‹ Synonymes grecs, recueillis dans les écrivains des différents ages de la littérature grecque et expliqués d'après les grammairiens, l'étymologie et l'usage avec des exemples tirés des meilleurs auteurs grecsChapitre 4 sur 105 · Àyæ, Atay · texte numérisé non relu

Àyæ, Atay

ἄγαν (ἄγειν), comme nimis en latin a signifié d’abord beaucoup, très, fort, d'où, par extension, et plus souvent, il exprime l'excès et se rend par trop : Μηδὲν ἄγαν ἄσχαλλε ταρασσομένων πολιητῶν Κύρνε" μέσην δ᾽ ἔρχον τὴν 600, ὥσπερ ἐγώ, Theogn. Sent. 219 , ne l’abandonne à aucun excès dans les troubles polüiques, ὁ Cyrnus ; mais suis toujours le juste milieu comme moi. Οὐχ ἀρέσχει δέ μοι τὸ λεγόμενον" μηδὲν ἄγαν" δεῖ γὰρ τοὺς γε χακοὺς ἄγαν μισεῖν, Aristot. Rhet. 11. 21, le mot rien de trop, ne me plait pas; car certainement il faut haïr les méchants avec excès.

AÏAN, poétique, dans Homère sous la forme ionieune λίην» beaucoup, très, fort : Οὐδὲ λίην durpñ, ἀτὰρ οὐδ᾽ εὐρεῖα τέτνχται, IL XUI, 243, elle n’est ni très-étroite, ni très-large. Οὐτω τὸ λίαν ἄσσον ἐπαινῶ τοῦ μηδὲν ἄγαν, Eur. Hippol. 263, ainsi le mot beaucoup me plait moins que la maxime rien de trop. Par la suite il a été employé par les prosateurs altiques dans le même sens αυ᾽ ἄγαν : Kai τοι λίαν προθύμως οἱ σύμμαχοι συμϑεθουλεύχασιν ὑμῖν, ὡς χρὴ Μεσσήνην ἀφέντας, ποιήσασθαι τὴν εἰρήνην, socr. Archid.

ATANAKTEIN. 5 195, et certes les alliés se sont trop pressés en vous conseillant d'abandonner Messène et de faire la paix.

» LA 3. Ayavanteiy, χθεσθαι, Νεμεσᾶν, Νεμεσίζεσθαι, Acyahday, Σχετλιάζειν, Χαλεπαίνειν, Παθαίνεσθαι.

ἈΓΑΝΑΚΤΕΙ͂Ν, souffrir, en parlant de la douleur des dents : ὅπερ τὸ τῶν ὀδοντοφνούντων πάθος περὶ τοὺς ὀδόντας γίγνεται, ὅταν ἄρτι φύωσι, χνῆσίς τε χαὶ ἀγανάχτησις περὶ τὰ οὗλα, ταὐτὸν δὴ πέ-πονθεν ἡ τοῦ πτεροφνεῖν ἀρχομένου ψυχῇ" ζεῖ τε χαὶ ἀγαναχτεῖ nai γαργαλίζεται φύουσα τὰ πτερά, Plat, Phædr, 251, ce, le mal gu'éprouvent ceux qui poussent des dents lorsqu'elles poussent déjà, un grattement et un agacement des gencives, l'âme qui commence à pousser des ailes souffre la même chose. Elle éprouve une chaleur, un agacement et un chatouillement en poussant ses ailes. Au figuré s’indigner : ἀγαναχτήσας τῇ τόλμῃ αὐτῶν, Xen. Hellen. V, 3,3, indigné de leur audace. On lui trouve la signification active au propre : Τινὲς δέ φασι... ἀγαναχτεῖν τοὺς ὀδόντας, εἰ λίθος εἴη, ἐν τῇ διαμασσήσει, Dioscorid, V, 84, quelques-uns disent qu’à l’état de pierre elle agace les dents dans la mastication.

ἄχθεσθαι (ἄχθος), étre chargé d’un poids : ἀλλ᾽ ὅτε δὴ χοίλη νηῦς ἤχθετο τοῖσι νέεσθαι, Od. XV, 457, mais lorsque le vaisseau profond fut chargé pour leur retour. Au figuré : Οἱ δὲ ἕλληνες μάλα ἤχθοντο ὅτι τούς τε πολεμίους ἐπεποιήχεσαν θρασυτέρους, Xen. Ezxpedit. V, 4, 18, et les Grecs furent trés-affligés d’avoir euxmêmes rendu les ennemis plus hardis.

ΝΕΜΕΣΑ͂Ν et NEMESIZEYOAI, de νέμεσις, faire un reproche Juste, avoir une juste indignation , dans Homère : Où γὰρ ἐγὼ νεμεσῶ Ἀγαμέμνονι, 1. IV, 413, je ne fais pas de reproche à Agamemnon.

AEXAAÂAN (ἄχος), exprime une indignation mélée de douleur, étre fâché ou affligé : Où νεμεσίζομ᾽ Ἀχαιοὺς ἀσχαλάαν παρὰ νηυσί, Il. 11, 297, Je ne m'indigne pas si les Grecs gémissent près des vaisseaux.

EXETAIAZEIN (σχέτλιος), se plaindre : Où δεῖ σχετλιάζειν nai βοᾶν, Aristoph. Plut. 477, il ne faut pas se plaindre ni crier.

XAAETIAÏNEIN (χαλεπός), étre fäché ou irrité : Οἱ δὲ στρατιῶται

ἐχαλέπαινον τοῖς στρατηγοῖς, Xen. Anab. 1, 4, 19, les soldats étaient irrités contre les généraux.

ΠΑΘΑΪΝΈΣΘΑΙ (πάθος), forme plus récente, étre ému ou affecté : Σχεδὸν γὰρ ὡς ἐν ἀρείῳ πάγῳ περὶ φόνου γαὶ ψαρμάχων ἀγωγιζόμενος, ὑπερφνῶς ἐπαθήνατο, Luc. 2, 429, car comme s’il cit plaidé une cause de meurtre au de poison dans l aréopage , il était fortement ému.

