Aévdpoy, Δρῦς, Adpu, Ξύλον
ΔΈΝΔΡΟΝ, ον (ré), et sous la forme ionienne δένδρεον, arbre: Οὐ γὰρ ἦν ἀσφαλὲς ἐν τοῖς δένδροις ἑστάναι πλεῖον ἢ τὸν ἕνα λόχον, Xen. An. IV,7, 9, car il n'y avait point de süreté sous les arbres pour plus d'un bataillon.
ΔΡΥ͂Σ, vés (%), proprement , chène, paraît avoir été originairement un lerme générique pour toute espèce d'arbre, si l’on en croit Hésychius ct le scholiaste d'Homère (12. λ΄, 86), chez qui J'on πὸ trouve de trace de cette signification que dans les composés δρυτόμος, ele. On lui donne ce sens général dans ce passage d’Euripide : Apuès ἄσπετον ἔρνος, Eur. Cycl. G15, une immensce branche d'arbre.
AÔPY , ατος (ré), bois sur pied, arbre , dans l'Odyssée : ἐπεὶ οὔπω τοῖον ἀνῆλυθεν Ex δόρυ γαίης, Od. VI, 165, car jamais parcil arbre n’est sorti de terre.
EYAON, ov (ré), bois, quelquefois pour arbre sur pied dans Callimaque et le Nouveau Testament : ἤσθετο δαμάτηρ ὅτι οἱ ξύλον ἱερὸν ἀλγεῖ, Callim. in Cerer. 41, Cérès ressentit l’atteinte reçue
par son arbre sacré.
282 AEPMA.
164. Δέρμα, Aépos, Δέῤῥις, Δορά, Βύρσα, Διφθέρα, Κῶας, Κώδιον, Μηλωτή, Νάχη, Νάχος, Oién, Qx, ῥινός, Σχῦτος, Στέρφος, Χρώς.
AÉPMA, ατὸς (τό), de δέρω, terme générique pour toute espèce de peau écorchée, même en parlant de celle de l’homme: Αὐτὸς δ' ἀμφὶ πόδεσσιν ἑοῖς ἀράρισχε πέδιλα τέμνων δέρμα βόειον ἐὐχροές, Od. XIV, 24, mais il attacha à ses pieds des chaussures qu'il avait taillées dans une belle peau de bœuf. Suivant quelques critiques ce mot n’était pas admis dans la tragédie.
AÉPOE, εος (ré), ionien et poétique, peau : Λέοντος ϑέρος ἔχων ἐπ᾽ ἀσπίδι χαίτῃ πεφριχός, Eur. Phœn. 1120, ayant sur son bouclier une peau de lion à la crinière hérissée.
AÉPPIE, εὡς (à), peau séchée et qui a perdu son moelleux, mais uon ses poils, cuir : Προχαλύμματα εἶχε δέῤῥεις καὶ διφθέρας, Thuc. 11, 75, il avait pour couvertures extérieures des cuirs et des peaux.
AOPÀ, ἃς (ñ), peau écorchée, non-seulement d'une bête, mais même de l’homme : Καὶ τὴν δορὰν αὐτοῦ χατά τι λόγων ὑπὸ τῶν βασιλέων φρουρουμένην, Plut. Pelop. 21, et que sa peau , en vertu d'un oracle, avait été conservée par les rois.
ΒΥ͂ΡΣΑ, ἧς (#), peau ou cuir de bœuf : Οὐχ ἔφην χρῆναι τὸν νἱὸν περὶ βύρσας παιδεύειν, Xen. Apol, 29, je disais qu’il ne fallait pas élever le fils à tanner les cuirs.
AIHOÉPA , ας (#), peau de lion, ou plutôt terme générique pour toute espèce de peau de béte, quoique Ammonius et d’autres lui donnent Je sens spécial de peau de chèvre. On peut encore penser que c'était le mot le plus usité pour signifier une peau préparée, d’après ce passage d’Hérodote : ἐχρέωντο διφθέρῃσι αἰγείῃσι τε vai οἰξῃσι, Herodot. V, 58 , ils employaient pour cet usage des peaux de chèvre et de mouton. Dans Aristophane, peau dont se revétaient les bergers, rheno : ὥσπερ ὃ πατήρ σου διφθέραν ἐνημμένος, Aristoph. Nub. 72, revêtu d'une peau de chèvre comme ton père.
ΚΩ͂ΑΣ, £0ç (τὸ), peau de mouton avec sa toison, toison dont
AEPMA. 233 on couvrait les lits, les siéges, dans Homère : Εὐρυνόμη, φέρε δὴ δίφρον καὶ χῶας ἐπ᾽ αὐτῷ, Od. XIX , 97, Eurynome, apporte donc un siége recouvert d'une peau.
KGAION , οὐ (τό), diminutif plus usité par la suite dans le même sens : Τῶν δὲ λυχοδρώτων προδάτων, τὰ χώδια, καὶ τὰ ἔρια καὶ τὰ ἐξ αὐτῶν ἱμάτια φθειρωδέστερα γίνεται πολὺ μᾶλλον τῶν ἄλλων͵, Aristot. Η. An. VII, 10, les peaux des moutons mangés par le loup, et leur laine , et les habits qu’on en fait , sont plus sujets aux vers que les autres.
ΜΗΛΩΤΗ͂, ἧς (ἢ), peau de mouton. Suivant le grammairien Aristophane, cité par Eustathe (ad Od. ρ΄, 472), μηλωτὴ est aussi la peau de chèvre, Suivant d’autres, peau avec sa laine ou son poil, en parlant de tous les animaux.
NÂKH, m (ñ), et NÂKOZ, εος (τό), peau de chèvre avec sou poil, dans l'Odyssée : ἂν δὲ νάχην Der’ αἰγὸς ἐθτρεφέος, μεγάλοιο, Od. XIV, 530, et il prit la peau d’une chèvre grande et bien nourrie. La forme νάχος a été employée par Théocrite (Id. V,7).
OÏÉH et GA, ας (Ὁ), chez les Attiques , suivant les grammairiens, peau de mouton avec sa toison, laine, toison. Hérodote l’emploie comme adjectif avec le substantif générique διφθέρα dans le passage cité plus haut.
PINOE, où (*), poétique, 1° peau de l'homme vivant, dans l'Iliade : ὦσε δ᾽ ἀπὸ ῥινὸν τρηχὺς λέθος, Il, V, 808, εὐ la rude pierre enleva la peau. 2 Peau de bête, surtout de bœuf préparée, dont on recouvrait des boucliers. (Voy. ἄσπις.)
ΣΚΥ͂ΤΟΣ, εος (τό), peau préparée; d’où, cutis : Σκῦτος δέ οἱ ἔχπεσε χειρός, Od. XIV, 84, et la peau lui tomba des mains.
ΣΤΕΡΦΟΣ, eos (τό), proprement , enveloppe dure; d’où, dans les poëtes alexandrins, cuir, peau : Στέρφεσιν αἰγείοις ἐξωσμέναι, Apollon, Rhod. IV, 1348 , enveloppées de peaux de chèvres.
ΧΡΩ͂Σ, wréçs (ô), superficie du corps humain, peau : ἀκρόraror δ᾽ ἂρ ὀϊστὸς ἐπέγραψε χρόα φωτός, {ἰ.ὄ IV, 139, et la flèche effleura la superficie de la peau du guerrier.
234 AESMOTHPION.
165. Δεσμωτήριον, Δεσμός, ἀναγκαῖον, Eioyuée, Εἱρχτή, Κέραμος, Κιγχλίς, Κολαστήριον, Οἴχημα.
ΔΕΣΜΩΤΉΡΙΟΝ, οὐ (τό), maison d'arrét, prison : Πο)λοὶ τε καὶ ἀξιόλογοι ἄνθρωποι ἤδη ἐν τῷ δεσμωτηρίῳ ἦσαν, Thuc, VI, 60, et déjà plusieurs hommes recommandables étaient dans la prison.
ΔΕΣΜΌΣ, où (ὁ), de δέω, lien, entrave, au singulier et au pluriel, fers : Kai οἱ δουλείαν aa δεσμὸν φοβούμενοι, οὗτοι μὲν οὔτε σίτου οὔθ᾽ ὕπνου δύνανται τυγχάνειν, διὰ τὸν φόδον, Xen. Cyr. III, 1, 14, celui qui redoute la servitude et les fers ne peut prendre ni nourriture ni sommeil, à cause de sa frayeur.
