‹ Synonymes grecs, recueillis dans les écrivains des différents ages de la littérature grecque et expliqués d'après les grammairiens, l'étymologie et l'usage avec des exemples tirés des meilleurs auteurs grecsChapitre 42 sur 105 · TH · texte numérisé non relu

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ferme, continent, par opposition à νῆσος. Île : Βασιλεὺς ὁ Περσῶν οὐ νήσους, ἀλλ᾽ ἤπειρον χαρπούμενος, πλουσιώτατος ἀνθρώπων ἐστίν, Xen Hellen. VN1Y,1, 4, le roi de Perse, tirant ses revenus, non d'iles, mais d'un continent, est le plus riche des hommes. Quelquefois simplement pour la terre, le rivage, même en parlant d'une île; par opposition à θάλασσα, dans Homire : Εἴθ᾽ ὅγ᾽ ἐπ᾿ ἠπείρον δάμη ἀνδράσι δυσμενέεσσιν, εἴτε xai ἐν πελάγει, Od. NT, 90, οι a succombhé sur terre aux efforts des guerricrs ennemis ou méme sur mer. Le nom géographique Dress n’est, dans Homère, que Je nom de la partie du continent située en face des îles d’Hihaque et de Céphalonie, soumises à la domination d'Ulysse, comme le prouve ce vers du catalogue des vaisseaux : Où τ᾿ ἤπειρὸν ἔχον δ᾽ ἀντιπέραι᾽ ἐνέμοντο, Π|. 11, 635, ceux qué habitaient le Continent et cultivaient les terres qui sont en face. Damm et, d’après lui, Morell ont vu à tort dans Hretpos le nom d’une ville située sur le continent et dépeñdant du royaume d'Ulysse: aucun géographe ancien ne fait mention de cette ville. Ce n’est que longtemps après Homère que le nom d’Érire fut donné à toute la partie du continent qui s’étendait depuis l'Iyrie jusqu’au Péloponèse : elle fut nommée anciennement Molossie et Chaonic; c’est aujourd’hui l’Albanie. La première trace de celte division géographique se trouve dans Pindare : Θέτις δὲ χρατεῖ Φθίᾳ" Νεοπτόλεμος δ᾽ ἀπείρῳ διαπρυσίᾳ, Nem. IV, 82, Thétis règne dans Phuthie, et Nénptolème sur tout l'Épire.

ΞΕΡΟΝ, où (ré), neutre de ξερός, proprement, purtie sèche, endroit sec du rivage : Ρόχθει μέγα χῦμα ποτὶ ξερὸν ἠπείροιο, Od. V, 402, la vague énorme se brisait en grondant sur le rivage.

EHPA, ἃς (ñ), féminin de ξηρός, sec, dur, pris substantivement par ellipse de γῆ, proprement, la terre sèche, la terre, par opposition à θάλασσα, la mer, dans les poëtes οἱ le Nouveau Testament : Kai δ᾽ ἂν ἐπὶ ξηρὴν ὅτ᾽ ἐρωδιὸς οὐ κατὰ κόσμον ἐξ ἁλὸς ἔρχηται, Arat, Dios. 913, et lorsque, contre sa coutume, le héron quitte la mer pour aller à terre. Περιάγετε τὴν θάλασσαν xai τὴν ξηράν, N. T. Matth. 23, 15, vous parcourez la mer et la terre.

OÏKOYMÉNH, ἧς (#), participe passif féminin de οἰκέω, pris

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substantivement avec ellipse de γῇ, la terre habitée : Gare τοὺς ἐξ ἁπάσης τῆς οἰχουμένης.... εἰς ἕνα τόπον ἀποδλέπειν, Plat. Ep. 4, de sorte que les hommes de toutes les parties de la terre habitée ont les yeux tournés sur un seul endroit. De là s'est formé l'adjectif oEcuMÉNIQUuE , de toute la terre, universel, que nous avons conservé en français en parlant d’un concile.

HÉAON , ον (ré), de ποῦς, ce que l'on foule aux pieds, so, terre : ἔπειτα médovds κυλίνδετο λᾶας, Od. XI, 597, ensuite ἴα pierre retombait en roulant à terre. Les tragiques le construisent quelquefois, par périphrase, avec γῆς où χθονός : ὦ γῆς ἱερὸν πέδον, Soph. Aj. 859, 6 sacré sol de la patrie.

