‹ Synonymes grecs, recueillis dans les écrivains des différents ages de la littérature grecque et expliqués d'après les grammairiens, l'étymologie et l'usage avec des exemples tirés des meilleurs auteurs grecsChapitre 41 sur 105 · Ταστήρ, Κοιλία, Κεκρύφαλος, Éyivos, ἤνυστρον, Στόμαχος · texte numérisé non relu

Ταστήρ, Κοιλία, Κεκρύφαλος, Éyivos, ἤνυστρον, Στόμαχος

ΤΑΣΤΗ͂Ρ, épos (ἡ), ventre : Οἰνόμαον βάλε γαστέρα μέσην, I. XUIT, 506, il frappa OEnomaüs au milieu du ventre. Quel-

quefois boyau, intestin : Γαστέρες aid” αἰγῶν χέατ᾽ ἐν πυρί" τὰς δ᾽ ἐπὶ δόρπῳ χατθέμεθα, χνίσσης τε χαὶ αἵματος ἐμπλήσαντες, Od. XVIII, 44, voici des boyaux de chèvres sur le feu : nous les avons apprétés pour le souper, en les remplissant de graisse et de sang. D'après ce passage, quelques commentateurs ont fait remonter jusqu’au temps d’Homère la préparation du boudin. Dans Galien il signifie plus particulièrement l'estomac : Γαστρὸς ἡ μὲν φυσικὴ ἐνέργεια πέττει τὴν προσενεχθεῖσαν αὐτῇ τροφήν, Gal, Introd. 717, l'estomac a la force naturelle de cuire les aliments qui y sont introduits.

KOIAÏA, ας (ἡ), de xoûloc, cavité, creux, en général ; toute la région du corps qui s'étend du diaphragme jusqu’au bassin, toute la capacité du ventre ou abdomen, et ce qu’il contient, c'est-à-dire l’appareil digestif; abdomen , ventre : Κοιλία ἐστὶ νευρώδης ὑποδοχεῖον τροφῆς ὑγρᾶς χαὶ ξηρᾶς πρὸς τὸ πέττεσθαι τὴν τροφὴν χατεσχενασμένη, Gal. Defin. 361, l'abdomen est un corps nerveux, réceptacle des aliments liquides et secs, et fait pour les digérer. Quelquefois plus particulièrement l'estomac dans Galien : Τὸ στόμα τῆς χοιλίας οἱ παλαιοὶ καρδίαν ὠνόμαζον, Gal. Loc. affect. V, 6, les anciens appelaient cardia l’orifice de l'estomac.

KEKPY#AAOË, ον (δ), de χρύπτω, second estomac des animaux ruminants, le bonnet, ainsi appelé parce qu’il a la forme d'un filet ;

ÉXINOZ, ον (4), de ἔχω, troisième estomac des animaux ruminants : H γαστὴρ τῆς στρουθοῦ ἀνηρημένης εὑρίσχεται λίθους ἔχουσα οὑσπεροῦν καταπιοῦσα ἐν τῷ ἐχίνῳ φυλάττει καὶ πέττει τῷ χρόνῳ, “ἘΠ. An. XIV, 7, lorsque l'autruche est morte, on trouve dans son ventre des pierres qu'elle a avalées et conservées dans son estomac , el qu'elle digère avec le temps.

ΗΝΥΣΤΡΟΝ, ov (6), de ἀνύω, quatrième estomac des animaux ruminants où s'achève le travail de la digestion. Aristote divise en qratre parties l'appareil digestif des animaux ruminants : Διὸ τὰ τοιαῦτα τῶν ζώων πλείους ἔχει τόπους χαὶ μόρια. Καλοῦνται δὲ ταῦτα, χοιλία, καὶ χεχρύφαλος, χαὶὲ ἐχῖνος, χαὶ ἤνυστρον, Aristot. part. An. WI, 14, les animaux de cette espèce ont ces loca-

lités divisées en plusieurs parties ; on appelle ces parties κοιλία, χεχρύφαλος, ἐχῖνος εἰ ἤνυστρον.

ZTOMAXOE, ον (ὁ), de στόμα, proprement, conduit ; principalement dans les médecins, le conduit des aliments dans l'estomac, le co de l'estomac, l'œsophage. On l’a employé quelquefois par extension pour l'appareil digestif même, l’estomac : Xüxa οὐχ ἀστείως διατίθησι τὸν στόμαχον, καυσώδη καὶ ἀτο-νώτερον αὐτὸν ποιοῦντα, Athen. 1Π|,.790,. les figues indisposent l'estomac, elles l'échauffent et l'affaiblissent.

442. Teir ων; Γειτόσυνος, ἀστυγείτων; Αγχίγνος, Αγχι-- | τέρμων; ἐγγύς (ὁ, 4), Ἐφόριος, Μεθόριος, ὅμορος, ὁμούριος, Προσόμορος, Σύνορος , ὁμοτέρμων, ὁμότοιχος, ὁμώλαξ, Περιχτίτης, Περιχτίων, Περιναιέτης, Πλησίος, Πλησίον (ὁ, ἡ); Πλησιόχωρος, Πρόσχωρος, Πρόσοιχος.

