεστος), verbe de formation moderue ; étre agréable ou approuvé : Θορύδον δὲ ἐπὶ τῇ γνωμῇ γενομένου διὰ τὸ μὴ πᾶσι τοῖς μέρεσιν αὐτῆς εὐαρεστεῖν ἀμφοτέρους, Dion. Hal. 4. ΚΕ, ΧΙ, 60, un grand bruit s'étant élevé à cette proposition, parce qu'aucun des deux partis ne l'approuvait en entier. Μέχρι τούτου τοῖς ἐπιεικεστάτοις τῶν πολιτῶν εὐηρέστει τὰ γινόμενα, Diod, «δὲς. XIV, 4, jusque-là ce qui s'était fait avait l'approbation des meilleurs citoyens.

94. Ἀρετή, Αλκή, Ανδραγαθία, ἀνδρείαν, ἀνδρεῖον, λῆμα, ἀριστεία, Εὐψυχία, Εὔψυχον, θυμός, Ἠνορέα, À; γηνορία, Θάρσος, Μένος, ῥηξηνορία, Télun, Ἐὐτολμία.

ἈΡΕΤΗ͂, ἢς (ἡ), ἀ᾽ ἄρω, ou selon d’autres d'Âpnes, dans Homère,

avantage physique de toute espèce : Ποδῶν ἀρετὴν ἀναφαίνων, Il.

XX, 411, faisant parade de l'agilité de ses pieds. ἢ ἰσχὺν à

ἀλλήν τινα ἀρετὴν τοῦ σώματος, Plat. Gorg. 499, d, ou la force ou tout autre avantage du corps. D'où, au figuré, vertu guerrière , courage : Ἐς λόχον, ἔνθα μάλιστ᾽ ἀρετὴ διαείδεται ἀνδρῶν, Il XI, 277, dans une embuscade , où se distingue surtout le courage des guerriers. Πάντες ἴσασιν oi παρ᾽ ἐχείνῳ ξένοι ὅτι ἡ rodeμικὴ αὐτοῖς ἀρετὴ ἐντιμότατόν τε βίον χαὶ ἀφθονώτατον παρέχεται, Xen. Hellen. V1, 1, 4, tous les soldats étrangers qui sont avec lui savent que la vertu guerrière est pour eux un moyen de se procurer tous les honneurs et toutes les commodités de la vie, ἀλκή, ἧς (#), indique plus particulièrement la force défensive, d’où, force, valeur qui défend, qui protége, valeur : ἀργεῖοι, μήπω τι μεθίετε θούριδος ἀλχῆς, 1]. IV, 234, Argiens, ne vous reldchez point de votre impétueuse valeur. Οὔκ ἐστι βίη φρεσίν, οὐδὲ τις ἀλχή, 71.111, 45, mais il n'y à dans ton cœur ni Jorce ni valeur. Persounifiée dans l’Iliade, ALcÉ, la valeur : LÉ δ' ἔρις, ἐν δ᾽ ἀλκή, IL V, 740, là était Éris, là était Alcé. Ce mot poétique a été quelquefois employé par les prosateurs. Ainsi Xénophon s’en sert dans un sens figuré : Οἶδα γὰρ πάντας τοὺς ἐκεῖ ἀνθρώπους, πλὴν ἑνός, μᾶλλον δονλείαν ἢ ἀλχὴν μεμελετηχότας, Xen. Hellen. VI , 1, 4 , je crois que là tous les hommes , excepté un seul, sont plus façonnés à la servitude qu'à une courageuse indépendance.

ÂNAPATAOÏA , ας (ἡ), de ἀνήρ et ἀγαθός, qualité de l’homme de cœur, bravoure : Πάντα τὸν χρόνον ἀλλήλοις περὶ ἀνδραγαθίας ἀντεποιοῦντο, Xen. Anab. V, 2, 11, dans toutes des occasions ils se disputaient la palme de la bravoure.

ÂNAPEÏA , ας (ἡ), formé d’avhp, par la même analogie que le latin wirtus , de vir; mais rentre plus dans le sens de fortitudo, courage à la guerre. Suivant la définition de Platon : Θάρσος πολεμικόν" ἐγχράτεια ψυχῆς πρὸς τὰ φοδερὰ nai δεινά" τόλμα ὑπηρετικὴ φρονήσεως, ardeur guerrière, fermeté de l'âme qui la rend susceptible de braver le danger à la guerre, audace subordonnée à la prudence. Opposé à δειλία, lâcheté, dans Xénophon : Ἀεὶ διελέγετο σχοπῶν.... τί ἀνδρεία, τί δειλία, Xen. Memor. 1, 1, 16, ἐ s’entrelenait sans cesse, examinant ce que c'est que le courage, ce que c’est que la lächeté.

128 APETH.

ἈΝΔΡΕΙ͂ΟΝ, ou (τό), neutre ἀνδρεῖος, que par un usage qui lui est propre, Thucydide emploie, comme beauconp de ces adjectifs neutres, dans un sens abstrait pour le substantif : Καὶ ἐν ταῖς παιδείαις οἱ μὲν ἐπιπόνῳ ἀσχήσει εὐθὺς νέοι ὄντες, τὸ ἀνδρεῖον μετερχόνται, Thue. 11, 38, sous le rapport de l'éducation, d'autres, par des pénibles exercices auxquels ils se livrent des leur enfance, tâchent d'atteindre au courage de l’homme fait.

ΔΙ͂ΜΑ . ATOG {τό}, proprement , volonté ; caractère , dans un seus général et qui n'est déterminé que par le contexte, Par exemple, dans ce passage d'Hérodote, premier auteur dans lequel on rencontre ce mot : ὑπὸ λήματὸς τε nai ἀνδρηΐης ἐστρατεύετο οὐδεμιῆς ἐούσης οἱ ἀναγκαίης, Herodot. VIT, 99, mue par une volonté intrépide et un courage viril, elle faisait la guerre sans aucune nécessite.

ÂPISTEÏA , ας (%), bravoure : Εἰ ζῶν À χιλλεὺς τῶν ὅπλων τῶν ὧν πέρι χρίνειν ἔμελλε χάρτος ἀριστείας τινέ, Soph. Ajac. 443, st Achille encore vivant voulait donner ses armes à celui qui aurait mérité le prix de la bravoure. Exprime plutôt l’action méme, l'acte de bravoure, dans ce passage de Plutarque : Kai καλῶς εἶχεν εἰ ai διὰ μηδὲν ἄλλο, τῇ γοῦν ἁλώσει καὶ φθορᾷ τῆς πόλεως ἐπειπεῖν τὸ ἀνδραγάθημα τοῦτο χαὶ τὴν ἀριστείαν, Plut. de Herodot. mal. 24, et il eût été bien, sinon pour un autre motif, du moins à cause de la prise et de la destruction de la ville, de citer cet acte de courage et de bravoure.

EYYYXIA, ας (4), littéralement , bonne qualité ou disposition de l’âme : Τὰ δὲ μαθήματά που διττά, ὡς γ᾽ εἰπεῖν, χρήσασθαι ξυμθαίνοι ἄν, τὰ μὲν ὅσα περὶ τὸ σῶμα γυμναστιχῆς, τὰ δ᾽ εὐψυχίας χάριν μουσιχῆς, Plat. Legg. VIT, 795, d, les exercices qu’on peut faire apprendre sont de deux sortes : la gymnastique comprend ceux qui ont pour but de former le corps, et la musique ceux qui tendent à former l'âme. D'où, force d'âme, courage : ἄνευ δὲ εὐψυχίας οὐδεμία τέχνη πρὸς τοὺς κινδύνους ἰσχύει. Φόδος γὰρ μνήμην ἐχπλήσσει, τέχνη δὲ ἄνευ ἀλχῆς οὐδὲν ὠφελεῖ, Thucyd. I, 87, mais sans le courage l'art ne peut rien contre les dangers. La crainte, en effet , trouble la mémoire , et la science sans fermeté n'est d'aucun secours.

