‹ Synonymes grecs, recueillis dans les écrivains des différents ages de la littérature grecque et expliqués d'après les grammairiens, l'étymologie et l'usage avec des exemples tirés des meilleurs auteurs grecsChapitre 35 sur 105 · ASIE · texte numérisé non relu

ASIE

tuelles, comme l'étude des arts et des sciences : Νομίζω μέντοι πᾶσαν φύσιν μαθήσει voi μελέτη πρὸς ἀνδρείαν αὔξεσθαι, Xen. Mem. 111,9,2, mais je pense que, dans toute espèce de nature, le courage peut se fortifier par l'instruction et l'étude.

SOMASKIA , ας (%), exercice du corps seulement : Kai ἐν σωμασχίᾳ τοὺς σωμασχοῦντας, Xen. Mem. V1, 9, 11, et ceux qui se livrent ἃ un exercice corporel.

404. Anis, AvruË, Βοῦς, Γέῤῥον, Θυρεός, ἱτέα, ἴτυς, Ψ , ε Κύχλος, Λαισήϊον, Oroy, Πάρμη, Πέλτη, Ρινός, Σάχος.

ἀσπίς, ἰδὸς (2}», grand bouclier rond , en usage dans les temps anciens. Il était ordinairement fait de bois de saule ou d’osier tressé, οἱ recouvert de peaux de bœufs, et par-dessus de lames de métal. Quelquefois il était tout entier d’airain où d’un autre métal, comme celui d'Achille (ΠΝ. XVIII, 478). Souvent il était assez grand pour couvrir l’homme tout entier, d’où l'épithète poétique ποδηνεχής ; en prose, ποδήρης, qui tombe jusqu'aux pieds : Αὐτίκα δ᾽ ἀσπίδα μὲν πρόσθ᾽ ἔσχετο πάντοσε ἴσην, χαλῆν, χαλχείην, ἐξήλατον, ἣν ἄρα χαλχεὺς ἤλασεν, ἔντοσθεν δὲ βοείας ῥάψε θαμειὰς χρυσείοις ῥάῤδοισι διηνεχέσιν περὶ χύχλον, 11. XII, 9294, aussitôt il se couvrit de son bouclier, ce beau bouclier formant un disque parfait, qu’un artiste a recouvert d'airain, nprès l'avoir garniintérieurement de plusicurs peaux de bœuf et entouré de baguettes d'or dans toute sa circonférence.

ANTYE, vyos (x), de ἀντέχω,, proprement, partie saïllante , demi-cerele fait de baguettes (ῥάδδος) de bois où de métal qui composaient la circonférence (irus) du bouclier rond (ἀσπίς), en formant un rebord saillant, en quoi ce mot diffère d’iru;; d’où, généralement , bord ou rebord du bouclier, dans V'Iliade et les tragiques , où quelques traducteurs ont donné à ce mot la signification trop précise de bouclier : ἄντυξ à πυμάτη θέεν ἀσπίδος, IL NT, 118, ἐε rebord qui fait tout le tour du bouclier.

ΒΟΥ͂Σ, οὐς (4), bœuf, ct, par extension , peau ou cuir de bœuf préparé dont on recouvrait les boucliers ; d’où , le bouclier même dans Homère : Βόας αὔας ὑψόσ᾽ ἀνασχόμενοι, Il. XII, 138, élevant en l'air les peaux sèches pour les boucliers.

TÉPPON , ov (τό), gerre, bouclier fait d’osier tressé et qui avait la forme d’un earré long. Ce bouclier, en usage chez les Perses, était de différentes grandeurs , et servait également à la cavalerie et à l'infanterie, Quelquefois il était recouvert de peaux de bœufs : Πέρσαι εἶχον, ἀντὶ ἀσπίδων, γέῤῥα, Herod, VIT, 61, les Perses avaient des gerres pour boucliers.

