Βότρυς, ὄμφαξ, Pat, ῥώξ, Σταφίς, Σταφυλή
ΒΟΤΡΥ͂Σ, vos (δ), raisin, grappe de raisin; uva : ἵνα.... ἡ περιοῦσα τροφὴ συνειληθεῖσα ἐπὶ ταῖς οἰνάνθαις αὔξῃ τὸν βότρυν, Theophr. C. PL. 11, 14, afin que tout ce qui reste de principe nutritif renfermé dans les fleurs fasse pousser le raisin.
ΟὌΜΦΑΞ, ακος (ἡ), ἀ ὠμός, toute espèce de fruit qui n’a pas atteint sa maturité, spécialement du raisin dans l'Odyssée, raisin vert, verjus : Πάροιθε δὲ τ᾽ ὄμφαχές εἰσιν ἄνθος ἀφιεῖσαι, ἕτεραι δ᾽ ὑποπερχάζουσιν, Θά. VII, 125, au-devant sont des raisins verts qui poussent leur fleur, et d’autres mürissent par dessous.
PAZ, αγός (à), attique, et ῥώξ, dans le dialecte ionien, grain de toute espèce de fruit, acénus; grain de raisin, dans Théophraste : Συμδαίνει γὰρ ἐν τούτῳ τὸ βοστρύχιον αὔξεσθαι, διὰ τὸ μήπω συνεστάναι τὰς ῥάγας, Theophr. C. Plant. 111,16, car il arrive alors que la rafle grossit, parce que les grains n'ont Pas encore de consistance.
ΣΤΑΦΙΣ, (dos (Ὁ), raisin sec; uva passa, dans Dioscoride : Τῆς δὲ σταφίδος στυπτιχκωτέρα ἐστὶν ἡ λευχή, Dioscor. V, 4, 3, le raisin sec blanc est le plus astringent.
ΣΤΑΦΥΛΗ͂, ἧς (ἡ), raisin, en général , grappe de raisin, dans Homère et dans les Géoponiques : ἐν δ᾽ ἐτίθει σταφυλῆσι μέγα Bpiθουσαν ἀλωήν.... μέλανες δ᾽ ἀνὰ βότρυες ἦσαν, Il. XVIIL, 561, il y place aussi une vigne chargée de grappes... et parmi lesquelles
186 BOYAES@AI, BOYAH.
étaient des grappes noires. Οὕτω γὰρ καὶ ἡ σταφυλὴ αὐτῆς πρὸς βρῶσιν ἡδίστη χαὶ νεχταρώδης ἐστίν, Geopon. V,2,10, aussi son raisin est très-agréable à manger, et doux comme le nectar.
ΒΟΥ̓́ΛΕΣΘΑΙ, de βούλη, vouloir, ne se dit que de l’être doué de raison. 1] renferme l'idée du choix et de la préférence après examen ou délibération.
ἐθέλειν, vouloir, a plus de rapport à l'instinct naturel. 11 se dit non-seulement de l’homme, mais aussi de la brute dénuée de raison , et même des choses inanimées. Selon Buttman, βούλεσθαι, au contraire , exprime plutôt le désir, le penchant, et ἐθέλειν, l'intention bien arrêtée de faire une chose. La définition des grammairiens paraît ici préférable et confirmée par l'usage; ainsi Homère applique ἐθέλειν à l’eau d’un fleuve : Lie δ᾽ ὕδωρ" οὐδ᾽ ἔθελε προρέειν, ἀλλ᾽ ἴσχετο, Il. XXI, 366, l'onde bouillonnait , elle ne voulait pas couler et σ᾽ αγγόϊαϊε. L'opposition des deux mots ressort dans le passage suivant, où ils s'appliquent à une assemblée : ὅτε τοίνυν τοῦθ᾽ οὕτως ἔχει, προσήχει προθύμως ἐθέλειν ἀχούειν τῶν βονλομένων συμθουλεύειν, Dem. Olynth. 1,1, dors donc qu'il en est ainsi, il faut étre disposés de grand cœur ἃ écouter ceux qui veulent vous donner des conseils.
@ÉAEIN, forme jugée plus moderne, et que M. Hermann a voulu faire disparaitre des poëmes homériques, est employée indifféremment, aussi bien αυ ἐθέλειν, dans les prosateurs et les poëtes attiques.
ΒΟΥΛΗ͂, ἧς (#), proprement, délibération, consultatio ; d’où, décision , résolution , volonté déterminée : Διὸς δ᾽ ἐτελείετο βουλή, IL. 1,5, ainsi s'accomplissait la volonté de Jupiter.
BOŸAHMA , ατος (ré), verbal, qui indique plutôt le résultat ou l’acte de la volonté, ce qu'on veut ; a été confondu avec Bo5- Xaats, volonté : Kai τὸ μὲν βούλημα παντὸς νομοθέτου roûr' ἔστιν,
BOYAH. 187
Aristot. Ethic. Nic. 2,1, et c'est là ce que veut tout législateur.
ROYAHEIE , eux (ἡ), volonté, vouloir, volition : Χρὴ vai ἐμὲ ἑπόμενον τῷ νόμῳ πειρᾶσθαι ὑμῶν τῆς ἑχάστου βουλήσεώς τε καὶ δόξης τυχεῖν ὡς ἐπιπλεῖστον, T'huc. 11, 35, il faut encore qu'en me conformant à la loi, j'essaye de me rencontrer, autant que possible, avec l'intention et l'idée de chacun de vous. Βούλησις est, en terme de philosophie, la volonté instinctive ou volition, qui, suivant la définition d’Aristote, peut se diriger vers des choses impossibles , mais sans être suivie d’aucun acte, et peut s’appliquer à l'homme et à la brute.