ΓΕΪΤΩΝ, ονος (6), de yñ, proprement celui dont la terre

touche à celle d’un autre, voisin : Πῆμα χαχὸς γείτων, ὅσσον τ᾽ ἀγαθὸς μέγ᾽ ὄνειαρ, Hesiod. Oper. 344-46 , c’est un fléau qu'un mauvais voisin, autant qu'un bon est d'une grande utilité.

ΓΕΙΤΟΣΥΝΟΣ, νη, adjectif poétique, voisin, dans l’Anthologie : ἔθανε βρέφος ἐς πλατὺ πόντον χεῖλος γειτοσύνης ἑρπύσον ἐν χαλύθης, Anthol. IX, 407, l'enfant périt, tombant d'une cabane voisine dans le vaste gouffre de la mer.

ἀστυγείτων (6, ἡ), voisin de la ville : Κατ᾽ ἀλλήλους δὲ μᾶλλον ὡς ἕχαστοι ἀστυγείτονες ἐπολέμουν, Thuc. 1, 15, et les plus voisins de la ville se faisaient de préférence la guerre entre eux.

ΑΓΧΙΓΥΟΣ (ὁ, ἡ), adjectif poétique , des champs voisins : ἣν χαλέουσιν Πηγὰς ἀγχίγνοι περιναίεται, Apoll. Rhod. 1, 1223 , que les habitants des campagnes d’alentour appellent les Sources.

ÂTXITÉPMAON , ovoç (Ὁ), poétique, mitrophe : ἀλλ᾽ ἀγχιτέρμων γαῖά μοι, Σχύθης λεώς.... ξυνῆψε πόλεμον, Eur. Rhes. 426, mais un pays limitrophe, le peuple scythe, nous fait la guerre.

ÉTTYE (δ, ἡ}, qui est auprès : Τοὺς μὲν ἐγγὺς καὶ ὁρῶντας τῶν Αθηναίων ἐλύπησε μᾶλλον à ἐφόθησε, Thuc. IV, 115, ceux des

Athéniens qui se trouvaient auprès et qui le virent furent plus chagrinés qu'effrayés.

ÉGOPIOZ (6, ὁ), qui est sur la limite : Mixpà μὲν ἐπιχαλῶν αὐτοῖς, ὅτι, ῥωμαίων χαὶ Παρθυαίων ὄντες ἐφόριοι, ἐς ἑχατέρους ἐπιδεξίως εἶχον, Appian. Bell. civil. V, 9, leur reprochant peu de chose, c'est qu'étant sur la limite des Romains et. des Parthes, ils ménageaïent adroïtement les uns et les autres.

ME@OPIOZ (ὃ, ἡ), qui confine τ ἢ δὲ Θυρεᾶτις γῇ μεθορία τῆς ἀργείας χαὶ Λαχωνιχῆς ἐστίν, Thuc. ΤΙ͵ 27, le territoire de Thyréa confine à celui d'Argos et à la Laconie.

OMOPOZ (6, %), limitrophe : Kai χώραν ὅμορον καὶ δύναμίν τινα χεκτημένους, Dem. Οἱ, 11,1, possédant, et un pays limitrophe, el une cerlaine puissance.

OMOŸPIOZ (ὃ, ), forme épique du précédent : ἔνθεν φάτις ὀρχομενοῖο δὴ ποτε Καδμείοισιν ὁμούριον ἄσϊν πολίσσαι, Ap. Rhod. II, 1094, de là, dit-on, il fonda dès lors la ville d'Orchomène , limitrophe des Cadméens.

ΠΡΟΣΟΝΟΡΟΣ (ὁ, ἢ), qui touche aux frontières, sous la forme ionienne dans Hérodote : Νασαμῶσι δὲ προσόμουροί εἰσι Ὑύλλοι, Herod. {V, 173, les Psylles touchent aux frontières des Nasa- ΟΠ.

ΣΥΝΟΡΟΣ (6, #), composé plus récent, gui confine : Θηβαίους προσαγαγέσθαι τῇ συμμαχίᾳ, χώραν τε σύνορον τῆς ἀττικῆς καὶ δύναμιν ἐναγώνιον ἔχοντας, Plut, Demosth. 17, attirer dans la ligue les Thébains, puissance militaire, dont le pays confine à l'Attique.

OMOTÉPMAON, ovos (ὁ, à), qui a des limites communes : Μὴ χινείτω γῆς ὅρια μηδεὶς μήτε οἰχείον πολίτον γείτονος μήτε ὁμοτέρμονος, Plat, Legg. VIT, 842, 6, que personne ne touche aux bornes du champ de son concitoyen voisin ou ayant des limites communes,

OMÔTOIXOZ (ὁ, ἡ), dont le mur est mitoyen + Νόσος γὰρ γείτων ὁμότοιχος ἐρείδει, Esch. Agam. 974 , car le mal, voisin dont le mur est mitoyen, la presse sans cesse.

ὁμώλαξ, ακος (ὃ, ἡ)» poétique, qui cultive les mêmes sillons :

ΓΕΙΤΩΝ. 203 Βύζηρες δ᾽ ἐπὶ τοῖσιν ὁμώλαχες, Apol. Rhod. 11, 398, et après ceux-ci les Byzères, dont les guérets sont contigus.