APETH. 129

EYYYXON , ov (ré), adjectif neutre, est employé pour εὐψυχία par Thucydide : Πιστεύοντες οὐ ταῖς παρασχεναῖς τὸ πλέον καὶ ἀπάταις, à τῷ ἀφ᾽ ἡμῶν αὐτῶν ἐς τὰ ἔργα εὐψύχῳ, Thuc. 11, 38 , nous fiant moins dans les préparatifs et les ruses de guerre que dans le courage que nous puisons en nous-mêmes pour l'exécution.

ΘΥΜΟΣ, οὔ (Ὁ), le cœur, siêge des passions, dans Homère; d'où , au figuré , cœur, pour courage, comme en francais : Πᾶσιν δὲ παραὶ ποσὶ χάππεσε θυμός, IL. XV, 280, Le cœur tomba ἃ tous dans les pieds ; c'est-à-dire , comme l'explique le scholiaste , ils n’eurent plus de force que pour fuir, ou d'espoir de salut que dans la fuite.

HNOPÉA , ας (ἡ), d'avip, forme épique ἀ ἀνδρία, mais plus ancienne, vigueur virile : ἠνορέῃ πίσυνοι vai κάρτεϊ χειρῶν, Il XI, 9, confiants dans la vigueur et la force de leurs mains.

ÂTHNOPIH, ὡς (2), d'éyivwp, plus particulièrement, excès de courage , audace : Τοῦ δ᾽ οὕποτε κυδάλιμον xp ταρδεῖ οὐδὲ φοθεῖται" ἀγηνορίη δέ μιν ἔχτα, Il, XIT, 45, jamais son cœur ne s’ef- Jraye ni ne s'épouvante , et l'excès de son courage cause sa mort.

ΘΑΡΣΟΣ, εος (τό), proprement, ardeur de courage; d’où, audace : ἔνθ᾽ αὖ Τυδείδη Διομήδεϊ Παλλὰς ἀθήνη δῶχε μένος χαὶ θάρ-cos, I. V, 2, alors Minerve Pallas inspira à Dioméde, fils de Tydée, sa valeur et son audace.

ΜΕΝΟΣ, εος (ré); quoique d’origine orientale, ce mot est un de ceux dont les Grecs , jaloux de tous les genres de supériorité, voulaient trouver l’origine dans leur propre langue ; ils le dérivaient de μένειν; étymologie qu’on ne doit point perdre de vue, ct d’après laquelle on peut, selon les idées des Grecs, donner à ce mot poétique la signification première de force , valeur : ἀλλὰ πολὺ προθέεσχε, τὸ ὃν μένος οὐδενὶ εἴχων, Il. ΧΧΤΙ, 459, mais il était toujours le premier au combat, ne le cédant en valeur à aucun guerrier. Suivant les scholies de Venise, pévos est relatif au corps, et θάρσος à l'âme; μένος est la force qui met en état de soutenir les travaux ct les dangers, θάρσος l'audace qui porte à oser et à entreprendre ; de la réunion de ces deux qualités 50 forme le courage du guerrier.

PHEHNOPIH , nç(%), de ῥηξήνωρ, épithète d'Achille, qui rompt

190 APETH.

ou renverse les guerriers , force impétueuse : ἢ μὲν δὴ θάρσος μοι ἄρης τ᾽ ἔδοσαν καὶ ᾿Αθήνη ai ῥηξηνορίην, Od. XIV, 217, certes Mars et Minerve m'ont donné l'audace et la force impétueuse.

τόλμα, ns (4), de τλῆναι, est proprement la qualité de l’âme qui fait supporter, disposition à oser, assurance , hardiesse, en bonne part ; τόλμα est opposé à δειλία, timidité, et ἀνδρεία est la vertu qui tient le milieu entre ces deux dispositions de l’âme : Οὔτε γὰρ φωνὴν ἔσχον ἱκανήν, οὔτε τόλμαν δυναμένην ὄχλῳ χρήσασθαι, Isocr. Ep. ad Philipp. 34, car je n'avais πὶ assez de voix, ni assez de hardiesse pour manier la multitude. Intrépidité à la guerre : Οἱ πολέμιοι τὴν τόλμαν ἰδόντες ἡμῶν, μᾶλλον φοδηθήσονται, Xen. Cyr. I, 3, 18, les ennemis, voyant notre intrépidité , en concevront plus de crainte.

EYTOAMIA, ας (2), de εὔτολμος , noble audace : Oùror θράσος τόδ᾽ ἐστίν, οὐδ᾽ εὐτολμία, Eurip. Med, 469, ce n’est pas la du courage ni une noble audace.

ἀρετή, ἧς (4), au figuré et dans un sens philosophique trèsétendu, qualité, vertu morale , ainsi définie par Aristote : ἔστιν ἄρα ἡ ἀρετὴ ἕξις προαιρετιχή, ἐν μεσότητι οὖσα τῇ πρὸς ἡμᾶς ὡρισ-μένῃ λόγῳ, καὶ ὡς ἂν ὁ φρόνιμος δρίσειε, μεσότης δὲ δύο χαχῶν. Τῆς μὲν χαθ' ὑπερδολήν, τῆς δὲ κατ᾽ ἔλλειψιν, Arist. Eth. Nicom. 11, 6, La vertu cst donc un état de choix qui consiste à notre égard dans un juste milieu défini par le raisonnement , et tel que peut de définir l'homme prudent. C’est le milieu de deux vices, l'un par excès , l'autre par défaut. ἔφη δὲ καὶ τὴν δικαιοσύνην καὶ τὴν ἄλλην πᾶσαν ἀρετὴν σοφίαν εἶναι" τά τε γὰρ δίκαια καὶ πάντα ὅσα ἀρετῇ πράττεται καλά τε καὶ ἀγαθὰ εἶναι, Xen, Memor. ΠΙ,9,, ὅ, il disait que ἴα justice, et toutes les autres vertus, n'étaient qu'une science ; car les actions justes, et toutes celles qui se font par vertu, sont des choses belles et bonnes. ἀνδρεία, ας (%), de ἀνήρ, formé par la même analogie que 16 latin virus, se rapproche quelquefois de sa signification

APETH. 431 figurée, dans un sens philosophique, force morale, courage moral, dans Platon : Τὴν ἀνδρείαν τί θῶμεν ; πότερον ἁπλῶς οὕτως εἶναι πρὸς φόδονς χαὶ λύπας διαμάχην μόνον, à χαὶ πρὸς πόθους τε χαὶ ἡδονάς: Legg. 1,633, d, comment définirons-nous la force ? Estce uniquement une lutte contre les craintes et les chagrins, ou bien encore contre les désirs et les voluptés ?

ÂNAPATAOÏA , ας (x), qualité, vertu de l'homme de bien : Καλὸν ἄν μοι δοχεῖ ἡ ἀγησιλάου ἀρετὴ παράδειγμα γενέσθαι τοῖς ἀνδραγαθίαν ἀσχεῖν βουλομένοις, Xen. Agesil. 10,2, la vertu d'Agésilas me parait avoir été un bel exemple pour ceux qui veulent pratiquer toutes les vertus de l'homme de bien.