NIPOAÏPEZIS, sx (x), l'intention, est l'application de la volonté à une chose possible et aux moyens de l’effectuer. Aristote la distingue ainsi de βούλησις : ἔτι δ᾽ ἡ μὲν βούλησις τοῦ τέλους ἐστὶ μᾶλλον, ἡ δὲ προαίρεσις τῶν πρὸς τὸ τέλος, Aristot, Eth. Nic. IN, 4, de plus, la volonté a plutôt en vue la fin, mais l'intention s'occupe des moyens d'arriver à la fin.
ΘΕΛΗ͂ΣΙΣ, εὡς (ἡ), volonté, dans le Nouveau Testament : Κατὰ τὴν αὐτοῦ θέλησιν, Hebr. 2, 4, selon sa volonté.
ΘΈΛΗΜΑ, ατος (τό), effet ou objet de la volonté, a été confondu avec le précédent dans le Nouveau Testament : Γενηθήτω τὸ θέλημά σου, Matth. 26, 42, que votre volonté soit faite.
131. Βουλή, Γνώμη, Δήνεα, Aidyoux, Μενοινή, Μῆδος, Μῆτις, Νόημα, Προαίρεσις, Φραδή, Φραϑδμοσύνη.
ΒΟΥΛΗ͂, ἧς (4), de βούλομαι, conseil que l’on prend ou donne eu délibérant , avis : Νέστωρ, οὗ καὶ πρόσθεν ἀρίστη φαίνετο βουλή, IL IX, 94, Nestor, de qui l'avis avait déja paru le meilleur.
ΓΝΩΜΗ, ἧς (à), opinion prise avec connaissance de cause, dessein arrêté : Ἐξ δ᾽ ὑμῖν γνώμη ἐστὶ χωλύειν τε ἡμᾶς ἐπὶ Képavpav πλεῖν, Thuc. 1, 53, εἰ votre dessein est de nous empécher de diriger nos vaisseaux contre Corcyre.
AÉNOZ, εος {τό}, toujours au pluriel, AHNEA , dans les poëtes, sentiments qui tiennent aux habitudes, au caractère : Πάντα δέ τοι ἐρέω ὀλοφώϊα δήνεα Κίρχης, Od. X, 289, et je te dirai tous les cruels sentiments de Circé.
188 BOYAH.
AIÂNOIA , ας (ñ), pensée, quelquefois comme en français, pour dessein , intention : ἐνδέχεται γὰρ τὰς ξυμφορὰς τῶν πραγμάτῶν οὐχ ἧσσον ἀμαθῶς χωρῆσαι ἡ χαὶ τὰς διανοίας τοῦ ἀνθρώπου, Thue. 1, 140, car il se peut bien que les événements ayent une marche non moins inconséquente que les pensées de l'homme.
MENOINH, ἧς (#), synonyme épique de βονλή, suivant le scholiaste d’Apollonius de Rhodes : Ei μὲν δὴ πάσῃσιν ἐφανδάνει ὅδε μενοινή, Apoll. Rhod, 1,700, st ce dessein plaït à toutes.
ΜΙ͂ΔΟΣ, εος (τό), de μήδομαι ; soir, dans les poëles, où il n’est employé qu'au pluriel : ἐν πυρὶ δὴ βουλαί τε γενοίατο μήδεά τ᾽ ἀνδρῶν; IL 11, 340, tomberaient-ils donc au feu, et les conseils et les soins des guerriers ἢ
ΜΗ͂ΤΙΣ, ιος (%), de la mème famille que le précédent, et seu-
lement dans les poëtes; prudence ou habileté dans le conseil ; d'où, par extension , conseil ou dessein prudent : Ei τινά oi σὺν μῆτιν ἀμύμονα τεχτήναιτο, IL X,19, s’il pouvait se concerter avec lui pour trouver quelque prudent conseil.
NOHMA , ατος (ré), vue, dans le même sens figuré que le français au pluriel : H οἱ ἀπαγγέλλεσχε Διὸς μεγάλοιο νόημα, Il. XVII, 406, qui lui annonçait les vues du grand Jupiter.
TIPOAÏPESIS, εὡς (ἡ), plan ou système de conduite privée ou politique, propositum , dans Démosthène : Τὸ μὲν γὰρ πέρας, ὡς ἂν ὃ Δαίμων βουληθῇ, πάντων γίγνεται " ἡ δὲ προαίρεσις αὐτὴ τὴν τοῦ συμθούλου διάνοιαν δηλοῖ, Dem. de Cor. 57, car dans toutes choses la fin est telle que l'a voulu la divinité, maïs le système même montre la pensée de l'homme d État.
ΦΡΑΔΗ͂, ἧς (%), autre synonyme poétique et rare de Bou : Αθανάτων, ὦ ξεῖνε, φραδῇ τινὸς ἐνθάδ᾽ ἱκάνεις, Τίιεοογ, XXV, 52, δ étranger, lu viens en ces lieux par la volonté de quelqu'un des immortels.