TPA#EPA, ἂς (ἡ), adjectif féminin, compacte, ferme, pris substantivement dans les poëtes par ellipse de γῆ, la terre ferme, la terre, par opposition à dypé : ἐπὶ τραφερήν τε ai ὑγρήν, Od. XX ,98 , et par terre et par mer.

XÉPIOE, ον ( ou plus souvent à), attique, XÉPPOZ, substantif formé de l'adjectif χέρσος ponr σχέρος, sec, aride, par ellipse de τόπος ou γῆ», proprement, lieu ou terre qu’on ne cultive pas, aride, comme le rivage ; d'où, rivage, continent, terre, seulement par opposition à θάλασσα : Τὸν δ᾽ ἔχθαλε χῦμ᾽ ἐπὶ χέρσου, Od. XIX, 278 , le flot le jeta sur le rivage.

XOGN, ovéç (4), mot poélique et, suivant quelques-uns, du dialecte de Cypre, la terre, en général, humus ; γῇ est plus particulièrement la terre considérée comme surface habitée et cultivée , et χθῴν la terre, sous le rapport de son volume et de sa profondeur : Αὐτὰρ ὑπὸ χθὼν σμερδαλέον χονάδιζε ποδὼν αὐτῶν τε χαὶ ἵππων, 14. 11, 465, et la terre retentissait d'un bruit effiorable sous les pieds des guerriers et des chevaux.

XGPA, ας (%), proprement, place, espace, spécialement, 1° portion de terre destinée à la culture, /errain : Τῷ βουλομένῳ ὑμῶν μένειν παρ᾽ ἐμοὶ χώραν τε δώσω, καὶ πόλεις, Xen. Cyr. VIH, 1,43, celui d'entre vous qué voudra rester près de moi, je ἐμὲ donnerai de la terre.et des villes. 2° Territoire, campagne située autour d’une ville : Καὶ ἀπὸ τούτου τειχήρεις τε μᾶλλον ἦσαν οἱ πολέμιοι ai τῆς χώρας ὀλίγην παντελῶς εἰργάζοντο, Xen. Hell. V, 3,2, depuis ce moment les ennemis se tenaient renfermés avec

plus de soin dans leurs murs, et ne cultivaient que très-peu de terrain de la campagne d’alentour.

ΓΗ͂ΡΑΣ, ατὸς (τό), vieillesse, dernier âge de l’homme, senectus : Τὴν δ᾽ ἐγὼ οὐ λύσω, πρίν μιν χαὶ ηῆρας ἔπεισιν, Il. T, 29, maïs Je ne la rendrai pas avant qu'aussi la vieillesse ne l'atteigne.

ΓΗ͂ΡΑΣΙΣ, ou mieux ΓΗ͂ΡΑΝΣΙΣ, εως (ἡ), action de vieillir, progrès ou approche de la vieillesse, senescentia : Kai ἅδρυγσις καὶ γήρανσις, Aristot. Nat. Auscult. TIT, 1, et Le progrès de l'âge adulte et celui de la vieillesse.

151. Γλυχύς, Γλυχερός, ; ἀγανός, Édavds , die Ηδύς, ἥδυμος, Νήδυμος, ἥμερος, ἤπιος, Λειριόεις, Μειλίχιος ; Πρᾷος; Πραύς, Προσηνής ) Χειροήθης.

ΓΛΥΚΥ͂Σ, εἴα, si l'on admet avec Lennep que ee mot vienne de γλοιός, visqueux, gluant, il aurait signifié primitivement doux au toucher. Damm le dérive de λέλαυχα, parfait de λαύω ; d’autres de γλέχομαι; proprement, doux au goût, est opposé à δριμύς, dcre, à πιχρός, amer, el à ἅλμυρος, salé : Τίς ἂν αἴσθησις ἦν γλυχέων, καὶ δριμέων, καὶ πάντων τῶν διὰ στόματος ἡδέων, εἰ μὴ γλῶττα τούτων γνώμων ἐνειργάσθη ; Xen. Mem. 1, 4, 5, quelle sensation aurions-nous des choses douces ou amères et de toutes les choses agréables que nous prenons par la bouche, si la langue n'avait été fuite pour en étre l'indicateur ? Quelquefois, au figuré, doux : Édridas γλυχείας παρέχειν, Xen. Symp. 4,25, donner de douces espérances.

FAYREPOE, p&, synonyme poétique de γλυχύς : Οἷσι δὲ τέχνων ἔστιν ἐν οἴχοις γλυχερὸν βλάστημ᾽, ἐσορῶ μελέτῃ κατατρυχομένους τὸν ἅπαυτα χρόνον, Eur. Med. 1099, pour ceux qui possèdent des enfants, doux fruits de lhymen , je les vois tourmentés d'un soin de tous les temps.