ΠΕΡΙΚΤΙΤΗΣ, ov (ὁ), et ΠΕΡΙΚΤΙΩΝ, ονος (6), qui habite autour; ces deux mots poétiques se trouvent, le second dans l’Iliade et le premier dans l'Odyssée : ὃς πάντεσσι περιχτιόνεσσιν ἀνάξει, IL. ΧΙΧ, 104, qui règnera sur tous les peuples d’alentour. Τὴν πάντες μνώοντο περιχτίται, Od. XI, 288, que tous ses voisins recherchaient en mariage.

ΠΕΡΙΝΑΙΕΤΗΣ, οὐ (Ὁ), poétique, qui habite autour ou à l’entour : Kai μὲν που χεῖνον περιναιέται ἀμφὶς ἐόντες τείρουσι, 7]. XXIV, 488 , et peut-être les voisins qui l'entourent le pressent.

TAHSIOS, ία, qui est proche où auprès : ὧδε δὲ τις εἴπεσχεν ἰδὼν ἐς πλησίον ἄλλον, Il. IT, 271, et maint solilat parlait ainsi en tournant les yeux vers celui qui se trouvait auprès de lui. Cet adjectif est très-rure, même en poésie; en prose on ne se sert que des comparatifs et superlatifs, et l’on emploie plus ordinairement le neutre πλησίον, pris comme adverbe, avec l’article, ΠΛΗΣΙοΟΝ (6, ἡ) : Παρατηρεῖτ᾽, épn, τοῦτον, οἱ πλησίον, Xen. Mem. ΠΙ,18, 4, observez celui-ci, dit-il, vous qui êtes auprès de lui, Dans le Nouveau Testament, le prochain : ἀγαπήσεις τὸν πλησίον σου ὡς σεαυτόν, Matth. XIX , 19 , tu aïmeras ton prochain comme toi-même.

ΠΛΗΣΙόΧΩΡΟΣ (6, ἡ), qui habite la campagne ou aux alentours d’une ville : ἐλέησον χαὶ σῶσον νυνὶ τὸν σαυτοῦ πλησιόχωρον, Aristoph. Vesp. 598, prends en pitié et conserve-moi maintenant, moi qui suis {on voisin. Thomas Magister désapprouve l’emploi que Xénophon (Cyr. IV, 5, 13) a fait de cet adjectif, peutêtre parce qu'il était réservé aux poëtes,

HPOEXQPOZ (ὁ, %), synonyme du précédent : Kai πάντες oi πολῖται χαὶ οἱ πρόσχωροι ἄνδρες καὶ γυναῖχες, μετεῖχον τῆς ἑορτῆς, Xen. Anab. V, 3,10, tous les citoyens de la ville, tous les habitants du voisinage, hommes et femmes, prennent part à la fête.

TIPOYOIKOZ (ὃ, ἡ}, proprement, qui est près de la maison : Πρόσοικος γὰρ θάλαττα χώρᾳ τὸ μὲν παρ᾽ ἑκάστην ἡμέραν ἠδύ, Plat.

204 TEAAN.

Legg. IV, 705, a, la mer qui avoisine le pays offre une jouissance de chaque jour.

143. Γελᾶν, Γελοιάειν, Kayatev, Καγχαλάειν, Μειδιᾶν, Μειδᾶν, Καγχάζειν, Σαίρειν, Σαρδάνιον μειδᾶν, Σαρδάζειν.

ΓΕΛΑ͂Ν, de γάω, déployer, ou, selon d’autres, de ἕλη, chaleur; d’où, au propre, dans les poëtes, en parlant des choses inanimées , s'épanouir, étre brillant , briller d'un doux éclat : Γέλασσε δὲ πᾶσα περὶ χθὼν χαλχοῦ ὑπὸ στεροπῆς, Il. XIX, 362, et la terre brilla tout autour de l'éclat de l’airain. D'où, rire, en général : ἀντίνοος δ᾽ ἰθὺς γελάσας κίε Τηλεμάχοιο, Od. IT, 301, Antinoüs alla en riant au-devant de Télémaque. Par extension, comme en francais , rire, se moquer de quelqu'un ou de quelque chose : Kai ὃ Σωχράτης μάλα ἑἐσπουδαχότι τῷ προσώπῳ" Γελᾶτε, ἔφη. ἐπ᾽ ἐμοί; Xen. Conv. 2, 17, et alors Socrate, d'un air très-sérieux : Vous riez de moi? dit-il.

ΓΕΛΟΙΆΑΕΙΝ, synonyme épique du précédent : Δεῖπνον μὲν γὰρ τοίγε γελοίωντες τετύχοντο, Οὐ, XX, 390, car ils faisaient en riant un festin.

KATXAAGEIN, dans Homère, rire aux éclats, ricaner : À πον καγχαλόωσι χαρηχομόωντες ἀχαιοί, Il. Τ|, 43, certes ils rient aux éclats, les Achéens à la belle chevelure.

