‹ Synonymes grecs, recueillis dans les écrivains des différents ages de la littérature grecque et expliqués d'après les grammairiens, l'étymologie et l'usage avec des exemples tirés des meilleurs auteurs grecsChapitre 37 sur 105 · AY · texte numérisé non relu

AY

sur mes vaisseaux, Ou que 76 ne t'y voie revenir désormais. { ξένοι, ἔλθετ᾽ ἐπήλυδες αὖϑις, Soph. Phil. 1190, δ étrangers, approchez, revenez auprès de moi. De là les significations trèsfréquentes en prose de de nouveau, encore, par la suite, et de notre AUSSI, qui paraît en venir à Καὶ ἐάν τε νῦν ἐάντε αὖθις ζητήσητε ταῦτα, οὕτως εὑρήσετε, Plat, Apol. 10, et si, soit maintenant, soit par la suite, vous les emmencz, vous trouverez qu'il en est ainsi. On trouve quelquefois dans Platon αὖ joint à αὖθις, et c’est à Lort que les grammairiens regardent l’une ou l’autre comme explétive : ὅταν.... nai αὖθις αὖ λέγητε ὅτι ἡγνώσχων ὃ ἄνθρωπος τἀγαθὰ πράττειν οὐχ ἐθέλει.... Plat, Prot. 355, b, ct lorsque vous redites encore que L homme connaissant le bien ne veut pas le faire.

ÂY, poétique, presque toujours adverbe de lieu au propre ; dans Homère est pris quelquefois au figuré dans le sens de πάλιν: ἂψ ἐθέλω ἀρέσαι, Il. XIX, 138, je veux encore tächer de l'apaiser.

ΠΑΛΙΝ, au contraire des particules précédentes, a conservé le sens propre, en arrière, qui domine toujours ; il indique aussi la répétition , mais seulement relative à un seul fait, en quoi il diffère des particules précédentes ; avec les verbes aller, venir, donner, il répond aussi à la particule latine et francaise re, que nous mettons à tous nos verbes pour exprimer la répétition de l'action ; d’où , au figuré, encore, de nouveau, rursus, re : ἀλλὰ χαὶ ὡς ἐθέλω δόμεναι πάλιν, εἰ τόγ᾽ ἄμεινον, Il, 1, 116, maïs, quoi qu'il en soit, je veux bien la rendre, si c’est le meilleur parti. ἐπερωτηθεὶς δὲ πάλιν ὑπὸ τῆς μητρὸς διὰ τέ; Men. Cyr. 1,3, 13, et de nouveau interrogé par sa mère , pourquoi ? Kai ὅταν αὖ πάλιν ἀπιὼν γένηται, ἔνθα χαὶ ἡμῖν δῆλόν ἐστιν ὅτι εἰ προσωτέρω ἄπεισιν ἀποπαγησόμεθα ὑπὸ τοῦ ψύχους, πάλιν αὖ τρέπεσθαι καὶ προσχωρεῖν, Xen. Mem. ΤΥ, 8, 8, et lorsqu'il est encore revenu à cette distance, où il est évident, même pour nous, que s’il allait plus loin nous péririons de froid, il se retcurne encore et s'avance vers [nous]. Daus cet exemple remarquable on voit réunies les deux particules αὖ et πάλιν, alliauce fréquente dans les auteurs et que les grammairiens ont taxée de pléonasme, parce qu’ils

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ont perdu de vue les acceptions fondamentales et usuelles de ces partieules. On peut en dire autant de ce passage, où les trois particules réunies par un poëte peuvent trouver en francais leurs équivalents : Αὖθις αὖ πάλιν εἴσειμι πρὸς σὲ ψιλός, οὐχ ἔχων τροφήν, Soph. Phil. 940, je reviens donc encore vers toi, sans armes,

sans nourriture,

ΑΥ̓ΤΙΚΑ, adverbe , suivant Buttman, est formé d'aërés et de xx, accusatif de l’ancien ἔξ, d’où les Latins ont pris véx, vicis, à l'instant même, dans l'instant, pour le présent, au même instant, quelquelois en même temps, aussitôt : ἅμα τ᾽ αὐτίχα χαὶ μετέπειτα, Od. XIV, 403, et pour Le présent et aussi dans l'avenir. Μὴ φοθηθέντες τὸ αὐτίκα δεινον, Thuc. 1, 124 , ne redoutant pas le danger présent.

ΠΑΡΑΥΤΊΚΑ, adverbe, composé et synonyme du précédent ; se construit presque toujours avec l’article : Éyo τὸ παραυτίκα μὲν οὐχ ἐσωφρόνεον, Herodot. VIX, 15, pour le moment je n'étais pas sage.

TIAPAXPHMA , adverbe, pour παρὰ τὸ χρῆμα, sur-le-champ , instantanément , tout d’un coup : Οὐ γὰρ ἂν mou, εἴγε φρόνιμον dei ἡενέσθαι τὸν μέλλοντα σώφρονα ἔσεσθαι, παραχρῆμα ἐξ ἄφρονος σώφρων ἂν τις γένοιτο; Xen. Cyr. IT, 1, 10, en effet, s’il faut étre prudent pour devenir sage un jour, il est impossible qu'on devienne tout d'un coup sage d'insensé que l’on était.

AYTOBOEÏ (αὐτός, βοῇ), adverbe, littéralement, en même temps que le cri, d'emblée : ἐνόμισαν αὐτοθοεὶ ἂν τὴν πόλιν ἑλεῖν, Thuce IX, 84, ils crurent qu'ils prendraient la ville d'emblée. Αὐτοθοεὶ ἂν ἔλοιμι τὰ γυμνάσιον, Luc. Gymn. 33, je prendrais le gymnase d'emblée, On le trouve pour αὐτίχα dans Héliodore.

ΕΥ̓ΘΥ͂Σ et ΕΥ̓́ΘΕΩΣ (εὐθύς), adverbe, aussitôt : ἐπειδὰν ἡττήθη, εὐθὺς πέπαυται τῆς ἀφροσύνης, Xen. Cyr. II, 1, 10, après qu'il eut été vaincu , il cessa aussitôt d'être insensé.

400 AYTIKA.

AÏYA et Â+AP, adverbes , formés, suivant Damm , le premier du futur ἅψω, et le second de ἦφα, parfait de ἄπτω, tous deux poétiques , immédiatement , tout de suite , incontinent : ἄφαρ κέ τοι αὐτίκα δοῦναι βουλοίμην, Il. ΧΧΤΙΙ, 593, j'aimerais mieux te le donner tout de suite, à l'instant même. Αἴψα δὲ νῆας ἔπηξε, [{ἰ. 11, 665, aussitôt il construisit des vaisseaux.

ÉEANINHS, adverbe, formé du vieil adjectif ἄπινος, dont on retrouve encore la trace dans l’adverbe ἐξάπινον employé par Hippocrate, à l'improviste, tout à coup, subitement : Στρεγθεὶς ἐξαπίνης, Il. XNI, 598 , s'étant retourné tout à coup. Kai οἱ Κορίνθιοι ἐξαπίνης πρύμναν ἐχρούοντο, Thuc. I, 50, et Les Corinthiens firent reculer tout à coup leurs vaisseaux.