ΦΡΑΔΜΟΣΥΝΗ͂, ης (ὁ ), poétique, dessein , indique une volonté plus intime et plus profonde : Μινύθουσι δὲ οἶκοι Ζηνὸς φραδμοσύ.-γῃσιν, Hesiod, Oper. 243, et les familles sont détruites d'après des desseins de Jupiter.
BOYAH, ΒΟΥ͂Σ. 489
ΒΟΥΛΗ͂, ἧς (ἡ), conseil ou assemblée délibérante; conseil des cinq cents ou sénat , à Athènes : ὀμωμόχατε ψηφιεῖσθαι κατὰ τοὺς νόμους χαὶ τὰ ψηφίσματα τὰ τοῦ δήμου χαὶ τῆς βουλῆς τῶν πενταχοσίων, Dem. de Legat. 397, 16, vous avez juré de voter suivant les lois et les décrets du peuple et du conseil des cinq cents. I] se disait aussi du tribunal de l’Aréopage à Athènes : ἢ δὲ ἐν ἀρείῳ πάγῳ βουλὴ οὐκ ἐκ τῶν δεδοχιμασμένων καθίσταται ; Xen. Mem. 111,5, 20 , et le conseil de l’aréopage n'est-il pas composé d'hommes éprouvés ?
BOYAEÏON , ov (τό), de βουλή, lieu ou salle des séances du conseil ou sénat, ne se trouve que dans la vie d’Homère , faussement aitribuée à Hérodote : Καὶ βουλῆς συλλεγομένης ἐλθὼν ἐπὶ τὸ βουλεῖον, Pit. Homer. 12., εἰ, le conseil assemblé, étant venu à la salle des séances.
BOYAEYTHPION, ον (ré), lieu ou salle des délibérations; d'où, conseil, sénat : ἐπεὶ μέντοι χατεδίωξαν εἰς τὸ μεταξὺ τοῦ βουλευτηρίον καὶ τοῦ τῆς ἑστίας ἱεροῦ, Xen. Hellen. VII, 4, 33, après qu'ils les eurent poursuivis jusqu'à l'endroit situé entre le sénat et le temple de Vesta. Τὴ δ' ὑστεραίᾳ ἅμα τῇ ἡμέρᾳ oi μὲν πρυτάνεις τὴν βουλὴν ἐχάλουν εἰς τὸ βουλευτήριον, Dem. de Cor. 53, le lendemain au lever du jour les prytanes convoquérent le sénat dans la salle des délibérations.
TEPOYEÏA, ας (ὁ) (γέρων), l'assemblée des gérontes ou wieillards, sénat : Καὶ πλειστάχις ἐν αὐταῖς (πόλεσιν) αἵ τε γερουσίαι καὶ οἱ ἄριστοι ἄνδρες παραχελεύονται τοῖς πολίταις ὁμονοεῖν, Ken. Mem. IV,4, 16, et sans cesse dans tous les États les sénats et les principaux magistrats recommandent aux citoyens la concorde.
EYTKAHTOE , ον (ἡ), dans les historiens de l’histoire romaine, le sénat convoqué : ὑπό τε τῆς συγχλήτου αὐτοχράτωρ ἀναγορευθείς, Herodian. 111, 1, 2, proclamé empereur par le sénat.
ΒΟΥ͂Σ, οὖς (ὁ, #), de βόω, βόσκω, ou, selon d’autres, formé
par onomatopée; bœuf ou vache; bos, vacca; quelquefois taureau, maïs on ajoute alors ΤΑΥ͂ΡΟΣ ou ἄρσην : Hôre βοῦς ἀγέληφι μέγ᾽ ἔξοχος ἔπλετο πάντων ταῦρος" ὃ γάρ τε βόεσσι μεταπρέπει ἀγρομένῃσιν, Il. IT, 480, comme dans un troupeau de bœufs le taureau est de beaucoup supérieur à tous, car il se distingue au milieu des génisses rassemblées, Très-souvent dans Homère, et généralement chez les auteurs joniens , αἱ Boéc s'entend de tout le troupeau , tant dés mâles que des femelles.
AAMÂAHE, ou (δ), veau, bouvillon, witulus , forme du maseulin déjà rétablie par M. Bekker, dans Aristote (Æ. Æn. IX, 50, 6), peut aussi se lire dans Denys d’'Halicarnasse ( Ant. ἢ, 1, 36) et dans l’Anthologie : Τὸν κεραὸν δαμάλην Πανὶ φιλωρείταᾳ Κυλληνίῳ αὐερύσαντες ἔῤῥεξαν, Anthol. VI, 96, [ils] prirent un bouvillon déjà armé de cornes , Le renversèrent La tête en arrière, et l’immolèrent à Pan Cyllénien, hôte des montagnes. Cette forme, que Valckenaër refusait d'admettre dans Ammonius, se trouve ainsi rétablie d’après l'autorité des meilleurs manuscrits.
AÂMAAIE, sos (#), et plus ordinairement AAMAAH , mç (#), dans les poëtes postéricurs à Homère, jeune vache, qui atteint l'âge d’être mise au joug; répond au français génisse , formé du latin unix : Πολλαὶ δ᾽ αὖ δαμάλαι καὶ πόρτιες ὠδύραντο, Theocr. 14,1, 7ὅ, et vaches et génisses gémissaient de leur côté.