MEIAIÂN, et poétique, MEIAÂN, suivant quelques grammairiens, vient de μὴ αὐδάν, rire légèrement, sourire, ct ne s'applique qu'aux personnes graves ou moroses. Homère l’emploic de préférence lorsqu’il déride le front majestueux de Jupiter ou celui du farouche Ajax : Τοῖος ἀρ’ Αἴας ὦρτο πελώριος, μειδιόων βλοσυροῖσι προσώπασι, 1|. VII, 211, tel s’avançait le gigantesque Ajax; un léger sourire se laissait voir sur son terrible front. De μειδιάω vient notre nom propre Méparp, suivant Henri Estienne, qui cite à ce propos un vieux dicton populaire de son temps : Saint Médard, qui rit du bout des dents ; dicton que l’on retrouve dans un vers de Régnier : D'un ris de saint Médard il lui fallut répondre.

KATXAZEIN , et poétique , KAXAÂZEIN (χάω, χαίνω), rire aux éclats ; cachinnari : Γέρων καχάζων μεθ᾽ ἑτέρον νεανίου, Aristoph,

TEAAN. 205 Eccles. 849, un vieillard riant aux éclats avec un autre jeune homme.

ΣΑΙΡΕΙΝ signifie ordinairement balayer, mais particulièrement au parfait σεσηρέναι, ouvrir La bouche en serrant les dents, montrer les dents en grondant comme les chiens : ἐπειδὴ ἔγνωσαν ὑμᾶς ἠγριωμένους ἐπ᾽ ἀλλήλοισι χαὶ σεσηρότας, Aristoph. Pac. 620, lorsqu'ils ont su que vous vous fächiez les uns contre les autres εἰ que vous vous montriez les dents. De là, par extension, rire du bout des lèvres seulement , et, comme dit Eustathe (ad Od. XX ,301), en parlant de ceux qui cherchent à dissimuler leur douleur ou un fort chagrin : Euvéén δ᾽ αὐτὸν τῶν φρενῶν ἔξω γενό-μένον δράξασθαι τινὸς μαχαιρίον, καὶ αὑτὸν ἀνατεμεῖν, ἀπὸ τῶν σφυρῶν ἕως ἐπὶ τοὺς καιρίους τόπους, χαὶ οὕτως ἐχλιπεῖν τὸν βίον γελῶντα χαὶ σεσηρότα, Plut, Lacon. apophth. NY, 834, il arriva qu'étant tout hors de lui, il se saisit d’un couteau, et il se dépega depuis les pieds Jusqu'aux parties où les blessures sont mortelles, et quitta ainsi la vie en riunt d’un rire forcé et convulsif, ΤΊ se dit aussi du rire ironique , du dédain et de la moquerie : Kai τι σεσάρος καὶ σοθαρὸν μ᾽ ἐγέλαξεν, Theocr. Id. XX, 15, et elle se mit à rire à mes dépens d’un air moqueur et dédaigneux. Théoerite l’emploie cependant en parlant d’un doux sourire : Kai μ᾽ ἀτρέμας εἶπε σεσαρὼς ὄμματι μειδιόωντι, Theocr. Id. VIII, 19, et il me dit, en entr'ouvrant doucement la bouche d'un air riant.

ZAPAÂNION MEIAÂN ou γελᾶν, par ellipse de γέλωτα, rire d'un rire sardonique, se dit du rire convulsif de la douleur concentrée, ou encore du rire amer du dédain ou de la moquerie : Μείδησε δὲ θυμῷ σαρδάνιον μάλα τοῖον, Θά. XX, 301 , et de colère il sourit, mais de ce rire sardonique. Suivant Eustathe cette locution vient du mouvement convulsif des lèvres qui s’entr'ouvrent {παρὰ τὸ σεσηρέναι τὰ χείλη) ; ou mieux, de Σαρδώ, nom de l’île de Sardaigne, parce que dans cette île croissait une herbe, ou espèce d’ache, dont le suc provoquait un rire convulsif bientôt suivi de la mort.

SAPAÂZEIN , rire d’un rire sardonique. Ce verbe , dérivé de Σαρδώ, nom de l’île de Sardaigne, n’est employé que par les grammairiens.

144. Tedoïos, Γέλοιος, Γελάσιμος, Γελαστός, Καταγέλαστος, Γελαστιχός, Γελωτοποιός, ἀστεῖος, Βωμολόχος, Εὐτράπελος, Χαρίεις.

ΓΕΔΟΙ͂ΟΣ, οία, se dit activement et passivement des personnes et des choses, qui provoque le rire, ou dont on rit, ridicule + ἀλλὰ μὴν ἔργον γε οὐδαμοῦ ληπτέον à εὐθὺς ἐλεγχθήσεται γελοῖος ὦν, Xen. Mem. 1, 7, 2, mais l'œuvre même ne doit Jamais étre entreprise, ou aussitôt il sera convaincu d'étre ridicule. Les grammairiens ont voulu noter par des accents différents les deux acceplions de ce mot. Suivant eux γελοῖος signifiait, dont on rit, et γέλοιος, qui fait rire. Ce système erroné a sans doute sa source dans le changement que subit l’ancienne forme γελοῖος, la seule régulière, en γέλοιος chez les nouveaux Attiques, changement désapprouvé par l’Étymologique, et qui n'avait aucune influence sur la signification du mot,

ΓΕΛΑΣΙΜΟΣ (ὁ, à), ridicule, en parlant des discours, mot dont Phrynichus attribue l’invention au poëte comique Strattis, et dont il blâme l’emploi; ne se troave que dans Lucien : Méype μὲν δὴ τούτων γελάσιμα καὶ μειρακιώδη τὰ εἰρημένα, Luc. Somn. 5, et jusqu'ici sans doute, tout ce qui a été dit est ridicule et puéril.