ÉEANINAÏQE ne se trouve que dans les prosaleurs altiques : ἀνήγετο περὶ μέσας νύχτας, ὡς ἐξαπιναίως προσπέσοι, Xen. Hellen. 1, 6, 20, il marchait au milieu de la nuit pour attaquer à l'improviste.

ÉEAÏ®NHE, dans Homère et les poëtes plus récents : Πῦρ ὁρμένον ἐξαίφνης, IL. XXI, 14, un feu qui s'élève à l'improviste. Se trouve aussi dans les prosateurs : Νομίζουσί τινες ἄνευ παρασχευῆς χαὶ ἐπιμελείας αὐτόματοι ἐξαίφνης δυνατὸν ταῦτα ποιεῖν ἔσεσθαι, Xen. Mem.1V,2,6, quelques-uns croient que sans préparation et sans étude ils deviendront tout à coup d'eux-mêmes capables de faire cela.

AÏNHS, ἄφνῳ et ἄφνωσ,, formes simples , que l'opinion la plus générale veut faire venir par syncope d'épavéx, mais qu’il semble plus probable de dériver aussi, par permutation de lettres , du vicil adjectif &revos, ne se trouve que dons les poëtes. AÏ&NHE se lit à la 6n de l’Iphigénie en Aulide d’Euripide, fin que les critiques s'accordent à attribuer à une main plus moderne : Θαῦμα δ᾽ ἦν αἴφνης ὁρᾷν, Eur. Iph. 4. 1563 , un prodige s'offrit tout à coup à nos yeux. ἐπίσταμαί ya χοὺκ ἄφνω κακὸν τόδε προσέπτατ᾽, Eur, Alc. 420 , je le sais , et ce malheur n'est point arrivé à l’improviste, Λαΐνεος στήλη με πέριξ ἔχει" ἐχ δ᾽ ἐμὲ παστῶν νύμφην 224 θαλάμων ἥρπασ᾽ ἄφνως Âidas, Anth. ad. 710, la pierre funéraire m’enveloppe de toutes parts; jeune épouse, Pluton m'a arrachée par un coup imprévu de la couche nuptiale.

ΑἰΦΝΙΔΙΩΣ ne se trouve que dans Thucydide : Φθάνει προσπεσὼν ἅμα τῇ ἕῳ αἰγνιδίως τοῖς relyaot, Thuc. VII, 93, il les Pré= vient en venant au lever de l'aurore attaquer à l'improviste les retranchements.

AÏ$NHAON et AÏ&NHAÉ , selon les grammairiens , n’ont été en usage que chez les Alexandrins , mais sont sans exemple dans les anciens auteurs.

ἀφρόσ, οὔ (ὁ), d’& pour ἄνω εἰ φέρειν, parce que l’écume sur nage, écume en général : ἀφρῷ μορμύροντα ἰδών, ἀνά τ᾽ ἔδραμ᾽ ὀπίσσω, Il. V, 599, dès qu’il voit gronder la vague écumante, il recule et s'enfuit. Περί τ᾽ ἀφρὸς ὀδόντας γίγνεται, Il. XX, 168, l'écume couvre ses défenses.

ἄχνη, ns (4), de à et ἔχω, proprement, chose sans consistance, se dit de tout objet léger qui voltige et s’éparpille, comme la paille ou balle du blé qu’on bat ou qu’on vanne, les parcelles d’eau ou gouttelettes dispersées dans l’air, etc. C’est dans ce dernier sens , et non de l’écume de la mer, comme l’ont fait tous les interprètes, qu’il faut l'entendre dans cette admirable peinture homérique : Κῦμα θαλάσσης χέρσῳ ῥηγνύμενον μεγάλα βρέμει, ἀμφὶ δὲ τ᾽ ἄκρας κυρτὸν ἐὸν χορυφοῦται ἀποπτύει δ᾽ ἁλὸς ἄχνην, IL. IV, 426, le flot de la mer mugit en se brisant sur le rivage, puis se courbe sur les pointes des rochers, se redresse et vomit une poussière humide.

ΧΝΟΟΣ, ov (δ), ordure qui s’amasse à la superficie et qu’on enlève en essuyant ; Homère l’emploie en parlant de la mer : "Ἔχ κεφαλῆς δ᾽ ἔσμηχεν ἁλὸς χνόον, Οὐ. VI, 226, puis il essuie sur sa tête l'ordure de la mer.

ἄφρων, ονος (ὁ, ἡ)» de φρήν» qui manque de sens ou de bon

sens, dense, unprudent, imprudens, amens : Οὔτε. yép ἐστ᾽ ἄφρων, οὔτ᾽ ἄσχοπος, οὔτ᾽ ἀλιτήμων, 14. XXIV, 157, car il n'est ni insensé, πὶ inconsidéré, ni ἐπιρίε. Opposé ἃ φρόνιμος dans Platon : Ψυχὴν où τὴν μὲν διχαίαν, τὴν δὲ ἄδικόν φασιν εἶναι, χαὶ τὴν μὲν φρόνιμον, τὴν δὲ ἄφρονα; Plat. Soph. 247, a, ne dit-on pas que telle dme est juste et telle autre injuste, que telle est prudente et telle autre imprudente ?

ΑΦΡΑΔΗ͂Σ (ὁ; ἡ), poétique, qui ne ruisonne pas, insensé : Τῷ νῦν μνηστήρων μὲν ἕα βουλὴν τε νόον τε ἀφραδέων, Od. 11, 282, ainsi donc laisse faire les conseils et l'esprit des prétendants imprudents.

ἀφράδμων (ὃ, ὁ)», forme plus récente : Νόϊδες ἄνθρωποι xai ἀφράδμονες, Hymn. in Cerer. 257, hommes ignorants et insensés.

ΑΕΣΙίφΦΡΩΝ (6, #), qui a l'esprit ou, comme nous dirions, Le cerveau blessé : Εἰσὶν γὰρ οἱ παῖδες, ὃ δ᾽ ἔμπεδος οὐδ᾽ ἀεσίφρων, IL. XX, 183, car il a des fils, et lui-même est encore ferme et jouit de sa raison.

ÉK®PON (ὃ, ὁ), qui est hors de sens, demens : Οὕτως ἔχφρονας, à ἀνδρὲς ἀθηναῖοι » χαὲ παραπλῆγας τὸ δωροδοχεῖν ποιεῖ, Dem. de Legat. 426, 23, tant leur vénalité, 6 Athéniens, les rend écervelés et fous !

ΠΑΡΑΦΡΩΝ (ὃ, à), qui a l'esprit de travers ou égaré : Εἰ μὰ ᾿γὼ παράφρων μάντις ἔφυν, καὶ γνώμας λειπομένα σοφᾶς, Soph. Electr, 472, si je ne suis pas une os trs égarée et dépourvue de bon sens.

ΠΑΡΑΦΡΟΝΩ͂Ν, οὔντος (δ), qui est en démence : ὡς ἀργαλέον πρᾶγμ᾽ ἐστίν, ὦ Ζεῦ χαὶ θεοί, δοῦλον γενέσθαι παραφρονοῦντος δεσπότου, Aristoph. Plut. 2, d Jupiter, ὅ dieux! la dure condition que celle de Pesclave d'un maître en démence !