MOEXOE, ou (ὃ, ἡ), veau des deux sexes : Κύσμος τᾷ μαλέδι μᾶλα, τᾷ foi δ' à μόσχος, Theocr. Id, VIII, 80, les pommes sont l'ornement du pommier, le veau celui de la génisse,
HÔPTIS, ιος (ἡ), et NOPIZ dans l'Odyssée (X ; 410), vear femelle, petite génisse, mais moins avancée en âge que δαμάλῃ : ὡς δὲ λέων ἐν βονσὶ θορὼν ἐξ αὐχένα ἄξῃ πόρτιος ὀὲ βοός, 11. V, 162, comme un lion qui, s’élançant sur un troupeau de bœufs, tord le cou d'une génisse ou d'une vache.
TIOPTAE , axoç (6, à), veau des deux sexes dans Homère : ὥς τις περὶ πόρτακι μήτηρ πρωτοτόχος, Il. XVII, 4, comme une vache mère pour la première fois autour de son véau.
BPAXION. 191
ΒΡΑΧΙΩΝ, ονος (6), le haut du bras dans Homère et Galien, brachium : Πρυμνὸν δὲ βραχίονα δοῦρος ἀχωχὴ δρύψ᾽ ἀπὸ μυώνων, Il. XN1, 323, et la pointe du javelot sépara le haut du bras à son extrémité des muscles [de l'épaule].
ΠΗ͂ΧΥΣ, εὡς (τό), l'avant-bras, le cubitus : Πῆχυς δὲ χαλεῖται μὲν καὶ τὸ σύμπαν μέλος, ὅσον ἐστὶ μεταξὺ τῆς τε χατὰ καρπὸν χαὶ τῆς κατ᾽ ἀγχῶνα διαρθρώσιως, Galen. de Us. part. 11, on appelle πῆχυς toute la partie du bras qui est entre l'articulation du carpe et celle du coude.
XEÏP, ρός (à), le bras entier dans Homère, Hippocrate et Galien : Τῆς ὅλης χειρὸς εἰς τρία τὰ μεγάλα μέρη τεμνομένης, τὸ μὲν βραχίων, τὸ δὲ πῆχυς, τὸ δ᾽ ἀκρόχειρον ὀνομάζεται, Galen. de Us. part. 11, 2, tout le bras étant divisé en trois grandes parties, qu'on nomme βραχίων, πῆχυς el ἀκρόχειρον.
ἀγκάλη, ὡς (ἡ), courbure intérieure du bras: d’où, brés, dans les poëtes postérieurs à Homère; très-rare en prose, surtout au singulier : ὑμεῖς δὲ νεάνιδές νιν ἀγχάλαις ἔπι δέξασθε, Eur. Iph. Aul, 615, et vous, jeunes filles, recevez-la dans vos bras.
ÂTKAAÏZ, δὸς (ἢ), diminutif et synonyme du précédent, seulement au pluriel dans Homère, bras : Εὔδεσχ' ἐν λέχτροισιν, ἐν ἀγκαλίδεσσι τιθήνης, Il. XXII, 503, il dormait dans son lit aux bras de sa nourrice,
ÀTKOÎNH , nç (%), d’ayxv, courbure intérieure du bras ; d’où, au pluriel, en poésie, les bras, ulnæ : Ζηνὸς γὰρ τοῦ ἀρίστου ἐν ἀγκχοίνησιν ἰαύεις, IL XIV, 213, car tu dors entre les bras de Jupiter, ce dieu tout-puissant.
GAËNH, ns (#), bras, dans les poëtes, κίπα : Περὶ δ' ὠλένας δέρᾳ φιλτάτᾳ βάλοιμι, Eur. Phœn. 169, et j'entourerais de mes bras cette téte si chère.
192 BYBAOZ.
ΒΥ͂ΒΛΟΣ; ov (à), byblos, nom donné par Hérodote à la plante nommée chez les Égyptiens papyrus. Ces deux mots sont identiques , si l’on a égard à la prononciation de lettres du même organe, comme p et ὁ, ἐ εἰ r, lettres qui, chez tous les peuples, ont souvent été permutées entre elles : Τὴν δὲ βύδλον τὴν ἐπέτειον γενομένην, ἐπέαν ἀνασπάσωσι ἐχ τῶν ἑλέων, τὰ μὲν ἄνω αὐτῆς ἀποτά-μνοντις, ἐς ἄλλο τι τράπονσι" τὸ δὲ κάτω λελειμμένον ὅσον τε ἐπὶ πῆχυν, τρώγουσι καὶ πωλέουσι, Herodot. 11, 92., le papyrus est une plante annuelle; après l'avoir arraché dans les marais, ils en coupent la partie supérieure et l'emploient à divers usages, Ce qui reste de la partie inférieure, de la longueur d'une coudée environ, ils le mangent et le vendent. Papier fait de la tige de cette plante et préparé pour écrire ; d’où , par extension, Livre : Μετὰ δὲ τοῦτον, χατέλεγον οἱ ἱρέες ἐκ βύθλων, ἄλλων βασιλέων τριηκοσίων τε xai τριήκοντα οὐνόματα, Herodot. 11, 100, aprés lui, les prêtres faisaient, d'aprés leurs livres, l'énumération de trois cent trente autres rois dont ils donnaient les noms.