TEAAXTOE, ἡ, et en prose ΚΑΤΑΓΈΛΑΣΤΟΣ, risible + Δεῦθ᾽ ἵνα ἔργα γελαστὰ καὶ οὐκ ἐπιειχκτὰ ἴδησθε, Od. VIIT, 307, venez ict pour voir des actions risibles et indécentes. ἀρ οὐχ ἄν, πεῖραν διδούς, ἅμα τε βλαδερὸς εἴης, χαὶ καταγέλαστος φαίνοιο: Χεπ. Mem. H,6,38, ainsi donc, mis à l'épreuve, ne seraïs-tu pas en même temps nuisible , et ne paraïtrais-tu pas ridicule ?

ΓΈΛΑΣΤΙΚΟΣ, ἡ, qui peut rire, doué de la faculté de rire : Καὶ ὡς ἄνθρωπος μὲν γελαστιχόν, ὄνος δὲ οὐ γελαστιχόν, Lucian. Pit. Auct. 26, et que l’homme est un animal doué de la faculté de rire, tandis que l'âne en est privé.

ΓΈΛΩΤΟΠΟΙΟΣ (ὁ, ἡ), qui fait rire, bouffon : Πόῤῥω δ' ἐν ὑστάτοις ἰδεῖν τὴν τοῦ γελωτοποιοῦ Θερσέτου πέθηχον ἐνδυομένην, Plat. Pol, X, 620 ,c, et qu'au loin, parmi les derniers , il vit lâme du bouffon Thersite qui prenaït le corps d’un singe.

ΑΣΤΕΙ͂ΟΣ (ὃ, %), au figuré, qui a l'esprit fin de la ville, spi=

rituel : ἔπειτα οὐχ ἂν πρίαιό γε παμπόλλον, ὥστε σοι ταῦτα εἰρῆσθαι, vai ἀπαγγελθῆναι παρ᾽ ÿ εὐδοκιμεῖν βούλει, ὅτι ἀστεῖος εἴ; Xen. Cyr. VIL, 4,23, ne donnerais-tu donc pas tout au monde pour que celu ait été dit par toi, et qu’on allät dire à celle à qui tu veux plaire que tu es spirituel ?

BAMOAOXOZ, ον (ὁ), bouffon : ὁ δὲ βωμολόχος ἥττων ἐστὶ τοῦ γελοίου καὶ οὔτε ἑαυτοῦ οὔτε τῶν ἄλλων ἀπεχόμενος εἰ γέλωτα ποιήσει, Aristot. Ethic. Nic. IV,8 , 10, le bouffon est pire que celui qui fait rire, car il n'épargne ni lui-même, ni les autres, pourvu qu’il fasse rire.

ΕΥ̓ΤΡΑΠΕΛΟΣ (ὁ, ὁ), qui a l’esprit souple, bien fait : Οἱ δ᾽ ἐμμελῶς παίζοντες εὐτράπελοι προσαγορεύονται, οἵον εὔτροποι, Aristot. Eth. Nic. IV,14, 3, ceux qui plaisantent avec mesure sont surnommés εὐτράπελοι,, comme on dirait bien tournés.

ΧΑΡΙΕΙ͂Σ, ἐσσα, gracieux, pris quelquefois comme substantif, homme aimable, homme de goût : Καὶ τοιαῦτα λέγων ὧν οὐθὲν ἂν εἴποι ὁ χαρέεις, ἔνια δ' οὐδ᾽ ἂν ἀχούσαι, Aristot. Eth. Nic. IV,8, 10, et disant des choses qu’un homme de goût ne dirait pas, εἰ d'autres même qu'il ne voudrait pas entendre.

ΓΕΝΈΘΛΙΑ, ὧν (τά) (γενέθλη), anniversaire de la naissance d’une personne qui vit encore , et fête célébrée à cette occasion + Εἶτα εἰς τὸν ἄλλον χρόνον ταύτῃ τῇ ἡμέρᾳ βασιλέως γενέθλια ἅπασα θύει καὶ ἑορτάζει ἡ ἀσία, Plat. Alcib. 1, 121 ,b, et par la suite, ce jour-là même, toute l'Asie célèbre l'anniversaire de la naissance du roi par des sacrifices et des fêtes.

ΓΕΝΕΣΙΑ, ὧν (ré), féte de la naissance, fète funèbre célébrée après la mort de la personne, le jour anniversaire de la mort, suivant Ammonius, ou, suivant d’autres, à l'anniversaire de la naissance du mort ἢ Παῖς δὲ πατρὶ τοῦτο ποιέει, χατάπερ οἱ ἕλληνες τὰ γενέσια, Herodot. AV, 26, le fils observe ces cérémonies en l'honneur de son pére ainsi que les Grecs célèbrent l'anniversaire de la mort des leurs. Par la suite ces deux mots ont été confondus, et γενέσια se trouve dans le Nouveau Testament (Matth. 14, 6) pour γενέθλια.