ÀBÉATEPOZ (6, ὁ)», inepte , maladroit : Καὶ γὰρ ἂν ἀδελτερώ-τατος εἴη πάντων ἀνθρώπων, el, Dem. j’hilipp, WI], 14, et il serait en effet le plus maladroit de tous les hommes , si.

ÂBOYAOZ (ὁ, ἡ), malavisé,imprudent, inconsultus, dans les tragiques : ἐπὴν δ᾽ ἁμάρτῃ, κεῖνος οὐχ ἔτ᾽ ἐστ᾽ ἀνὴρ ἄδονλος οὐδ᾽ ἄνολθος, ὅστις ἐς καχὸν πεσὼν ἀχεῖται μηδ᾽ ἀχίνητος πέλει, Soph. Antig. 1023, aprés avoir failli, celui-là n'est point un homme impru-

dent ni malheureux qui, après étre tombé dans le mal, y apporte du remède et n’y reste pas inébranlable.

ἀλόγιστοσ “ὁ, ἡ), qui ne raisonne pas, déraisonnable, dénué de raisonnement : Τίς οὕτως ἀλόγιστος à τίς οὕτως &fMéç ἐστιν ὅστις ἑχὼν ἄν μίαν δραχμὴν ἐθελήσειεν ἀναλῶσαι, Dem. in Midiam, 536, 7, qui peut être assez déraisonnable ou assez malheureux pour vouloir y employer une seule drachme ?

Α͂ΝΟΥΣ (ὁ, ἡ ), de νοῦς, proprement, sans intelligence : Νηπύτι ὡς ἄνουν χραδίην ἔχες, Il. XXI, 441 , enfant , que tu as un esprit peu intelligent !

ÂNAÏSONTOZ (6, à), dépourvu de sens : ἀλλά, πρὸς θεῶν, οὕτω φκαιὸς εἶ χαὶ ἀναίσθητος, Dem. de Cor. 36, mais, de par les dieux, tu es si gauche et si dépourvu de sens !

ANOÉMAON (ὃ, à}, d'ävoéw, synonyme épique d’ävoux, dans l'Odyssée : Τολέμαχ᾽ οὐδ᾽ ὄπιθεν xaxdç ἔσσεαι οὐδ᾽ ἀνοήμων, Od. I, 270, Télémaque, tu ne seras jamais πὶ läche πὶ sans jugement.

ÂNOHTOZ (ὁ, ἡ), d’& et νοέω», au passif, incompréhensible : ἄφραστ᾽ ἠδ᾽ ἀνόητα διέπλεχε θαυματὰ ἔργα, - Hom. Hymn. Merc. 80, cl faisait un tissu d'ouvrages étonnants, inexprimables et incompréhensibles. Avec le sens actif dans Platon : H ἐν ἀνδράσιν οὕτως ἀνοήτοις, ὥσπερ oi παῖδες, Plat. Gorg. 464, d, ou parmi des hommes aussi irréfléchis que le sont les enfants.

ΑΣΥΝΕΤΟΣ (6, ἡ), qui ne comprend pas, dépourvu de conception : Οὐ γὰρ τοσοῦτον ἀσύνετος πέφυχ᾽ ἐγώ, Eur. Phœn. 1612, car Je ne suis pas assez dépourvu de conception.

ÀEYNÉMON (ὁ, ἡ, synonyme poétique du précédent : Εἰ à’ ἀξυνήμων οὖσα μὴ δέχῃ λόγον, Æsch. Agam. 1068 , si, ne comprenant pas [cette langue], tu ne conçois pas mes paroles.

HAÏGIOŸ (ὁ, ὁ}, sot, vanus : Ἡλίθιος δὲ χαὶ εἴ τες οἴεται διὰ τὸν πλοῦτον μηδὲν ἐπιστάμενος δόξειν τι ἀγαθὸς εἶναι, Xen. Mem. IV, 1, 5, et c'est encore être τοί que de croire qu'avec la richesse, et sans rien savoir, on pourra passer pour un homme de mérite.

MOPOE, ρά (μάω), qui est emporté ou aveuglé par ses désirs ; d'où, fou, au figuré : Λέγων ὅτι μωρὸς μὲν εἴη εἴ τις οἴεται μὰ μαθὼν τά τε ὠφέλιμα καὶ τὰ βλαδερὰ τῶν πραγμάτων διαγνώσεσθαι,

Xen. Mem, 1V, 1, 5, disant qu'il faut étre fou pour s'imaginer que sans instruction l'on pourrait distinguer les choses utiles de celles qui sont nuisibles.

ΝΗ͂ΠΙΟΣ (ὁ, %), de νή ct εἰπεῖν, qui ne parle pas, épithète de παῖς pour désigner le premier âge, infans : Παῖδ᾽ ἐπὶ κόλπῳ ἔχουσ᾽ ἀταλάφρονα, νήπιον αὔτως, 7], VI, 400, tenant sur son sein l'enfant tendre , tout à fait enfant. Cette épithète est d’un usage très-fréquent dans Homère, qui très-souvent s'en sert en épiphonème , avec l’idée de dérision ou de commisération que nous attachons aussi au mot enfant, dans le style familier, pour caractériser l’imprudence, l’étourderie, la faiblesse : Πειθόpevos μύθοισιν ἀπόλλωνος.... νήπιος, 1. XX, 295, confiant dans les paroles d' Apollon... insensé !

ΝΗΠΥΤΙΟΣ (ὃ, ἡ), de vf et ἠπύω, synonyme de la même famille, est surtout usité comme une appellation injurieuse dans Vliade, et comme nous dirions enfant, embryon : Νηπύτιε, τί νυ τόξον ἔχεις ἀνεμώλιον αὕτως; Il. XXI, 474, enfant! pourquoi portes-tu ainsi un arc inutile ?

ΠΑΡΗ͂ΟΡΟΣ (ὁ, %), nom du cheval de surcroît qu'on joignait à l’attelage ordinaire , cheval de volée ; de là, au figuré, extravagant : ἐπεὶ οὔτι παρήορος οὐδ᾽ ἀεσίφρων ἦσθα πάρος, Il. XXTIT, 603, puisque tu n'as jamais été ni extravagant ni écervelé. Sous la forme dorienne ΠΑ͂ΡΑΡΟΣ dans Théocrite : Ταῦθ᾽ ὁ πάραρος τῆνος ἐπ᾽ ἔσχατα γᾶς ἔλαθ' ἐνθών, Theocr. XV, 8, cet extravagant est venu prendre ce logis au bout du monde.

ΒάδισισΣ, εὡς (%), mouvement de marcher, marche : Κινήσεως διαφοραὶ χάτ᾽ εἶδος, πτῆσις, βάδισις, ἄλσις, Aristot. Eth. Nic. X, 8, ἐγ a des différences de mouvement suivant l'espèce, le vol, la marche, le saut.

BÂAISMA , ατος (ro), effet ou mouvement de la marche, démarche : Aa μὴν περὶ γε τοῦ ἐμοῦ βαδίσματος à τῆς διαλέχτου

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πάντ' ἐρῶ τἀληθῆ πρὸς ὑμᾶς, Dem. ad Pantænet, 982, 18, du reste, quant à ma démarche où à mon langage, je vous dirai tout ce qui est vrai.