KAAOKATAOÏA , ας (%), réunion du beau et du bien, perfec tion morale, vertu, opposé à χαχία dans un sens général : Πλοῦτος δὲ χαχίας μᾶλλον à χαλοχαγαθίας ὑπηρέτης ἐστίν, Jsocr. ad Demon. 6, Plutus est plus dispo. sé à servir le vice que la vertu.

ἀγαθόν, οὔ (τό), neutre employé comme substantif dans un seus abstrait, ἐδ bien, avec l’idée d’utile : ἀεὶ μὲν οὖν ἐπεμέλετο ὃ Κῦρος ὁπότε συσχηνοῖεν, ὅπως εὐχαριστότατοί τε ἅμα λόγοι ἐμδλη-θήσονται, καὶ παρορμῶντες εἰς τἀγαθόν, Xen. Cyr. I1,2,1, Cyrus avait toujours soin, quand ils étaient réunis dans sa tente, que les discours qui seraient mis sur le tapis fussent à la fois très agréables et propres à porter au bien.

ΚΑΛόν, οὔ (ré), neutre employé dans un sens abstrait comme le précédent , Le beau, le bien, l'honnéte, la vertu : ὅς-τις γε μὴν φανερός ἐστι τοῦ μὲν πλεονεχτεῖν ἀεὶ ἐπιμελόμενος, τοῦ δὲ χαλοῦ καὶ τῶν φίλων μηδὲν ἐντρεπόμενος, Xen. Hellen. IT, 3, 17, quiconque se montre toujours soïgneux de ses intérêts sans jamais s'occuper du bien ni de ses amis.

Τὰ KAAÂ, belles qualités, vertus : ὁ πατὴρ μὲν ἐσίγα τὰ σὰ χαλά, à ὀλίγα τῶν χαλῶν ἔλεγεν, ὑποπτεύων διὰ τὸ μέγεθος τῆς ἀρετῆς τὴν παρὰ τῆς τύχης ἐπήρειαν, Himer. Orat, 23,6, ton père gardait Le silence sur tes qualités , ou en citait le plus petit nombre, craignant, à cause de la grandeur de ta vertu, un revers de la fortune.

ΧΡΗΣΤΟΤΗΣ, ητος (4), de χρηστός, qualité de l’homme bon, dans le sens accessoire d’utile, bonté : Τῷ δὲ Ῥωμαίῳ τὴν διχαιοσύνης

χαὶ χρεστύτητος ἀποδιδόντες οὐ φαύλως διαιτὰν δόξωμεν, Plut. Flamin, in fine, cn décernant au Romain celle (la palme) de la justice εἰ de la bonté, nous ne paraïtrons pas nous conduire injustement.

Α͂ΡΙΣΤΟΝ, ov (ré), dans l’Iliade et l'Odyssée c’est le repas du malin , déjeuner : Φίλοι δ' ἀμφ᾽ αὐτὸν ἑταῖροι ἐσσυμένως ἐπένοντο χαὶ ἐντύνοντο ἄριστον, Il. XXIV, 124, mais autour de lui ses compagnons s'empressaient et préparaïent en hâte le repas. ὀδυσεὺς χαὶ δῖος ὑφορβὸς ἐντύνοντο ἄριστον ἅμ᾽ ἠοῖ, Od. XVI, 2, Ulysse εἰ le divin porcher préparaient le déjeuner au lever de l'aurore. Depuis Homère on ne trouve plus ce mot que dans Thucydide et Xénophon, qui s’en servent plus souvent dans la signification générale de nourriture , repas; c’est ainsi qu’il faut l’entendre dans le passage suivant, ou du moins du premier repas de la journée plutôt que du dîner : ἀθρόαι δὲ γενόμεναι αἱ νῆες ἅπασαι ἐν Παρίῳ ἕξ χαὶ ὀγδοήχοντα τῆς ἐπιούσης νυχτὸς ἀνηγάγοντο χαὶ τῇ ἄλλῃ ἡμέρᾳ περὶ ἀρίστου ὥραν ἦχον εἰς Προχόννησον, Xen. Hellen. 1, 1, 13, la flotte rassemblée à Parium, montait ἃ quatre-vingt-six vaisseaux, qui la nuit suivante démarréèrent, et arrivérent le lendemain à Proconnèse vers l'heure du repas. Ce n’est que plus tard , et du temps d’Athénée, qu’on lui trouve la signification de diner. (Voy. plus bas Aépros.)

ÂKPÂTIEMA , aros (ré), repas du matin, déjeuner, dès le temps d’Aristole : Τῶν δὲ φαττῶν ἡ μὲν θήλεια ἀπὸ δείλης ἀρξαμένη τὴν τε γύχτα ὅλην ἐπωάζει, καὶ ἕως ἀχρατίσματος ὧρας, Aristot. H. Anim. VI,8, la femelle des pigeons reste sur ses œufs depuis le soir, pendant toute la nuit, jusqu'à l'heure du déjeuner. La forme ÂKPATIEMOE, où (6), est plus moderne, et ne se trouve que dans Athénée : Λέγει δὲ τὸ πρωϊνὸν ἔμθρωμα ὃ ἡμεῖς ἀχρατισμὸν χαλοῦμεν, διὰ τὸ ἐν ἀχράτῳ βρέχειν χαὶ προσίεσθαι ψωμούς, Athen. 1,9, il parle du repas du matin que nous appelons ἀχρατισμός, parce qu’on mange des bouchées de pain trempées dans du vin pur.

AEÏTINON , ov (τό), Diner dans Homère, le repas qu’on prenait au milieu du jour avant de vaquer aux travaux de la journée , d’où il a reçu son nom, formé, suivant le scholiaste (ad 11. β΄, 381), de cette locution : Μεθ' ὃ δεῖ πονεῖν, après lequel il faut travailler. Nüv δ᾽ ἔρχεσθ' ἐπὶ δεῖπνον, ἵνα ξυνάγωμεν ἄρηα, Il. Il, 381, maintenant allez prendre le repas, afin que nous engagions le combat. Suivant l'Étymologique les auteurs comiques furent les premiers qui employèrent δεῖπνον pour le repas du soir, le souper, ce qui est confirmé par ce passage d’Aristophane, où l’heure de ce repas est fixée : Σοὶ δὲ μελήσει, ὅταν ἢ δεχάπουν τὸ στοιχεῖον, λιπαρῷ χωρεῖν ἐπὶ δεῖπνον, Aristoph. Eccles. 652, tu auras soin, lorsque l'ombre aura dix pieds, de te laver et d'aller souper. Τὸ μὲν γὰρ δεῖπνον φασὶ χοῖνα διὰ τὴν χοινωνίαν χαλεῖσθαι, Plut. Quest. conv. 726, c, le souper, δεῖπνον, ils l'appellent cœna parce qu’il se prend er commun.

ΔΕΙΠΝΗΣΤΟΣ, ον (ὁ), forme qu’on trouve pour la première fois dans l'Odyssée, le repas du soir, le souper : ἀλλ᾽ ὅτε δὴ δείπνηστος Env, καὶ ἐπήλυθε μῆλα πάντοθεν ἐξ ἀγρῶν, Od. XVII, 170, mais lorsque ce fut l'heure du souper et que les troupeaux revinrent de tous côtés des champs. Eustathe (1814, 39), suivant la distinction futile que les grammairiens avaient voulu établir en notant d’un accent différent les différentes significations du même mot, prétend que ΛΕΙΠΝΉΣΤΟΣ signifiait le souper, et δείπνηστος l'heure du souper : Φαλαίνῃ ἐναλίγκια τὴν περὶ λύχνους ἀχρόνυχος δειπνηστὸς ἀπήλασε παιφάσσουσαν, Nicandr. Ther. 760, semblable à la phalène qu’attire le souper au commencement de la nuit , et qui voltige autour des flambeaux.