ÂNATKAÏON, ov (τό), Xénophon se sert de ee mot en parlant d’une prison de Thèbes, et c'était peut-être, comme chez nous le mot Force, le nom donné spécialement à une prison : ἦλθε πρὸς τὸ ἀπαγχαῖον, al εἶπε τῷ εἱρμοφύ)αχι ὅτι ἄνδρα ἄγει παρὰ πολεμάρ-χου, ὃν εἴρξαι δέοι, Xen. Hellen. V, 4, 8, il va à la prison ct dit au gcolier qu'il lui amène, de la part du polémarque, un homme qu'il fallait enfermer.
EiPrMOS, οὔ (6), détention, réclusion ; d’où, lei de détention, prison : ὥσπερ οἱ ἐχ τῶν εἰργμῶν εἰς τὰ ἱερὰ ἀποδιδράσχοντες, Plat. Pol, VI, 495, d, comme ceux qui, échappés de leur prison, se réfugient dans les temples.
EÏPKTH, %ç(#), maison d'arrét, arrêts : ἀ)λὰ πρῶτον μὲν τοῦ-γειδος τῆς εἰρχτῆς χαλεπῶς τῷ λογισμῷ φέρων, Dem. Epistol. ἃ, 1471, 16, mais d'abord supportant avec peine et à forte de réfletion la honte des arrêts.
KÉPAMOE, ov (δ), cachot , geële , chez les Cypriens, selon le scholinste d'Homère: Χαλχέῳ δ᾽ ἐν χεράμῳ dédero τρισχαίδεχα μῆνας, Il V, 387, et il était enchaîné dens un cachot d'airain depuis treize mots.
KITKAÏE, ἐδὸς (4), espèce de fermeture à claire-voie composée de barreaux, ou barrière dont on fermait l’entrée du sénat et de l’aréopage , à Athènes; usage qui a eu lieu aussi chez nous, et auquel sans doute se raltache l’origine du mot barreau : Τὸ τὴν βονλῆν, τοὺς πενταχοσίονς ἀπὸ τῆς ἀσθεγοῦς ταντησὶ χιγχλίδος τῶν
ἀποῤῥήτων κυρίαν εἶναι, καὶ μὴ τοὺς ἰδιώτας ἐπειδιέναι, Dem. in Aristogit. 778, 11, c'est que le sénat , les cinq cents, au moyen de cette faible barrière ; est maïtre de ses secrets , et que les particuliers ne peuvent s'y introduire.
ΚΟΛΑΣΤΗ͂ΡΙΟΝ, ov (τό), maison de correction, dans Synésius : ἐφ᾽ οἷς πρώην ἐστενοχωρήθη τὰ χολαστήρια, Synes, de Insomn, 145, a, dont jadis furent remplies les maisons de correction.
OÏKHMA , ατὸς (τό), cachot, prison : Εἰ δὲ ph κατέστησεν, εἰς τὸ οἴχημα ἂν fee, Dem. in Zenothem. 890, 13, mais s’il n'avait pu en fournir (des répondants), il aurait été en prison.
ΔΕΣΜΏΤΗΣ, ον (ὁ), lié; d'où, prisonnier, détenu : ὡς δὲ ἀνέῳξε, τοῦτον μὲν εὐθὺς ἀπέχτειναν, τοὺς δὲ δεσμώτας ἔλυσαν, Xen. Hellen, NV, 4, 8, aussitôt qu'il eut ouvert, ils le tuërent, et ils délivrèrent les prisonniers.
AÏXMAAQTOE (ὃ, %), pris avec la lance ou à la guerre, se dit des hommes et de tous les objets, capuif : ὡς δὲ εἶδε πατέρα, καὶ μητέρα, καὶ ἀδελράς, καὶ τὴν ἑαντοῦ γυναῖχα αἰχμαλώτους ye/57aμένους, ἐδάκρυσεν, Xen. Cyr. UT, 1, 4, maïs lorsqu'il vit père, mère οἱ sœurs, et sa propre femme, devenus captifs , il pleura.
AOPIAAQTOE (ὁ, #), synonyme poétique du précédent : Λέγ᾽, ἐπεὶ σέ, λέχος δουριάλωτον στέρξας ἀνέχει θούριος Αἴας, S'oph, 4. 211, dis, puisque le fougucux Ajax te chérit et t'honore de “ἃ couche quoique captive.
AOPIOHPATO® (6, ἡ), poétique, conquis par la lance : Πάρεdpos χαλκέοις ἕχτορος ὅκλοις σχύλοις τε Φρνγῶν δοριθήρατοις, Eur. Troad. 576, assise auprès des armes εἰ αἰγαϊὴ d'Hector et des dépouilles conquises sur les Phrygièns.
ΔΟΥΡΙΚΤΗΤΟΣ (ὁ, ἡ), poétique, acquis, conquis par la lance : ὡς χαὶ ἐγὼ τὴν ἐκ θυμοῦ φίλεον, δουριχτήτην rep ἐοῦσαν, IL IX, 343, comme aussi moi-même j'aimais celle-ci de cœur, quoique mon bras l'ait conquise,
ΔΟΡΙΔΗΠΤΟΣ (ὁ, ἡ), poétique, pris à da guerre : ὀλέσαι Δαναῶν
βοτὰ καὶ λείαν ἧπερ δορίληπτος ἔτ᾽ ἣν λοιπή, Soph. Aj. 146, tuer les bestiaux , reste du butin conquis par les fils de Danaüs.
ΔΕΣΠόΤΗΣ, ov (δ), maître, par rapport à l’esclave : Ζῇς γοῦν οὕτως ὡς οὐδ᾽ ἂν εἴς δοῦλος ὑπὸ δεσπότῃ διαιτώμενος μείνειε, Xen, Mem. 1,6, 2, tu vis de sorte que pas un esclave ainsi nourri ne resterait chez un maître. ΤΊ se dit aussi du père de famille, et dans le sens politique, maître absolu , DESPOTF : Οὗτος μὲν γὰρ τῶν ἐν Μήδοις πάντων δεσπότην ἑαυτὸν πεποίηχεν, Xen. Cyr. 1, 8, 15, car celui-ci s'est rendu maître absolu de tout chez les Mèdes.
KŸPIOË, iæ, seigneur, maître, au propre et au figuré, se dit de toute espèce d’empire et d'autorité, comme celle du père sur ses enfants, du mari sur sa femme : Εἶτα τοῦ μὲν EXnoπόντου διὰ Βυζαντίων ἐγχρατὴς χαθέστηχε, καὶ τῆς σιτοπομπείας τῆς τῶν ἐλλήνων χύριος γέγονε, Dem. de Coron. 71, ensuite il s'est établi dominateur de l'Hellespont par le moyen des Byzantins, et s’est rendu maître du transport des blés chez les Grecs.
ΟἰΚΟΔΕΣΠΟΤΗΣ, ov (6), maitre de maison, père de famille, dans le Nouveau Testament : Καὶ ἐρεῖτε τῷ οἰχοδεσπότῃ τῆς οἰχίας, Luc. 329. . 11 δἱ dites au maître de la maison. Le féminin oixoδέσποινα se trouve dans Plutarque (IT, 612, ἢ.
ΔΗ͂ΝΙΟΣ, ον (ὃ), par ellipse de δοῦλος, esclave qui exécutait les sentences de mort, exécuteur, bourreau : ὁ τῆς πόλεως κοινὸς δήμιος, ἄγων πρὸς τὸ μνῆμα τοῦ ἀποθανόντος.... Plat, Legg. ΙΧ, 872, b, que l'exécuteur public de La ville, le conduisant vers le tombeau du mort...
AHMOKOINOZ, ον (8), dont la composition paraît avoir pour origine la locution employée par Platon dans l'exemple cité précédemment; exécuteur public, qui n'avait d'autre office que de donner la question dans les causes publiques ou pri-
vées : Οὗτος δ᾽ οὐ δημοχοίνους ἔφασχεν ἐλέσθαι αὐτούς, Lsocr.