ΒΑΔΙΣΜΟΣ, οὔ (à), autre verbal qui, suivant quelques grammairiens, était dans le nouvel attique l’équivalent de βάδισις de l’ancien attique. On trouve déjà cette forme dans Platon : Οὔτε ἐν βαδισμῷ οὔτε ἐν λέξει οὔτε ἄλλοθι οὐδαμοῦ, Plat. Charm, 100, c, ni dans [la] marche, ni dans [la] parole , ni d'aucun autre cüté.

ΒΑ͂ΣΙΣ, sus (ἡ) (Baivo), action ou faculté de marcher : Οὐκ ἔχων βάσιν, Soph. Phil. 686, n'ayant pas la faculté ou la force de marcher.

ΒΑΘΜΟΣ, οὔ (6), verbal, de forme ionienne suivant Phrynichus; au propre, degré d’un escalier : Πρῶτον μὲν ἔλιπον πέντε βαθμῶν χλίμακα, Luc. Tragopod. 220 , d'abord je suis sorti par une échelle de cinq degrés. D'où, au figuré, degré, grade : Οἱ γὰρ γαλῶς διαχονήσαντες, βαθμὸν éavroïi χαλὸν περιποιοῦνται, Timoth. 3, 13, car ceux qui auront bien servi s'acquiérent un degré honorable. |

IOMA, ατὸς (τό), mouvement pour aller, manière d'aller, allure : Ai δὲ βάτην τρήρωσι πελειάσιν ἴθμαθ᾽ ὁμοῖαι, Il. V,778, cependant elles marchaient, semblables par leur démarche à de timides colombes.

BAÏNEIN (βάω), proprement, se poser pour marcher, se mettre en mouvement où en marche , quoiqu’on le traduise plus généralement par aller, marcher, dans un sens très-étendu : Οὐρανῷ ἐστήριξε χάρη χαὶ ἐπὶ χθονὶ βαίνει, Il. LV, 443, de sa tête elle touche le ciel et pose sur la terre. L'aoriste 1*° a Ja signification transitive, mettre en mouvement , faire aller où passer : φῶτας

400 ΒΑΙΝΕΙ͂Ν, ἐείχοσι βῆσεν ἀφ' ἵππων, IL ΧΥΤ 810, à jeta vingt guerriers à bas de leurs chars.

BÂXKEIN, forme poétique, n’est usitée qu’à l'impératif : Βάσχ᾽ ἴθι, ἦρι ταχεῖα, [ἰ. Ὑ1ΠΠ, 399, wa, pars, légère Fris. Βάσχετ᾽, ἐπείγετε πάσας χαθ' ὁδούς, Aristoph. Thesmoph. 783, allez, courez par toutes les rues. Les grammairiens n’ont vu qu'une vaine répétition dans les nombreux exemples de cette alliance du verbe Baivw avec un autre verbe de mouvement; mais on peut objecter contre cette autorité , qui, du reste, est rarement celle du bon goût, que la signification de ces verbes diffère par des nuances assez marquées pour bien exprimer la gradation des idées sans affaiblir la vivacité de la pensée. Ainsi notre Racine a dit, par une heureuse imitation de la tournure bomérique βάσχ᾽ ἴθι, C'est Achille. Va, pars! (Iph. act. 1, sc 1.)

ΒΑΔΊΖΕΙΝ (de βάω, βάδην), proprement, marcher, par opposition à courir, sauter : ἡμεῖς δέ γε ἐν μεγάλοις φορτίοις καὶ βαδίζειν καὶ τρέχειν ἠναγναζόμεθα, Xen. Cyr. 11, 3, 5, mais nous, avec de grands fardeaux , nous étions forcés de marcher et méme de courir. Πηδᾷ (ὃ λαγώς), βαδίζοντα δὲ οὐδεὶς ἑώραχε, Xen. Cyneg. 5, 31, (Le lièvre) bondit et on ne le voit jamais marcher.

BIBASEQN , espèce de fréquentatif épique dont on ne trouve que le participe : Αἴας δὲ πρῶτος προχαλέσσατο μαχρὰ βιθάσθων, Il, XII, 809, Ajax le premier [le] provoqua en marchant à grands pas.

ἀμείβειν, changer de lieu, passer d’un lieu à un autre, passer : ἢ δὲ ἱρηΐη ἐξαναστᾶσα Ex τοῦ θρόνου πρὶν à τὰς θύρας αὐτὸν ἀμεῖψαι, Herodot. V, 72, mais la prétresse s'étant levée de son siége avant qu’il eût passé les portes.

ÉAAŸNEIN, est d’un usage très-fréquent dans les narrations, en parlant d’une marche, d’une expédition, et même d’un trajet par mer. Il s'emploie presque toujours d’une manière abstraite, par ellipse d'un régime qu’il faut suppléer suivant le sens; proprement, pousser un cheval, ur char, une armée, un vaisseau; d’où, faire route, faire une marche où un trajet, et il peut aussi se rendre généralement par notre marcher, dont le sens est aussi étendu, ou par pousser, lorsqu'il s’agit d’une marche

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à cheval on en voiture : Ταῦτ᾽ εἰπὼν ἤλαυνε δι᾽ ὄρους ὁδόν rive labs, Xen, Anab. VIL, 3, 42, ayant ainsi parlé, il poussa par une roule qu'il prit dans la montagne.

ÉPXEZOAI, en général , aller, venir : Λεύσσετε γὰρ τόγε πάντες, ὅ μοι γέρας ἔρχεται ἄλλῃ, Il. 1, 120, car, vous le voyez tous , le prix qui m'appartient s'en va ailleurs.

IÉNAI, aller, dans un sens très-étendu, comme en français : Νῦν δ᾽ εἶμι Φθίηνδ᾽, ἐπειὴ πολὺ φέρτερόν ἐστιν, Il. I, 169, et maintenant je pars pour Phthie, parce que cela est bien préférable. Τὶ est à remarquer que dans beaucoup de passages le présent de δὸ verbe a déjà dans Homère le sens du futur, sens qu'il a toujours eu depuis chez les Attiques , principalement à la première per sonne.

K{EIN, poétique, aller, venir : Ἦ δ᾽ ἀέχουσ᾽ ἅμα τοῖσι γυνὴ κίεν, Il. 1, 848, et malgré elle cette femme allait avec eux.

KOMÏZEZ@AI, proprement, être porté; d'où, faire route, partir, en parlant d’un trajet par mer : ἔχ Κερασοῦντος δὲ κατὰ θάλατταν μὲν ἐχομίζοντο οἵπερ καὶ πρόσθεν, οἱ δ᾽ ἄλλοι χατὰ γῶν ἐπο-ρεύοντο, Xen! Anab. V, 4,1, les Grecs partirent de Cérasonte, les uns par mer, comme ils étaient venus auparavant, les autres faisaient route par terre.

ΜΟΛΕΙ͂Ν, aoriste second poétique, qui se rattache à μέλω, et de la même famille que le latin molere , mola , indique un mouvement précipité et rapide comme celui de la meule qui tourne, aller avec empressement où vitesse : Οὐχὶ δεσπότῃ τόδ᾽ ὡς τάχος μολοῦσα λέξεις; δορή. OEd. R. 946, n'iras-tu pas dire au plus vite cela à ton maître ?

