‹ Synonymes grecs, recueillis dans les écrivains des différents ages de la littérature grecque et expliqués d'après les grammairiens, l'étymologie et l'usage avec des exemples tirés des meilleurs auteurs grecsChapitre 39 sur 105 · Βέλος, Bédeuvoy, Δόναξ, ἰός, Κῆλον, Οϊστός, Τόξευμα · texte numérisé non relu

Βέλος, Bédeuvoy, Δόναξ, ἰός, Κῆλον, Οϊστός, Τόξευμα

BÉAOE, εος (τό), est le mot générique pour toute arme de trait, trait, projectile : Καὶ τὰ βέλη ὁμόσε ἐφέρετο, λόγχαι, τοξεύματα, σφενδόναι, πλεΐστοι δ᾽ ἐχ τῶν χειρῶν λίθοι, Xen. Anab. V,9, 14, tous les traits portaient au même but, lances, flèches, vicrres lancées avec la fronde , et en plus grande quantité avec la main.

ΒΕΛΕΜΝΟΝ, ον (τό), Synonyme poétique de βέλος, seulement au pluriel : Οὐδ᾽ ἕα ἑέμεναι ἐπὶ ἕχτορι πιχρὰ βέλεμνα, Il. XXII, 206, et il ne leur permettait pas de lancer leurs traits amers sur Hector.

AÔNAE, χος (%), roseau dont on faisait le bois ou hampe des flèches ; et, par extension, fêche : Kai μιν βάλε μηρὸν ὀϊστῷ δεξιόν" ἐχλάσθη δὲ δόναξ, IL. ΧΙ, 583 , et il l'atteignit d’une flèche à la cuisse droite, et Le bois rompit, ᾿

ἰόσ, οὔ (6), poétique, ce qu’on lance avec l’arc, fléche : Oùx ἂν τοι χραίσμῃσι βιὸς καὶ ταρφέες loi, Il. ΧΙ, 387, ni ton arc, ni tes nombreuses flèches ne te seront d'aucun secours.

ΚΗ͂ΛΟΝ, ον (ré), proprement, bois fendu dont on faisait les traits ou flèches; d'où, poétiquement, trait, flèche : ἐννῆμαρ μὲν ἀνὰ στρατὸν ᾧχετο κῆλα θεοῖο, Il. 1, 53, pendant neuf jours Les flèches du dieu volèrent sur l'armée.

OIZTOE, οὔ (ὁ), mot poétique et rare dans les historiens, fièche : Δίγξε Prés, vevpù δὲ μέγ᾽ ἴαχεν, ἄλτο δ᾽ ὀϊστὸς ὀξυθέλης, 7]. IV, 195, l'arc siffla, puis la corde résonna , puis s’élança la flèche à la pointe acérée.

TOEEYMA , ατος (τό), 1° portée de l'arc : ἐπειδὴ εἰς τόξευμά γε ἀφίχοιντο, Xen. Cyr. 1, 4, 23, lorsqu'ils seraient arrivés à la portée de l'arc. 2 Flèche : Kai ἀπέχτεινάν τινας xai λίθοις χαὶ το-ξεύμασι χατέτρωσαν, Xen. Anab. IV, 1,7, et ils en tuërent et en blessèrent plusieurs à coups de pierres et de flèches.

ΒΗ͂ΜΑ, ατος (τό), pas : Καὶ τὸ μὲν πρῶτον ὀλίγα βήματα προίοντες», μετεθάλλοντο ἐπὶ ἀσπίδα, Xen. Cyr. VII, 5, 8, εἰ d'abord ayant fait quelques pas en avant, ils firent conversion à gauche.

IXNOE, 605 (τό), trace des pieds ou des pas, piste : ἐπεὶ δ᾽ ἀφίχετο εἰς χιόνα πολλὴν, ἐσκέψατο εἰ εἴη ἔχνη ἀνθρώπων, Xen. Anab. VI], 3, 42, lorsqu'il fut arrivé à un endroît où il avait beaucoup de neige , il examina s'il y avait des traces d'hommes.