ΔΗ͂ΜΟΣ. , 231 Trapez, 361, d, mais celui-ci disait qu'il ne les avait pas choisis pour étre des bourreaux. Eustathe nous apprend qu’on s’en servait aussi au figuré par ironie, ou comme une injure, sens dans lequel nous employons également le mot bourreau en français.
BAYANISTHE, οὔ (6), de βάσανος, espèce d’arbitre ou de commissaire nommé du consentement des parties dans les procès entre particuliers, lorsque le juge avait condamné l’esclave d’une des parties à la question. L’arbitre devait ÿ assister, recucillir les déclarations du patient , régler le mode et la durée de la torture, et dans le cas où l’esclave, blessé dans les tourments, devenait inutile à son maître, fixer l'indemnité due à celui-ci par son adversaire : Ἐπειδὴ δ᾽ ὅχομεν πρὸς τὸν βασανιστήν, Dem. in Ῥεπίωπει. 978, 11, lorsque nous arrivämes auprès du commissaire.
ΔΗ͂ΜΟΣ, ου (δ), de δέω, lier, peuple, considéré comme corps politique, et par opposition aux mots βουλή, sénat, ἀρχαί, aulorités, elc.: ἐπειδὴ ἀνήνεγχαν τοὺς λόγους ἕς τε τὰς ἀρχὰς χαὶ τὸν δῆμον, Thuc. V, 28, après qu'ils eurent transmis ces paroles aux magistrats et au peuple.
ÉONOE, 504 (ré), nation; gens : Καὶ τοίνυν τούτων τῶν ἐθνῶν ἦρξεν οὔθ᾽ ἑαντῷ ὁμογλώττων ὄντων, οὔτε ἀλλήλοις, Xen. Cyr. 1, 1,5, et cependant il gouverna ces nations , qui n'avaient aucun rapport de langage ni avec lui, ni entre elles.
AAOE , où (δ), attique λεώς, copia , amas d’hommes rassemblés dans un but quelconque, et d’abord pour la guerre, peuple, sous le rapport de la masse, de la multitude; d’où, et principalement au pluriel, λαοί, armée, troupes, gens ou hommes armés, soldats, dans Homère : Kai με κελεύει δυσκλέα ἄργος ἱχέσθαι ἐπεὶ πολὺν ὥλεσα λαόν, LL. II, 115, et il m'ordonne de retourner sans gloire à Argos, après avoir perdu une grande partie de mon armée. Dans Homère quelquefois au singulier (VI, 342), infanterie, par opposition à érroi. Ce mot est très-rare dans les prosateurs attiques.
238 AIABOHTOS.
ΠΛΙ͂ΘΟΣ, εος (ré), la majeure partie du peuple, li mudtitude : Τοῦ δὲ δήμον ἔνιοι ταῦτα ἐπήνουν, τὸ δὲ πλῆθος ἐβόα δεινὸν εἶναι τὲ μή τις ἐάσει τὸν δῆμον πράττειν ὃ ἂν βούληται, Xen. Hellen. 1, 7,12, quelques personnes du peuple approuvaient la chose, mais la majorité s'écria qu'il était affreux de ne pas laisser au peuple le droit de faire ce qu’il voulait.
πολλοί, ὧν (oi), se prend quelquefois pour la multitude , le peuple, dans un sens politique, par opposition à ὀλέγοι ; Δεινὸν ἡγούμενοι τοὺς πολλοὺς ὑπὸ τοῖς ὀλίγοις εἶναι, fsocr, Panegyr. 30, trouvant cruel que la multitude fit assujettie à un petit nombre de citoyens.
OXAOE, ov (δ), multitude en désordre où confuse, foule : ἐπεθορύθησε πάλιν ὁ ὄχλος, χαὶ ἠναγχάσθησαν ἀφιέναι τὰς χλήσεις, Xen. Helien. 1,7, 13 , nouveau tumulte de la multitude , et ils furent forcés d'abandonner les poursuites.
ΦΥΛΗ͂, ñç(%), tribu : Δώδεκα γὰρ χαὶ Περσῶν φυλαὶ διήρηνται, Xen. Cyr. 1, ἃ, ὅς car les Perses sont aussi divisés en douze tribus. |
AIABOHTOZ (ὃ, ἡ)», divulgué; d'où, renommé, se prend en bonne et en mauvaise part : Τῶν ἐφ᾽ ὥρᾳ καὶ λαμυρίᾳ διαθοήτων ἐν τῇ πόλει, Plut. Lucull. 6, de celles qui étaient renommées dans la ville pour leur beauté ct leurs grdces.
ÉTIBOHTOS (ὃ, ἡ), décrié, diflamé pour ses mœurs : Kai μ᾽ ἐπίδωτον χατὰ γείτονας ποιήσεις, Anacr. lib. 11, tu me rendras la fable de mes voisins. Suivant d’autres grammairiens il s'emploie aussi comme le précédent.
ΠΕΡΙΒΟΗ͂ΤΟΣ (ὁ, ἡ), renommé, fameux ou diffamé, infäme : Ταύτης τοίνυν τῆς οὕτως αἰσχρᾶς καὶ περιβοήτου συστάσεως χαὶ χαχίας, Dem. Cor. 92, d'une conspiration et d’une méchanceté si hontense et si inf&me. Suivant quelques-uns il s’employait également en bonne et en mauvaise part; mais il paraît constant que Îles
anciens auteurs s’en sont servis plus souvent dans la dernière acception. Plutarque s'en sert de préférence en bonne part.
411. Διάδημα, Κίδαρις, Κίταρις, Μίτρα, Στέφανος, Στέμμα., Στέφος, Στεφάνωμα, Στρόφιον, Ταινία, Τιάρα. AIÂAHMA , ατὸς (τό), bandeau , DIADEME : Εἶχε δὲ καὶ διάδημα
περὶ τῇ τιάρᾳ, Xen. Cyr, VII ,3, 13, et il avait un diadème
ou bandeau autour de la tiare. Au figuré pour l'empire dans les
Septante, comme .en français couronne : Kai περιέθετο διάδημα
τῆς ἀσίας, Machab. 1, 13, 32, et il se mit sur la tête le diadème
de l'Asie.
KIAAPIE, εὡς (n), où mieux KÎTAPIE, qui se rapproche plus de l’étymologie hébraïque et chaldéenne, ciparis, coiffure prineipalement en usage chez les anciens Perses; c’était un bandeau ou turban bleu εἰ blanc. Ce mot semble avoir été confondu avec τιάρα par Plutarque et Quinte Curce (HIT, 3), qui tous deux en font la coiflure distinetive du roi de Perse : Λέγων ὡς οὐδὲν ὀνίνησιν ἡ κίταρις ἑστῶσα περὶ τῇ χεφαλῇ τοὺς ὑπ᾽ αὐτόν, Plut. Ariax, 28, disant que la tiare droite sur. la téte n'est d'aucune utilité aux peuples. Les Septante ont aussi employé κίδαρις en parlant du bonnet du grand prêtre des Juifs. On l’a traduit à tort en francais par tiare dans ce passage, où la Vulgate conserve le latin cidaris : Kai ἐπίθετε κίδαριν καθαρὰν ἐπὶ τὴν χεφαλὴν αὐτοῦ, Zach. 8,5, mettez-lui sur la tête une tiare éclatante.
MITPA , ας (ἡ), de piroc, tissu où bandeau de fil de lin; Hérodote donne ce nom à la coiffure ou turban en usage chez les Babyloniens et les Assyriens : Τὰς χεφαλὰς μίτρησιν ἀναδέονται, Herodot. Y, 195, ils se ceignent la tête de bandeaux.
ΣΤΈΦΑΝΟΣ, ou (ὁ), de otépw, dans Homère, cercle; plus tard, couronne. Elle n’était point chez les anciens l’attribut de la royauté comme chez les modernes , mais e’était la marque distinctive de certaines magistralures; c'était encore la récompense des ciloÿens qui avaient rendu des services signalés à la patrie, ou le prix des vainqueurs dans les jeux publics; dans les festins les convives portaient des courannes de fleurs : ὅτι στεφανοῖ ὁ δῆμο; Δημοσθένην χρυσῷ στεφάνῳ ἀρετῆς ἕνεχα, Dem. de Coron. 17, que le peuple couronne Démosthène d’une couronne d'or à cause de son mérite.