OAEYEIN, verbe de formation moderne, répond à notre vieux verbe cheminer, aller par voies et par chemins ; d'où, aller, marcher : πως ἐθίζωνται σχότους καὶ νυχτὸς εὐθαρσῶς χαὶ ἀδεῶς ὁδεύειν, Plut. Lycurg. 12, pour qu'ils s’'accoutumient à aller de nuit et dans l'obscurité hardiment et sans crainte.

ὁΔΟΙΠΟΡΕΙ͂Ν, faire route, voyager : ἁδοιπόρεις δὲ πρὸς τί τοὺς δὲ τοὺς τόπους; Suph. OEd. R. 1014, mais pourquoi voyageais-tu dans ces lieux-là ?

ΟἴχΧΕΣΘΑΙ, s’en aller, abire : ὁ δὲ αὐτὸν ἐπισπᾶται, καὶ ἀμφό-

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ripor ὥχοντο χατὰ τῶν πετρῶν φερόμενοι καὶ ἀπέθανον, Xen. Anab. IV,7,14, mais celui-ci l'attira à lui, et tous deux s’en allèrent tomber sur des rochers d'en bas et périrent. Ve Français fait un emploi à peu près analogue de s’en aller ou aller avec un participe ; ainsi La Fontaine a dit : Plus de vase versait, moins il s'allait vidant, (Philém. et Bauc.)

OÏXNEIN , espèce de fréquentatif poétique du précédent : 0ÿδέποτε Τρῶες πρὸ πυλάων Δαρδανιάων οἴχνεσχον, IL V, 790, Jamais les Troyens ne s'avançaient devant les portes Dardaniennes.

ΠΑΤΕΙ͂Ν, dérivé de βάω, comme le prouve la forme βατέω, qui, suivant Plutarque (11, 292, e), était en usage chez les Delphiens; proprement, fouler aux pieds, marcher sur : ἄλλ᾽ ἄλλοτε πατέων ὁδοῖς σχολιαῖς, Pind. Pyth. 2, 156, tantôt marchant sur d’autres traces par des voies obliques.

ΠΕΡΙΠΑΤΕΙ͂Ν, marcher, aller autour, se promener : Καὶ ἐχεῖσε πορευόμενος περιπατήσας ἀριστήσεις, περιπατήσας δειπνήσεις χαὶ ἀναπαύσῃ, Xen. Mem. IT, 13, 5, et en allant là, tu te proméneras et tu dîneras , tu te promèneras et tu souperas, puis tu te repôseras.

NÉAEIN, verbe poétique et rare, aller : Hôre περ χλαγγὴ γεράνων πέλει οὐρανόθι πρό, Il. 1Π|, 3, ainsi s'élève jusqu’au ciel le cri perçant des grues.

NOPEYESOAI (πόρος )». proprement, passer : ἐπεὶ δ’ ἐδόχει ἤδη πορεύεσθαι αὐτῷ ἄνω, Xen. Anab. 1, 2, 1, lorsqu'il crut qu'il était temps de passer dans la haute Asie. D'où, en général, aller, faire route, voyager : ἐφ’ ἵππου χρυσοχαλίνον περιῆγεν, ὥςπερ χαὶ αὐτὸς εἰώθει πορεύεσθαι, Xen, Cyr.1,3,3, il l'emmenait sur un cheval ayant un mors doré, comme il avait coutume aussi d'aller lui-même.

ΠΩΛΈΕΣΘΑΙ, fréquentatif épique , aller souvent , fréquenter : Οὔτε ποτ᾽ εἰς ἀγορὴν πωλέσχετο, 1]. 1, 490, et il ne fréquentait Jamais l'assemblée.

STEfXEIN et ΣΤΙΧΑ͂Ν, poétiques, marcher en lignes ou en ordre, en parlant d’armées ou de combattants : Οὐδὲ oùs παῖδας ἔασχε στείχειν ἐς πόλεμον, Il, 11, 832, il ne voulut pas que ses fils allassent à la guerre. En parlant de la marche réglée des

ΒΑΛΛΕΙΝ, 169 astres: Οὐθ᾽ ὁπότ᾽ ἂν στείχησι πρὸς οὐρανὸν ἀστερόεντα, Od. ΧΙ, 17, ni lorsqu'il s’avance vers le ciel étoilé. La forme épique ZTIXAQ n’est nsitée qu’au pluriel imparfait ἐστιχόωντο : ἀμφὶ δὲ πᾶσι τεύχεα ποιχίλ᾽ ἔλαμπε, τὰ εἰμένοι ἐστιχόωντο, Il, IV, 439, et des armes diverses dont ils marchaïent revétus, l'éclat se répandait de toutes parts.

ΦΟΙΤΑ͂Ν, se dit d’une course répétée ou rapide, aller cà et là, errer : Φοίτων ἔνθα χαὶ ἔνθα κατὰ στρατόν, Il, 11, 779 , erraïent ξὰ et là dans le camp. Dans un sens spécial , aller souvent , fréquenter, en parlant des écoles : Οἱ μὲν δὴ παῖδες εἰς τὰ διδασχαλεῖα φοιτῶντες, Xen. Cyr. 1,3, 6, d'abord les enfants allant dans des écoles.

ΧΩΡΕΙ͂Ν, faire place , se retirer, dans Homère : ἀργεῖοι δὲ νεῶν μὲν ἐχώρησαν χαὶ ἀνάγχῃ, Il. XV, θὅδ, mais les Argiens se retirérent forcément des vaisseaux. Au figuré en parlant de la marche des choses : ἥχιστα πόλεμος ἐπὶ ῥητοῖς χωρεῖ, Thuec, X, 121, la guerre ne procède pas par des moyens prescrits.

414. Βάλλειν, Αχοντίζειν, Τοξεύειν, Σφενδονᾶν, Δικεῖν» ἱέναι, ἰάλλειν, Kpadaivew, Πάλλειν, ῥίπτειν, ῥιπτά-ζειν.

Βάλλειν, Jeter, en général, en parlant de toute espèce de projectile ou d’arme de trait;

ἀκοντίζειν, lancer un javelot ;

TOSEŸEIN, tirer de l'arc, lancer des flèches ;

ΣΦΕΝΔΟΝΑ͂Ν, se servir de la fronde , lancer des pierres avec MR fronde. Tous ces mots se trouvent réunis dans ce passage de Xénophon : Καὶ où μὲν ψιλοὶ εὐθὺς ἐκδραμόντες ἠκόντιζον, ἔδαλλον, ἐτόξευον, ἐσφενδόνων, Xen. Hellen. 11, 4, 33, et les troupes légères, accourant aussitôt, se mirent à lancer des javelots, des traits, des flèches, et des pierres avec la fronde.

AIKEÏN, verbe poétique dont on ne trouve que l’acriste second ; Jeter, lancer, dans Pindare et les tragiques : Διχὼν εἰς οἶδμα πόντου, Eur. Orest. 992, l'ayant jeté dans les flots écumants.

170 BAAAEIN.

fÉNAI, laisser aller, /dcher, décocher : ἧχε δ' ἐπ’ ἀργείοισι χαχὸν Bôos, Il. 1,382, puis il décocha sur les Argiens un trait fatal.