IXNION, ov (τό), diminutif, pour la forme seulement, du précédent , et plus poétique : ὁ δ᾽ ἔπειτα per” ἔχνια βαῖνε θεοῖο; Od, 1, 406, et il marchaït ensuite sur les traces du dieu,

ΣΤΙΒΟΣ, ou (6), empreinte des pieds ou des pas : Εἰχάζετο δ᾽ εἶναι ὃ στίδος ὡς δισχιλίων ἵππων, Xen, An. 1,6, 1, et l'on con- Jecturait que l'empreinte des pas était celle d'environ deux mille chevaux.

1423. Blos, Αἰών, Βιοτεία, Born, Burns, Bloros, Δίαιτα, τς Zu, Μένος, Ψυχή.

ΒίοΣ, ov (6), analogue à βία, proprement, force vitale ou mouvement ; d’où, vie, dans toute l'étendue et les différents sens, propre et figuré, du mot français, principalement en parlant de l’homme et relativement à la durée , et ce qu’Aristote définit : Λογικὴ ζωή, la vie raisonnable; de là , commerce de la vie, genre de vie, train de vie. Si l’on en croit les grammairiens βίος ne doit se dire que de l’homme, ainsi Xénophon se serait exprimé d’une manière impropre en l’appliquant aux animaux : Οὐκ ἀνδρῶν ἀγαθῶν ἀλλὰ θηρίων τῶν ἀσθενεστάτων βίον μιμούμενον, Xen. Ages. 9, 5, imitant la vie, non des hommes courageux, mais des bêtes les plus faibles.

αἰών, ὥνος (ὁ ou ἡ) {de ἀεί), proprement, l'éternité, le temps, œvum ; dans un sens plus restreint, durée de la vie, existence : Μινυνθάδιος δέ οἱ αἰὼν ἔπλεθ᾽, Il. IV, 478, pour lui l'existence fut d'une courte durée.

BIOTEÏA , ας (ἢ), genre de wie : Édüusr διὰ ταῦτα καὶ ἐνδοξοτάτη εἶναι πρὸς τῶν πόλεων αὕτη ἡ βιοτεία, Xen. OEcon. 6, 10, c’est aussi pour cela que dans les États cette profession est la plus honorée de toutes.

BIOTH, ἧς (#), synonyme poétique de βίος, employé aussi par Xénophon : ἣν ἄλλοι μακαριωτάτην ἐνόμιζον εἶναι βιοτήν, Xen. Cyr. NW, 3, 27, que les autres regardaient comme une existence très-heureuse.

BIÔTHE, ητος (Ὁ), dans les hymnes homériques : Πρηὺ xaraστῇλθων σέλας ὑψόθεν ἐς βιότητα ἡμετέρην, Hym, VIT, 10, toi qui Jettes d'en haut un doux éclat sur notre vie.

BIOTOZ, ον (ὁ), poétique, quelquefois pour βίος, vie, existence : Αἴ ns θάνῃς χαὶ μοῖραν ἀναπλήσῃς βιότοιο, 10. IV, 170, s'il J'aut que tu meures et que tu aies rempli la part d'existence qui

t'est réservée. Plus souvent ce qui sert à l'entretien de la vie, subsistance, moyen d'existence , bien, fortune , victus : ἐπεὶ ἀλλότριον βίοτον νήποινον ἔδουσιν, Od. 1, 160 , car ils mangent impunément le bien d'autrui,

AfAITA , ὃς (%), genre ou régime de vie, principalement sous le rapport de la nourriture : ἢὶ τὴν δίαιτάν pou φαυλίζεις ὡς ἧττον μὲν ὑγιεινὰ ἐσθίοντος ἐμοῦ à σοῦ ; Xen. Mem. 1,6, 5, ou méprisestu mon régime de vie, comme si je mangeais des choses moins saines que toi? Le français DIÈTE, qui en vient, n’a rapport qu’au régime hygiénique.