240 AIAAZKAAEION.
ZTÉMMA , ατος (τό), plus usité en poésie, suivant Eustathe, couronne entourée de bandelettes de laine consacrée à un dieu et portée par un suppliant, comme celle de Chryzès, dans l’Iliade : Στέμματ' ἔχων ἐν χερσὶν ἑχηδόλον ἀπόλλωνος, IL. 1, 14, et tenant en ses mains les bandelettes εἰ Apollon qui frappe au loin.
ZTÉPOE, εος (τό), poélique , couronne des suppliants : Πέπλων καὶ στεφέων πότ᾽, εἰ μὴ νῦν, ἀμφὶ λιτὰν ἕξομεν: Æsch. Theb. 101, quand aurons-nous besoin plus qu'en ce jour de voiles et de couronnes pour invoquer les dieux ?
ΣΤΕΦΑΝΩΜΑ, aros (ré), poétique, ce dont on se couronne ou dont on fait une couronne : Ô καλλίδοτρυς νάρχισσος μεγάλαιν θεαῖν ἀρχαῖον στεφάνωμα, Soph. OEd. Col. 684, le narcisse aux belles grappes, dont jadis se couronnaient les grandes déesses.
ETPOION, ον (τό), de στρόφος, bandelette , sorte de coiffure, bandeau , turban, dans Athénée : ἐφόρει δὲ ὑπὸ τρυφῆς πορφυρίδα χαὶ στρόφιονλευχὸν ἐπὶ τῆς κεφαλῆς, Athen. 543, f, par luxe il portait une robe de pourpre et avait la tête ceinte d'un turban blanc.
TAINIA , ας (ñ), de τείνειν, tissu long et étroit dont on se servait pour faire des couronnes, des bandeaux, des ceintures, bande , bandelette, ruban ; par extension, couronne , dans Xénophon : O δὲ Σωχράτης διέπραττε τῷ νιχήσαντι μὴ ταινίας, ἀλλὰ φιλήματα παρὰ τῶν χρίτων γενέσθαι, Xen, Conv. 5, 9, mais Socrate faisait en sorte que le vainqueur obtint, non des couronnes, mais des baisers de ses juges.
TIAPA ; ἃς (ἡ), TIARE , bonnet de ἜΘΕΙ et pointu par le haut, coiffure des grands seigneurs chez les Perses, ct du roi, qui avait seul le droit de porter la pointe droite : Τὴν μὲν γὰρ ἐπὶ τῇ χεφαλῇ τιάραν βασιλεῖ μόνῳ ἔξεστιν ὀρθὴν ἔχειν, Xen. Anab. {1 ὅς 23, car ce n'est qu'au roi qu'il est permis d'avoir sur la tête la tiare droite.
172. Διδασχαλεῖον, Γυμνάσιον, Atarpi6ñ, Hénréprov, Μελετητήριον, Παιδαγωγεῖον, Σχολή.
ΔΙΔΑΣΚΑΛΕΙ͂ΟΝ, ou (τό), école : ἔξεστι πᾶσι Πέρσαις πέμπειν τοὺς ἑαυτῶν παῖδας εἰς τὰ χοινὰ τῆς διχαιοσύνης διδασκαλεῖα, Xen,
Cyr. 1, 2, 15, il est permis à tous les Perses d'envoyer leurs enfants dans les écoles publiques de justice.
TYMNASION , οὐ (τό), Gymnase, lieu plus particulièrement consacré aux exercices du corps : ὦσπερ τοὺς γέροντας ἐν τοῖς γυμνασίοις ὅταν ῥυσσοὶ nai μὴ ἡδεῖς τὴν ὄψιν ὅμως φιλογυμναστῶσιν, Plat. Pol, IV, 452,b, comme les vieillards qui, lorsqu'ils sont ridés et très-peu beaux à voir, aiment cependant encore à s'exercer dans les gymnases.
AIATPIBI , ἧς (4), école de philosophie, dans Lucien : Épyaστήρια γοῦν ἐκάλει καὶ χαπήλεια τὰς τούτων διατριδάς, Luc. Nigrin. 25, il appelait leurs écoles des boutiques et des tavernes.
HBHTIIPION, οὐ (τό), lieu destiné aux exercices de la jeunesse, gymnase, dans Plutarque : Éxérrnro τῆς ῥώμης τὰ ἥδιστα προάστεια, χαὶ τῶν ἠδητηρίων τὰ χάλλιστα, Plut. Pomp. 40, il possédait les plus agréables muisons de campagne de Rome et les plus beaux gymnases. Υ
ΜΕΛΕΤΗΤΊΙΡΙΟΝ, ov (ré), cabinet d'étude : ἐκ τούτον χατάγειον μὲν οἰκοδομῆσαι μελετητήριον, ὃ δὴ διεσώζετο rai χαθ᾽ ἡμᾶς, Plut. Dem. 7, depuis lors il fit construire un cabinct souterrain qui s'est conservé jusqu'à nos jours.
ΠΑΙΔΑΓΩΓΕΙ͂ΟΝ, ον (τό), classe, salle d'étude : Kai τὸ παιδα-γωγεῖον χορῶν, Dem. de Coron. 79 , et balayant la classe.
EXOAIT, ἧς (4), #coue de philosophie , dans Plutarque : ὥστε χαὶ τοὺς φιλοσόφους ἐν ταῖς σχολαῖς ζητοῦντας, εἰ τὸ πάλλεσθαι τὴν καρδίαν.... Plut. Arat. 29, de sorte que même les philosophes
recherchant dans les écoles si le battement du cœur...
ΔΙΔάσκαλοσ, ou (δ), maitre qui enseigne, professeur, instituteur public ou privé, qui enscigne les sciences et les lettres : Οἱ δ᾽ ἂν παιδευθῶσι παρὰ τοῖς δημοσίοις διδασχάλοις, Xen. Crr.T, 1,15, ceux qui ont pu étre clcvés par les instituteurs publics.
ἘΠΙΣΤΑΤΗΣ, ον (6), maitre, qui montre ce qu'il faut faire, qui donne l’exemple. Les leçons du διδάσχαλος ont plus de rapport à la manière de s’énonccr ou de raisonner; celles de l'ère
στάτης aux actions, à la conduite ; en général , celui qui dirige, qui conduit, qui surveille, préfet, inspecteur : Αὐτοῖς ποιμνίων ἐπιστάταις, Soph. Ajac. 27, avec les gardiens mêmes des troupeaux. Οὐχ ὁρᾷς ὡς εὔταχτοι μέν εἰσιν ἐν τοῖς ναυτιχοῖς, εὐτάχτως δ᾽ ἐν τοῖς γυμνιχοῖς ἀγῶσι πείθονται τοῖς ἐπιστάταις ; Nen. Mem. ΠῚ, 5,18, πε vois-tn pas le bon ordre qui règne dans la marine, et combien dans les exercices gymniques les combattants obéissent à leurs chefs ? À Athènes c'était le nom du chef des Prytanes.
ΠΑΙΔΑΓΩΓΌΣ, οὔ (δ), précepteur particulier où gouverneur chargé de veiller sur la conduite de son élève et de former ses mœurs. C'était presque toujours un esclave qui ne quittait jamais l'enfant dont il était chargé de faire l'éducation : Ἐπειδὰν τάχιστα οἱ παῖδες τὰ λεγόμενα Ἐννιῶσιν, εὐθὺς μὲν ἐπ᾿ αὐτοῖς παιδαγωγοὺς θεράποντας ἐφιστᾶσι", εὐθὺς δὲ πέμπουσιν εἰς διδασχάλων, Xen. Lacædem. 2, 1, aussitôt que les enfants comprennent ce qu’on leur dit, ils leur donnent des esclaves pour gouverneurs et les envoient aux écoles. Le français PÉLDAGOGUE, qui en vient, s’emploie en mauvaise part. Ὡς
TIAIAONOMOZ, ov (0), espèce d’ inbpecteur pris parmi les premiers magistrats à Sparte, et qui était chargé de veiller à l'éducation de la jeuncsse : Οὐ μὴν ἀλλὰ καὶ παιδονόμος ἐχ τῶν χαλῶν ral ἀγαθῶν ἀνδρῶν ἐτάττετο, Plut. Lyc. 17, outre cela on leur donnait pour gouverneur un des principaux et des plus vertueux citoyens.