ÎAAAEIN, dérivé poétique et synonyme du précédent , déco. cher : H pa καὶ ἄλλον ὀϊστὸν ἀπὸ νευρῆφιν ἔαλλεν, {ἰ. VIIT, 300, il dit et décocha une autre flèche.

KPAAAÎNEIN, poétique, brandir : Κραδάων δολιχόσκιον ἔγχος, 11. VIT, 214, brandissant sa longue pique.

ΠΑΛΛΕΙΝ, secouer, agiter ; d’où , brandir : Αὐτὰρ ὃ δοῦρε δύω χεχορυθμένα χαλχῷ πάλλων, Il. III, 18, et érandissant deux javelots armés d’airain.

PINTEIN , Jeter en bas : OÙ μὲν ῥιπτοῦντες ἑαυτούς, οἱ δὲ ἀπαγ» χόμενοι, Xen. Cyr. 11Π1|,1.,.14., les uns se précipitant, les autres s'étranglant.

PINTAZEIN , fréquentatif du précédent, Jeter fa et là, ren verser, bousculer : ὁ δ᾽ ἐπεγρόμενος χαλέπαινεν ῥιπτάζων κατὰ δῶμα θεούς, Il. XIV, 257, mais celui-ci, réveillé, se prit de colère, renversant les dieux dans son palais.

445. Βάλλειν, Οὐτᾶν, Τιτρώσχειν, Τραυματίζειν, Blérretv, Νύσσειν.

BÂAAEIN, atteindre ou blesser d’une arme de trait ou d’un projectile ;

OYTAN, blesser de près, atteindre d’un eoup de main. Homère établit le seus de tous deux dans ce seul vers : ἔν νηυσὶν χέαται βεδλημένοι, οὐτάμενοί re, Il. XVI, 26, ils sont couchés sur des vaisseaux, les uns atteints de traits ou de flèches, les autres blessés dans lu mélée. 4

ΤΙΤΡΩΣΚΕΙΝ (τείρω), proprement , trouer, percer ; d'où , généralement, blesser : Μήπως ἵππους τε τρώσῃς, Il. XXIII, 341, de peur que tu ne biesses les chevaux. Et, par extension , faire du mal, endommager : Μήπως οἰνωθέντες, ἔριν στήσαντες ἐν ὑμῖν, ἀλλήλους τρώσητε, Od. XVI, 293, de peur qu’étant ivres, une dispute ne s'élève entre vous, et que vous ne vous blessiez mutuellement.

TPAYMATIZEIN , faire une blessure : ἐνταῦθα ἀποθνέσχουσι

Τῦλις.... χαὶ οἱ πάντες ὡς ὀχτωχαίδεχα τῶν στρατιωτῶν, οἱ μὲν χατα-λευσθέντες, οἱ δὲ χαὶ τραυματισθέντες, Xen. Hellen. IV, 3, 26, là meurent Gylis et environ dix-huit soldats , les uns. accablés de pierres, les autres couverts de blessures.

BAÂNITEIN, proprement , faire du mal,» quelquefois, dans les narrations historiques , le sens implicite de blesser, juoiqu’on ne doive jamais le traduire par ce mot : Kai λέθους εἰς τὸν ποταμὸν ἐῤῥίπτουν, ἐξιχνοῦντο δὲ οὔ, οὐδ᾽ ἔδλαπτον οὐδέν, Xen. Anab. 1\, 8, 3, οἱ ils jetérent des pierres dans le fleuve, mais ils n'atteignaient rien et ne faisaient aucun mal.

NYBSEIN, piquer, percer : Τὸν μὲν ἄρ᾽ ἰδομενεὺς δουριχλυτὸς ἔγχεῖ paxp® vo", Il. V, 46, Idoménée le perça de sa longue pique.

110. Βάρος, Βαρύτης, ἄχθος, Topos , ὄγκος, Σάγμα, Σταθμός, Φόρτος, Φορτίον, Φόρημα.

BÂPOE, εος (τό), pesanteur : Καὶ διὰ τὴν ἡλικίαν καὶ διὰ τὸ βάρος τῆς στολῆς, Xen. Cyr. ΠῚ, 3, 22, et à cause de votre ἄσε εἰ à cause de la pesanteur de l'armure, Au figuré, poids, faix : Καμφθεὶς ὑπὸ βάρους, Plat. Legg, XII, 945, b, courbé sous le Jaix.

ΒΑΡΥΤΗΣ, ητος (ἡ), état ou qualité de ce qui est à charge, caractère où dureté insupportable; au figuré dans Plutarque : Αὐτὸν δὲ παρέχων τοῖς ἐντυγχάνουσι τοιοῦτον, ὥστε καὶ τὰς ἐχείγων πλεονεξίας χαὶ βαρύτητας εὐχόλως ὑπομένειν, Plut. Pomp. 39, se montrant à ceux qui venaient le trouver tel qu'il supportait aisément leur avarice et leur insupportable dureté

ÂXOOE, ç0ç (ré), fardeau, avec l'idée accessoire de l’excès , de la peine, poids insupportable, au propre, et plus ordinairement au figuré : ἀλλ᾽ αὕτως ἄχθος ἀρούρης, Od, XX, 379, mais vrai fardeau de la terre,

TOMOZ, ον (δ), ce qui emplit, spécialement, charge d’un vaisseau , cargaison : Τὰ μέγιστα αὐτῶν καὶ πενταχισχιλίων ταλάντῶν γόμον ἔχει, Herodot, 1, 194, Les plus grands portent jusqu'à une charge de cing mille talents.

OTKOZ, ou (0), du vieux verbe ἔγχω, porter, proprement , ce

qu'on porte , en le considérant sous le rapport du volume , de la masse, moles : Τούτων γὰρ ὃ μὲν ὄγχος μιχρότατος, Xen. Cyr. VI, 2, 11, car le volume de ces objets est minime.

EÂTMA , ατος (τό), δά! d'une bête de somme : Τὰ σάγματα τῶν ὑποζνγίων συμφορήσαντες ἐς ὕψος ἐξῆραν, Plut. Pomp. 41, ayant ramassé les bäts des bêtes de somme, ils les éleverent en tas,

ΣΤΑΘΜΌΣ, οὔ (δ), ce que pèse un objet, poids : ἧττον τῷ βάρει πιέζουσιν οἱ ἁρμόττοντες τῶν ἀναρμόστων » τὸν αὐτὸν σταθμὸν ἔχοντες, Xen. Mem. TT, 10, 13, Les [cuirasses] qui vont bien fatiguent moins par leur pesanteur que celles qui vont mal, quoique ayant le même poids.

ΦΟΡΤΟΣ, ov (δ), de φέρω, port d’un vaisseau, chargement, cargaison : ἵνα oi σὺν φόρτον ἄγοιμι, Od. XIV, 296, afin que Je conduisisse avec lui la cargaison.

ΦΟΡΤΙΟΝ, ον (ré), n’a de diminutif que la forme, fardeau, charge, au propre et au figuré, onus : Éusivoy μεῖζον φορτίον ἢ 240" αὑτὸν ἀράμενον, Dem, in Epistol. 156, lui qui a voulu porter un fardeau trop lourd pour lui.