ΔΕΙΠΝΟΣΥΝΗ͂, nç (%), donné comme synonyme de δεῖπνον, est plutôt l’art de souper, le talent de souper, dans un poëte cité par Athénée : Χαιρεφόων, πεινῶντι λάρῳ ὄρνιθι ἐοιχώς, νήστης, ἀλλοτρίων εὖ" εἰδὼς δειπνοσυνάων, Athen. IV, 5, Chéréphon, comme une mouelte affamée, à jeun et savant dans l’art de souper en ville.

AOPTION, ov (ré), le repas du soir, de τοῦ δόρατος παύεσθαι, cesser les travaux de la lance, parce qu’on le prenait pour se reposer des fatignes de la guerre : À μα δ᾽ ἠελίῳ καταδύντι, τεύξεσθαι

134 APISTON.

μέγα δόρπον, Il. XIX, 208, et au soleil couchant de préparer un grand repas. Le scholiaste d’Homère , qui donne ces étymologies, plus ingénieuses que solides, et auxquelles on pourrait en joindre d’autres aussi peu probables données par les grammaiviens, ajoute que de son temps on nommait ἄριστον, diner, le repas du matin, et δεῖπνον, souper, celui du soir, Ce fait nous est confirmé par Athénée, qui récapitule ainsi l’ordre des repas dans les temps héroïques : Καὶ ἄριστον μέν ἐστι τὸ ὑπὸ τὴν ἕω λαμβανόμενον" δεῖπνον δὲ μεσημδρινόν, ὃ ἡμεῖς ἄριστον" δόρπον δὲ τὸ ἐσπερινόν, Athen. 1, 10, ἄριστον est le repas pris au lever de l'aurore, δεῖπνον celui du midi, que nous appelons ἄριστον, et δόρπον celui du soir.

ΔΟΡΠΗΣΤΌΣ, οὔ (δ), forme ionienne alongée de δόρπον, se rencontre pour la première fois dans Hippocrate, où elle signifie, suivant les interprètes, le souper ou l’heure du souper. Mais à une certaine époque, si nous en croyons Athénée, ce mot aurait eu le sens de diner ou heure du diner : To δ᾽ ἄριστον δορπηστὸν ἔλεγον, Athen. T, 10, ils appelaient le diner δορπηστός. Dans ce passage Athénée cite le témoignage de Philémon, grammairien, auteur de plusieurs recueils de mots attiques; ce qui peut faire supposer que le mot aurait été adopté par les Attiques dans le sens donné plus tard à ἄριστον. C'est ainsi qu’on doit l’entendre dans ces deux passages de Xénophon et d’Aristophane : ἔδοξεν οὖν αὐτοῖς ἀπιέναι" χαὶ ἀφιχνοῦνται ἀμφὶ δορπηστὸν ἐπὶ τὰς σχηνάς, Xen. Anab. 1,10, 17, tds jugèrent à propos de s’en aller, et ils arrivèrent au camp vers l'heure du diner, Εὐθὺς δ᾽ ἀπὸ δορπηστοῦ χέχραγεν ἐμθάδας, Aristoph. Fesp. 103, aussitôt après le diner il demande à grands cris ses chaussures.

ἐπΙΔΟΡΠΙΣ, δὸς (&), nom du souper chez les anciens Grecs, suivant Athénée : ἔλεγον τὸ δεῖπνον ἐπιδορπίδα, Athen. À ,10, ils appelaïent le souper ἐπιδορπίς.

AEIAINON , où (+6), repas entre le dîner et le souper, espèce de collation ou de gottter, dont il est déjà question dans l’Odyssée : Σὺ δ᾽ ἔρχεο δειελιῆσας, Od. XVIT, 599 , να, après avoir fait ta collation. ὃ καλοῦσι τινὲς δειλινόν, ὃ ἐστι μεταξὺ τοῦ ὑφ᾽ ἡμῶν )εγομένον ἀρίστον χαὶ δείπνον, Athen. 1,9, que quelques-uns ap-

pellent δειλινόν, lequel est entre ce que nous appelons le diner et le souper.

AIANHETIEMOZ, où (6), fut à une époque ancienne , et peutètre chez les Athéniens particulièrement , le nom du déjeuner : Τὸν μὲν οὖν ἀχρατισμὸν διανηστισμὸν ἔλεγον, Athen, 1,10, ils appelaient le déjeuner διανηστισμός.

ÉSIIÉPI3MA , ατος (ré), repas du soir, goûter, merenda : Tpoquais ἐχρῶντο οἱ παλαιοὶ ἀχρατίσματι, ἀρίστῳ, ἑσπερίσματι, δείπνῳ, Athen. 1, 10, les anciens avaient pour repas le déjeuner, le diner, le goitter, le souper.

ἀρκεῖν, d’é&ow, proprement, former un assemblage assez compacte pour résister; ainsi, Homère s’en sert en parlant de la cuirasse où du bouclier qui offrent assez de résistance pour repousser les traits : Πυχινὸς δέ οἱ ἤρχεσε θώρηξ τόν ῥ' ἐφόρει γυάλοισιν ἀρηρότα, Il. XV, 529 , et l'épaisse cuirasse qu’il portait, composée de plaques [d’airain], fut pour lui un rempart. De là le sens plus moderne de suffire , dans les tragiques et dans les prosateurs : Κἂν ψιλὸς ἀρχέσαιμι σοί γ᾽ Gruopérw, Soph. Aj. 1109, ct méme sans armes Je suffirais cbntre toi armé de pied en cap. Πῶς ἡ πόλις ἀρχέσει ἐπὶ τοσαύτην παρασχενήν, Plat. Polit. IL, 369, d, comment la ville pourra suffire à un si grand appareil.

AAÉZEIN, ἀ᾽ ἀλέγω ou ἀ᾽ ἀλχή, proprement, éloigner : Φράξεν ὅπως Δαναοῖσιν ἀλεξήσεις χαχὸν ἦμαρ, Il. IX, 251 , examine comment tu éloigneras des Grecs le terrible jour. Xénophon a employé ce verbe homérique au propre et au figuré : ἀλλ᾽ ἐὰν ποιῆτε χαχῶς τὴν ἡμετέραν χώραν, ὡς πολεμίους ἀλεξόμεθα, Xen. Anab. VII, 7,3, mais si vous maltraitez notre pays, nous vous éloignerons comme des ennemis.

ÂMYNEIN, proprement, défendre en éloignant, protéger : Νήεσσιν ἀμυνέμεναι δήϊον πῦρ, Il. X, 670, éloigner des vaisseaux da flamme ennemie. Et en prose : Εἴ σε πείθοιμι ἐγὼ τοὺς πολεμίους ἀμύνειν, Plat. Phæd. 260, b, si je t'engageais à te défendre des ennemis.