ΖΩΗ͂, ὃς (#), moyens de vivre, subsistance ; existence, dans l'Odyssée : ἢ γάρ οἱ ζωή γ᾽ ἦν ἄσπετος, Od. XIV, 96, car il avait une riche existence. Plus tard, la vie animale, la vie physique de l’homme et de la brute , et par opposition à θάνατος, surtout dans les poëtes.

ΜΈΝΟΣ, εος (τό), force vitale, dans Homère : ἀπὸ γὰρ μένος εἵλετο χαλχός, Il. IT, 294 , car le fer leur avait enlevé la force vitale.

ΨΥΧΗ͂, ὃς (%), souffle ; d’où, principe vital, vie, dans Homère et les poëles : ὡς εἰδῇς οἵαν ἀΐω φάμαν περὶ σᾶς ψυχᾶς, Eur. Hec. 172, apprends quel bruit j'entends menaçant ta vie.

424. Βιοῦν, Ζῆν, Βιοτεύειν, Βλέπειν, Διαιτᾶσθαι, Aidyeuv, Πνεῖν.

ΒΙΟΥ͂Ν, vivre, par rapport à la durée de la vie; suivant les grammairiens , ne se dit que de l’homme : ἀνάγκη ἐγένετο αὐτῷ μιτὰ τὴν χρίσιν τριάχοντα ἡμέρας βιῶναι, Xen. Mem. IV, 8, 2, il fut forcé de vivre trente jours après son jugement.

ΖΗ͂Ν, proprement, respirer; d'où, vivre, exister, se dit de l’homme, des bêtes ct même des plantes , et principalement par opposition à θνήσχειν : OÙ ζῇ, ἀλλ᾽ ἐν τῇ μάχῃ ἀπέθανεν, Xen. Cyr. NII, 3, 2, il n'existe plus, mais il est mort dans le combat.

BIOTEŸ EIN , vivre, par rapport à la subsistance , avoir ou se procurer de quoi vivre, ce qui est nécessaire à la vie, gagner sa vie, subsister : Καὶ ὅσον ἤλπιζον αὐτόθεν πολεμοῦντα (στρατόν)

βιοτεύσειν, Thuc. 1, 11, et selon qu'ils espéraient que (l'armée) pourrait s'y procurer des vivres en faisant la guerre. Le même historien l’emploie aussi pour βιοῦν : Kai οὐχέτι ἠδύνατο ἐν τῷ χαθεστῶτι τρόπῳ βιοτεύειν, Thuc.Ï, 130, et il lui fut désormais impossible de vivre suivant les anciens usages.

ΒΛΈΠΕΙΝ, avec ellipse de φάος, dans les tragiques, voir ἐδ Jour, périphrase poétique, pour vivre, exister : Kai πῶς ἂν αὑτὸς χατθάνοι τε χαὶ βλέποι; Eur, Alc. 143, ct comment la méme personne peut-elle étre morte et à La fois voir le jour ?

ΔΙΑΙΤΑ͂ΣΘΑΙ, suivre un regime de nie : ὥστε χαὶ τὸ εὐωχεῖσθαι τοῖς χοσμίως διαιτωμένοις ἀνετίθει, Xen. Mem. 111, 14,7, de sorte qu'il appliquait aussi le mot faire bonne chère à ceux qui suivent un régime de vie convenable.

ATÂTEIN est relatif à l'emploi du temps, à l'ensemble de la vie sous le rapport moral , passer le temps ou la vie : Πότερον χαὶ τῶν ἄλλων ἐλευθέρων τοὺς οὕτω ζῶντας ἄμεινον διάγοντας ὁρᾶς; Xen. Mem, 11, 7, 7, vois-tu que parmi les autres personnes libres celles qui vivent ainsi ayent une existence meilleure ?