AITEAÏA , ας (ἃ). d'éyyshec, dans Homère députation, am bassade ; ἔγθ᾽ αὖτ᾽ ἀγγελίην ἔπι Τυδὴ στεῖλαν ἀχαιοί, Il. 1V, 384 x et alors les Achéens envoyérent Tydée en députation. Rapport , récit du messager, message, nouvelle, la dépéehe mème, l'ordre apporté par le messager ; ἢ μάλα )υγρῆς πεύσεαι ἀγγελίης, 1]. XVIII, 18-19, certes 14 apprendras une bien triste nouvelle.

ÂLTEAMA , «τος (τὸ), ἀ᾽ ἀγγέλλειν, ee qu'on annonce, ehase annoncée, annance dans Thucydide et dans Euripide, Οὐχ ἑκὼν γὰρ ἀγγελῶ βαναῶν τε χοινὰ Πελοπιδῶν τ᾽ ἀγγέλματα, Eurip. Troad, 706, car c'est malgré moi que je vous annoncerai les publics décrets des enfants de Panaüs et de Pélops, Οἱ δὲ πρὸς νὸ ἄγγελμα ἐπέα χων τὴν νύχτα, νομίφαντες οὐχ ἀπάτην um, Thu, VIT, 74, ἃ cette anaonce ils restèrent encore cette nuit, pensant que ce n'était point une tromperie.

ÂTTEAOË, ov (&}, s'emploie quelquefois pour ἀγγελία, nou velle, message, comme en latin nuñtius pour nuntium, C'est la signification que lni donne le scholiaste dans ce passage de Thucydide : ἔγραψεν ἐπιστολήν, νομίζων οὕτως ἂν μάλιστα τὴν αὐτοῦ ἡνώμην μηδὲν ἐν τῷ ἀγγέλοι ἀγανιφήξῖσαν, μαθόντας τοὺς ἀθηναίαηυς, βουλεύσασθαι περὶ τῆς ἀληθείας, Thuc. ΤΠ, 8. il écrivit une lettre, pensant que par ce moyen les Athéniens, instruits de ses intentions, qui ne seraient point déguisées dans le message ; prendraient des mesures conformes au véritable état des choses.

sue ,

Ὁ. Άγχελος, Ἐξάγγελος, Διάγγελος, Αὐτάγγελος, Εἰσαγγελεύς ἄγγελος, ov (Ὁ), messager, envoyé qui annonce ce qui s'est

passé au dehors. Le messager était un des personnages du drame

antique. Dans Philoctète le marchand remplit le rôle de ce messager : ἄγγελος πάρειμί σοι, Soyhocl. Phil. 560, je viens à tai comme messager.

ÉZÂTTEAOE, ou (6), qui annonce à ceux du dehors ce qui se passe dans l’intérieur, suivant Ammonius. Suivant le scholiaste d'Euripide { Hippol. 778) Véééyy#os venait annoncer au chœur les événements qui s'étaient passés dans l'intéricur, ceux que le poëte ne voulait pas mettre sous les yeux du spectateur ; tel est le messager qui, dans OEdipe roi (v. 1232), vient annoncer au chœur la mort de Jocaste. Le mot s'emploie aussi dans un sens plus général + Αὐτὸς προφθάσας τῷ στρατεύματι ἐξάγγελος γίγνεται, Thue. VII , 51, lui-même prévenant (la lettre) vient annoncer da nouvelle à l'armée.

Thucydide se sert de AIÂTFEAOZ dans le mème sens : ἧσαν γάο τινες τῷ Νιχίᾳ διώγγελοι τῶν ἔνδοθεν, VIT, 73, car Nicias auait des gens qui lui annonçaient ee qui se passait dans la ville. Plutarqne traduit par διάγγελος le mot latin optio, par lequel on désignail une espèce d’aide que le centurien se choisissait avec l'agrément du tribun + ἐν δὲ τούτοις ἰτούριος χαὶ Βάρθιος, ὁ μὲν ὀπτίων, ὁ δὲ τεσσεράριας'" οὕτω γὰρ χαλοῦνται οἱ διαγγέλων καὶ διοπτήρων ὑπηρεσίας τελοῦντες, Put. Galh. 94, de ce nombre étaient Fiturius et Barbius, l'un optio. l'autre \esséraire ; c'est ainsi qu'on appelle ceux qui remplissent les fonctions de diéyyou et de διοπτῆρες.

AŸTÂTPEAOE , ον (6), eelui qui rapporte ce qui lui est arrivé, on ce qu'il a vu, de son prapre mouvement et sans être envoyé par personne : Αὐτάγγελοι δ' αὐτὴν ἰδοῦσαι ἐν τῇ Κλάρῳ ἔφρασαν, Thuc. I , 38, elles annoncérent d'elles-mémes qu'elles l'avaient vu ἃ Claros.

EÏZATTEAEYE, ἕως (ὁ), qui annonce l'arrivée ou l'entrée, officier du roi de Perse qui introduisait les ambassadeurs ou ceux qui étaient admis à son audience, éntroducteur. Le nom persan de celte dignité, ἀξαραπατεῖς, nous a été conservé par Hésyehius : Ἐξούλευσαν παριέναι ἐς τὰ βυασιλήϊα πάντα τὸν βουλόμενον τῶν ἑπτὰ ἄνεν ἐσαγγεδέως, Herod. 111. 84, ils décidèrent que chaeun des sept entrerait dans tout le palais, quand il le voudrait, sans intro

ducteur. Οὔτος δ᾽ ἦν εἰσαγγελεὺς τοῦ βασιλέως χαὶ πιστότατος τῶν φίλων μετὰ Βαγώαν, Diod. Sic. XNI, 47, il était introducteur du roi (de Perse) et Le plus fidèle de ses amis après Bagoas.