BÎBAOË , ον (#), forme attique de βύθλος, papyrus : ἐνταῦθα εὑρίσκονται πολλαὶ μὲν χλίναι, πολλὰ δὲ χιδώτια, πολλαὶ δὲ βίδλοι, Xen. Anab. VII, ὅ,, 8, là on trouve beaucoup de lits, beaucoup de coupes, beaucoup de papyrus. Dans Platon , papier, livre : Πάνυ σπουδὴ λαδὼν τὰς βίθλους, ὡς τάχιστα οἷός τ᾽ ἦν ἀνεγίγνωσχον, Plat. Phæd. 98.}», prenant les livres avec le plus grand empressement, je les lisais le plus vite que je pouvais.
BYBAÎON et BIBAÏON , ov (τό), est douné par tous les lexiques comme diminutif de βίδλος ; mais il serait peut-être mieux d’y voir l'adjectif βύδλιος ou βίδλιος, qu’on retrouve encore dans le pluriel Bo, les habitants de la ville de Byblos, pris ici sab— stantivement au neutre βυδλίον ou βιδλίον, par ellipse de σύγγραμμα, proprement, écrit sur papyrus, volume de papyrus; d'où, livre : Λάδε τὸ Bios χαὶ λέγε, Plat. Theæt. 143,b, prends le livre et lis. Du pluriel βιδλία,, wv (ré), biblia , pris spé-
BYBAOS. 193 cialement pour les livres saints, le français a conservé le mot Βιβιε.
AISOÉPAI , ὧν (αἱ), de δέφω, proprement, peaux de bête préparées pour écrire; d’où, par extension, écrits, volumes , livres : Καὶ τὰς βίδλους διφθέρας καλέουσι ἀπὸ τοῦ παλαιοῦ ἴωνες, ὅτι χοτὲ ἐν σπάνει βίδλων ἐχρέωντο διφθέρῃσι αἐγείῃσί τε χαὶ οἰέῃσι. ἔτι δὲ χαὶ τὸ κατ᾽ ἐμὲ πολλοὶ τῶν βαρθάρων ἐς τοιαύτας διφθέρας γράφουσι, Herodot. V, 58 ; les Toniens appellent depuis très-longtemps les livres diphthères ou peaux, parce qu'à défaut de papyrus ils se servaient autrefois de peaux de chèvre ou de mouton, et encore de notre temps beaucoup de peuples barbares écrivent sur ces peaux. Ce passage d'Hérodote prouve que l'emploi des peaux pour écrire a une origine beaucoup plus ancienne que celle que Pline lui donne sur la foi de Varron. Celui-ci attribue l’invention du parchemin à Eumène de Pergame , environ 200 ans avant J. C.: Mox æmulatione circa bibliothecas regum Ptolemæi et Eumenis , supprimente chartas Ptolemæo, Varro membranas Pergami tradidit repertas. (Plin, Hist. nat, XII, 21.) Peutêtre cette prétendue découverte du parchemin doit-elle s’entendre seulement d’une préparation plus soignée on d’un nouveau procédé dans l’apprêt des peaux, dont on faisait usage pour écrire depuis une haute antiquité,
ΠΑΠΥ͂ΡΟΣ, οὐ (ὃ ou ὁ), οἱ ΠΑΠΥΡΟΝ, ον (τό), papyrus, espèce de jonc, plante cypéracée qui croissait dans les marais de l'Égypte, et que les anciens Égyptiens employaient à beaucoup d’usages. Des racines de la plante on faisait des ustensiles de ménage ; d’une partie de la tige et des feuilles on faisait des tissus, des voiles, des cordes, des mèches de lampes, etc. : ὁ δ᾽ ἔρως γ χιτῶνα δήσας ὑπὲρ αὐχένος παπύρῳ,, μέθυ μοι διαχονείτω, Anacr, À, que l'amour, la tunique attachée sur l'épaule avec du papyrus, me verse à boire. Λαμπάδα κηροχίτωνα, σχοίνῳ xai λεπτῇ σφιγγομένην παπύρῳ, Anth. Antip. Thess. 13 , un flambeau revêtu de cire et enveloppé de jonc et d'un mince papyrus. L'usage le plus important et le plus curieux était l'emploi qu'on faisait de la partie inférieure de la tige pour fabriquer des feuilles d’une espèce de papier à écrire : Πάπυρος γνώριμός ἐστι πᾶσιν,
ἀφ᾽ ἧς ὃ χάρτης κατασχενάζεται, Dioscor, T, 116, ἐξ payrrus est une plante très-connue dont on fait le papier. Du grec πάπυρος s’est formé le français parie , et le mot papyrus lui-même est admis, mais seulement en archéologie , pour désigner les monuments écrits sur des feuilles de papyrus découverts dans les catacombes d'Égypte et dans les cercueils de momies. Les détails curieux de la préparation du papier de papyrus nous ont été conservés par Pline (ἴδε. nat. XIII, 23, 12).
ΠΕΡΓΑΜΗΝΗ͂, ἧς (ὁ), de Πέργαμος, en sous-entendant δὲφθέρα, peau de Pergame ou préparée à Pergame, PARCHEMIN, dans Suidas.
ΧΑΡΤΗΣ, ov (ὁ), de χαράσσω, proprement toute espèce de matière préparée pour écrire, et principalement les feuilles de papyrus, de peau ou de parchemin , papier ; charta : Πολλὰ ἔχων ὑμῖν γράφειν, οὐχ ἐδουλήθην διὰ χάρτον καὶ μέλανος, N. T. Joh. 2, 12, ayant beaucoup de choses à vous écrire , je π᾿ αἱ voulu employer ni papier ni encre. Pline donne le nom de charta à la plante même du papyrus : Quum in Sebennytico saltem ejus nomo non nisi charta nascatur., (Plin. Hist. nat. ἈΠ, 21.)