ΘΥΡΕΟΣ, οὗ (δ) (θύρα), bouclier, ainsi nommé à cause de sa forme, qui était celle d’un carré long, pavois des Gaulois , grand bouclier des hastaires (hastati) chez les Romains : ἔστι δ᾽ ἡ Ῥωμαϊχὴ πανοπλία πρῶτον μὲν θυρεός, οὔ τὸ μὲν πλάτος ἐστὶ τῆς χυρτῆς ἐπιγανείας πένθ᾽ ἡμιποδίων" τὸ δὲ μῆχος, ποδῶν τεττάρων, Polyb, VI, 23,2, l'armure complète des Romains se compose d'abord du bouclier carré long, dont la largeur, présentant à l'extérieur une surface cylindrique, est de deux pieds et demi, et dont la longueur est de quatre pieds.

ÎTÉA , ας (Ὁ) (ἰέναι), proprement, saule , el, dans les poëtes postérieurs à Homère, bouclier fait de bois de saule : ἕξεις ὅμως ἐν ἢ ταφήσῃ χαλχότονον ἱτέαν, Eur, Troad. 1193., tu auras cependant ton bouclier recouvert d'airain qui te servira de cercueil.

ÎTYE, vos (4), de ἱτέα, baguette de bois de saule dont on faisait les cercles ou jantes des roues , des boucliers , ete.; cercle on tour du bouclier; dans Euripide, où il est traduit à tort par bouclier: Ei δ᾽ ὄμμ᾽ ὑπερσχὸν ἴτυος ἅτερος μάθοι, Eur. Ῥέαν. 1384, si l'un des deux voyait l'œil de son adversaire dépasser le tour du bouclier.

ΚΥ͂ΚΛΟΣ, ov (ὁ), cercle ; d'où , par extension, dans les potes, orbe, disque d'un bouclier : AN) ὑφίζανον χύχλοις, ὅπως σίδηρος ἐξολισθάνοι μάτην, Eur. Phœn, 1382, maïs ils se cachaïent sous l'orbe de leurs boucliers, pour que le fer en glissant de côté ne portät que des coups inutiles.

AAISHION , ou (τό), de λάσιος, petit bouclier recouvert de cuir de bœuf encore garni de son poil : ἀσπίδας εὐχύχλους λαισήϊά τε πτερόεντα, 1], V, 453, les grands boucliers ronds et les petits boucliers légers.

OTAON, ον (ré), proprement, ustensile, arme, armure. Quelquefois, chez les Attiques, comme ἀσπίς, grand bouclier

que portait l'infanterie pesamment armée, d’où on l’appelait hoplites (ὁπλῖται) : ὅπλα ἐποιοῦντο, οἱ μὲν ξύλινα, οἱ δὲ οἰσύϊνα, Xen. Hell. 11. 4, 10, les uns se faisaient des boucliers de bois, les autres d'osier tressé.

TÂPMH, ns (4), parme, boueliër des vélites chez les Romains, parma : Ἡ δὲ répun ai δύναμιν ἔχει τῇ χατασχενῇ, χαὶ μέγεθος ἀρχοῦν πρὸς ἀσφάλειαν" περιφερὴς γὰρ οὖσα τῷ σχήματι, τρίπεδον ἔχει τὴν διάμετρον, Polyb. VI, 22, 2, la parme a de la force et une grandeur suffisante pour mettre à couvert, car clle est de forme ronde , et elle a trois pieds de diamètre.

HÉATH , Ὡς (%), de πάλλω, pelta, petit bouclier léger et sans rebord , recouvert d’une seule peau. Il était en usage chez les Thraces, et fut introduit chez les Grecs par Jphicrate, vers l’an 400 avant l’ère chrétienne : Peltam pro parma fecit , a qua postea peltastæ pedites appellantur (Corn. Nep. Iph. 1). Ce capitaine en arma [65 soldats appelés pour celte raison πελτασταί, peltastes , qui tenaient le milieu entre l'infanterie pesamment armée, ou hoplites (ὁπλῖται), et les armés à la légère {ψιλοί). La forme de ce bouclier était celle d’une demi-lune, suivant Virgile : Ducit Amazonidum lunatis agmina peltis (Virg. Æn. X, 494). Pollux lui donne une forme un peu différente : Πέλτη ἀμαζονιχὴ παρεοιχυῖα κιττοῦ πετάλῳ, Poll, 1, 134, la pelte, ou bouclier des Amazones , qui ressemble à la feuille du lierre,