ΠΑΙΔΟΤΡΙΒΗΣ, ον (δ), celui qui dresse l'enfant aux exercices du corps, maître de palestre où de gymnase : Οἱ περὶ τὸ σῶμα παιδοτρίθαι τε καὶ ἰατροί, Plat. Gorg. 504, a, ceux qui s'occupent du corps, les maïtres de gymnase et les médecins.
ΔΙΔΑΣΚΕΙ͂Ν, enseigner : Διδάσχουσι δὲ αὐτοὺς χαὶ πείθεσθαι τοῖς ἄρχουσι, Xen. Cyr. 1, 3, 8, ils leur enseignent aussi à obéir à ceux qui gouvernent.
AEIRNYNAI, montrer, se prend quelquefois comme en fran-
çais pour διδάσχειν, enscigner : Οἴἵτινες δείξουσί τε ὀρθῶς χαὶ διδάξουσι καὶ ἐθίσουσι ταῦτα δρᾷν, Xen. Cyr. III, 3, 27, lesquels montreront , ct enseigneront , et accoutumeront à faire cela dans les règles.
ΔΙΙΛΟΥ͂Ν, faire connaïre, expliquer + ὁ δὲ μοι δοκεῖ ἐνδεέστερον à ὡς ἐχρῆν δηλῶσαι, τοῦτο ἐγὼ πειράσομαι τοὺς μὴ εἰδότας διδάξαι, Xen. Cyr. VIN ,1, 1, mais ce qu'il me paraît n'avoir pas fait connaître comme il le fallait, j'essayerai de l'enseigner à ceux qui l'ignorent.
ΠΑΙΔΕΥ͂ΕΙΝ, élever, instruire un enfant : El δ᾽ ἐπὶ τελευτῇ τοῦ βίου γενόμενοι βουλοίμεθά τῳ ἐπιτρέψαι à παῖδας παιδεῦσαι à χρήματα διασῶσαι, de’ ἀξιόπιστον εἰς ταῦτα ἡγησόμεθα τὸν ἀχρατῆ; Xen. Mem. 1. 5,2, εἰ si, arrivés au terme de la vie, nous voulions confier à quelqu'un le soin d'élever nos enfants ou de conserver notre argent, serait-ce l'homme intempérant que nous croirions digne de notre confiance pour cela ?
ΠΑΙΔΑΓΩΓΕΙ͂Ν, éduquer un enfant; d'où, diriger comme un enfant : ὁ σοφιστὴς τοὺς παιδενομένους οὕτω δυνάμενος παιδαγωγεῖν, Plat. Theæth. 167, c, Le sophiste qui peut ainsi diriger ceux dont il fait l'éducation.
ΔΙΔόναι, proprement, distribuer; d’où, donner, dans un sens très-étendu, dare, au propre et au figuré : Kai ὁ Κῦρος λαθὼν τὴν τοῦ ὕστάσπου δεξιὰν ἔδωχε τῷ Γωθρύᾳ, ὁ δ᾽ ἐδέξατο, Xen. Cyr. VIN, 4, 26, et Cyrus, ayant pris la main droite d'Hystaspe, la donna à Gobryas, qui la reçut.
AQPEIN , rare à l'actif et plus usilé au moyen ΔΩΡΕΙ͂ΣΘΑΙ, faire don ou faire un don : Τῷ δὲ Ypxavio ἵππον rai ἄλλα πολλὰ rai καλὰ ἐδωρήσατο, Xen. Cyr. VIII, 4, 24, et il fit don à l'Hyrcanien d'un cheval et de beaucoup d’autres choses pré» cieuses,
244 AIAONAI.
AOPYTTEYOAI, synonyme du précédent, dans le dialecte dorien : Τάν τοι, ἔφα, χορύναν δωρύττομαι, Theocr. VII, 42, Je te fais don de cette massue, dit-il.
ÉTTYAAÏZEIN, poétique, mettre en main, remettre, commeltre : Kai τοι Ζεὺς ἐγγυάλιξεν σχῆπτρόν τ᾽ ἤδε θέμιστας, IL. IX, 99, et Jupiter a commis à tes mains Le sceptre εἰ la’justice,
ἘΓΧΕΙΡΊΖΕΙΝ, mettre entre les mains, commettre, confier : ἀγησιλάῳ ἑαυτὸν χαὶ τὴν γυναῖχα καὶ τὰ τέχνα χαὶ τὴν δύναμιν ἐνεχεί-pue, Xen. Ages. 3, 3, il remit entre les mains d’Agésilas lui, sa femme, ses enfants et tout ce qu'il possédait.
ἐπιτρέπειν, remettre, confier, abandonner : Δεομένους χαὶ πάντα ποιοῦντας ὅπως ἂν σφισι τὸ πηδάλιον ἐπιτρέψῃ, Plat. Pol. VI, 488, c, priant et faisant tout au monde pour qu'il leur abandonne le gouvernail.
ΝΈΜΕΙΝ, partager : Δοκεῖ δ᾽ ἔμοιγ᾽, ἔφη, nai τὸ νεῖμαι τὰ χρή-
ra ἐπειδὰν ἔλθωσι, Μήδοις χαὶ ὑρκχανίοις χαὶ Τιγράνῃ ἐπιτρέψαι, Xen. Cyr. ΤΥ, ἃ, 43, et il me ραγαΐ! à propos aussi, dit-il, de confier le partage de l'argent aux Müdes, aux Hyrcaniens et à Tigrane lorsqu'ils reviendront.
ÔNAZEIN (ὁπαδός), adjoindre, associer ; d’où, dispenser, dans les poëles : Νῦν μὲν γὰρ τούτῳ Κρονίδης Ζεὺς κῦδος ὁπάζει, Il. VIII, 141, car maintenant, il est vrai, Jupiter, fils de Saturne, lui dispense la gloire.
ὀρέγειν, proprement, tendre la main; d'où, offrir ou donner, au propre et au figuré : Κατὰ δὲ πτόλιν αὐτὸς ἀνάγχῃ πλάγξομαι, αἵ nv τις χοτύλην χαὶ πύρνον ὀρέξῃ, Οὐ, XV, 312, et moi-même je serai forcé de courir par la ville pour voir si quelqu'un m'offre le vin et le pain.
ΠΑΡΈΧΕΙΝ, exhiber; præbere; d'où, procurer, au propre et au figuré : ἔπειτα τοῖς μὲν ἄλλοις ἑρπετοῖς πόδας ἔδωχαν οἱ τὸ πορεύεσθαι μόνον παρέχουσιν, Nen. Mem.T1, 4,8, ensuite, aux autres animaux qui rampent sur terre, ils ont donné des pieds qui leur procurent seulement la faculté de se mouvoir.
ΠΟΡΕΙ͂Ν, verbe poétique et usité seulement à l’aoriste second , passer; d’où, procurer, donner : ἣν διὰ μαντοσύνην τὴν οἱ πόρε
φοῖδος ἀπόλλων, IL, I, 72, par la science divinatoire que lui donna Phœbus Apollon.
ΠΟΡΊΖΕΙΝ (πόρος), donner les moyens ; d’où, fournir : Οὐχοῦν τοῦτο μὲν ἀγαθόν, εἴ γε τοῖς στρατιώταις ἱχανὸς ἔσται τὰ ἐπιτήδεια πορίζειν; Xen. Mem. VIT, 4,2, n'est-ce donc pas là une bonne chose, s'il est en état de fournir aux soldats leurs provisions ?
TIOP:ŸYNEIN, poétique, préparer, procurer : ἐγὼ γὰρ εἰμὶ ὁ πορσύνας τάδε, Soph. OEd. R. 1454, car je suis celui qui l'a procuré cela.
HIPOIÉNAI, au moyen, prodieuer : Καὶ αὐτόν γέ σε οὐχὶ ἀνέ-εσθαι τοὺς σοὶ προεμένους εὐεργεσίαν ὁρῶντά σοι ἐγχαλοῦντας, Xen. Anab, NI1,7, 47, et que toi-même ne pourras supporter que ceux qui t'ont prodigué leurs bienfaits t'accusent en face,
XAPÎZESOAI, gratifier, accorder une grâce : ἐνδοῦναι ai χαρίσασθαι τῷ δήμῳ δίχαια μὲν ἀξιοῦντι, Plut. Tib. Gracch. 11, de faire cette concession, et d'accorder cette gräce au peuple, qui ne demandait que des choses justes.