&OPHMA, aroç (ré), ce que l'on porte, objet porté : ὀλίγου δεῖν οὐ φορήματι ἀλλὰ προσθήματι ἐοίχασιν, Xen. Memor, III ,10, 13 , on croirait presque que c'est, non pas un objet porté, mais une chose ajoutée au corps.

417. Βασιλεύς, Âyée, Αἰσυμνήτης, Αἰσυητήρ , ἄναξ, ἀρχηγέτης » ἀρχαγέτας, ἄρχος, ἄρχων, Αὐτοχράτωρ, ἡγεμών, Κοίρανος, Μόναρχος, Dom, Τύραννος.

ΒΑΣΙΛΔΕΥ͂Σ, ἐως (ὁ), de βαίνειν et λάος, suivant les grammairiens, appui du peuple, ou peut-être, qui fait marcher le peuple ; roi, parvenu au trône par droit de succession, suivant la définition de Platon : Βασιλεὺς ἄρχων χατὰ νόμους ἀνυπεύθυνος, Defin. 415, b, le roi est celui qui gouverne selon les lois, sans avoir à rendre aucun compte.

ἀγόσ, οὔ (δ), quelquefois chef politique dans les poëtes anciens : ἐγὼ δὲ πρός σε πότερον ὡς ἔτην λέγω, ἢ τηρὸν ἱροῦ ῥάδδον, à πόλεως ἀγόν: Æschyl. Suppl. 247, mais en te parlant , est-ce à

ΒΑΣΙΛΕΥ͂Σ. 173 un simple particulier, ou au gardien sacré d'un temple, où ἃ un chef de l'État que je parle ?

AÏZYMNÉTHE, ov (6), nom donné, dans les anciens États grecs, à une espèce de chef'ou président électif, prince : Καθά-περ οἵἶτ᾽ ἀρχαῖοι τὰς φυλαχὰς ἐδίδοσαν, ὅτε χαθιστεῖέν τινὰ τῆς πόλεως ὃν ἐκάλουν αἰσυμνήτην à τύραννον, Aristot. Polit. 111, 15, 16, c’est ainsi que les anciens donnèrent des gardes lorsqu'ils constituaient à une ville un chef, qu'ils appelaient prince ou tyran. La forme poétique AÏSYHTEP, ἦρος (ὃ), est déjà dans Homère : Κούρῳ αἰσνητῆρι ἐοιχώς, 1. XXIV, 347, semblable à un Jeune prince.

ÂNAZ, αχτὸος (6), principalement en poésie, en général, prince, roi, souverain : Κλισίην ἣν Μυρμιδόνες ποίησαν ἄναχτι, Il. XXIV, 449, la tente que les Myrmidons dressérent à leur prince. Quelquefois c’est un titre honorifique adressé surtout aux dieux : Ζεῦ ἄνα, Il. TIT, 351 , 6 souverain Jupiter. C’est le titre que le chœur donne à ΟΕ αἶρε et à Créon dans Sophocle : Παύσασῦ᾽ ἄναχτες, OEd. R. 620, assez, princes.

ÂPXHTÉTHZ et ἀρχαγέτασ, οὐ (6), proprement, chef de famille ou premier chef, archagète , titre que les Lacédémoniens donnaient à Hercule et à leurs rois qui en descendaient : ἄρχαγέται δὲ οἱ βασιλεῖς λέγονται, Plut. Lycurg. 6, et les rois sont appelés archagètes.

ÂPXOS, où (6), poétique, commandant, en général, chef : Et δέ τις ἀρχὸς ἀνὴρ βονληφόρος ἔστω, Il. I, 144, et qu'un homme de bon conseil en soit le chef.

ἄρχων, ovroç (ὃ), ARCHONTE, magistrat suprême et électif à Athènes; d’abord seul et perpétuel. Par la suite (l’an 683 av. J. C.) les archontes furent annuels et portés au nombre de neuf: le premier était surnommé éponyme (ἐπώνυμος), parce qu’il donnait son nom à l’année; le second, βασιλεύς, roi; le troisième, polémarque ; enfin les six derniers s’appelaient θεσμοθέται, législateurs : ὁ ἄρχων est le premier archonte, ou éponyme; ὁ βασιλεύς est quelquefois spécialement l’archonte roi; leurs attributions sont fixées dans ce passage de Démosthène : ἀλλὰ ποῦ χρὴ λαθεῖν δέκην;.... παρὰ τῷ ἄρχοντι ; οὐχοῦν ἐπικλήρων καὶ ὀρψανῶν χαὶ τῶν

174 BAZIAEYS.

τοχέων τῷ ἄρχοντι προστέταχται ἐπιμελεῖσθαι ; ἀλλὰ νὴ Δία παρὰ τῷ βασιλεῖ" ἀλλ᾽ οὐχ ἐσμὲν γυμνασίαρχοι, οὐδὲ ἀσεδείας οὐδένα γραφό-μεσθα ἀλλ᾽ ὁ πολέμαρχος εἰσάξει, Dem. in Lacrit. 940, 10, mais où demander justice? à l'archonte? n'est-ce pas à l'archonte qu'il est prescrit de s'occuper des héritiers, des orphelins et des parents ? Eh bien, par Jupiter, à l'archonte roi; mais nous ne sommes pas gymnasiarques, el nous n'ACCUSONS personne d'impiété. Alors ce sera le polémarque qui actionnera.

AYTOKPATOP, opoç (ὃ, 2), maître de lui-même, maitre absolu, indépendant; plénipotentiaire, en parlant d’ambassadeurs : Hpéôn πρεσθευτὴς εἰς Λακεδαίμονα αὐτοχράτωρ δέχατος αὐτός, Xen. Hellen. 11,2, 17, il fut choisi pour aller, lui dixième, à Lacedémone comme envoyé plénipotentiaire. Daus Plutarque, Lucien et les historiens de l'histoire romaine, empercur : Αὐτος χράτωρ τε ὑπὸ πάντων ἐχεῖνος ἀναγορεύεται, Herodian. V1,9,9, et celui-là est par tous proclamé empereur.

ÉTEMON , ὄνος (ὁ), de ἡγοῦμαι, qui conduit, chef à la guerre, officier : Αὐτὰρ ἐπεὶ χόσμηθεν ἅμ᾽ ἡγεμόνεσσιν ἕχαστοι, Il. AI, 4, après qu'ils eurent été rangés en bataille, soldats et officiers.

KOÏPANOE, ον (6), chef revèlu pour un temps de toute l’autorité d’un roi, comme était Achille avant sa colère : Οἵτινες #ysμόνες Δαναῶν καὶ χοίρανοι ἦσαν, 1]. 11, 487, quels étaient les commandants et les chefs des fils de Danaüs.

MONAPXOE, ov (ὁ), MONARQUE : ὑπὸ Θήρωνος ἀχραγαντίνων μουνάρχου ἐξελαθεὶς ἐξ ἱμέρης, Herodot. VIL, 165, chassé d'Himère par Théron, monarque d’Agrigente.

ΠΟΙΜΗ͂Ν, évos (6), proprement, pâtre, pasteur, est souvent pris dans l’Iliade au figuré, comme épithète des princes et d’Agamemnon , à qui obéisseut même les autres rois : Οἱ δ᾽ éravéatyσαν, πείθοντό τε ποιμένι λαῶν σχηπτοῦχοι βασιλῆες, [l. 11, 85 , et les rois qui portent ἰδ sceptre se levérent εἰ obéirent au pasteur des peuples.