208 TENOS.

446. Tévos, Γενεά, Γενέθλη, Γένεθλον, Γένεσις, Meverr, + L, Γέννησις, Αἷμα, Οἶκος, Ρίζα.

ΓΈΝΟΣ, τος (τό), naissance, race; genus : Λαμπροὶ γάρ. εἰς ένος γε, χρημάτων δὲ δὴ πένητες, Eur. Electr. 37, illustres du moins par la naissance , si nous sommes pauvres de fortune.

ΓΕΝΕά, ἃς (#), plus usité en poésie, naissance, génération , äge d'homme : Φαίνεται δὲ ταῦτα πολλαῖς γενεαῖς ὕστερα γενόμενα τῶν Τρωϊχῶν, Thuc. 1, 14, et ces événements paraissent postérieurs de beaucoup de générations à la guerre de Troie.

TENÉGAH, ὃς (%), poélique , race: H γὰρ Παιήονός εἰσι γενέθλης, Od. IV, 232, car ils sont certainement de la race de Péon.

TÉNEOAON , ον (ré), race; progenies : Διδαχθεὶς δ᾽ ἂν τόδ᾽ εἰδείην πλέον ὅπως γένεθλον σπέρμα + ἀργεῖον τὸ σόν, Æsch. Suppl. 290, qu’instruit par toi je sache mieux comment ta race et ton sang sont originaires d’Argos.

ΓΈΝΕΣΙΣ, εως (ἡ), origine : Λέγω γὰρ καὶ τὴν ἐρεχθέως γε τρόφην nai γένεσιν, Xen. Mem. ΠῚ, 5, 10, car je parle aussi de l’ori— gine et de l'éducation d'Érechthée.

TENETH , ἧς (ñ), naissance, nativilé : Kai γὰρ δίχαιοι, xœi σωφρονικοΐί, καὶ ἀνδρεῖοι, χαὶ τἄλλα ἔχομεν εὐθὺς ἐχ γενετῆς, Aristot. Eth. Nic. NT, 13, car nous sommes justes , et sages , et courageux, et ainsi des autres vertus , aussitôt notre naïssance.

TÉNNHEIE, εὡς (x), génération , procréation, dans Euripide et dans Platon : ὁ μονσῶν τ᾽ εἰδὼς γεννάσεις Χείρων, Eur. Iph. À. 1065 , et Chiron qui, instruit par les muses, connaït les générations futures.

AÏMA , ατος (τό), sang , comme en français, pour race : Taÿτῆς τοι γενεῆς τε χαὶ αἵματος εὔχομαι εἶναι, {ἰ. XX, 241 » je me glorifie certes d'être de cette race et de ce sang.

ΟἾΚΟΣ, ou (6), maison, comme en français, pour famille, sens particulier aux Attiques : À τῶν εὐπατριδῶν γεγῶσ᾽ οἴκων, Eur. Ion. 1073, elle qui est née d'une noble maison.

PiZA , ἣς (ἡ), racine, souche ; stirps, dans les poëles : ὡς ἀπ᾽ εὐγενοῦς τινος ῥίζης πέφυχας, Eur. Iph. T. 610, que tu es issu d'une noble souche.

ΓΈΡΩΝ, ovros (δ), proprement adjectif, vieux ; mais plus usité comme substantif, par ellipse, vieillard : Ταῦτα δὲ πάντα ἴσασ' Ἀργείων ἠμὲν νέοι ἠδὲ γέροντες, Il. IX, 36, parmi les Argicns, Jeunes el vieux savent tout cela. Au pluriel, γέροντες, anciens, gérontes, qui, dans certaines villes de la Grèce, comme Sparte, formaient le sénat, sénateurs : Πλειόνων δὲ χαινοτομουμένων ὑπὸ τοῦ Λυχούργου, πρῶτον ἦν χαὶ μέγιστον ἡ χατάστασις τῶν γερόντων, Plut. Lyc, 5, de tous les nouveaux ctablissements créés par Lycurgue, le Premier et le plus Ümportant Sat l'institu= tion des gérontes.

ΓΕΡΑΙΟΣ, ά, de vieillard, vieux; s'emploie souvent comme substantif, par ellipse de ἀνὴρ où γυνή, c’est ainsi qu’en français nous disons le vieux, la vieille : Πολλὰ δ' ἔπειτ᾽ ἀπάνευθε χιὼν ἠρᾶθ᾽ ὁ γεραιός, Il. 1, 35, puis ensuite, s’en allant au loin, ce vieillard pria.

THPAAËOE, éæ, poétique, vieux : Σύμθονλοι λόγον τοῦδέ μοι γένεσθε, Πέρσαι γηραλέα πιστώματα, Æschyl. Pers. 171, aidezmoi de vos conseils, 6 Perses ; vieux et fidèles amis.

ΓΡΑΥ͂Σ (%), vieille : ἕνιοι δὲ τῶν λογοποιῶν λέγουσιν, ὡς τὴν τῆς μητρὸς ἀδελφὴν ἔγημεν" ἀλλὰ γραῦς ἂν καὶ πανταπάσιν ἣν ἡ παῖς, Xen. Cyr. VII, 5, 13, quelques écrivains disent qu'il épousa la sœur de sa mère; mais alors la jeune fille eût été tout à fait une vieille femme.