ΧΟΡΗΓΕΙ͂Ν, proprement , être chorège , ou pourvoir à l’entretien du chœur; d’où, par extension, pourvoir, fournir : Τί οὖν κωλύει λέγειν εὐδαίμονα τὸν ar” ἀρετὴν τελείαν ἐνεργοῦντα, καὶ τοῖς ἐχτὸς ἀγαθοῖς ἱκανῶς χεχορηγημένουν ; Aristot. Eth. Nic. IV, τὸ, qui empêche donc d'appeler heureux celui qui met une vertu parfaite dans ses actions, et qui est suffisamment pourvu des biens extérieurs ?
ΔΙΗ͂ΓΗΣΙΣ, εὡς (ἡ), narration en prose ou en vers ,; d’une assez grande étendue et formant un tout : ἀλλ᾽ ἐάν περ διήγησις D, τῶν γενομένων ἔσται ἵν᾽ ἀναμνησθέντες ἐχείνων βέλτιον βουλεύσωνται περὶ τῶν ὕστερων, Aristot. Rhet. 111, 16, mais pourtant, s’il y a une narration [dans un discours], elle sera pour rappeler les faits passés, afin qu'on prenne de meilleures résolutions pour l'avenir.
ΔΙΗ͂ΓΗΜΑ, ατος (τό), narration plus courte , morceau détaché, épisode, narré, récit, qui se borne à rapporter un seul fait ou ce qui est relatif à un seul individu , dans les rhéteurs ; ainsi,
246 ATKAIOS.
selon Hermogène, διήγησις peut s’apptiquer à une grande composition, comme l’histoire d’Hérodote ou celle de Thucydide, et διήγημα cst un simple récit, comme celui des aventures d'Orion ou d’Aleméon : Καὶ πάλιν διήγησις μὲν ἡ ἱστορία Ἡροδότου, ἡ συγγράφη Θουχυδίδου" διήγημα δὲ τὸ χατὰ ἀρίονα, τὸ χατὰ À χμαίωνα, Hermog. Progymn. cap. 2.
ΔίκαιοΣ, xix, conforme au droit, Juste ; justus : ἀρ' οὖν, ἔφη, ὥσπερ οἱ τέχτονες ἔχουσι τὰ ἑαντῶν ἔργα ἐπιδεῖξαι, οὕτως où δίχαιδι τὰ ἑαυτῶν ἔχοιεν ἂν διεξηγήσασθαι; Xen, Mem.1V, 2, 12, ainsi donc, dit-il, comme les ouvriers peuvent montrer leurs œuvres, de même les hommes justes pourraient exposer les leurs ?
ÉNAIKOE (ὃ, ἡ}, poétique, et dans Platon : Κούποτ᾽ ἔχ γ' ἐμοῦ τι μὴν προέξουσ᾽ οἱ χαχοὶ τῶν ἐνδίχων, Soph. Ant. 206, et jamais les méchants n'auront auprès de mot lu préférence sur les justes.
AÏSIMOS (ὁ, #), poétique , convenable, bon, juste : Αλλὰ δίχην τίουσι καὶ αἴσιμα ἔργ᾽ ἀνθρώπων, Od. XIV, 84, mais ils honorent la Justice et les bonnes actions des hommes.
Εἰκώσ, éroç (6), de ἔοικα, raisonnable : Προχαλεσάμενοι γὰρ πολλὰ χαὶ εἰχότα, où τυγχάνομεν, Thuc. 11, 74, car après avoir Jait des demandes raisonnables et souvent répétées nous n'obtenons rien.
ἘΠΙΕΙΚΗ͂Σ (6, ἡ)» convenable, modéré ε Τὸν τρόπον ἐπιειχὴς χαὶ δίχαιος, Diod, Sic. T, 106, d'un caractère modéré et juste.
505 , au figuré; 1° égal, équitable; æquus : Μηδαμῶς" οὔτε γὰρ δίκαιον, οὔτ᾽ ἴσον ἐστίν, Dem. de Coron. 98, nullement, car ve ne serait ni juste ni équitable. 90 Impartial + Βουλοίμην δ᾽ ἂν ὑμᾶς ἴσους ἀχροατὰς ὑπὲρ ὑμῶν αὐτῶν γενέσθαι, Dem. Proæm. 1484, 7, Je voudrais que vous fussiez des auditeurs impartiaux pour vous-mÊmes.
ΟΡΘόσ, ἡ, au figuré, droit, dans le sens de juste, rectus : Κατὰ λόγον ὀρθόν, Plat. Leyg. X, 890, d, selon la droite raison.
ὅΣιοσ, læ, permis par la teligion ou Juste envers les dieux :
Κατὰ τὸν πᾶσι νόμον χαθεστῶτα, τὸν ἐπιόντα πολέμιον ὅσιον εἶναι ἀμύνεσθαι, Thuc. II, 56, suivant la loi reçue ches tous les hommes , qu'il est permis de repousser l'ennemi qui nous nttaque.
AÏKH, ἧς (n), de διχεῖν, proprement, ee que jette ou envoie le sort, part ou lot échu au sort, dans Homére : ἀλλ᾽ agen δίχη ἐστὶ βροτῶν, ὅτε χέν τε θάνωσιν, Od. ΧΙ, 218, mais tel est le let des mortels lorsqu'ils sont morts, D'où, l’idée de droit individuel 1 H γὰρ δίχη κρίσις τοῦ διχαίου mai τοῦ ἀδίχου, Aristot. Eth. Wie. V, 10, 4, car le droit est ce qui décide du juste et de l'in- Juste.
AÏKAION , ou (τό), ce qui est Juste, le juste, prétention juste; d’où, 1° droit; jus : ἔν μὲν οὖν πρὸς ἅπαντας τοὺς τούτων λόγονς ὑπάρχει μοι δίχαιον, Dem, in Callicl, 1272, 16, j'ai donc un droit à opposer à tous les discours de ceux-ci. 4° Droit politique : ἀλλ᾽ εὐτυχοῦσιν ὅτι ἐναποχρῶνται τῇ ὑμετέρᾳ ῥαθυμίᾳ τῇ οὐδὲ τῶν διχαίων ἀπολαύειν προαιρουμένῃ,, Dem, de Indue. 218, 5, mais ils ont des succès parce qu'ils profitent de votre lächeté, qui ne cherche pas même à user de ses droits.
AIKAIOÏŸ NH, ἧς (%), sentiment où principe du juste , justice : Καὶ ἡ μὲν δικαιοσύνη ἐστὶ χαθ᾽ ἣν ὁ δίχαιος λέγεται πραχτιχὸς χατὰ προαίρεσιν τοῦ διχαίου, Aristot. Ethie. Nic. V, 9, 17, et la Justice est le principe d'après lequel on appelle juste celui qui dans ses actions a l'intention du juste:
ΔΙΚΑΙόΤΗΣ, pros (ñ), qualité de l’homme juste, habitude de Justice, qui peut n'être qu’apparente : ὥσπερ dé τις ἀγάλλεται ἐπὶ θεοσεθείᾳ χαὶ ἀληθείᾳ ai διχαιότητι, Xen. Anab. Il, 6,25, et comme un autre se pare de la piété, de la vérité et de la justice.
AIKAÎQMA , ατὸς (τό), moyen de droit qu'on fait valoir : Διχαιώματα μὲν οὖν τάδε πρὸς ὑμᾶς ἔχομεν ἱκανά, Thuc, 1, 41, tels sont les moyens de droit certains que nous avons auprès de vous. Dans le Nouveau Testament, mayen de justification, d'expintion , ee qui justifie : To δὲ χάρισμα ἐκ πολλῶν παραπτωμάτων εἰς
δικαίωμα, Rom. V, 16, mais ce don de la grâce nous justifie de plusieurs péchés.
ΔΙΚΑΙΩΣΙΣ, εὡς (ἡ), 1° prétention à l'exercice d'un droit : Τὴν γὰρ αὐτὴν δύναται δούλωσιν % τε μεγίστη χαὶ ἐλαχίστη διχαίωσις, ἀπὸ τῶν ὁμοίων πρὸ δίχης τοῖς πέλας ἐπιτασσομένη, Thuc. I, 141, c’est toujours un asservissement que la prétention plus où moins étendue d'imposer un droit à ses égaux avant toute forme de jugement. ® Justification, dans le Nouveau Testament : Καὶ ἠγέρθη διὰ τὴν διχαίωσιν ἡμῶν, Rom. IV, 25, et qui est ressuscité pour notre Justification.