ΑΓΓΕΛΟΣ, ον (6), messager chargé de porter une nouvelle, ou des ordres, ou des dépèches : Χαέρετε, κήρυχες, Διὸς ἄγγελοι ἠδὲ καὶ ἀνδρῶν, Π|. 1, 334, salut, hérauts, messagers de Jupiter et des hommes. Envoyé, en général; est quelquefois employé pour πρεσδεύς, ambassadeur : Λακεδαιμόνιοι πρεσθεῖς ξὺν αὐτοῖς δὲ χαὶ παρὰ Κύρου ἄγγελοι, Xen. Hellen. 11,0 1, 5, les ambassadeurs lacédémoniens et avec eux les envoyés de Cyrus. Quelquefois pour κήρυξ, héraut : Ἐπεὶ δὲ ἦν πρὸς τοῖς ἀγγέλοις, ἀνηρώτα τί βούλοιντο, Xen. Anab. 11, 8, 4, lorsqu'il fut près des envoyés, il leur demanda ce qu'ils voulaient. Dans le Nouveau Testament et dans les Pères de l'Église, ἄγγελος est le nom spécial des ANGES, êtres intermédiaires entre Dieu et l’homme , auquel ils sont bien supérieurs en force et en puissance : ἄγγελοι ἰσχύϊ nai δυνάμει ueiζονες ὄντες, Petr. Epist. 2, 11, 11. Αγγελός ἐστιν οὐσία νοερά, ἀεικίνητος, αὐὑτεξούσιος, ἀσώματος, Θεῷ λειτουργοῦσα κατὰ χάριν, ἐν τῇ φύσει τὸ ἀθάνατον εἴληφνῖα, Damasc. Orthod. fid. 2, 3, l'ange est une substance intelligente, toujours en mouvement , indépendante, incorporelle, servant Dicu de son gré, et admettant l'immortalité dans sa nature. ἄγγελος χαλεῖται, διὰ τὸ ἀγγέλλειν τοῖς ἀνθρώποις ὅσῳπερ βούλεται αὐτοῖς ἀγγεῖλαι ὁ τῶν ὅλων ποιητής, Justin. Martyr, 275, e, on l'appelle AKGE, messager, parce qu'il annonce aux hommes tout ce que veut leur annoncer le créateur «de toutes choses.

AUOZTOAOE, οὗ (6), ἀ᾽ ἀποστέλλω, envoyé, chargé d’une mission importante ou politique : Ô μὲν δὴ ἀπόστολος ἐς τὴν Μίλητον ἦν, Herod. 1, 21, l'envoyé était déjà arrivé ἃ Milet, Dans le Nouveau Testament c’est le nom spécial des douze disciples choisis par Jésus-Ghrist pour l'accompagner et répandre ensuite la doctrine chrétienne parmi les payens et les Juifs, d’où

APÔTRE : Kai ὅτε ἐγένετο ἡμέρα, προσεφώνησε τοὺς μαθητὰς αὐτοῦ" χαὶ

ATTEAOS. 9

ἐχλεξάμενος ἀπ᾿ αὐτῶν δώδεχα, οὖς καὶ ἀποστόλους ὠνόμασε, Luc. ΥΙ, 13, οἱ dès que le jour fut venu, il appela ses disciples, et il en choisit douze d'entre cux qu'il nomma apôtres.

ΠΡΕΣΒΥ͂Σ, εὡς (0), proprement wiei{lard, d’où envoyé, ambassadeur; mais dans ce sens il n’est usité qu'au pluriel TIPÉSBEIZ, peut-être parce que, comme ils étaient chargés d'intérêts importants, on en envoyait tonjours plusieurs ensemble : ÉGouheogævro περὶ τῶν ἐνεστηχότων πραγμάτων πέμπειν εἰς Λακεδαίμονα πρέσθεις, Xen. Hellen. 11,1. ὅ,, ils résolurent, dans ces circonstances, d'envoyer des ambassadeurs à Lacédémone. A défaut du singulier πρέσθυς on emploie la forme plus moderne

ΠΡΕΣΒΕΥΤΗ͂Σ, οὔ (ὁ), de πρεσθεύειν, qu'on trouve partout dans les orateurs attiques , où elle se rencontre aussi au pluriel, quoique Thomas Magister en condamne l’emploi; ainsi dans la lettre de Philippe citée par Démosthène : Παραγενόμενοι πρὸς ἐμὲ οἱ παρ᾽ ὑμῶν πρεσδευταί, Demosth. Cor. 23, les ambassadeurs venus vers moi de votre part. Dans Plutarque lieutenant du consul ou du préteur, ou chef de légion, legatus : Μέτελλος ἀποδειχθεὶς ἐπὶ τὸν κατὰ ἰουγούρθα πόλεμον ὕπατος, στρατηγὸς εἰς Λιβύην, ἐπηγάγετο πρεσθευτὴν Μάριον, Plut, Mar. θ, Métellus, élu consul dans la guerre contre Jugurtha, général en Afrique, emmena Marius comme lieutenant.