ÂTANOE (ὁ, ἡ), poétique de ἄγαν ou de γανύω, proprement,

qui réjouit beaucoup, qui plait, agréable : Φραζώμεσθ᾽ ὡς xév μιν

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ἀρεσσάμενοι πεπίθοιμεν δώροισίν τ᾽ ἀγανοῖσιν ἔπεσσί τε μειλιχίοισι, ΤΠΟΥΧ, 112, avisons au moyen de le calmer et de le fléchir par des dons agréables et des paroles de miel. Quelquelois, en parlant des personnes, dans le sens de πρᾷος, en prose : Μῆτις ἔτι πρόφρων, ἀγανὸς nai ἥπιος ἔστω βασιλεύς, ἀλλ᾽ αἰεὶ χαλεπός τ᾽ εἴη, Od. 11, 230, que désormais aucun roi ne soit plus ni bienveil= lant, ni gracieux, ni débonnaire, mais qu'il soit toujours dur.

ÉAANOE, ἡ, suivant les uns, de #do, &yJéw, agréable; d’autres l'écrivent ἐδανός οἵ le dérivent de ἔδω, bon à manger; épithète de l'huile dans Homère : ἀλείψατο δὲ dir’ ἐλαίῳ, ἀμθρησίῳ, ἐδανῷ, 11. XIV, 171, cle l'enduisit d'une huile grasse, divine, agréable.

ἘΠΙΕΙΚΙΙΣ (6, #), est quelquefois synonyme de πρᾷος, au figuré, dans les anteurs modernes, qui cède, facile : Πρᾷος ἣν καὶ ἐπιεικής», Ælian. Var, H. XII ,9, él était d’un caractère doux et fucile.

HAŸE, εἴα, de ἥδω, proprement, qui fait plaisir, agréable, dans un sens très-étendu : δὺς ἀκοῦσαι (λόγος), Plat. Men. 81, d, discours doux à entendre. Quelquefois dans un sens plus restreint pour lux, agréable au goût : Kpñm ἡδέος ὕδατος, Xen. An. VI, 4,3, source d'eau douce. Au figuré par opposition à λυπηρός on ἀλγεινός : Πολὺ διαφέρει τὸ παραχρῆμα Hdu τοῦ εἰς τὸν ὕστερον χρόνον χαὶ ἡδέος «ai λυπηροῦ, Plat. Protag. 356, ce qui fait plaisir dans le moment est bien différent de ce qui doit faire plaisir ou peine par la suite.

HAYMOZ οἱ NHAYMOE (ὁ, 2), formes poétiques de ἡδύς, sont toujours , dans Homère, les épithètes du sommeil : Προχαλεύμενος #0vuoy ὕπνον, Hymn. Mercur. 240; appelant à lui le doux sommeil. Δία δ' οὐχ ἔχε νήδυμος ὕπνος, Il, 11, 2, mais le doux sommeil ne s'était point emparé de Jupiter. La forme νήδυμος est un de ces mots qui ont exercé la sagacité des commentateurs. Les anciens grammairiens grecs, assez mauvais élymologistes, se sont donné beaucoup de peine pour l'expliquer. Quelques-uns l'ont dérivé de νηδύς. Eustathe le forme de νην particule négative, et de δύω, sommeil dont on ne peut sortir, c’est-à-dire profond. 11 approche plus de la vérité lorsqu'il dit ensuite que

γήδυμος est pour ἥδυμος. C’est en effet le même mot défiguré par des copistes, qui, dans plusieurs endroits d'Homère, ont ajouté ce νὰ l’udjectif dus, trompés par les vestiges du digamma éolique. Dans tous les passages où se trouve νήδυμος, on pourrait le corriger en ἥδυμος. Dans les vers où le mot qui précède νέδυpos finit par une voyelle, Le digamma, qui suffirait pour empécher J'hiatus, n'étant plus exprimé, on pourrait rejeter le ν au mot précédent et lire ainsi, par exemple, le vers cité plus haut : Δία δ᾽ οὐχ ἔχεν ἥδυμος ὕπνος.