AIKAIONPÂTHMA, ατος (τό), pratique de la justice, et micux, acte de justice, dans Aristote, qui le distingue ainsi de δίχαιον : τὸ μὲν γὰρ δίκαιον τὸ τῷ νόμῳ ὡρισμένον, τὸ δὲ διχαιοπράγημα τὸ τὰ δίκαια πράττειν, Aristot. Magn. Mor. 1, 34, 24, car δίκαιον est ce qui est défini par la loi, et δικαιοπράγημα est la pratique de la justice.
AIKAIOTIPATÏA, ας (%), est plus spécialement la pratique de da justice : Διωρισμένων δὲ τούτων δῆλον ὅτι ἡ διχαιοπραγία μέσον ἐστὶ τοῦ ἀδικεῖν χαὶ ἀδιχεῖσθαι, Aristot. Ethic. Nic. V,9, 17, d'après ces distinctions il est évident que la pratique de la Justice tient le juste milieu entre commettre l'injustice et en étre la wictime, |
ΘΈΜΙΣ, «dos (%), de τιθέναι, proprement ce qui est établi ou institué, et consacré par l'usage, coutume ; de là, ordre ou droit établi, dans Homère, qui ne l’emploie en ce sens qu’au singulier, et aussi pour l'endroit même où l’on rend la justice, le siége de la justice : ἵνα σφ᾽ ἀγορή τε θέμις τε nv, IL. ΧΙ, 807, où était leur assemblée et Le siège de la justice. Dans Platon : Ξυνοιχίζειν δὲ ταύτας ἐχείνοις ur ἀγχιστείαν καὶ θέμιν, Plat. Legs. ΧΙ, 920, ἀ, et qu'elles cohabitent avec eux en vertu de la parenté et de l'usage établi, Selon les grammairiens, θέμις est la justice divine, allégation contredite par ce passage de Démosthène, où il est en opposition avec ὅσιον : Ἀλλὰ τούτων y οὔθ᾽ ὅσιον οὔτε θέμις τῷ μιαρῷ τούτῳ μεταδοῦναι, in Aristogit. 1, 794, 13, mais il n’est permis ni par les lois divines ni par les lois humaines , de confier cela à ce scélérat. ΘΈΜΙΣ personnifiée n’est
dans Homère qu’une déesse subalterne , chargée de convoquer les assemblées soit des dieux, dans l'Olympe, soit même des hommes, sur la terre, et d’y maintenir l’ordre : Ζεὺς δὲ Θέμιστα χέλευσε θεοὺς ἀγορήνδε χάλεσσαι, 1], XX, 4, Jupiter ordonna à Thémis d'appeler les dieux à l'assemblée. Ce n’est que plus tard qu'on ἃ fait de Τηέμιβ la déesse de la justice.
ὍΣΙΟΝ, οὐ (τό), ce qui est permis par la religion , droit divin ; Jas : Τὸ ὅσιον μέρος τοῦ διχαίου, Plat. Eutyphr. 12, e, le droit divin est une partie du juste.
Δίκη, ἧς (%), action en justice, en général ; très-souvent à Athènes δίχη seul, par ellipse d’idix, procès entre particuliers, surlout par opposition à γραφή.
TPA#I, ἧς (%), action ou accusation publique pour un crime capital contre les lois de l'État, et qui entrainait la peine de mort. Socrate , dans l'Euthyphron de Platon, parlant de l’accusation intentée contre lui par Mélitus, se sert du mot γραφή, qu’il distingue de δέχῃ en ces termes : Où δήπον ἀθηναῖοι γε, ὦ Εὐθύφρον, δίχην αὐτὴν καλοῦσιν, ἀλλὰ γραγήν, Eutyphr. 2, a, cette action, ὅ Euthyphron, n'est pas celle que les Athéniens appellent δίκη, mais γραφή.
AIAAIKAZÏA, ας (ñ), action en revendication d’un droit ou d’un privilège : ἔστι γὰρ ὃ μὲν ἀγὼν οὑτοσὶ χλήρου διαδιχασία, Dem. in Leochar. 1082, 16, car ce débat est une action en revendication d’héritage.
ÉTKANHMA , ατος (ré), plainte dans une affaire privée, dans un procès entre particuliers, en parlant de la plainte mime et de l'acte qui la contenait : ἀκούετε γεγραμμένον ἐν τῷ ἐγχαλέματι, Dem. in Nausim. 988 , écoutez ce que porte la plainte.
KATUHTOPÎA, ἃς (ἡ), accusation, plainte portée dans une affaire d'État : Τὰς μὲν γὰρ δίχας ὑπὲρ τῶν ἰδίων ἐγκλημάτων λαγχάνουσι, τὰς δὲ κατηγορίας ὑπὲρ τῶν τῆς πόλεως πραγμάτων ποιοῦνται, fsocr. de Big. 603, ils obtiennent des activns privées sur de simples plaintes, et ils en font des accusations capitales et des affaires d'État.
250 AIRTYON.
480: Δίχτυον, ἀμφίβληστρον, Àprue, ἁρπεδόνη, Γάγγαμον, Τρῖφος ; ἐνόδια, Κυρτός, Λῖνον, Πλέγμα, Πόρχος, Σαγήνη» ὑποχή.
ΔίΚΤΥΟΝ, ou (τό), de διχεῖν, jeter, félet, en général, d’après son étymologie, doit avoir été d’abord employé pour là pêche : ὥστ' ἰχθύας οὖς θ᾽ ἁλιῆες κοῖλον ἐς αἰγιαλὸν πολιῆς ἔχτοσθε θαλάσσης διχτύῳ ἐξέρυσαν πολυωπῷ, Od. XXII, 386, comme des poissons que les pécheurs tirent de la mer écumeuse sur le rivage sinueux dans un filet à nombreuses mailles. Dans Xénophon c’est le Jfilet à mailles de fil de lin de la plus grande dimension pour la chasse, panneau; plagæ : Τὰ δὲ δίχτυα τεινέτω ἐν ἀπέδοις, Xen. Cyneg. θ, 9. qu'il tende les filets dans les plaines.
ÂM#ÎBABETPON , ον (τό), grand filet pour la pêche, verveux ; verriculum : Λαθεῖν ἀμφίβληστρον καὶ περιβαλεῖν τε πλῆθος πολλὸν τῶν ἰχθύων χαὶ ἐξειρύσαι, Herodot, 1, 141, il prit un verveux, enveloppa une grande quantité de ces poissons et les tira de l'eau. |
ÂPKYE, oç (4), rets, filet coticave plus petit que les précédents, rete ; il servait pour chasser le sanglier et le lièvre; on le tendait dans les anfractuosités de terrain, dans les forêts, près des étangs et des ruisseaux : Διωχόμενον δὲ τὸν λαγὼ εἰς τὰς ἄρχυς εἰς τὸ πρόσθεν προϊέσθω, Xen. Crneg. 6, 10, si le lièvre est lancé vers les rets, qu'on le laisse prendre les devants.
ἁρπεδόνη, ns (%), lacet, filet : Ti δὲ ἐλάφους ποδάγραις vai ἁρπεδόναις; Xen. Cyr. 1,6, 28, pourquoi encore des cerfs dans des piéges et des filets ?
TÂTTAMON , ou (τό), petit filet pour la pêche des huîtres : Γάγγαμα τ᾽ ἠδ᾽ ὑποχαὶ περιήγεες, Opp. Hal. 111. 81, les petits filets et les grands filets ronds.
ΤΡΙ͂ΦΟΣ, οὐ (6), griphe, filet pour li pêche : Τῶν τὰ μὲν ἀμφίὄληστρα τὰ δὲ γρῖφοι γαλέονται, Opp. Hal. 111, 80, de ce nombre sont Les filets qu'on appelle verveux et griphes.
ἐνόδια, ὧν (τά), de ἐν et ὁδός, filets de la plus petite dimension, pour la chasse; casses : Ἐμδαλλέτω δὲ τὰ ἐνόδια εἰς
τὰς ὁδούς, Men. Cyneg. 6, 9, qu'il jette les enodia sur les routes.