ΚΗ͂ΡΥΞ, xos (Ὁ), de γῆρυς, proprement crieur, crieur public qui faisait les annonces et les proclamations; héraut d'armes, Dans Homère, le χήρυξ est un des officiers les plus distingués des rois et des chefs, il convoque Fassemblée du peuple, est chargé des sacrifices , des festins , εἰς. : ἀλλ᾽ ὅγε Ταλθύθιόν τε χαὶ Εὐρυθάτὴν προσέειπεν. Τώ οἱ ἔσαν χήρυχε χαὶ ὀτρηρὼ θεράποντε, Il, T, 321, et celui-ci adressa la parole à Talthybius et ἃ Eurybate, qui étaient ses hérauts et ses ministresempressés. Οἱ δ᾽ Δργεῖοι ἐπεὶ ἔγνωσαν οὐ δυνησόμενοι χωλύειν, ἔπεμψαν, ὥσπερ εἰώθεσαν, ἐστεφανωμένους δύο χήρνκας ὑποφέροντας σπονδάς, Xen. Hellen. IV,7,4, lorsque les Argiens virent qu’ils ne pourraient l'empécher, ils envoyérent, selon leur coutume , deux hérauts couronnés pour offrir une trève. Pour ἄγγελος dans les poëtes : ὥρα πότνια, κάρυξ À ppodiras aubpo-

σιὰν φιλοτάτων, Pind. Νόμι. 8, 1, beauté adorable, messagére des faveurs divines de Penus, Suivant Hésychius, πρέσδυς, ambassadeur, était employé en temps de paix, et le χήρυξ, ne servait qu'à la guerre; inais cette distinction n’est pas toujours observée ; ainsi dans Kénophon on trouve πρέσδεις pour χήρυχες : Τί οὐχ ἐποίησε πρέσθεις πέμπων καὶ σπονδὰς αὐτῶν καὶ πουρἔχων τὰ ἐπιτήδεια, ἔστε σπονδῶν ἔτυχεν; Xeon, Anub. IT, 1, 98. que n'a=t-il pas fait en ensayant des députés et demandant une tréva, ct fournissant des vivres jusqu'à ce qu'il eût obtenu (cette) tréve ?

ÂTTAPOZ, ou (6), mat d'origine orientale , cowrrier du eabinet du roi de Perse. Au rapport de Xénophon (Cyropæd. VIHT,6, 17), c’est au grand Cyrus que l’on doit l'institution de ces cour riers qui, au moyen de relais toujours prêts, portaient jour et nuit los ordres et les dépèches du roi dans toute l'étendue de l'empire, φρυχτὰς δὲ φρυχτὸν δεῦρ' ἀπ᾽ ἀνγγάρου πυρὸς ἔπεμπεν, Æsch. Ag. 259, de fanal en Janal la flamme messagére est venue jusqu'ici.

ATTEAIA@OPOZ (ὁ, #), parait avoir été la traduction grecque du mot ἄγγαρος, porteur de dépéches, stator, eourrier des rois de Perse ; Δοῦλοι τοῦ μεγάλου βασιλέως ἡμεροδρόμοι τε χαὶ σνοποί, καὶ ἀγγελιαφόροι, Arist. De Mundo, 6, esclaves du grand roi, et coureurs , el inspecteurs, el porteurs de dépêches. C'était anssi l'oflicier qui annoncait principalement à la cour de Perse, peutêtre le même que ᾿᾿εἰσαγγελεύς : ὁ δὲ πυλουρὸς χαὶ b ἀγγελιηφόρος où περιώρεον, Herod. 171. 118, mais l'huissier et l'introducteur ne le permirent pas,

APFEATÉP, ἦρος (ὁ), forme qui ne se trouve que dans les chants sibyllins : ἀθανάτου θεοῦ ἄφθιτοι ἀγγελτῆρες, Orac. Sibyll. 2, d'un dieu immortel éternels messagers.

T. Αγγος, Ayyaioy, Σχεῦος, Σχενάριον, Τεῦχος. ΑΓΓῸΣ, ες (τό), de ἄγειν, vase en général dans Homère et les poëtes : ὥρη ἐν εἰαρινῇ, ὅτε τε ηλάγος ἄγγεα δεύει, IL. AE, 471, dans la saison Printanière et lorsque le lait remplit les vases. ÂFFEION, ρου (r6), diminutif d'äyyos, plus usité en prose,

ATEIN. 11

vaisseau de toute espèce et de toute matière, dans tous les sens du francais : ἐξέρχονται δὴ σὺν δορατίοις χαὶ ἀσχκοῖς χαὶ θυλάχοις καὶ ἄλλοις ἀγγείοις εἰς δισχιλίους ἀνθρώπους, Nen. “παν, V1, 4, 23, ils sortent donc avec des javelots , des outres, des sacs et autres vaisseaux, au nombre d'environ deux mille hommes. Enveloppe, péricarpe des fruits, receptacle : ἔνια δὲ nai ἐν λοδῷ, τὰ δὲ ἐν ὑμένι, τὰ δὲ ἐν ἀγγείῳ, τὰ δὲ vai γυμνόσπερμα τελείως, Theophr. Hist. Plant. 1,18, les unes sont dans une silique, d'autres dans un Jfollicule, d'autres dans un receptacle, d'autres aussi sont tout à fait gymnospermes. En anatomie, dans les médecins, vaisseaux, veines où artères : Διὰ δὲ τὸ μέγεθος τῶν ἀγγείων, καὶ péλισθ᾽ ὅταν ἀρτηρίαι τύχωσιν οὖσαι, Galen. ad Glauc. 2, à cause de la grandeur des vaisseaux , et surtout lorsque ce sont des artères.

ΣΚΕΥ͂ΟΣ, εος (+6), en général, ustensile de toute espèce : Πώντα σχεύη ὅσοιςπερ ἐν οἰχίᾳ χρῶνται ἄνθρωποι, Xen, OEcon. 8, 12, tous les ustensiles dont Les hommes se servent dans la maison, Σχεύη τε χεράμου πεποιημένα πληροῦντες πτηνῶν, μιχρῶν μὲν, ἰοδόλων δὲ θηρίων, ἐπέδαλλον αὐτοῖς, Herodian. XXE, 9, rempléssant des vases de terre de volatiles petits maïs venimeux, ils Les lançaient sur eux.

EREYAPION , οὐ (ré), diminutif : ἅπαντα δ᾽ ἡμῖν ἀργυρίου nai χρυσίον τὸ σχευάρια πλήρη ᾽στὶν, Aristoph. Plut. 808, tous nos vases sont remplis d'argent et d'or.