PINOE, οὔ (ὃ εἰ ὁ), peau de bête écorchée, particulièrement cuir de bœuf, et, par extension, dans les poëtes , bouclier recouvert de cuir : Σὺν ῥ' ἔδαλον ῥινούς, σὺν δ᾽ ἔγχεα χαὶ μένε᾽ ἀνδρῶν χαλκεοθωρήκων, Il, IV, 447, (les deux armées) mélérent les boucliers , les lances et les efforts des guerriers cuirassés d'airain.

ΣΑΚΟΣ, εος (τό), suivant Damm, de σάω, conserver, nom poétique de l’écris, ou grand bouclier roud des temps héroïques : ὃς οἱ ἐποίησεν σάχος αἴολον, ἑπταβόειον ταύρων ζατρεφέων, ἐπὶ δ᾽ ὅγ-ὧοον ἤλασε χαλκόν, Il. VII, 222, qui lui fit un bouclier orné, couvert de sept fortes peaux de bœufs , et par-dessus d'une huitième couche d'airaïn. ἀχθόμενοι σαχέεσσι βραχίονας ἱἰτεΐνοισιν, Theocr, Id. XVI, 79. Le bras chargé de boucliers de bois de saule.

ÀZTIKOE ou ἀστυύκός (ὁ, ὁ) (ἄστυ), de la ville, citadin, qui habite la ville ou réside à la ville ; ne s'emploie qu’au propre, par opposition à ἀγροῖκος : Αὗται ai σπονδαὶ ἐγένοντο τελευτῶντος τοῦ χειμῶνος ἅμα ὧρι ἐχ Διονυσίων εὐθὺς τῶν ἀστυχῶν, Thuc. V,20, cette trêve se fit vers la fin de l'hiver, au commencement du printemps, aussitôt après les Diony siaques de la ville. Où μεμάθηκα ἀγροίκως φιλέειν, ἀλλ᾽ ἀστυχὰ χείλεα θλίδειν, Theocr. Id. XX, 4, je ne suis pas faite pour de rustiques amours, οἱ jamais ma bouche n'a pressé que des lèvres de citadin.

AXTEÏOE (ὃ, 4), urbanus, ne s'emploie qu'au figuré , civil, poli par le séjour de la ville, plein d'urbanité, spirituel, plaisant, drôle : Πῶς οὐχ οὗτοι ἀστεῖοι ἂν καὶ εὐχάριτες δικαιότερον ὀνομάζοιντο μᾶλλον, à ἀλαζόνες; Xen. Cyr. IT, 2, 12, comment ne seraïent-ils pas appelés spirituels et enjoués plus justement que häbleurs ἢ

ΑΣΤΟΣ, ἀστή, habitant ou citoyen né dans la ville, indigène, citadin , bourgeois, par opposition à ξένος. Suivant Eustathe ce mot n’était en usage que chez les Atiiques : Ταῦτα χαὶ νεωτέρῳ, καὶ πρεσθυτέρῳ ὅτῳ ἂν ἐντυγχάνω ποιήσω, χαὶ ξένῳ χαὶ ἀστῷ, Plat. Apol. 30, a, et, cela, je Le ferai avec quiconque je rencontrerai, et plus jeune et plus vieux , et étranger et citoyen.