TPAÏA, ας (ἡ), forme poétique : Καὶ τὸν μὲν ypainç πυκιμηδέος ἔμθαλε χερσίν, Ou. I, 458, οἱ mets-le aux mains de la prudente vieille.

BAOTIIPOZ (ὁ, ἡ), qui est au dernier terme de La vietllesse : ΠῚ βαθυγήρως ΔΑἰσιόνη, Anthol. Philipp. VI, 247, la vicille et décrépite Æsione.

ἐσχατογήρωσ (δ), vicillard arrivé an dernier degré de la décrépitude : H)96 δὲ χαὶ Τίδιος Σέξτιος ἐσχατογήρως ἀνήρ, Plut,

Pomp θ4, εἰ Tidius Sextius, arrivé au dernier degré de la vieillesse, vint aussi.

TY#OTÉPON, ovros (6), vieux fou, mot comiqué dans Aristophane : Τυφογέρων st, Aristoph. Nub. 900, tu es un vieux Jou.

AMOTÉPON, ovros (ὁ), vieillard encore vert; et à cèt âge que Virgile appelle, par la même métaphore ; cruda senectus (Æn. VI, 304) : ὠμογέροντα δέ μίν gas’ ἔμμεναι, Il. XX1II, 791, on dit de lui que c'est un vieillard encore vert,

TIPÉSBYE , eus (0), avancé en âge, âgé, ne se lronve qu'aux comparatif et superlatif dans les prosateurs : Καὶ γὰρ πρισβύτερός ἐστιν à ἐγώ, Dem, in Neær, 1350, en effet il est plus âgé que moi. Quelquefois il est employé comme substantif, wreil{ard ; dans les poëtes tragiques : Kai μ᾽ ὁ πρέσϑυς ὡς ὁρᾷ 6yov παραστείχοντα, Soph. OEd. R. 794, et le vieillard, lorsqu'il me voit passer près du char.

ΠΡΕΣΒΥΤΗΣ, ον (δ), vieillard plus avancé en âge que γέρων et γεραιὸς : Μάλα δὴ πρεσθύτης ὧν à Κῦρος ἀφιχνεῖται εἰς Πέρσας, Xen. Cyr. VIN, 7, 1, Cyrus, étant déjà très-vieux; se rend chez les Perses.

ΠΡΟΒΕΒΗΚΩ͂Σ, éroç (δ), homme avancé en âge; qui est jarvenu à l’âge qui suit la maturité, qu mieux, qui a passé l'âge déterminé : ἠναγκάσθη χαὶ τοὺς οὐχ ἐν ὥρα τῶν πολιτῶν ἀλλ᾽ ἤδη πρὸδεδηκότας χαθοπλίσαι, Plut, Camill. 34; il fut forcé de faire prendre les armes aux citoyens qui n'avaient pas encore l'äge et à ceux qui l'avaient déjà passé.

448. Γεωργός, Γειαρότης, nine, Γύήτης» Γεώμορος, Γηπόνος, Γεωπόνος, Γεωτόμος , ἀροτήρ , Ἀροτβεύς ᾽ Ἐργασίων.

ΓΕΩΡΓΟΣ, où (ὁ), qui travaille à la terre, cultivateur : Οἷον εἴ τις γεωργὸς ἀγαθὸς προθυμηθεὶς γενέσθαι καὶ εὖ σπείρων, καὶ εὖ φυτεύων, ὁπότε αὐτὸν χαρποῦσθαι ταῦτα δέοι, ἐῴη τὸν χαρπὸν ἀσυγχόμιστον εἰς τὴν γὴν πάλιν καταῤῥεῖν, Xen. Cyr.1,5,7, comme st quelqu'un, s'étant proposé d'être ur bon cultivateur, semant bien, plantant

TEQPTOS. 211 bien, lorsqu'il lui faudrait récolter tout cela, laissait le fruit non récolté retomber sur la terre.

TEIAPÔTHE, ov (ὁ), qui dabouie la terre, laboureur : Γειαρότης ἄρχιππος ὅτ᾽ dx νούσοιο βαρείης ἄρτι λιποψυχέων, Anthol. Pal. IX, 23, le laboureur Archipge, lorsque, sous le poids d'une grave maladie, touchant à son dernier soupir.

THÎTHE, ov (ὁ), poétique et sous la forme attique THTHS, cultivateur : Γΐτης ὅπως ἄρουραν ἔχτοπον λαθών, Soph. Trach. 32, comme un cultivateur dont le champ est éloigné.

ΓΕΩώΜΟΡΟΣ (ὃ, ὁ}, propriétaire de terres : ὃς δ' ἃν χινήσῃ» μηνυέτω μὲν ὃ βουλόμενος τοῖς γεωμόροις, οἱ δὲ εἰς τὸ διχαστέριὸον ἀγόντων, Plat. Lezg. VI, 843, b, si quelqu'un l'ose faire, que le premier venu le dénonce aux propriétaires, qui porteront leurs plaintes devant les tribunaux.