TYPANNOE, ou (ὃ), qui est parvenu à la couronne sans aucun droit héréditaire, usurpateur. Ce mot, inconnu d'Homère, vint suivant quelques grammairiens, des Tyrrhéniens (Tüpgnva), qui faisaient le métier de pirates; mais il vaut mieux y voir,

avec d’autres, l'analogue de χοίρανος. Souvent dans les poëtes et les histariens pour βασιλεύς. C'est le titre que Xénophon donne à Hiéron y quoique ce prince ait régulièrement succédé à son frère Gélon : Σιμωνίδης à ποιητὴς ἀφίχετό ποτε πρὸς ἱέρωνα τὸν τύραννον, Xen. Hier. 1, 1, le poëte Simonide vint un Jour trouver le roi Hiéron. Très-souvent il a le sens du français rrran:; par exemple, dans ce passage remarquable : Οἱ γὰρ πολῖται φυλάττουσιν ὅπλοις τοὺς βασιλεῖς, τοὺς δὲ τυράννους ξενιχόν, Aristot. Polit. 11, 14, 7, car ce sont les citoyens mêmes qui gardent les rois, mais les tyrans, c’est une garde étrangère.

Βάσισ, ax (à), BASE, point d'appui : ὅτι πυθμένα οὐχ ἔχει οὐδὲ βάσιν τὸ ὑγρὸν τοῦτο, /’lat, Phæd. 112, b, parce que ce liquide n'a point de fond ni de base.

BAOMIZ, idoç (ἡ); piédestal d’une statue, dans Pindare : ἀγάλματ᾽ ἐπ᾿ αὐτᾶς βαθμίδος ἱσταότ᾽, Nem.V, 3, des statues élevées sur le piedestal même.

BÂOPON , cv (ré), point d'appui, au figuré, base : Kai πάλιν εἶδεν αὐτὸν μετὰ σωφροσύνης ἐν ἁγνῷ βάθρῳ βεθῶσαν, Plat. Phædr. 254,b,et, d'un autre côté, ({ la voit appuyée sur une base pure avec la tempérance.

ΒΩΜΌΣ, où (ὁ) (βάω), piédestal dans Homère : Χρύσειοι δ᾽ ἄρα χοῦροι ἐυδμήτων ἐπὶ βωμῶν ἔστασαν, Od. VII, 100, des statues d'or sous la figure de jeunes garçons étaient élevées sur de riches Piédestaux.

@EMÉAIOZ, ον (ὃ), et @EMÉAION, ον (τό), fondement : Οἱ θεμέλιοι παντοίων λίθων ὑπόχεινται, Thuc, 1, 93, les fondements sont composés de toutes sortes de pierres. Le neutre θεμέλιον est dans Xénophon; mais ces deux mots ne se trouvent qu’au pluriel dans les bons auteurs; on ne rencontre le singulier que dans les grammairiens οἱ les Pères.

@ÉMEOAON, ov (τό), synonyme poétique du précédent : Τὸν τόθ᾽ ὑπ᾽ ὀφρύος οὗτα κατ᾽ ὀφθαλμοῖο θέμεθλα, LE, XIV, 493, ἐ le blessa sous le sourcil à la racine de l'œil.

ΒέΒΑΙΟΣ, aix, ον (βάω, βαίνω), proprement, sur quoi l'on peut marcher, ferme, solide : Kpdaraog γὰρ ἐπεπήγει où βέδαιος ἐν αὐτῇ, ὥστ᾽ ἐπελθεῖν, Thuc. Π1͵ 23, car la glace qui s'y était formée n’était pas assez ferme pour qu'on püt y marcher. D'où, au figuré, sur qui l'on peut faire fond, certain, constant : Be- Gaix τῶν ἐν πολέμῳ σύμμαχος ἔργων, Xen. Memor. 11, 1, 39, .alliée constante à la guerre.

ΑΣΦΑΛΗ͂Σ (6, ἡ)» de & et σφάλλω, proprement , où l'on ne peut glisser ou tomber ; par extension, où l'on est en süreté; d’où, sir : Συντομωτάτη τε χαὶ ἀσφαλεστάτη ὁδός, Men. Mem. IT, 6, 39, la route la plus courte et en même temps la plus sitre. Au figuré, en parlant des personnes, prudent, circonspect : ἀσφαλὴς γάρ ἐατ' ἀμείνων, à θρασὺς στρατηλάτης, Eur. Phœn. 607, car un général prudent est bien préférable à un trop hardi.

ΕΥ̓ΣΤΑΘΗ͂Σ (6,%), de εὖ et ἵστημι, bien établi, bien constitué, solide : ἐκτὸς ἐυσταθέος θαλάμον τὸν ῥ᾽ αὐτὸς ἐποίει, Θά. XXITI, 178 , en dehors du lit solide que lui-même a construit. Au figuré, Jerme : ἐν οἷς ὀξὺς ἅμα καὶ παρ᾽ ἡλικίαν εὐσταθὴς φαινόμενος, Plut, Pomp. 4, dans lesquels ayant montré une grande activité et en même temps une fermeté au-dessus de son âge.

ΣΤΆΔΙΟΣ, ia (ἵστημι), mot poétique : 1° qui reste en place, stationnaire : Zradin ὑσμίνη, Il. ἈΠ, 314, combat de pied ferme, combat de près, mêlée, σταδία μάχη dans Thucydide , qui affecte les formes poétiques ; 35 qui se tient droit, qui ne peut plier, roide : Kai τότ᾽ ἄρ᾽ Αἰήτης περὶ μὲν στήθεσσιν ἔεστο θώρηχα στάδιον, Ap. Rhod. WI, 12925, alors “Ἔῤιο se couvrit la poitrine d'une cuirasse toute d'une pièce.

ΣΤΑΘΕΡΟΌΣ, à (ἵστημι), stable, stationnaire, stagnant ; d’où, par extension , non agité, calme, tranquille, au propre et au figuré : ὥσπερ ἐξ ἀέρος εὐδίου χαὶ σταθεροῦ πολὺς ἄνεμος χαταῤῥαγείς, D. Hal. de Dem. 7, comme un grand vent qui s'élève impétucux lorsque l'air est serein et tranquille. Au figuré : H δ᾽ ἀρετὴ στα-

θερόν τι χαὶ ἄτροπον, Anthol. Paul. Sil. 71, maïs la vertu est calme et immuable.

ΣΤΑΣΙΜΟΣ (6, ἢ) (ἴστημι), proprement , arrété, stationnaire, stagnant, fixe ; d'où , par extension, posé, tranquille : ἐν ὕδατι στασίμῳ, Xen. OEcon. 20, 11, dans une eau stagnante. 1] a aussi la signification active, qui arrête : Στάσιμος αἵματος, Hipp. 638, propre à arrêter le sang.

᾿ΣΤΕΡΕΟΣ, ά, ὁν (ἵστημι), proprement, ferme , dur, au propre etau figuré : To δ᾽ ἰθὺς βήτην, βοέης εἴλυμένω ὥμους αὔῃσι στερεῇσι, Il. XVIL, 493, tous deux ils marchaïent les épaules couvertes de peaux de bœuf sèches et dures.

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