ΤΕΥ͂ΧΟΣ, εος (ré), de τεύχω, tout ce qu'on fabrique ou faconne, ustensile, vase, arme : Kai στέαρ ἐν τεύχεσι τῶν δελφίνων ᾧ ἐχρῶντο οἱ Μοσσύνοιχοι χαθάπερ οἱ ἤλληνες τῷ ἐλαίῳ, Xen. Anab. V,4,98,et dans des vases de la graisse de dauphin dont les Mossynæques faisaient le même usage que les Grecs de l'huile.

8. Αγειν, Αγινέειν, Eladve, Ἐλάστρειν, Ἠγεῖσθαι, Οδηγεῖν, Ηγηλάζειν, Οδοῦν, Ηγεμονεύειν, Κομίζειν, Κομίζεσθαι, Πέμπειν, Χειραγωγεῖν, Ποδηγεῖν, Ποδηγετεῖν,

Α͂ΓΕΙΝ, mettre en mouvement , pousser, mener, faire marcher,

conduire un cheval , un homme, et, par extension, une armée : Ua καὶ ἵππον ἄγων, Il. XXIIT, 596 , il dit et amenant la cavule.

12 ATEIN.

ἐγὼ δὲ ῥαδίαν ai βοαχεῖαν ὁδὸν ἐπὶ τὴν εὐδαιμονίαν ἄξω σε, Xen. Memor. 11,1, 23, pour moi je te conduirai au bonheur par un chemin facile et court. Ce verbe a quelquefois pour sujet un nom de chose et rentre dans l’usage de φέρω, porter, voilurer.

ATINÉEIN , forme ionienne prolongée de ἄγω, dont il semble le fréquentatif, ne se trouve que dans Homère et dans Hérodote, et indique une action répétée, ou ordinaire, ou qui s’est faite à plusieurs reprises : Ἡνίχ᾽ ἀγινεῖς αἴγας μνηστήρεσσι δόμον κάτα δαῖτα πένεσθαι, Od. XXII, 198, lorsque tn amènes des chèvres aux prétendus pour faire festin dans le palais.

ÉAAŸNEIN, pousser, particulièrement des bêtes, un cheval, une armée, par extension , un char, un vaisseau ; dans Homère, pousser des bœufs devant soi pour les voler : Où γὰρ πώποτ᾽ ἐμὰς βοῦς ἤλασαν οὐδὲ μὲν ἵππους, Il. 1, 154, jamais ils n’ont enlevé mes bœufs nimes chevaux. Par un usage spécial à ce verbe il y a souvent ellipse des régimes, ἵππους, ἅρμα, στρατόν : Οἱ ἱππεῖς ἤλαυνον ἐπὶ λόφον τινά, Xen. Hellen. VI, 4, 13, les cavaliers poussérent vers une colline. En français nous nous servons de même du verbe pousser dans un sens abstrait : Æippolyte... arrête ses coursiers , saisit ses javelots , pousse au monstre, Racine, Phèdre, acte Α΄, se. 6. Quoique l'usage confonde souvent les deux verbes ἄγειν et ἐλαύνειν, cependant on peut remarquer, en général, αυ᾽ ἐλαύνειν s'emploie lorsqu'il s’agit d’un mouvement plus accéléré ou forcé, d'un trajet précipité, et dont la durée est déterminée comme celui d’une marche à cheval ou en char, d’un voyage par mer, d’une expédition militaire, d’une marche forcée : Kai τὸ μὲν πρῶτον ταχέως ἡγοῦντο, ἔπειτα δὲ ἐτρόχαζον, τέλος δὲ οἱ μὲν ἱππεῖς χατὰ χράτος ἤλαννον, Xen. Hellen. ΥΙΙ,, 3, 22, et d'abord ils les conduisirent au pas accéléré, ensuite ils couraient, enfin les cavaliers poussaient leurs chevaux de toute leur force.

ÉAAÂZSTPEIN , ce verbe, donné comme forme ionienne et synonyme ἀ᾿ ἐλαύνω, paraît plutôt être un fréquentatif de ce verbe : Πολλοὶ δ᾽ ἀροτῆρες ἐν αὐτῇ Ζεύγεα δινεύοντες ἐλάστρεον ἔνθα χαὶ ἔνθα, I ΧΥ͂ΤΙΙ, 542, εἰ dans ce champ beaucoup de laboureurs faisant tourner les attelages les poussaient de côté et d'autre. Δρόμοις

ATEIN. 43 ἀνιδρύτοισιν ἠλάστρουν μ᾽ ἀεί, Eur. Iph. T. 972, clles me poussérent à des coursès incessantes et éternelles.

ἩΓΕΙ͂ΣΘΑΙ (ἄγειν), marcher le premier pour conduire, pour montrer le chemin, aller en avant, précéder : Hysiro δὲ δῖος ὀδυσσεύς, Il. IX, 192, et le divin Ulysse (les) précédait. D'où conduire en qualité de guide ou de chef, au propre et au figuré : Συμπάντων δ᾽ ἡγεῖτο βοὴν ἀγαθὸς Διομήδης, Il, IL, 567, tous étaient conduits par Diomède brave au combat, Au figuré, commander : Καὶ ἣν μὲν ὅτε ἐπεμελοῦντο ὅπως ἄξιοι εἶεν ἡγεῖσθαι, Xen. Laced. resp. 14, 5, il fut un temps où ils cherchaient à étre dignes de commander. Dans Xénophon il a une acception spéciale et peut se traduire en terme de tactique, étre à l'avant-garde, conduire l'avantgarde : Παρήγγειλεν ἀναστρέψαντας ἐπὶ δόρυ ἡγεῖσθαι μὲν τοὺς οὐραγοὺς, Xen. An. IV,3, 22, il donna l'ordre pour qu'on fit demitour à droite et que les serre-files prissent l'avant-garde. Par extension, comme en latin ducere, croire, regarder comme : Τὰ θνητὰ δ᾽ où νῦν πρῶτον ἡγοῦμαι σχιάν, Eur. Med. 1921 , ce n'est pas d'aujourd'hui que je regarde les choses mortelles comme une ombre.