ΠΝΕΙ͂Ν, respirer, dans les poëtes, comme en français, pour vivre : Où μὲν γάρ τί no ἐστιν ὀϊζυρώτερον ἀνδρὸς πάντων ὅσσα τε γαίαν ἔπι πνείει τε χαὶ ἕρπει, Π|. XVII, 447, car rien peut-être n'est plus malheureux que l'homme, parmi tous les animaux qui respirent et rampent sur la terre.

425. Bondeiv, ἀλέξειν, ἀμύνειν, Âpéyew, Βοηδρομεῖν, Ἐπικουρεῖν, Ἐπιμαχεῖν, Συμμαχεῖν, Συμπολεμεῖν, περμαχεῖν.

ΒΟΗΘΕΙ͂Ν, de βοὴ εἰ θέω, proprement, accourir au cri d'alarme, secourtr ceux avec qui l’on est sans cesse, dans quelque entreprise ou quelque circonstance que ce soit : ὁ δὲ Κόνων ἐπεὶ ἐπο-λιορχεῖτο...» χαὶ οἱ ἀθηναῖοι οὐκ ἐβοήθουν διὰ τὸ μὴ πυνθάνεσθαι ταῦτα, Xen. Hell, 1, 6, 19, et comme Conon était assiègé…, et que les Athéniens ne Le secouraient pas, parce qu'ils ne savaient point cela.

À AÉSEIN, ἀ᾽ ἀλκή, employer la force pour défendre à le guerre

ou éloigner le danger : Ai δὲ βάτην ἄνδρασιν ἀργείοισιν ἀλεξέμεναι μεμανῖαι, IL V,779 , et elles vinrent, désirant secourir les Argiens.

ÂMYNEIN, de ἀ et μύνη, suivant les grammairiens , aller au secours de quelqu'un sans donner de prétexte pour excuser son retard. Cette explication paraît un peu forcée ; il semble plus naturel de prendre ici l’x comme augmentatif, et alors l'idée première du verbe serait couvrir, protéger : ἱχετεύουσαι πάντας ὅτῳ ἐντυγχάνοιεν, μὴ φεύγειν καταλιπόντας αὐτάς, ἀλλ᾽ ἀμῦναι χαὶ τέχνοις χαὶ ἑαυταῖς χαὶ σφίσιν αὐτοῖς, Xen, Cyr. 111,3, 88, suppliant tous ceux qu’elles rencontraient, de ne pas fuir en les abandonnant, mais de défendre leurs enfants, et elles, et euxmêmes.

ÂPHTEIN (ἄρης), verbe poétique , aider à la guerre : Καί τέ μέ φησι μάχῃ Τρώεσσιν ἀρήγειν, I. 1, 521, et clle prétend que je viens en aide aux Troyens dans le combat.

BOHAPOMEÏN, synonyme poétique de βοηθεῖν, et peut-être plus ancien , se trouve dans l’Oreste d’Euripide et dans le Rhésus, faussement attribué au même poëte : Φίλων νοσούντων ὕστερον βοηδρομεῖς, Eur. Rhes. 412, quand les alliés sont en péril, tu viens tard à leur secours. Ce verbe a été aussi employé par les historiens modernes,

ἐπικουρεῖν, venir au secours , se dit des alliés étrangers qui portent du secours à un peuple en guerre : ἀλλά & Μοῖρα ἦγ᾽ ἐπιχουρήσοντα μετὰ Πρίαμόν τε χαὶ υἷας, Il. V, 613 , mais la Parque le conduisit au secours de Priam et de ses fils. Dans un sens plus général au propre et au figuré : ἐγὼ δ᾽ ἐπέρχομαι ὑμῖν ἐπιχουρήσων, Xen. Cyr. VII, 1,21 , et Je viens pour vous secourir.

ÉNIMAXEÏN, porter du secours au dehors à un autre peuple, en parlant de deux peuples qui ont fait une alliance offensive et défensive : Πρὸς ἀργείους ξυμμαχίαν ποιεῖσθαι, ὥστε τῇ ἀλλήλων ἐπιμαχεῖν, Thuc. V, 27, faire avec les Argiens un traité d'aldiance en vertu duquel les deux peuples se porteraient un mutuel secours.