ΒΩΝΟΣ, οὔ (6), proprement, base; d’où, autel : ἱεροὺς χατὰ βωμοὺς ἕρδομεν ἀθανάτοισι τεληέσσας ἑχατόμδας, Il. 11, 306, pres des saints autels, nous immolions aux immortels des hécatombes parfaites.
ἐσχάρα, ας (à), foyer, feu de ἔ ἄϊγε : Apuès χορμοὺς πλατείας ἐσχάρας βαλὼν ἔπι, Eur. Cycl. 383, jetant des troncs de chêne sur le large foyer. Proprement c’est le feu de l'autel; d’où, per extension , l'autel même, autel domestique. Euripide l’emploie en ce sens dans sa tragédie de Plisthène : Μηλοσφαγεῖτε δαιμόνων ἐπ᾽ ἐσχάραις, vous immolez des brebis sur des autels des dieux. Selon d'autres, βωμός était l'autel consacré aux dieux , et ἐσχάρα celui que l’on élevait à un héros ou à un demi-dieu.
ÉZTIA , ας (ὁ) , feu, foyer domestique : ἑστίη τ᾽ ὀδυσῆος ἀμύpovos, Od. XIV, 159, εἰ le foyer du vaillant Ulysse.
OYMÉAEH , ὡς (2), autel, dans les poëtes : Προσαιτοῦσ᾽ ἔμολον
δϑεξιπύρους θεῶν θυμέλας, Eur. Suppl. 64, suppliante, je suis venue aux autels où bräle le feu consacré aux dieux,
ΘΥΣΙΑΣΤΗ͂ΡΙΟΝ, ον (τό), endroit de l’autel où l’on brâlait la victime; d’où l'autel, dans l’Ancien et le Nouveau Testament : ἐὰν οὖν προσφέρῃς τὸ δῶρόν σου ἐπὶ τὸ θυσιαστήριον, Matth. V, 23, st donc tu apportes ton offrande à l'autel.
ΓΑΓΓΡΑΙΝΑ, nç (ἡ), de γράω, GanGRÈNe. Hippocrate donne ce nom à l’inflammation d’une partie du corps qui n’a point encore subi une mortification absolue et incurable ;
XPÂKEAOË, ou (6), sPHACÈLE , mortification totale ou extinetion de l’action vitale dans une partie du corps. Galien les définit ainsi l’une et l’autre d’après Hippocrate : Kai τὸ τῆς γαγγραίνης πάθημα παραγίνεσθαί φησιν αὑτοῖς ἐμδληθέντων τῶν ἐξεχόντων ὀστῶν παρὰ τῷ μεγέθει δηλονότι τῆς φλεγμονῆς. ὅταν γοῦν ὑπὲρ τὰ πάθη τὰ φλεγμαίνοντα τό τ᾽ ἐρυθρὸν τῆς φλεγμονῆς ἀπόλλυται, πελιδνῶν γιγνο-μένων τῶν σωμάτων, ἥ τε ὀδύνη μεμειῶσθαι δοχεῖ, διότι καὶ ἡ αἴσθησις ἐναρχώθη,, χαὶ ὅταν γε τελέως ἀναίσθητα γένωνται τὰ οὕτως πάσχοντα σώματα, τὸ πάθος οὐχέτι γάγγραιναν, ἀλλὰ σφάκχελον ὀνομάζουσι. Μεταξὺ γὰρ τούτου τοῦ σφαχέλου καὶ τῆς μεγάλης φλεγμονῆς ἐστιν ἡ γάγγραινα, Gal. in Hipp.7, et il dit que l'affection de la gangrène vient de l’intensité de l'inflammation qui envahit les os proéminents. Lorsque sur les parties enflammées la rougeur de l'inflammation disparaît, que les corps deviennent livides et que la douleur paraît diminuer, parce que la sensibilité est engourdie , enfin lorsque les corps ainsi affectés deviennent insensibles , l'affection ne se nomme plus gangrène , mais sphacèle. En effet, la gangrène tient le milieu entre ce méme sphacèle et la grande inflammation. Dans la médecine moderne, au contraire, ces deux noms désignent une affection identique, mais ils servent à distinguer le degré d’intensité qu’elle présente: ainsi le mot gangrène ne s'entend que de portions limitées, ou d'organes
ke
196 TAAEA, MAMEIN.
qui sont le siége du mal, et par le sphacèle on entend la mort
de la totalité d’un membre où d’une de ses divisions. 138. Ταλέα, Αἴλουρος, ἵχτις.
ΓΑΛΕΑ, ας (ἡ), belette, dans Aristote et Élien : H δὲ γαλῆ ὅταν ὄψει μάχηται ἐπεσθίει τὸ πήγανον, Aristot. H. 4.1X , 6, la belettc mange de la rue lursqu’elle a à combattre un serpent, W paraitrait que les anciens les apprivoisaient , à en juger d'après ce passage de Théocrite : Ai γαλέαι μαλαχῶς χρήσδοντι χαθεύδεν, Theocr. Id. XV, 98, les belettes veulent dormir mollement. Ce dicton, qui revient à peu près à notre Ve réveillez pas le chat qui dort , a fait croire à quelques érudits que γαλέα avait eu la signifcation de chat dans des auteurs plus récents.