4180 APKEIN.

ÂTIEAAŸNEIN, proprement, repousser avec violence, chasser d’un lieu, mettre en fuite, principalement des ennemis : ἔπειτα δὲ ἔλεξε τοῖς Χαλδαίοις ὅτι ἦχοι οὔτε ἀπελάσαι ἐπιθυμῶν ἐκείνους, οὔτε πολεμεῖν δεόμενος, ἀλλ᾽ εἰρήνην βουλόμενος ποιῆσαι Â ρμενίοις καὶ Χαλδαίοις, Xen. Cyr. 111, 2,7, ensuite il dit aux Chaldéens qu'il n’était venu ni avec le désir de les chasser de leur pays, ni par besoin de faire la guerre, mais dans l'intention de faire la paix entre les Arméniens et les Chaldéens. Au figuré, exclure : Τούτων δ᾽ οὐδεὶς ἀπελήλαται νόμῳ τιμῶν καὶ ἀρχῶν, Xen. Cyr. 1,2, 15, et aucun d'eux n’est exclu par la loi des honneurs ni des magistratures.

ÂTIOZOBEIN , proprement, agiter, secouer un objet pour chasser les mouches ou les insectes : Αὕξειν δεῖ τὰς τρίχας τὰς μὲν ἐν τῇ οὐρᾷ, ὅπως ἐπὶ πλεῖστον ἐξιχνούμενος ἀποσοδῆται ὁ ἵππος τὰ λυποῦντα, Xen. Hippiatr. 5, 6, tl faut laisser croître les poils de la queue, afin que le cheval, atteignant le plus loin possible, chasse en la secouant ce qui le géne. D'où , en parlant d’ennemis : Oùç δὲ μὴ δύναιντο λαμθάνειν ἀποσοδοῦντες ἂν ἐμποδὼν γίγνοιντο τοῦ μὴ ὁρᾷν αὑτοὺς τὸ ὅλον στράτευμά σον, Xen. Cyr. IT, 4, 17, εἰ repoussant ceux qu'ils ne pourraient prendre, ils seraient un empéchement à ce que ceux-là ne vissent le gros de ton armée.

ἈΠΩΘΕΙ͂Ν, repousser un ennemi, dans Homère : ἀλλὰ μέν᾽ ὄφρα γέροντος ἀπώσομεν ἄγριον ἄνδρα, Il. VIII, 96, maïs reste afin que nous repoussions loin du vieillard le farouche guerrier. Chercher à éloigner, à rejeter sans violence : ἁψάμενος δ᾽ ἄρα χειρὸς ἀπώσατο ἦχα γέροντα, Il. XXIV, 508, et lui ayant pris la main il éloigna doucement le vieillard. Au figuré : Προσήχει τὴν ὑπάρχουσαν aiσχύνην εἰς τοὺς αἰτίους ἀπώσασθαι, Dem. de Fals. legat. 408, 29, il convient de rejeter la honte présente sur les auteurs.

EÏPTEIN, empêcher d'approcher; d'où, écarter : ὅτε μήτηρ παιδὸς ἐέργει μυῖαν ὅθ᾽ ἡδέϊ λέξεται ὕπνῳ, ΠῚ. IV, 130, lorsqu'une mère écarte une mouche de son enfant qui repose dans un doux sommeil.

ÉPYKEIN, poétique, au propre et au figuré, arréier, tenir éloigné , retenir de manière à empêcher d'approcher ou d’entrer :

ἌΡΝΕΙΣΘΑΙ. 437 τρυφάλεια, El. X1, 352, le fer fut détourné du fer, et n'atteignit pas la belle peau, car le casque l'arréta. Ce verbe, quoique poétique, a été employé une fois par Xénophon : Οὐδὲν προφασίζομαι τὴν ἡλιχίαν, ἀλλὰ χαὶ ἀχμάζειν ἡγοῦμαι ἐρύχειν ἀπ᾽ ἐμαυτοῦ τὰ χαχά, Xen. Anab. 1,1. 35,76 ne m'excuserai point sur mon âge, au contraire , je me crois assez vigoureux pour éloigner de mot tous les dangers.

ÉPYES@AI, proprement , tirer à soi, se trouve dans Homère comme synonyme du précédent : ἀλλ᾽ οὐχ οἰωνοῖσιν ἐρύσσατο Κῦρα μέλαιναν, Il. 11, 859, mais à à l'aide des augures il n’écarta pas la noire destinée.

XPAISMEIN (χράω), proprement, éfre utile, servir : Τότε δ᾽ οὔτι δυνήσομαι ἀχνύμενός περ χραισμεῖν, Il. 1,588, mais alors Je πὸ pourrai, malgré toute ma douleur, [*}étre utile en rien, On le trouve quelquefois , dans l'Iliade , construit avec un aceusatif, comme les verbes ἀλέξειν et ἀμύνειν, dont on l'a jugé à tort synonyme : ὡς ἄρα τοῖς οὔτις δύνατο χραισμῆσαι ὄλεθρον Τρώων, Il. ΧΙ, 120, ainsi donc pas un seul Troyen ne put leur venir en aide contre la mort.

ἈΡΝΕΙ͂ΣΘΑΙ, ἀ’ αἴρειν, suivant l'Étymologique, parce qu ’on lève la main pour éloigner ou repousser, refuser : Ἡ ῥά νυ μοί τι πίθοιο, φίλον τέχος, ὅττι uv εἴπω, ἠέ χεν ἀρνήσαιο; Il. XIV, 219, te laisseras-tu gagner à ce que je vais te αἶγα, chère fille, ou me refuseras-tu ? Plus tard, nier : ὡς δ᾽ οὐχ ἐχεῖνος ἐγεώργει τὴν γῆν γ οὐχ ἠδύνατ᾽ ἀρνηθῆναι διὰ τὴν περιφάνειαν, ἀλλὰ προσωμολόγησεν, Dem. ad Orest. 871, 15, il n’a pu nier que celui-là n'ait cultivé sa terre, à cause de l'évidence, maïs bien plus il l'a avoué.

ÂNAÎNETOAI (αἰνεῖν), ne pas approuver, ne pas consentir, par opposition à ἐπαινέω; d’où, refuser, rejeter : ἔνθ᾽ αὐτὸς μὲν ἔπειτ᾽ ἠναίνετο λοιγὸν ἀμῦναι, Il, XVIII, 450, alors lui-même a refusé d'éloigner désormais votre perte. ἐγέγνωσχεν ὃ Κῦρος δεῖν τοὺς ὑπηρέτας τοῦτο ἀσχεῖν, ὡς μηδὲν ἀναίνοιντο ἔργον, Xen, Cyr. 11,1,

138 APNEIS@AI.

23, Cyrus pensait que les gens de service devaient s'appliquer à ne refuser aucun ouvrage,

ÂTIATOPEŸEIN , interdire, défendre : ἔνδοθεν γὰρ ἀπαγορεύω σοι μὴ κινεῖσθαι, Xen, Cyr. 1,4, 13, car je te défends de bouger d'ici.

ÂNANEYŸEIN, détourner la tête en signe de dédain ou de refus, faire signe que non, eu tournant la tête, répond au renuere des Latins, et est opposé à χατανεύειν : (ἧς ἔφατ᾽ εὐχομένη" ἀνένενε δὲ Παλλάς ἀθήνη, Il. VI, 311, elle parlait ainsi en priant, mais Minerve Pallas détournait la téte en signe de refus. D'où, ne pas accorder : T& δ' ἕτερον μὲν ἔδωχε πατήρ, ἕτερον δ᾽ ἀνένευσεν, Il. XVI, 250, Jupiter lui accorda l'un, il est vrai, maïs non pas l'autre. ἐπειδὴ δὲ vai τοῦτο ἀνένενον, Xen. Cyr. 1,6, 12, et comme à cela je répondais encore que non.

ÂTIONEYEIN , dont les Latins ont fait abnuere, paraît avoir été en usage dans le même sens; maïs il n’en reste point d'exemple dans cette signification.