ΓΗΠΟΝΟΣ (ὃ, ὁ), poétique, qui travaille à la terre : Γαπόνος δ᾽ ἀνὴρ πένης, εἰ καὶ γένοιτο μὴ ἀμαθής, ἔργων ὕπο οὐχ ἂν δύναιτο πρὸς τὰ κοίν᾽ ἀποδλέπειν, Eur. Suppl. 420, le pauvre qui travaille à lu terre, quand même il ne serait pas ignorant, ne pourrait, par ses travaux , avoir l'œil sur les intérêts publics.

ΓΕΩΠΟΝΟΣ, forme poétique plus récente : ἅπαιρέ μου τένοντος, ὦ γεωπόνε, λέπαδνα, Anth. Pal. IX, 742, loin de mon col, à laboureur, ces courroies qui l’enchaïnent.

TEQTOMOS (6, ὁ), qui fend la terre avec le soc de la charrue; d’où, laboureur, dans l'Anthologie : Χάλκεος ἧς, ἐπὶ σοὶ δὲ γεωτόpos εἴλχεν ἄροτρον, Anth. Pal. ΙΧ, 741, tu es d'airain, et cependant avec toi le laboureur a traëné sa charrue.

ἀροτήρ, ἔρος (ὁ), laboureur : Ποιμὴν οὐδ᾽ ἀροτὴρ tir” ἐς πόλιν, I. XXI, 836, ni Le pâtre ni le laboureur n'ira à la ville.

ÂPOTPEYS, émç (δ), forme plus récente et poétique : Τὸν δ᾽ ὁ γέρων ἐξαῦτις ἀμείδετο, δῖος ἀροτρεύς, Theocr, Id, XXN, 51, mais le vieillard, divin laboureur, lui repartit encore.

ÉPCAZIQN, ωνος (δ), cultivateur, suivant l'interprétation du scholiaste; mais c’est spéeinlement du vigneron qu'il s’agit dans ce passage d’Aristophane : ὅτ᾽ ἐργασίωνος χάραχας ὑφειλόμην, Aristoph. Wesp. 1201, lorsque Jj'enlevai les échalas d'un vigneron.

1249. Γῆ, Γαῖα, Aix, ἀγρός, ἄρουρα, ἕδος, ἤπειρος, Ξερόν, ξηρά, Oixouuéyn, Πέδον, Τραφερά, Χέρσος,

ΓΗ͂, ἢς (4), du primitif γάω,, contenir, produire , par contraction de γέα, terre, en général, ct dans toutes les significations du mot français. Répond à terra et tellus des Latins, Dans un sens plus spécial, la terre que nous habitons ; d’où, en général, pays: ὄφρ᾽ εὖ εἰδὼ τίς γῆ, τίς δῆμος, τίνες ἀνέρες ἐγγεγάασιν, Od, XII, 233, afîn que je sache Lien quelle terre , quel peuple c'est, et quels hommes sont nés en ces lieux. Quelquefois personnifiée dans Homère : Οἴσετε δ᾽ ἄρν᾽, ἕτερον λευχόν, ἑτέρην δὲ μέλαιναν, T3 τε χαὶ Ἠελίῳ, 1. 1Π1,104, apportez deux agneaux, un blanc et une femelle noire, pour la Terre et le Soleil.

ΓΑΙ͂Α, et, par aphérèse , AÏA, ας (4), formes poétiques de γῇ : ἐπ’ ἀπείρονα γαῖαν, Il. VII, 446, sur la terre immense. Ti φίλων καὶ πατρίδος αἴης, Il. XI, 816, loir de ses amis et de sa patrie.

ἀγρόσ, οὔ (Ὁ), terre cultivée, champ, campagne : Où λαμβάνει σῖτον ἐκ τοῦ ἀγροῦ, οὐ γὰρ ἐπιμελεῖται ὡς αὐτῷ σπείρηται, à ὡς χόπρος γίγνηται, Xen. OEcon. 20, 4 ;il ne retire point de blé de son champ , parce qu'il ne songe point à l'ensemencer ni à le fumer. Au pluriel, ἀγροί, biens de campagne, terres : Οἱ χεχτημένοι ἀγρούς, Xen. Mem, IT, 9, 11, ceux qui possèdent des terres.

ÂAPOYPA, ας (ἢ), de äpéw, proprement, terre labourable ou labourée ; arvum ; quelquefois, dans Homère, la terre, en général : AY ἦμαι παρὰ νηυσὶν ἐτώσιον ἄχθος ἀρούρης, IL XVII, 104, maïs 76 reste assis sur [mes] vaisseaux, inutile fardeau de la terre, ou micux, de la terre inutile fardeau, suivant la poëlique imitation de Racine.

ÉAOS, τος (ré), sol où est fondée ou assise une ville : Ἡμεῖς χαὶ Θήβης ἔδος εἴλομεν ἑπταπύλοιο, 11. IV, 406, nous avons aussi conquis le sol de Thèbes aux sept portes.

ἨΠΕΙ͂ΡΟΣ, ov (%), ionien, pour ἄπειρος, par ellipse de γῇ, terre qui ἃ une certaine étendue sans intervalle de mer, terre

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