ΣΥΜΜΑΧΕΙ͂Ν, combattre ensemble, étre ligués ou alliés contre un enbemi commun, se dit des différents peuples confédérés

ΒΟΣΚΕΙ͂Ν. 188 d’un même pays : Πειράσομαι τῷ πάππῳ.) ἀγαθῶν ἱππέων χράτιστος ὧν ἱππεύς, συμμαχεῖν αὐτῷ, Xen. Cyr. 1, 3,13, étant le meilleur cavalier parmi de bons cavaliers, je m'efforcerai d’être utile à mon grand-père en le servant à la guerre.

ΣΥΜΠΟΛΕΜΕΙ͂Ν, faire la guerre avec quelqu'un : ἔπεμψαν δὲ καὶ ἐς Τυρσηνίαν, ἔστιν ὥν πόλεων ἐπαγγελλομένων χαὶ αὐτῶν ξυμπο-λεμεῖν, Thuc, VT, 88 , ils envoyérent aussi dans la Tyrsénie, où quelques villes leur avaient promis de joindre leurs armes aux leurs. -

YNEPMAXEÏN , défendre, protéger les armes à la main celui qui est hors d’état de se défendre , combattre pour la défense de quelqu'un : Νῦν πόλεως ὑπερμαχεῖς, Eur. Phœn. 1258 , maintenant tu combats pour la patrie.

420. Βόσκειν, Bouxokeiv, Νέμειν, Νεμέθειν, Νομεύειν, Ποιμαίνειν, Χιλεύειν, Χιλοῦν, Χορτάζειν,

ΒΟΣΚΕΙ͂Ν, des primitifs βάω et πάω; d'où, le latin pasco, faire brouter où manger le bétail; d’où , faire paître : ὁ δ᾽ ὄφρα μὲν εἰλίποδας βοῦς βόσχ' ἐν Περχώτῃ, Il. XV, 548 , celui-ci faisait paître à Percote ses bœufs au pied tournoyant.

BOYKOAEÏN , garder les bœufs : ἀφροδίτη μήτηρ, À μιν ὑπ' ἀγχίσηῃ τέχε βουχολέοντι, Il. V, 313, Vénus, sa mère, le donna à Anchise tandis qu'il gardait les bœufs. Par catachrèse il se dit aussi de toute autre espèce de bêtes , comme des chevaux, etc. : Τοῦ τρισχίλιαι ἵπποι ἕλος χάτα βουχολέοντο, Il. XX, 222, trois mille cavales étaient gardées dans son pré.

ΝΈΜΕΙΝ, mettre au pâturage; d’où, faire paitre : Παῖδες μὲν οὖν μοι χλιτύων ἐν ἐσχάτοις νέμουσι μῆλα, Eur. Cycl. 28, mes en- Jfants font païtre mes brebis sur le haut des collines.

NEMÉ@EIN, synonyme poétique de νέμειν, au passif seulement dans Homère : Δοίαι δὲ πελειάδες ἀμφὶς ἕχαστον χρύσειαι νεμέθοντο, Il. XT, 634, et deux colombes d’or paissaient autour de chacun.

NOMEŸEIN (νομεύς), étre berger ; d'où , garder des troupeaux: Δοιοὺς ἐξύρατο μισθούς, τὸν μὲν βουχολέων, τὸν δ᾽ ἄργυφα μῆλα νομεύων, Od. Χ,, 85, [il] gagna deux salaires, l'un en gardant des bœufs, l'autre comme berger de blanches brebis.

184 BOTANH.

ΠΟΙΜΑΙΝΕΙ͂Ν, proprement, étre pätre; d'où, garder un troupeau, principalement de moutons : ὃς ῥά τε μῆλα οἷος ποιμαίνεσχεν ἀπόπροθεν, Oil. IX , 188, qui seul gardait au loin ses brebis.