ÀZTHP, ἐρος (6), étoile, astre : ἐχτορίδην ἀγαπητόν, ἀλέγκιον ἀστέρι καλῷ, Il, VI, 401, l’'aimable fils d'Hector, semblable à une belle étoile. Οἱ γὰρ ἀστέρες χἂν εἰ μείζους κἂν ἐλάττους φαίνωνται, ἀλλ᾽ ὅμως ἀδιαίρετοί γε #40" ξαντοὺς εἶναι δοχοῦσιν, Aristot, Meleor., 1,6, car les étoiles, soit qu’elles paraissent plus grandes ou plus petites, semblent cependant indivisibles par elles-mêmes,

ΑΣΤΡΟΝ, ov (τό), suivant les grammairiens, assemblage de plusieurs étoiles qui forment une constellation, comme l’Ourse , Orion, etc. ASTRE, sidus , tandis qu'éstép est l’étorle isolée, La différence que les grammairiens ont observée entre ἀστήρ el ἄστρον n'existe que dans l'emploi de ces mots. En effet, la forme

456 AZTPONOMIA.

ἄστρον est plus usitée au pluriel seulement dans Homère et les anciens attiques : ἄστρα ἐν τῇ νυχτὶ ἀνέφηναν ἃ ὑμῖν τὰς ὧρας τῆς γυχτὸς ἐμφανίζει, Xen. Mem. IV, 8, 4, ils ont fait briller dans la nuit les astres qui en font connaître les heures. Aristote est le premier chez qui la différence de signification se fasse remarquer.

ΠΛΆΝΗΣ, ἡτος (δ), et ΠΛΑΝΗΤΗΣ, οὐ (6), proprement errant, pris substantivement par ellipse ἀ᾽ ἀστήρ, étoile errante, PLANÈTE : ἥλιος χαὶ σελήνη χαὶ πέντε ἄλλα ἄστρα ἐπίχλην ἔχοντα πλάνητες, Plat. Tim. 38 , c, le soleil et la lune, et cinq autres astres ayant de surnom de planètes. Πρὸς δὲ τούτοις χαὶ οἱ Αἰγύπτιοί φασι, χαὶ τῶν πλανητῶν χαὶ πρὸς αὑτούς, χαὶ πρὸς τοὺς ἀπλανεῖς γίνεσθαι συνὁδοὺς, Aristot, Meteor. 1, 6, en outre, les Égyptiens disent encore qu'il y a des conjonctions des planètes et entre elles et avec les étoiles fixes.

AZTPONOMiA , ας (Ὁ), ASTRONOMIE : ἐπιστήμη περὶ ἄστρων τε φορὰς χαὶ ἐνιαυτῶν ὥρας ἀστρονομία χαλεῖται, Plat. Conv. 188 ,b, la science du cours des astres et des saisons de l'année s’appelle astronomie.

AZTPOAOTIA, ας (ἢ), dans Xénophon, où il se rencontre pour la première fois, ce mot a été traduit à tort comme le précédent par astronomie : Ἐχέλευε δὲ χαὶ ἀστρολογίας ἐμπείρους “ἔγνεσθαι καὶ ταύτης μέντοι μέχρι τοῦ νυχτός τε ὧραν Aa μηνὸς χαὶ ἐνιαυτοῦ δύνασθαι γιγνώσχειν, Xen. Mem. IV, 7, il voulait aussi quon sût de l'astrologie, mais seulement assez pour pouvoir connaître le moment précis de la nuit, du mois et de l'année. Des critiques ont voulu rétablir dans ce passage la leçon ἀστροvopia, correction qui paraît inutile, car ce mot se trouve aussi dans Aristote. Il paraîtrait donc être déjà une espèce d’application de l’astronomie à l’art de présager, ou l'astrologie elle-même, quoiqu’on ne trouve ce mot que plus tard, chez les Grecs, avec le sens précis qu’il a dans les langues modernes, ASTROLOGIE : ἄλλοι δὲ ἀστρολογίαν ἀψευδέα μὲν, ἀνωφελέα δ᾽ εἶναι λέγουσιν, Lucian. de Astrolog.: mais d'autres disent que l'astrologie n'est pas men-

δ songère , il est vrai, mais inutile.

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