ἀποφάναι, dire non : ἀντικρὺ δ᾽ ἀπόφημι γυναῖχα μὲν οὐχ ἀποδώσω, Il. VIT, 362, je le déclare ouvertement, je ne rendrai point cette femme. ὡς δὲ χαὶ ταῦτα ἀπέφησα, ἐπήρου με αὖ πάλιν, Xen. Cyr. 1, 6,13, et comme à cela aussi je répondis non, tu me demandas encare aussi. .…

ἈΠΕΙΠΕΙ͂Ν, verbe défectueux, et usité seulement à l'aoriste second , dire non , renoncer : Νημερτὲς μὲν δή μοι ὑπόσχεο rai χατά-νευσον ἢ ἀπόειπ᾽, I, 1, 515, fais-moi donc définitivement une promesse et un signe d'assentiment , ou bien dis non.

ΟΥ̓ SÂNAI, dans les dialogues , dire non ou dire que non : Kai ἐγὼ εἶπον" Οὐδὲν ἄρα ἐστὶν τῶν τῆς ἀρετῆς μορίων ἄλλο οἷον ἐπιστήμη οὐδ᾽ οἷον δικαιοσύνη οὐδ᾽ οἷον ἀνδρεία οὐδ᾽ οἷον σωφροσύνη οὐδ᾽ οἷον ὁσιότης ; Οὐχ ἔφη. Plat. Protag. 330 ,b, mais, disais-je, de toutes les parties dont se forme la vertu, il n'y en à donc point d'autre comme la science, ni comme la Justice » ni comme la force, ni comme la tempérance, ni comme la piété? Non, disait-il.

ΟΥ Φάσκειν, a plus de force que le précédent, affirmer que non : Αὐτὴ ἑαυτὴν ἐρωτῶσα καὶ ἀποχριϑομένη καὶ φάσχουσα καὶ οὐ γάσχουσα,. Plat. Theæt. 190 , a, s'interrogeant elle-même et se répondant, disant oui et disant non.

APTIAZEIN. 139

96. Αρπάζειν, Ayew nai φέρειν, Αφαιρεῖν, Απαυρίσχειν, Αἴνυσθαι, Κεραΐζειν, Κλέπτειν, Λαφυραγωγεῖν, Λεηλατεῖν,

Δηΐζεσθαι, Anorevew, Συλᾶν, ἱεροσυλεῖν.

ἁρπάζειν, d'&orn, au propre, ravir comme unLoiseau de proie, et généralement comme les animaux carnassiers : ὦστ' αἰετὸς ὑψιπετήεις, ἁρπάξων à ἄρν᾽ ἀμαλὴν à πτῶχα λαγωόν, Il ΧΧΗ͂, 308 , comme l'aigle au vol élevé qui s'appréte à ravir un tendre agneau ou un lièvre timide. D'où, 1° enlever de force ou saisir avec violence : ἕχτωρ δ᾽ ἁρπάξας λᾶαν φέρεν, ὅς ῥα πυλάων ἑστήκει πρόσθε, Il. XIT, 445, Hector saisit et enleva une pierre qui était dressée devant la porte. ® Ravir, voler à force ouverte, piller : Καὶ προσπίπτοντες πόλεσιν ἀτειχίστοις χαὶ χατὰ χώμας οἰκουμέναις, ἥρπαζον καὶ τὸν πλεῖστον τοῦ βίου ἐντεῦθεν ἐποιοῦντο, Thucyd. 1, 5, et attaquant les villes sans murailles et habitées par bourgades, ils pillaïent, et tiraient la plupart du temps de là leur existence.

ÂTEIN ΚΑῚ ΦΈΡΕΙΝ, littéralement, emmener et emporter, c’està-dire piller, dévaster, ravager un pays ennemi : Εἰπὼν τῷ $épant ὡς ὅτι ὀχνοίη μὴ ὃ Τισσαφέρνης ai ὁ Φαρνάδαζος ἐρήμην οὖσαν χαταθέοντες φέρωσι καὶ ἄγωσι τὴν χώραν, Xen. Hellen. III, 2, 14, ayant dit à Pharace qu'il craignait que Tissapherne εἰ Pharnabase n'envahissent et ne pillassent le pays, qui n'était point gardé. Cette périphrase se construit ordinairement avec des noms de villes ou de pays; cependant on la trouve avec un nom de personne dans ce passage de Démosthène, où elle n’a pas moins de justesse , appliquée aux expéditions navales : ἄγων χαὶ φέρων τοὺς πλέοντας τὴν θάλατταν, Dem. Philipp. 1, 10, enlevant et emmenant ceux qui naviguaient sur la mer, Les Latins ont imité cette tournure; Virgile a dit: Ali rapiunt incensa feruntque Pergama, Æneid. ἘΠ, 374.

ÂPAIPEIN , ôter, enlever : Καὶ δή μοι γέρας αὐτὸς ἀφαιρήσεσθαι ἀπειλεῖς ᾧ ἔπι πόλλ᾽ ἐμόγησα,, Il. 1, 161, et voilà que tu me menaces de m’enlever toi-même la récompense pour laquelle j'ai enduré tant de peines, ὅσαι τῷ στρατῷ ἕποντο σχενοφόροι γάμηλοι,

140 APTIAZEIN.

ταύτας πάσας ἁλίσας καὶ ἀπελὼν τὰ ἄχθεα, ἄνδρας ἐπ᾽ αὐτὰς ἀνέβησε irréda στολὴν ἐνεσταλμένους, Herodot. I, 80, ayant rassemblé tous les chameaux qui portaient les bagages à la suite de l'armée , et leur ayant ôté leur charge, il y fit monter des hommes équipés en cavaliers.

ÂTIAYPIEKEIN, synonyme poétique du précédent, usité seulement aux aoristes : ἀλλ᾽ ἄμφω θυμὸν ἀπηύρα, 1]. VI, 17, mais il enleva la vie à tous deux.

AÏNYY@AI, verbe poétique, rare et défectueux, prendre : Eùρύπυλος δ᾽ ἐπόρονσε rai αἴνυτο τεύχε᾽ ἀπ᾽ ὥμων, Il, XI, 580, Eurypyle s’élança sur lui et dépouilla ses épaules de ses armes.

KEPAÏZEIN , de χέρας, verbe ionien qui se dit, au propre, de l'attaque d’une bête à cornes; cependant Homère l’emploie en parlant da lion; d’où, au figuré, saccager, ravager : Πάτροχλ᾽ à που ἔφησθα πόλιν κεραϊζέμεν ἀμήν, Il. XVII, 830, Patrocle, tu disais que tu saccagerais notre ville. Μετὰ δὲ ἐπιστραφείς τε vai ἐδόμενος τοὺς Πέρσας τὸ τῶν Λυδῶν ἄστυ χεραΐζοντας, Herodot. 1, 88, ensuite, ayant tourné la téte et voyant les Perses saccager la ville des Lydiens.

ΚΛΈΠΤΕΙΝ, proprement , se cacher, faire du mal en secret, en quoi il diffère d'aprés, avec lequel il est souvent joint : ὅσα τις ἂν ἕτερος ἄλλον πημήνῃ χλέπτων à βιαζόμενος, Plat, Legg. XI, 933, e, pour toutes les espèces de dommage qu'un homme peut faire à un autre en employant la ruse ou la violence. D'où, enlever furtivement, dérober, voler avec adresse : Οὐχ ἔστι λῃσταῖς πνεῦμ’ ἐναντιούμενον ὅταν παρῇ χλέψαι τε χ᾽ ἁρπάσαι βίᾳ, Soph. Phil, θ44,, jamais le vent n’est contraire pour les pirates lorsque l'occasion s'offre de voler avec adresse ou de ravir de vive force.