KYPTOE, où (δ), sorte de panier rond fait de jonc tressé dont on se servait pour prendre le poisson, nasse, dans Platon et dans Théocrite : ὁρμειαί, κύρτοι τε, χαὶ ἐκ σχοίνων λαθύρινθοι, Theocr. XXT, 11, des lignes, des nasses et des labyrinthes de jonc.
AÏNON , ov (+6), proprement, lin, οἱ tous les ustensiles qu’on en faisait, comme /flet de pêche, dans Homère : Μήπω;, ὡς ἀψῖσι λίνου ἁλόντε πανάγρον, Il. V, 487, de peur qu'enveloppés comme par les nœuds du lin qui prend tout.
HAËTMA , ατὸος (τό), proprement, tresse ; d'où, toile pour la chasse : Tivos δ᾽ ἕνεχα δολοῦν ὕς ἀγρίους πλέγμασι vai ὀρύγμασι; Xen. Cyr. 1,6, 38, et pourquoi [appreniez-vous] à prendre des sangliers dans des toiles et des fosses ?
HIOPKOS , o (δ), sorte de filet rond, peut-être comme notre épervier : Κύρτους δὴ καὶ δίχτυα καὶ βρόχους nai πόρχους, Plat. Sophist. 230, c, les’nasses, les rets, les lacs et les éperviers.
ΣΑΓΗΝΗ, ἧς (#), selon Hésychius était une espèce de panier de jonc tressé qui servait pour la pèche, senne; sagena; selon quelques-uns e’était la partie ou le fond du filet où tombe le poisson. pris : Kai τοι βόλον ἰχθύων πρίασθαί ποτέ φασι Πυθαγόραν, etre ἀφεῖναι χελεῦσαι τὴν σαγήνην, Plut. Symp. 8, et l'on dit qu'un jour Pythagore acheta un coup de filet, et qu'ensuite il fit rejeter le filet dans l'eau.
ΥΠΟΧΗ͂, ἢς (ἡ), sorte de μοι rond pour la pêche : Εἶτα μέντοι κοραχίνους ταῖς ὑποχαῖς πολλοὺς συλλαθόντες, Ælian. H. Anim. ΧΠΙ, 17, ensuite ayant pris dans leurs filets beaucoup de labres.
181. Διπλοῦς, Δίπλαξ, Διπλάσιος, Aurhacioy, Δίπτυχος, Διπτυχής, Δισσός.
ΔΙΠΛΟΥ͂Σ, ἢ, 1° double, sous le rapport de l’étendue, de la
grandeur ; 2° en parlant des choses qui sont pliées naturellement ou par art, plié en deux : ἀμφὶ δ᾽ ἄρα χλαίναν περονήσατο gou-
χόεσσαν διπλῆν, LE, Χ, 184. et il attacha autour de lui un manteau de pourpre double.
AÎTIAAE (ὃ, %), poétique, double : Καὶ τὰ μὲν ἐν χρυσέῃ φιάλῃ χαὶ δίπλαχι δημῷ θείομεν, Il. XX1IT, 243, et déposons-les dans une urne d'or οἱ dans une double couche de graisse.
ΔΙΠΛΆΑΣΙΟΣ, iæ, deux fois plus grand où plus nombreux; les grammairiens ont prétendu à tort qu’il ne s’entendait que du nombre; il est plus récent ct plus usité en prose que διπλοῦς : Τῶν δὲ ἐνοδίων διπλασίαι, Xen. Cyneg. 2, 8, celles des enodia doivent être deux fois aussi grandes.
ΔΙΠΛΑΣΙίΩΝ (ὃ, %), forme attique plus récente, mais déjà dans Xénophon : Τῶν δὲ χρημάτων ἀντὶ μὲν τῶν πεντήκοντα ταλάντων, ὧν ἔφερες δασμόν, διπλασίονα Κναξάρει ἀπόδος, Χεπ, Cyr. WT, 1, 19, quant à l'argent, au licu des cinquante talents de tribut que vous payez, donnez-en le double à Cyaxare.
AÏNTYXOS, α, plié en deux, en parlant d’un manteau : Airruχον ἀμφ᾽ ὥμοισιν ἔχουσ᾽ εὐεργέα λώπην, Od. XIIT, 224, ayant sur ses épaules un riche manteau double: Euripide l'a employé pour δισσοί : Δίπτυχοι νεανίαι, Tphie. T. 242, les deux jeunes gens. Mais c'était, à ce qu’il semble , un néologisme critiqué par Aristophane dans Athénée (IV, 154, e).
ΔΙΠΤΥΧΗ͂Σ (ὁ, 4), synonyme du précédent , est employé par Aristote en parlant de ce qui est naturellement double : Kai ἕτερον νεῦρον διπτυχές, ὁ τένων, Aristot, H. An. III, 5, et un autre nerf double, qui est le tendon.
AISYOE, ἥν» qui est au nombre de deux, double en parlant du nombre; quelquefois le pluriel δισσοί est pour δύο dans les prosateurs et dans les poëtes , bini : Τῆς δὲ πιθανουργιχῆς διττὰ λέγομεν γένη, Plat. Soph. 222, d, et nous disons que l'art de persuader est de deux espèces.
ΔίσκοσΣ, ov (δ), nisque, espèce de palet formé d’une pierre ronde, aplatic et trouée au milieu ; on passait dans ce trou une courroie qui servait à la lancer : Δίσχοισιν τέρποντο, Il. II, 774,
ils s'amusuicnt à lancer des disques. On faisait aussi des disques en bois et en fer, ainsi que nous l’apprend Eusiathe.
ΣόΛΟΣ, ou (6), masse de fer solide et ronde , ou boule, qu'on lançait comme le disque, mais qui en différait par la matière, et surtout par sa forme sphéroïde : Πηλείδης θῆχεν σόλον ὃν πρὶν μὲν ῥίπτασχε μέγα σθένος Ἠετίωνος, I. ΧΧΙΠΙ, 826, Le fils de Pélée donna [aux concurrents] un disque massif que jadis langait le vigoureux Éétion.
ΔΟΚΕΙ͂Ν, éfre cru, paraëtre, mais seulement sous le rapport de l'opinion que l’on se forme, et qui peut être vraie ou fausse, passer pour : ἐνθυμώμεθα γάρ, ἔφη, εἴ τις μὴ ὧν ἀγαθὸς αὐλητὴς donsts βούλοιτο, τί ἂν αὐτῷ ποιητέον εἴη; Xer. Mem. 1, 7,1. car supposons , disait-il, un homme qui voudrait passer pour bon Joueur de flüte sans l'être en effet : que faudrait-il qu'il fit?
HAÎNESOAI, paraître, se dit des objets dont l'existence est réelle, quelle que soit la forme sous laquelle ils se montrent à nos yeux ou l’idée que nous en concevons, ou encore d’un fait dont ne doute pas celui què l’avance. Ainsi dans ce passage Démosthène cache une ironie très-fine sous le mot φαίνεται, expression qui pouvait paraître flatteuse aux Athéniens, tandis que δοχεῖ leur aurait paru une injure: Οὐχ ἀπιστῶν ὑμῖν, ὡς γέ μοι φαίνεται, Dem. de Coron, 3, ne se défiant pas de vous, à ce qu'il me parait.
EÏAEY@AI , ἃ rapport seulement à la forme extérieure et visible des objets : 1° être vu, paraître, videri, en parlant des objets qui s'offrent à Lx vue, comme les astres, etc., dans Homère οἱ les poëtes; d’où, 2° avoir l'aspect ou l'apparence , ressembler : Παρὰ δὲ γλαυκῶπις ἀθήνη εἰδομένη κήρυχι, Il. 11,280, et près de lui Minerve aux yeux glauques ressemblant à un héraut.
EÏKEIN, principalement au parfait, ÉOIKA , ressembler, sous le rapport moral el intellectuel ; quelquefois sembler, d'après une conjecture ou une assimilation : Écuxaç, ὦ Ἀντιφῶν, τὴν εὐδαιμονίαν οἰομένῳ τρυφὴν χαὶ πολυτέλειαν εἶναι, Χεπ. Mem, 1,6, 10,tu sembles,
254 AOGA.
δ Antiphon, étre de ceux qui pensent que les délices et le luxe font le bonheur.