OAHPEIN (ὁδιγγός), être guide, d’où conduire : Δίδον δέρῃ σὴν χεῖρ᾽, ὁδηγήσω δ᾽ ἐγώ, Eurip. Herc. fur, 1395, mets ta main sur mon cou et je serai ton guide.

ATHAÂZEIN, forme poétique, suivant les grammairiens, de ἄγω et de ἐλάω, et donnée comme synonyme d'äye, parait exprimer une nuance plus forte, et l’idée accessoire de fatalité, de peine et de misère : Νῦν μὲν δὴ μάλα πάγχυ χαχὸς χαχὸν ἡγηλάζει, Od. XVII, 217, c'est maintenant surtout que le méchant conduit le méchant. À sil", ἢ τινὰ καὶ σὺ καχὸν μόρον ἠγηλάζεις, Od. X1,617, ah! malheureux, toi aussi tu traines une destinée misérable. Yrù μητρυιὴ βίοτον βαρὺν ἡγηλάζει, Apoll. Rhod. 1,272, elle traine sous une mardtre une vie qui lui est à charge.

OAOŸN (ὁδός), mettre en route, montrer le chemin, guider, conduire : Kai τά τε ἀπ᾽ ὑμέων ἡμῖν χρηστῶς ὁδοῦται, χαὶ τὰ ἀπ᾽ ἡμέων ἐς ὑμέας ἐπιτηδέως ὑπηρετέεται, Herod. IV, 139, comme vous nous montrez lu bonne route , de notre côté nous serons tout

disposés à vous servir, Δυστέκμαρτον ἐς τέχνην ὥδωσα Gynroës,

14 AFEIN; Æsch. Prom. 507, j'ai conduit les mortels à une science difficile à conjecturer.

HTEMONEYEIN (ἡγεμών), étre guide, conducteur où chef, guider, conduire : ἐγὼ δ᾽ ὁδὸν ἡγεμονεύσω, Od. V, 261 , et je te montrerai le chemin, D'où communder, être chef : Λοχρῶν δ᾽ Ὧγε-μόνενεν Οἴλῆος ταχὺς Αἴας, LV, 527: Ajax, le léger fils d'Oilée, était chef des Locriens. Thucydide, Platon et Xénophon ont aussi employé ce verbe poétique : H οὐ δοκεῖ σοι τὸ μὲν θεῶν οἷον ἄρχειν τε χαὶ ἡγεμονεύειν πεφυχέναι; Plat, Phædr. 80, a; ne te semble-t-il pas que ce qui est divin est fait pour commander ét conduire ?

KOMIZEIN (de xopéu), proprement, soigner, d’où emmener, amener, avec l'idée accessoire de soin , d'intérêt : Κόμισσα δὲ μώνυχας ἵππους, {ἰ. ΧΙ, 739, et j'ai emmené les chevaux at pied solide. Kai νῦν δὴ χεχομίχασιν ἡμᾶς εἰς χωρίον ἐν ᾧ οὗτοι μὲν οὔτε βάλλειν οὔτε ἀκοντίζειν δύναιντ᾽ ἄν, Xen. Hellen, 11, 4, 15, et maintenant ils nous ont amenés dans un endroit où teux=-ci πὸ pourraient lancer des traits ni des javelots. Mais il emploie plus souvent au moyen χομίζεσθαι, emmener, conduire chez soi : Τοὺς ζῶντας αὖ δεσμοῖσι δυνδήσας βοῶν, ποίμνας τε πάσας δὲς δόμους χομί-ζεται, Soph. Aj. 63, ensuite, ayant attaché avec des liens les bœufs qui restaient , il les emmène avec tous les troupeaux.

TÉMIIEIN, mener, conduire, dans le sens d'accompagner, d’escorter avec solennité ou en procession : Τὴν μὲν À χάιοὶ ἐς Χρύσην πέμπουσιν, El. 1, 390, les Achéens conduisent celle-ci à Chrysès.

XEIPATOTEÏN (χείρ, ἄγω), mener par la main : Tpéuorta δ᾽ αὖτὸν ἤδη ἔρως ἐχειραγώγει, Anacr. 60, 10, l'amour le menait par la main tout tremblant. Εὖ ποιοῖς, ὦ Ἑρμῆ, χειραγωγῶν,, Luc. Tim. 1, 20, tu fais bien, d Mercure, de me conduire par la main.

ΠΟΔΗΓΕΙ͂Ν (ποῦς, ἄγειν), diriger les pieds ou les pas : ὦστε αὑτὸς αὑτὸν χωρὶς τοῦ δείξαντος μὴ ἀδύνατος εἶναι ποδηγεῖν, Plat. Epist. ΝῊ, 340 ,c, de sorte qu'il ne peut diriger lui-même ses pas sans quelqu'un qui lui montre la route,

ΠΟΔΗΓΕΤΕΙ͂Ν (ποδηγέτης), dérivé de formation beaucoup plus moderne : Φιλοσοφία χρώμενος εἰς τὸ θεῖον ποδηγετούση,, Synes.

ATEIPEIN. 15

Epist. 141, usant de ἴα philosophie qui conduit à εἰ qui est divin. ἧπερ εὐμαθὴς τρίδυς ὀρθὴ χελεύθῳ τὰν ὀχότῳ ποδιηγετεῖ, Lycophr. 12, où un sentier facile et le plus droit rhemin met äu jour ce qi est caché dans les ténébres.