AA®&YPATOTEIN, proprement, emporter les dépouilles:Kai τὰ μὲν Γαλατῶν, ὅταν ὑποχείριοι γένωνται, λαφυραγωγήσεσθαι, Plut. Galb. ὅ,, εἰ qu'il pourrait s'enrichir des dépouilles des Galates lorsqu'ils seraient subjugués.

AEHAATEÏN, proprement, chasser ou pousser devant soi sa proie , c’est-à-dire le bétail volé, parce que les premiers habitants de la Grèce , comme tous les peuples nomades, commen-

cèrent par 56 voler leurs troupeaux; d’où, faire du butin, butiner : Λεηλατήσει χρόνον" ἐγὼ δ᾽ ἀπόλλυμαι, Soph. Aj. 343, il sera sans cesse occupé à chercher du butin, et moi je meurs. On le trouve aussi dans les prosateurs : ἐθουλεύσατο οὖν χράτιστον εἶναι λεηλατῆ-σαι ëx τῆς Μηδικῆς, Xen. Cyrop. 1, 4, 17, ül jugea que le meilleur était de faire du butin sur le territoire médique.

AHÎZEZ@AI (dns), faire sa proie, prendre comme butin : Δμωαὶ δ᾽ ἃς ἀχιλεὺς ληΐσσατο Πάτροχλός τε, Il. XVIII, 28, εἰ Les esclaves φιῤ Achille et Patrocle avaient eues pour leur part de butin. ἐληΐζοντο δὲ χαὶ χατ᾽ ἤπειρον ἀλλήλους, Thucyd. 1,5,ilsse Pillaient aussi les uns les autres sur le continent.

AHXTEŸEIN, de ληστής, être brigand, verbe synonyme de ληΐζεσθαι, mais de formation plus moderne : Σχίρωνα δὲ ἀνεῖλε ληῃστεύοντα τοὺς παριόντας, Plut. Thes. 10, il fit périr Sciron, qui excrçait ses brigandages sur les voyageurs.

ΣΥΛΑ͂Ν, de même famille que σύρω, tirer avec force : Kai ἀπ᾽ ὥμων τεύχε᾽ ἐσύλα, Il. VI, 28, et enleva les armes des épaules. En prose, piller : Καὶ οἱ πολέμιοι μόνῳ ἐκεένῳ ὧν ἐκράτησαν ἐν Τροίᾳ ἔδοσαν μὴ συληθῆναι, Xen. Cyn: 1, 15, et les ennemis, parmi tous ceux dont ils se rendirent maitres à Troie, n'accordérent qu'à lui seul d'être exempt du pillage.

ἹΕΡΟΣΥΛΕΙ͂Ν, composé du précédent, spécialement, enlever un objet consacré ou sacré, faire un vol sacrilége : Kai γὰρ τοῦτο φανερὸν ἐγένετο χαὶ ὅτι ἱεροσνλήσαντες τὰ ὅπλα ἃ ἐγὼ ἀνέθηχα τῇ ἀθηνᾷ, Dem. in Eubul. 1318 , 27, car il est devenu évident, et qu'ayant fait l'enlèvement sacrilége des armes que j'ai consacrées à Minerve.

97. ἄρτος, ἄζυμος, ἄζυμα, Zouirns, ἄκολος, ἄλφιτον, ἀχτή » Σεμιδαλίτης, Σῖτος, Χονδρίτης.

ÂPTOZ, ov (ὁ), pain fait avec le froment , pour la première fois dans l'Odyssée : ἄρτον τ᾽ οὖλον ἑλὼν περικαλλέος ἐχ χανέοιο χαὶ χρέας, Od. XNIT, 343, et ayant tiré d'une belle corbeille un pain entier et de la viande. φέρονται δὲ οἴχοθεν σῖτον μὲν ἄρτον, ὄψον δὲ χάρδαμον, Xen. Cyr. 1,2, 8, et ils emportent de la

maison, pour nourriture, du pair, ct, pour bonne chire, du cresson.

ÂZYMOZ, ov (2), par ellipse d'épros, pain sans levain, dans les Septante et le Nouveau Testament , AZYME : ἀζύμους ἔπεψεν αὐτοῖς, Gen. 19,3, il fit cuire des pains sans levain pour cux. On trouve aussi au pluriel la forme τὰ ÂZYMA , qui signifie quelquefois, par extension, la fête même des azymes chez les Juifs : Hy δὲ Πάσχα χαὶ τὰ ἄζυμα μετὰ δύο ἡμέρας, Marc. 14, 1 ὸ la fête de Päque et des pains sans levain devait être deux jours après.

ΖΥΜΙΤΗΣ, οὐ (ὁ), avec ἄρτος dans Xénophon, pain fermenté, c’est-à-dire fait avec du levain : Kai ἄρτοι ζυμῖται μεγάλοι προσπεπερονημένοι ἧσαν πρὸς τοῖς χρέασι, Xen. Anab. VII, 3,921, et de grands pains faits avec du levain étaient attachés à côté des viandes.

ÂKOAOS, ον (ἡ ou ὁ), morceau, miette de pain, dans l'Odyssée : Αἰτίζων ἀκόλους, οὐχ ἄορας οὐδὲ λέθητας, Od. XVIT, 221, mendiant des morceaux de pain, non des trépieds ni des chaudrons. Vers imité par Callimaque : ἐνὶ τριόδοισι χαθῆστο αἰτίζων ἀχόλως τε χαὶ ἔχδολα λύματα δαιτός, Callim. in Cerer. 116, il était assis dans les carrefours , mendiant les morceaux de pain et les reliefs qui tombaient du festin.

AA#ITON , ον (τό), orge, au pluriel, ἄλφιτα, farine d'orge dont on faisait le pain ; d'où, par extension, au figuré, pain, comme en français, pour subsistance : Πολλοὶ δ᾽ ἔσονται χᾶἄτεροι νῷν ξύμμαχοι, ὅσοις δικαίοις οὖσι» οὖχκ ἦν ἄλφιτα, Aristoph. Plut. 219, beaucoup d'autres seront aussi nos auxiliaires, tous les honnêtes gens qui n’ont pas de pain.

ἀκτῇ, ἢς (à), est, comme on l'a vu plus haut (pag. 84), la broyure de l'orge, et non le pain même, ou un morceau de pain, comme le prétend Eustathe. C’est dans son expression la plus simple qu’on doit l'entendre dans l’Iliade ; ce n’est que plus tard que les poëtes se sont servis de cette périphrase pour exprimer poétiquement le pain : Τριτάταν dé νιν χλύω τάνδε κατ᾽ ubpuσίου στόματος ἁμέραν Δάματρος ἀχτὰς δέμας ἁγνὸν ἴσχειν, Eurip.

Hippol, 137, j'apprends que depuis trois jours son chaste corps

s'abstient des fruits de Cérès, qui n'ont point approché de sa bouche divine.

SEMIAAAÏÎTHE, ou (ὃ), de σεμίδαλις, pain de fleur de farine : Τοὺς σεμιδαλίτας πρὸς ἰσχύν φησι μᾶλλον πεφυχέναι, Athien. II], 115, ἀ, il prétend que les pairs de fleur de farine sont plus faits pour fortifier.