AÏAOYPOS, ov (ὃ, ἡ), chat, féminin dans Aristote, qui dit, eu parlant de la belette : ἔστε δὲ καὶ ὀρνιθοφάγον ὥσπερ αἱ αἴλου-pu, Aristot. H. A. IX, 6, elle est aussi ornithophage, comme des chats.
IKTIS, ιδὸς (4), espèce de belette; viverra : ἡ δ' ἴχτις τὴν δασύ- Tata χαὶ τὴν ὄψιν, χαὶ τοῦ ἤθους τὴν χαχουργίαν ὅμοιον γαλῆ" καὶ τιθασσὸν γίνεται σφόδρα, Aristot. H. A.1X,6, l'ictis, pour son poil et sa forme, et La méchanceté de son caractère, est semblable ἃ la belette. Elle devient aussi très-apprivoisée.
ΓΑΜΕΙ͂Ν, prendre femme, épouser, ne se dit que de l’homme;
ΓΑΜΕΙ͂ΣΘΑΙ, se marier, ne se dit que de la femme. Homére les distingue ainsi dans ce vers : Μητέρα τ᾽ Οἰδιπόδαο ἔδον, χαλὴν ἐπικάστην, à μέγα ἔργον ἕρεξεν ἀϊδρείησι νόοιο, γημαμένη ᾧ υἱεῖ "ὁ δ᾽ ὃν πατέρ᾽ ἐξεναρίξας, γῆμεν, Od. ΧΙ, 272, j'ai vu la mère d'OEdipe, la belle Épicaste, qui commit un grand crime par imprudence , s'étant mariée à son fils ; et lui-même l'épousa après avoir tué son pére.
CAMISKEIN , #arier, en parlant de femmes, dans Aristote :
Πόλλων διαφθειρομένων διὰ τὴ γαμίσχεσθαι τὰς νεωτέρας, Aristot. Pol. VIT, 16, la plupart périssant parce qu'elles sont mariées trop jeunes.
ἄγεσθαι, conduire une femme comme épouse dans sa maison : Τὴν μὲν Éxexdüos χρατερὸν μένος ἀχτορίδαο ἠγάγετο πρὸς δώματ᾽, [ἰ. XVI, 189, que le fort et vaillant Échéclès, fils d’'Actor, conduisit comme épouse dans sa maison. D'où, par ellipse, et par un emploi particulier au moyen, comme en latin ducere, en parlant dun mari seulement, épouser une femme, prendre femme ow prendre pour femme : Οὔτε ἐχδοῦναι, οὔτε ἀγαγέσθαι παρ᾽ ἐχείνων, οὐδ᾽ ἐς ἐχείνους, οὐδενὲ ἔτι τοῦ δήμου ἐξῆν, Thuc. ΤΠ, 91, et il ne leur fut plus permis de donner leurs filles en mariage ἃ aucun homme du peuple, ni au peuple de prendre femme chez eux. Ce verbe se dit aussi du père qui fiance une fille pour son fils : Υἱέϊ δὲ Σπάρτηθεν ἀλέχτορος ἤγετο χούρην, Od. IV, 10. et ἡ fiança pour son fils la fille d'Alector de Sparte.
ἁρμόζειν, accorder, unir, comme en français pour marier, dans les poëtes et dans le Nouveau Testament : Taÿrnv..…. εἶχεν ἐν δόμοις Αἴγισθος, οὐδ᾽ ἥρμοζε νυμφίῳ τινί, Eur. Electr. 24, Ἐρίσιλε.... la retenait dans son palais et ne voulait l'accorder à aucun fiancé. Ἡρμοσάμην γὰρ ὑμᾶς ἑνὶ ἀνδρί, IT Cor. XI, 9, parce que je vous ai accordées à un seul époux.
AIAONAI » donner en mariage δ ὦ αὐτὴν ὃ Τιμοχράτης, ὁμομήτριος καὶ ὁμοπάτριος ὧν ἀδελφός, ἔδωχε, Dem. in Eubul, 1311, à qui Timocrate, son frère de père et de mère, la donna en mariage.
ἐκδιδόναι, composé du précédent, est plus ordinaire en prose : ἣν δέ τις ἐχδοῦναι βούληται θυγατέρα, Xen. Cyr. ΝΠ, 4, 9, si quelqu'un veut donner sa fille en mariage.
ÉTTYAN, proprement, donner la main en signe de promesse, d'accord; d’où, fiancer, en parlant des parents d’une fille : ἣν ἄν ἐγγυήσῃ ἐπὶ διχαίοις δάμαρτα εἶναι à πατὴρ à ἀδελφὸς ὁμοπάτωρ, à πάππος ὁ πρὸς πατρός, Dem. ἐπ Stephan. W, 1134, celle qui aura été fiancée pour jouir des droits d'épouse légitime par un père, où un frère de père , ou un aïeul paternel. Au moyen en parlant du fiancé, fiancer pour soi et en son nom : Kai ἐγγνᾶτοαι
198 TAMOS,
ὃ πατὴρ τὴν μητέρα τὴν ἐμὴν παρὰ τοῦ ἀδελφοῦ αὐτῆς, Dem. in Eubul. 1314, et mon pére fiance ma mère et la reçoit des mains de son frère.
ÉANOEIN, fiancer une fille en recevant les présents d'usage, au moyen dans Homère, en parlant du père : ὡς χ’ αὑτὸς ἐεδνώσαιτο θύγατρα, Od, IT, 53, pour que lui-même puisse fiancer sa fille en recevant des présents. L'actif ne se trouve que plus tard dans Théocrite ( Id. XXII, 147).