9. Αγείρειν, Ἀγυρτάζειν, Αθροίξειν, Ayehabers, Συλλέγειν, Δολλίξειν, Αλίξειν, ὀμηγυρίζεσθαι, Συμξιβάζειν, Συνά-

ΑΓΕΙΡΕΙΝ (ἄγω), rapprocher, réunir, rassemble, souvent en pürlant des personnes dans Homère et les poëtes tragiques : Hé) λέων ἐκ πολίων θηρήτορας ἄνδρας ἀγείρας χαὶ χύνας, Hom, IL IX, 540 , ayant rassemblé des chasseurs et des chiens de plusieurs villes. En parlant des choses , umasser, ramasser, dañs Homère et dans Hérodote : ὁ μὲν ἔνθα mods βίοτὸν καὶ χρυσὸν ἀγείρων, Od. IN, 301, Ἰὼ, celui-ci amassant des vivres et de l'or ; d'où il signifie encore, dans un sens absolu, faire là cvllecte, faire la quête ; demander l'aumêne + ὥσπερ οἱ τῷ μητρὶ ἀγείροντες, Luc. Pseudom., comme ceux qui font da quéte pour la méré des dieux, Au figuré , animer, ranimer : ὃς pur ἀνώγει Τρωσὶν θυμὸν ἀγὲϊΐῥαι, IL V, 509, qui lui ordonne de ranimer le courage des Troyens.

ÂTYPTAZEIN (ἀγύρτης), faire la collecte en parlant d’un mendiant : A ἄρα οἱ τόγε κέρδιον εἴσατο ϑυμῷ χρήματ᾽ ἀγνρτάζειν πολλὴν ἐπὶ γαῖαν ἰόντι, Où. ΧΙΧ,, 284, εἰ lui sembla plus avantageux de ramasser de l'argent en parcourant beaucoup de pays.

AOPOÏZEIN (ἄθρους), proprement rendre serré, presser l'un cotitré l’autre, d’où rassembler des hommes et surtout des sol. dats, une arméc, dans Thucydide et dans Xénophon, qui se servent très-rarement αἰ ἀγείρο, dans ce sens ; en terme de taetique faire setrer les rangs, réunir, rallier : ἡσυχίαν εἶχον ἠθροισμέvoit, Xen. Hellen. VI, 5, 8 ; il4 serrèrent les rangs et se tinreñt tranquilles. ἀθροίζει τοὺς ἑαυτοῦ vai συντάττεται, en: “π.}, 10, 5, il rallie $és soldes εἰ Les met en bataille.

ÂTEASZEIN (ἀγέλην), rassembler en troupeau, àltrouper ; congregare; principalement usité au passif ἀγελάζεσθαι, aller par troupes, vivre en troupe, en parlant des animaux : ἀγελάζονται

10 ΑΓΕΙΡΕΙ͂Ν, δὲ αἴ τε ψάτται καὶ αἱ τρυγόνες, Arist. An. VIII, 12, les pigeons ct les tourterelles se réunissent aussi par troupes.

EYAAËTEIN , de σύν et λέγω, colligere, proprement recueillir de tous côtés , rassembler, amasser, cueillir des fruits, amasser ce qu’on a cueilli, récolter. Au figuré, convoquer, lever une armée : Διὸ ὑμέας ἐγὼ συνέλεξα, Herod. VIT, 8, 1, c’est pour cela que je vous ai convoqués, Στράτευμα συνέλεξεν ἀπὸ τούτων τῶν χρημάτων, Xen. An. 1, 1,9, il leva une armée avec cet argent.

AOAAÏZEIN (ἀολλής), rassembler : ἔρχεο σὺν θυέεσσιν ἀολλίσασα γεραίας, Il. NA, 270, viens avec des victimes aprés avoir rassemblé les matrones. Ce verbe est poétique ainsi que les deux suivants.

ÂAÏZEIN (ἅλις), réunir en grand nombre : Χρησμῶν ἀοιδοὺς πάντας εἰς ἐν ἀλίσας, Eur. Heracl, 404, ayant réuni tous les devins qui débitent des oracles.

ὉΜΗΓΥΡΙΖΕΣΘΑΙ (ὁμήγυρις), convoquer à une assemblée : AN) ἄγετε πρὶν χεῖνον ὁμηγυρίσασθαι Αχαιούς, Od. XVI, 376, mais allez avant qu'il ait convoqué les Achéens à ἢ assemblée.

ΣΥΜΒΙΒΑΖΕΙ͂Ν, proprement assembler deux pièces de bois, en parlant des menuisiers ; au figuré, rapprocher : Ἐγὼ μὲν οὖν καὶ δέομαι ai ξυμθουλεύω ξυμθῆναι ὑμὰς ὥσπερ ὑπὸ διαιτητῶν ἡμῶν ξυμδιδαζόντων εἰς τὸ μέσον, Plat. Protag. 337, e, pour mot donc Je vous prie et vous conseille de vous concilier comme si nous étions des arbitres nominés pour vous rapprocher,

ZYNATEIN, rapprocher, réunir, par opposition à disperser δ ἐδόκει δὴ τοῖς στρατηγοῖς οὐχ ἀσφαλὲς εἶναι διασχηνοῦν, ἀλλὰ συνα-gets τὸ στράτευμα πάλιν, Xen. An. IV, 4, 10, les généraux Jugérent alors qu'il n'était pas sür de disperser les quartiers, mais qu'il fallait de nouveau réunir l'armée. Réuuir en assemblée, convoquer : Σννάγειν ἐχχλησίαν, Plut. 1, 972, Ÿ, convoquer une assemblée. Au figuré, réunir des ennemis , réconcilier : Στασιάώξζοντας τοὺς ἀδελφοὺς ἡ μήτηρ συνάγειν ἐπειρᾶτο, Herodian. IV, 3,9, la mére tächait de réconcilier les frères brouillés.