XIAEŸYEIN , donner le fourrage, pascere : Τούτοις γὰρ δὴ καὶ τοὺς βοῦς nai τὰ ὑποζύγια χιλεύουσι, Theophr. Ο, PL IT, 17, 6, on en fait du fourrage pour les bœufs et les bêtes de somme. Quelquefois étre au pâturage, pasci : Àcpyoi ἵπποι χιλεύουσι, Nicandr, Ther. 635 , les chevaux inoccupés sont au pâturage.

XIAOŸN (χέλος), mener au fourrage : Aux γὰρ τὸν φόθον τὰς μὲν ἡμέρας ἐχίλου τοὺς ἵππους, Xen. Anab. VII, 2, 21, dans sa crainte, il menait ses chevaux au fourrage pendant le jour.

XOPTAZEIN, nourrir de Join : An τότε χορτάζειν ἕλιχας βοῦς ἔνδον ἐόντας, Hesiod. Oper. Il, 70, alors nourrir de foin dans l'étable les bœufs aux pieds tournoyants. Ft de toute antre espèce d'aliments : Εἰ δὲ ὑῶν πόλιν χατεσχεύαζες, τί ἂν αὐτὸς ἄλλο ἢ ταῦτα ἐχόρταζες: Plat, Pol. 11, 372, d, si tu formais une république de pourceaux, que leur donnerais-tu , si ce n'est cela, pour nourriture ?

ΒΟΤΑΝΗ͂, x (4), herbe qu’on fait paître aux bêtes , ράϊεγε : ἐπὴν βοτάνης χορέσωνται, Od. X, 411, après qu'elles se sont rassasiées d'herbe. Ta δ᾽ ἐπήλυθε πίονα μῆλα Ex βοτάνης ἀνιόντα μετ᾽ αὕλια τε σηχούς τε, Theocr. Id. XXV, 86, Les grasses brebis revenant de l'herbe, rentrent dans les étables et les bergeries.

ΚΡΑΣΤΙΣ, ἕως (ä), fourrage , farrago : ἢ δὲ κραστὶς λειοτριχεῖν ποιεῖ, ὅταν ἔγχυος ἡ, Arist. Η. 4.101, 8, 1, le fourrage rend [leur] poil lisse lorsqu'il est frais.

AÂXANON, ou (τό), légume, herbage : Kai τυρὸν καὶ Bodo χαὶ λάχανα, Plat, Pol. 11, 372, c, εἰ du fromage, et des ognons, ct des légumes.

ΠόΑ, ας (ὁ), et, poétique , ΠΟίΑ, herbe en général , gazon : Τῆς δὲ πόας τῆς μηδικῆς À τε πρωτόχονρος φαύλη, χαὶ ὅπου ἂν ὕδωρ δυσωδὲς ἐπάγηται τῇ πόᾳ" ὄζει γάρ, Aristot, Η. An. VII, 8, 1, la première coupe de la luserne ne [leur] vaut rien, ni

Pherbe lorsqu'on y a jeté de l'eau fétide, car elle contracte de l'odeur.

XIAOE, οὔ (ὁ), fourrage, pabulum : Οὔτοι προϊόντες ἔχαιον rai Où καὶ εἴ τι ἄλλο χρήσιμον ἦν, Χεπ. Anab. 1, 6, 1, ceux-ci, en prenant les devants ,.bräluient le fourrage et tout ce qui pouvait être de quelque utilité.

XAOH, nm (n), herbe verte : Χλόης γενομένης ἀπὸ τοῦ σπέρματος, Xen. OEcon. 17, 10 , la graine étant montée en herbe.

XOPTOZ, ου (ὁ), herbe sèche, foin ; gramen : Διφθέρας ἃς εἶχον σχιπάσματα ἐπίμπλασαν χόρτου χούφον, Xen. An. 1,5, 10, ils emplissaient d’un foin léger les peaux qu'ils avaient pour se couvrir.

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