ΣΙ͂ΤΟΣ, ον (6), blé, froment; d’où, par extension, le pain qu’on en fait : ἅμα δ᾽ ἀμφίπολοι φέρον αὐτῷ σῖτον al χρέα πολλὰ χαὶ αἴθοπα οἶνον ἐρυθρόν, Od, XIT, 19, er même temps les servantes apportaient du pair, des viandes de toute espèce, et du vin rouge plein de feu. ὅταν κάρδαμον μόνον ἔχωσιν ἐπὶ τῷ σίτῳ, Xen. Cyr. 1, 2, 11, lorsqu'ils n'ont que du cresson avec leur pain.

XONAPÎTHE, ον (δ), (χόνδρος), pain fait avec la préparation nommée alica : Γίνεται μὲν ὁ χονδρίτης ἐχ τῶν ζειῶν' x γὰρ χριθῆς χόνδρον μὴ γίνεσθαι, Athen. ΠῚ, 109, c, Le pain nommé χονδρίτῆς où d'alica est fait avec les grains de l’épeautre ; car on n'emploie pas d'orge pour l'alica.

98. Apyaios, Παλαιός, l'epaude, Διπολιώδης, Πρέσδυς, Κρόνιος, Κρονικός, ὠγύχιος, Ἦνος.

ἈΡΧΑΙ͂ΟΣ, αία, αἴον (ἀρχὰ ), proprement, qui était dans l'origine, qui existe depuis le commencement; d’où, antique, par extension, vieux, suranné, passé de mode : À ἐκεῖνα μὲν ἀρχαῖα καὶ παλαιά, Dem. in πάγοι, 597, maïs tout cela est suranné et du temps passé.

AAAIOS, αιά, (πάλαι), d'autrefois, ancien, parlant des personnes et des choses : ἢ ῥα νύ μοι ξεῖνος πατρώϊός ἐσσι παλαιός, I, N1,215,tues donc uni à mot par les liens d'une hospitalité contractée jadis avec mon père, Κατὰ τὸ νόμιμον τὸ παλαιὸν χαὶ ἀρχαῖον, Lys. in Andoc. Ÿ, 253, selon l'usage d'autrefois et de toute antiquité. Dans ce passage de Lysias, Taylor a sub stitué sans nécessité πάτριον à παλαιόν.

TEPAIOE, αιά, αιόν (γέρων), de vieillard, vieux à ὁ δὲ ξυμόλητο γεραιὸς Νέστωρ, IL, XIV, 39, le vieux Nestor s'of-

144 APXAIOS.

frit devant eux. ἀείρετέ pou δέμας γεραιᾶς χειρὸς προσλαζύμεναι, Eur. Hec. 59, prenez ma πιαΐπ, soulevez mon corps affaibli par la vieillesse.

AITIOAIGAHE (ὃ, ἡ}, proprement , vieux comme les Düpolies, une des plus anciennes fêtes athéniennes ; elles se célébraient le quatorzième jour du mois scirrophorion , en l’honneur de Jupiter Polieus , ou protecteur de la ville, dont elles tiraient leur nom : ἀρχαῖά γε χαὶ διπολιώδη ai τεττίγων ἀνᾶμεστα, Aristoph. Nub. 984, tout cela est antique, vieux comme les Dipolies et tout plein de cigales.

ΠΡΈΣΒΥΣ, vos et ως (6), de rpérw, suivant quelques-uns, ou de προδαίνω, suivant Ammonius, étymologie qui paraît la plus probable, supérieur, éminent, ou avancé en âge ; respectable par son rang , ou plus souvent par son âge ; dgé, vieux. Homère ne l’emploie qu’au féminin rpéc6z, comme épithète honorifique des déesses et de quelques mortelles , et aux comparatif et superlatif en parlant de l’âge : Hon πρέσδα θεά, Il. V, 721, Junon la reine des déesses. Γενεῇ μὲν ὑπέρτερός ἐστιν ἀχυλεύς > πρεσθύτερος δὲ σύ ἐσσι, Il. XI, 786, Achille est supérieur par la naissance, εἰ toi tu es plus âgé. Le positif ne se trouve que dans les tragiques : ἡγεμὼν ὁ πρέσδυς νεῶν À yaixüv, Esch. Ag. 177, le chef suprême de la flotte des Grecs. On ne le trouve que sous la forme du comparatif et du superlatif dans les prosateurs : Αἰσθόμενος δέ ποτε τὸν πρεσύύτατον νἱὸν ξαντοῦ πρὸς τὴν μητέρα χαλεπαίνοντα " Εἰπέ μοι, ἔφη, ὦ παῖ, οἶσθά τινας ἀνθρώπους ἀχαρίστους χαλουμένους ; Xen. Mem, 11, 2, 1, voyant un jour son fils aïné Jâché contre sa mère : Dis moi, mon fils, lui dit-il, connais-tu certains hommes qu'on appelle ingrats ἢ

KPONIOZ, ix, et KPONIKOS, ἡ (Κρόνος), de Saturne, du temps de Saturne, vieux comme Saturne : à μῶρε où, καὶ χρονίων ὄζων, Aristoph. Nub. 397, d sot que tu es, vrai contemporain de Saturne. ὦ χρονιχαῖς γνώμαις ὄντως λημῶντε τὰς φρένας ἄμφω, Aristoph. Plut. 581, 6 que vous avez tous deux l'esprit cncroûté de vieux préjugés !

ATŸTIOS, iæ, ιον, ἀ᾽ ὀγύγης» Ogygès, un des premiers rois de la Grèce; d'Ogygès, du temps d'Ogygés ; les Grecs nommaient

ἌΡΧΕΙΝ, APXH. 445 ainsi ce qui était de l'antiquité la plus reculée : Σὲ δ᾽, ὦ τέχνον, τόδ᾽ ἐλήλυθεν πᾶν χράτος ὠγύγιον, Soph. Phil. 141, mon fils, toute cette puissance est venue jusqu'à toi des temps les plus reculés. δρὺς ὠγυγίη, Phocyl. un chêne séculaire.

ΝΟΣ, n, de és, année, de l'année passée ; d'où, passé, accompli : Ai évor ἀρχαί, Dem. 775, 25, les magistratures de l’année passée, Ce mot rare est encore usité dans la locution ἔνη χαὶ νέα, Dem. 1229 , 7, où il faut sous-entendre σελήνη, littéralement, l’ancienne et la nouvelle lune, pour le dernier jour du mots.

ἄρχειν, proprement, commencer; d'où, étre ἐδ prenuer, commander, avoir l'autorité, se dit de toute espèce de commandement, ou simplement d’une charge, d’une magistrature, et généralement d’un pouvoir exercé dans le but du bien et de l'utilité de tous : ἄρχειν ἰχανοί, xai ὠφέλιμοι τοῖς τε ἄλλοις ἀνθρώ-ποις καὶ ἑαντοῖς, Xen. Memor. IV, 2, 11, capables de commander et utiles aux autres hommes et à eux-mêmes.

KPATEIN, étre le plus fort; d'ou, étre le maitre, maitriser, commander, emporte l’idée d’un pouvoir acquis ou conservé par la force : ἀλλ᾽ ὅδ᾽ ἀνὴρ ἐθέλει περὶ πάντων ἔμμεναι ἄλλων, πάντων μὲν χρατέειν ἐθέλει, 1|.1, 288, mais cet homme veut être au-dessus de tous les autres, il veut étre maïtre de tous. Au figuré dans Platon : Εἶναι γὰρ ὁμολογεῖται σωφροσύνη τὸ χρατεῖν ἡδονῶν χαὶ ἐπιθυμιῶν, Plat. Symp. 196, c, car il est convenu que la sugcsse consiste à maütriser les voluptés et les désirs.

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