ATEAH. 47

10. ἀγέλη, éd, Ποίμνη, Συδόσια, Αἰπόλια, Βουχόλιον, Βόσχημα, Βοτόν, Πρόδατον, Κτήνη, Μῆλον.

ἈΓΈΛΗ, nç (4), de ἄγω, en général, troupeau de gros bétail, et principalement de bœuÿfs; presque toujours avec βοῶν dans Homère ;

ΠΩ͂Υ, εος (τό), vieux mot poétique, et ΠΟΙΜΝΗ, ὃς (ñ), eu prose , troupeau de brebis ou de moutons ;

ΣΥΒΟΣΙΑ, ὧν (τά), troupeau de porcs ;

Δἰπόλιλ, av (τά), troupeau de chèvres : Δώδεχ᾽ ἐν ἠπείρῳ ἀγέλαι" τόσα πώεα οἰῶν, τόσσα σνῶν συθόσια, τόσ᾽ αἰπόλια πλατέ᾽ αἰγῶν, βόσκονυσι ξεῖνοί τε χαὶ αὐτοῦ βώτορες ἄνδρες, Hum. Od. XIV, 109 , douze troupeaux de bœufs paissent sur le continent ; autant de troupeaux de moutons , autant de troupeaux de porcs, autant de nombreux troupeaux de chèvres paissent sous la garde de pasteurs étrangers et d'hommes de cette ile. ἀγέλη ne se trouve qu’une fois dans l’Iliade en parlant de chevaux : ἵππους δ᾽ εἰς ἀγέλην ἔλασαν θεράποντες, Il. XIX , 281 , les valets réunirent les chevaux aux autres. Depuis on l’a employé pour troupeau en général : ὥσπερ ὅταν νομεὺς ἀγαθὸν χύνα ἔχῃ, ua οἱ ἄλλοι νομεῖς βούλωνται πλησίον αὐτοῦ τὰς ἀγέλας ἱστάναι, Xen. Mem. 11, 9,7, de même que , lorsqu'un pasteur & un bon chien, les autres pasteurs veulent aussi que leurs troupeaux ne s'éloignent pas de lui. Au figuré, troupe, foule : Καλόν γε τὸ χτῆμα, rai πολλῷ upeirτον ἢ ὀΐων τε χαὶ βοῶν, καὶ αἰγῶν, φίλων ἀγέλην χκεχτῆσθαι, Xen. Mem. WI, 11,5, c’est une belle possession et bien préférable à celle de nombreux troupeaux de brebis , de bœufs et de chèvres, que d'avoir une foule d'amis.

BOYKOAION , ov (τό), troupeaux de bœufs : ἔν δὲ τούτω τά τε αἰπόλια χαὶ τὰς ποίμνας χαὶ τὰ βουχόλια ὃ Κῦρος πάντα τοῦ πατρὸς συναλίσας ἐς τωὐτό, Herod. Ἰ, 127, alors Cyrus ayant rassemblé dans un même lieu tous les troupeaux, soit de chèvres, soit de brebis , soit de bœufs appartenant à son père.

BÔEKHMA , ατος (τὸ), et poétique, BOTÀ , ὧν (τά), de βόσχω, tout animal que l’on fait paître ; βοσχήματα,, troupeaux d'ani= maux qui paissent : ἀπὸ βοσχημάτων γάλακτι χαὶ τυρῷ καὶ χρέασι

τρεφήμενοι, Xen. Mem. IV, 3, 10, qui se nourrissent du lait, du fromage et de la chair de leurs troupeaux. ὅθι τ᾽ ἀρδμὸς ἔην πάντεσσι βοτοῖσιν, 1, XVIUL, 521, où était un abreuvoir pour tous les troupeaux.

NOMEYMA , 2705 (ro), de vous, poétique ; tout animal qu puit, principalement au pluriel, νομεύματα, ων (τά), troupeaux : Εὐπόκοις νομεύμασιν, Æsch. Agam. 1427, dans ses troupeaux aux riches toisons.

ΜΗ͂ΛΟΝ. 60 (ro), aoulon, sans distinction de sexe; bélier, brebis : Πεντήχοντα δ᾽ ἔνορχα παρ᾽ αὐτόθι μιηλ᾽ ἱερεύσειν, IL XXI], 147, et de sacrifier cinquante béliers en ce lieu méme ; plus ordinairement au pluriel, μῆλα us (+4), troupeau de moutons , motwuons : Péynaés re ἰδών, ὑπό τε σπέος face ua, I IN, 279, glacé d'effroi à cette vue, il chasse son troupeau sous une caverne.

ΠΡΌΒΑΤΟΝ, ον (τό), de προβαίνω, proprement, bée qui marche en avant pour paître, et principalement, quadrupède , bétail; chez les Attiques, brebis, mouton, d'où, par extension , troupeau, en général et plus ordinairement au pluriel, HPOBATA, ὧν (τά), troupeaux de moutons : Πρόθατον μὲν ὡς ἐπιτοπολύ, ἣν aux ἔχῃ, τὸν νομέα αἰτιώμεθα, en. OEcon. 3, 11, ordinairement quand le troupeau est en mauvais état, c'est le berger que nous accusons.

ΚΤΗ͂ΝΟΣ, ες (τό), suivant l’élymologie, vient de χτείνω, et désigne tout animal qu’on tue pour s’en nourrir; d’autres le font veuir, avec plus de raison, de χτάομαι, χτέανον, possession; au pluriel, KTHNH, possessions, richesses, principalement en bestiaux , d'où, en général, troupeaux : ἥχει δέ τις à τῶν φώσχων ἐμπεπτωχέναι τοῖς χτήνεσιν, Xen. Cyr. VII, 5, 41, on vient rapporter que des moutons ont été la proie du loup, ou que des bœufs sent tombés dans un précipice, ou l'on vient dire qu'une maladie a attaqué les bestiaux.

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