ΠΜΕΡΟΣ (ὁ, ἡ), suivant Damm vient de ἵμερος, désir, suivant Lennep, de fuæ, être assis on tranquille; #pprivoisé; d’où , domestique, en parlant des animaux, opposé à ἄγριος, sauvage, comme en latin mansuctus à ferus : Züa ἥμερα καὶ ἄγρια τρέφουσα, Plat. Crit. 114, ce, nourrissant des animuux apprivoisés et des sauvages. Wse dit aussi, par extension, des arbres et des plantes, adouci par la culture, cultivé; sativus : Καὶ τῶν δενδρέων τὰ φύλλα καταδρέποντες χατήσθιον, ὁμοίως τῶν τε ἡμέρων καὶ τῶν ἀγρίων, Herodot. VIT, 115, et arrachant les feuilles des arbres, ils mangenient celles des arbres sauvages comme celles des arbres cultivés.

HNIOZ (6, ἡ}, mot poétique, que quelques-uns font venir de ërw, suivre, d’autres, avec moins de probabilité, de ἡδύς; facile, indulgent, doux, bon : Ézxvpèç δὲ πατὴρ ὡς ἥπιος αἰεί, Îl, XXIV, 775, et mon beau-père est toujours bon comme un père. Quelquefois dans un sens actif, qui adoucit, adoucissant : ἐπεὶ ἴδεν ἕλκος 60° ἔμπεσε πιχρὸς ὀϊστός, αἷμ᾽ ἐχμυζήσας, ἐπ᾽ ἄρ᾽ ἤπια φάρ-para εἰδὼς πάσσε, {ἰ. IV, 218, lorsqu'il vit la plaie dans laquelle était entrée la flèche acérée, en ayant sucé le sang, il étendit dessus des médicaments adoucissants qu'il connaissait, On trouve aussi ce mot dans Platon, qui affectionne les formes poétiques : ἐπειδὴ καὶ τὸ πνῖγος ἠπιώτερον γέγονεν, Phædr. 279, b, lorsque le froid devint plus doux.

AEIPIOEIZ, ἐσσα, poétique; semblable au lis, tendre ou blanc comme le lis; d'où, délicat, dans Homère, en parlant de la peau et de la voix : Αἴχς τελέσσης μεῖναι ἐμὸν δόρν paxpôv, ὅ τοι

χρόα λειριόεντα δάψει, I, ΧΠῚ, 830, si tu oses attendre ma longue lance, qui va entamer ta peau tendre comme le lis.

MEIAÏXIOZ (ὃ, ἡ), de μέλι, proprement, doux comme miel, est souvent , dans Homère, l’épithète de la parole et des discours : Τοὶ δὲ χαρέντες δεξιῇ ἠσπάζοντο, ἔπεσσί τε μειλιχίοισι, Il. X ,542, et ceux-ci, pleins de joie, l’accueillirent en lui donnant la main droite, et avec de douces paroles. .

ΠΡΑ͂ΟΣ, πραεῖα, suivant les uns, de παρά et de ἐύς, suivant d’autres de repéw; facile, doux, opposé à χαλεπός, s'emploie surtout en parlant du caractère : Πρᾶός τε rai συγγνώμὼν τῶν ἀνθρωπένων ἁμαρτημάτων, Isocr, ad Nic.: facile et indutgent pour les erreurs de l'humanité, Quelquefois il s’approche du sens de ἥμερος : Οἱ ἵπποι συμπονοῦντες ἀλλήλοις, πραότεροι συνἐστήχασι, Xen. Cyr. 11,1, 14, les chevaux qui travaillent ensemble sont plus dour, Quelquefois en parlant de la voix : Kai τὴν φωνὴν πραοτέραν ποιοῦνται, Xen. Symp. 1, 10, ct ils rendent leur voix plus douce. La forme poétique HPAŸES est la plus ancienne, on la trouve déjà dans les hymnes homériques : Κλῦθι βροτῶν ἐπίχουρε, mpnd χαταστίλθων σέλας ὑψόθεν ἐς βιότητα ἡμετέρην, Hymn. Mart. 10, écoute-nous, appui des mortels, jette d'en haut un doux éclat sur notre existence.

ΠΡΟΣΗΝΗ͂Σ (6, #), suivant Damm, est composé de ἐύς, de même que ἐνηής, οἱ ἀπηνής, qui leur est opposé. Passow, d’après Lennep, fait venir cette famille de mots de vies, bride; proprement, £on pour quelque chose : Οὐδὲν ἧσσον τοῦ ἐλαίου τῷ λύχνῳ ἐστὶ προσηνές; Herodot. 11, 94, il n'est pas moins bon pour la lampe que l'huile. Au figuré, doux : ἐπὶ τὰς προσηνεῖς χαὶ ἁπαλὰς ἀποστρέγουτες ὁμιλίας τὰ ὦτα, Plut. de Audiend. 16, se détournant pour préter l'oreille à de douces et tendres exhortations.