MNHSTEYEIN, rechercher en mariage : Où πώποτ᾽ ἐμνήστευσα παῖδα σήν, Eur. Iph. Aul. 832, jamais 76 π᾿ αἱ recherché ta fille en mariage. Τὸν γὰρ τῇ πόλει δεῖ ξυμφέροντα μνηστεύειν γάμον ἔχαστον, οὐ τὸν ἥδιστον αὑτῷ, Plat. Legg. VI, 773, b , car il faut que chacun recherche un mariage utile à l'État, et non pas celui qui lui est le plus agréable.
NYM#EŸEIN, donner une fille en mariage, fiancer : Où γάρ σε μήτηρ οὔτε νυμφεύσει ποτέ, Eur. Ale. 314, car jamais ta mère ne te fiancera.
ΣΥΖΕΥΓΝΥ͂ΝΑΙ, conjoindre, unir, marier, se dit également des deux sexes + Διὸ τὰς μὲν ἁρμόττει περὶ τὴν τῶν ὀχτωχαίδεκα ἐτῶν ἡλικίαν συζευγνύναι, τοὺς δ᾽ ἑπτὰ χαὶ τριάκοντα, Aristot. Polit. VIT, 16, c’est pourquoi il est convenable de marier celles-ci vers l'âge de dix-huit ans , et ceux-ci à trente-sept.
EYNOIK{ZEIN , faire épouser, marier avec : Τὴν μὲν ἐμοὶ συνοι-χίσας, τῆς δὲ υἱόν με εἰσποιήσας, Isocr. Ægin. 16, m'ayant fait épouser l'une, et fait adopter par l’autre.
140. Γάμος, Γαμηλία, Γαμήλευμα, Taux, Myñoreuux, Νύμφεια, Νύμφευμα, Νυρφευτήριον, Σύζευξις, ὑμήναιος.
ΓΑάμοσ, ου (8), mariage : Hye δὲ χαὶ τὴν θυγατέρα τὴν βασιλέως ἐπὶ γάμῳ, Χεπ, “παὺ. 11, 4,8 , et il conduisait la fille du roi, qu'il avait reçue en mariage.
TAMHAÏA, ας (ὁ), ἃ Athènes, présent de noce ou victime que le nouveau marié envoyait à sa confrérie pour un sacrifice snivi d’un repas : Kai γὰρ ὅτι χατὰ τοὺς νόμους ὃ πατὴρ ἔγημε" χαὶ γαμηλίαν τοῖς φράτορσιν εἰσήνεγχε μεμαρτύρηται, Dem. in Theocr. 1320,
ΓΑΣΤΗΡ. 199 13, et il a été prouvé par lémoins que le père s’est marié conformément aux lois, et a fait le présent de noce à ceux de la confrérie,
TAMHAEYMA, ατος (ré), synonyme poétique de γάμος, dans Eschyle : Δύσφιλες γαμήλευμα,, Æsch. Choeph. 624, un détestable hymen.
TAMIKH, ἧς (ἡ), état conjugal , dans Aristote : Ταῦτα δ᾽ ἐστὲ δεσποτιχὴ xai γαμιχή (ἀνώνυμον γὰρ ἡ γυναιχὸς καὶ ἀνδρὸς σύζευξις), Aristot. Polit. 1, 3,2, ce sont la condition du maître et l'état conjugal (car il n’y a pas de nom pour l'union de La femme et de l'homme).
MNÉ2TEYMA , arog (τό), recherche en mariage , fiançailles ; sponsalia : ὦ χαχὰ μνηστεύματα, ἄδραστε, προσθείς, Eur, Ρλαη. 583, δ malheureuses fiançailles auxquelles tu l'es engagé, ὅ Adraste !
NYM6EIA , ὠν(τά), fiançailles ; d’où, hymen , dans les poëtes : ὅπᾳ νυμφήϊα σεῖο ἔσσεται, Mosch. IT, 155, où ton hymen se fera.
NÉM#EYMA , ατος( τό), ce qu'on a fiancé ou épousé : Σὺ δ᾽ ἐς τὰ μητρὸς μὴ p0600 νυμφεύματα, Soph. OEd. R. 980, pour toi, ne crains pas d'avoir La mère pour épouse,
NYM#EYTHPION, ou (+6), mariage, union, en poésie : H τᾷ Λαχεδαιμονίᾳ νύμφᾳ δούλαν ; ὦμοι μοι! οὔχ, ἀλλὰ λέχτρων σχότια νυμφευτήρια, Eur. Tro. 259, est-ce comme esclave de la Lacédémonienne, son épouse? Hélas! non, mais pour entrer dans son lit par une union clandestine.
ZŸZEYEIZ, εὡς (#), proprement, conjonction; d’où, union conjugale : Περὶ μὲν οὖν τοῦ πότε δεῖ ποιεῖσθαι τὴν σύζευξιν εἴρηται, Aristot. Polit. VIT, 16, il a été dit quand il faut former l'union conjugale.
ΥΜΗ͂ΝΑΙΟΣ, ου (ὁ), chant d'hyménée ; d'où , HYMÉNÉE : ὅταν ξὺν ὑμεναίοισιν ἐξάγω κόρην, Eur. Iph. Aul. 686, lorsque je conduirai ma fille avec des chants d'hyménée.