XEIPOHO@HE (6, ἡ), de χείρ et ἦθος, proprement , accoutumé à la main, maniable, docile à la main, souple, principalement en parlant des chevaux, mansuetus : Πρᾷος χαὶ χειροήθης ὃ πῶλος, Xen. Hipp. 2, 3, le poulain doux et docile. Quelquefois au figuré en parlant des choses : Τὰ ὅπλα τοῖς σώμασιν ἐγίνετο χει--

pañln καὶ χοῦφα, Plut. Philop. 9, les armes étaient souples et légères au corps.

TAŸ#EIN, de γλάφω, tailler ou graver en creux, tailler en relief, sculpter + Δαχτυλίους γλύφειν, Plat. Hipp. Min, 368 ,c, graver des bagues.

TAÂ&EIN, de γράφω, par permutation du p en son analogue λ, gratter, creuser, fouir : Πλευράς τε χαὶ ὥμους οὐρῇ μαστιγόων, ποσσὶ γλάφει, Hesiod. Scut. 431, battant de sa queue ses flancs et ses épaules, il gratte la terre avec ses pieds. Quelques modernes ont voulu établir entre γλάφω et γλύφω la même différence qu'entre scalpo et sculpo en latin. Suivant Oudendorp (ad .S'uet. Galb. 10), γλάφειν, comme scalpere, serait sculpter, graver, en général , en parlant d’un travail simple et grossier ; landis que γλύφειν, comme sculpere, s'emploierait pour le travail plus perfectionné et suivant toutes les règles de la sculpture. Saumaise (ad Justin. 15, 14) veut que sculpere ait été employé pour la gravure en relief ou sculpture sur toute espèce de pierres et de métaux , et scalpere pour la gravure en creux des pierres précieuses seulement, Cette distinction n’est fondée sur ancune autorité , et la question n’est pas moins obscure pour le grec que pour le latin. En effet, quelques grammairiens anciens ont été jusqu’à rejeter entièrement la forme sculpo, à la place de laquelle ils lisent partout sca/po.

ΓΝΑΘΟΣ, ου (#), méchoire inférieure , dans Hérodote : ἐφάνη δὲ χαὶ γνάθος, καὶ τὸ ἄνω τῆς γνάθου, ἔχουσα ὀδόντας μουνοφνέας, ἐξ ἑνὸς ὀστέου πάντας τούς τε ὀδόντας χαὶ τοὺς γομφίους, Herod. IX, 83 , on vit aussi les deux mâchoires, l'inférieure et la supérieure, dont les dents, quoique distinguées , étaient toutes d'un seul os, tant les molaires que les autres.

TNA@MOE, où (8), poétique, mdchoire , en parlant de l’intérieur : Χαμαὶ δέ χε πάντας ὀδόντας γναθμῶν ἐξελάφαιμι, Od, XVIIT,

98 , et je lui aurais arraché ct fait tomber toutes les dents de la mächo're.

TÉNYE, vos (ἡ), mächotre, dans Homère, Aristote et Galien : Θήγων λευχὸν ὀδόντα μετὰ γναμπτῆσι γέννσσιν, Il. XV, 416, «iguisant sa blanche dent dans ses mâchoires flexibles.

TAMPHAAÏ, ὧν (ai), poétique et seulement au pluriel, mandibules, mächoires des animaux : ἤλετό τε στενάχων ὑπὸ γαμφγ)ῆσι λέοντος, 11. XVI, 489, et il périt en mugissant entre les mächoi.es du lion.

SIATON , ὄνος (4), nom générique de la méchoire : ἔτι σιαγόνες δύο, τούτων τὸ πρόσθιον γένειον, τὸ δ᾽ ὀπίσθιον γένυς. Κινεῖ δὲ πάντα τὰ ζῶα τὴν κάτωθεν γένυν, πλὴν τοῦ ποταμίου χροχοδείλου" οὗτος δὲ τὴν ἄνω μόνος, Aristot. Hist. An. ὃ. 11, ensuite deux mâchaires, dont la partie untérieure est le menton, ct la partie qui est en arrière la mâchoire. Tous les animaux remuent La machoire inféricure , à l'exception du crocodile de rivière ; cet animal ne remue que celle d'en haut.

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