‹ Synonymes grecs, recueillis dans les écrivains des différents ages de la littérature grecque et expliqués d'après les grammairiens, l'étymologie et l'usage avec des exemples tirés des meilleurs auteurs grecsChapitre 47 sur 105 · Δόξα, Δόκησις,) Δόχημα, Δόξασμα, Γνώμη, Oinua, Οἴωσις · texte numérisé non relu

Δόξα, Δόκησις,) Δόχημα, Δόξασμα, Γνώμη, Oinua, Οἴωσις

AOEA , ἧς (4), de δοκέω, opinion que l’on se forme, Jugement que l’on porte d’après les apparences , dans Platon est opposé à ἐπιστήμη. la science qui seule esl certaine : Τίς γὰρ ἂν vai ἔτι ἐπιστήμη εἴη χωρὶς λόγου τε καὶ ὀρθῆς δόξης, Plat. Theæth. 202, d, bien plus , en effet, peut-il exister une science sans raisonnement et sans jugement droit ?

AOKHEIE, εως (ὦ), croyance : Χαλεπὸν γὰρ τὸ μετρίως εἰπεῖν͵, ἐν ᾧ μόλις χαὶ à δόχησις τῆς ἀληθείας βεθαιοῦται, Thuc. 11, 35, car il est difficile de parler avec modération dans ur sujet où il est même difficile de se former une opinion fixe sur la vérité.

AOKHMA, ατὸος (ré), ce qu'on croit, ce qui semble; d'où, attente : Δοχημάτων ἐχτὸς ἦλθεν ἐλπίς, Eur. Herc, Fur, 771, l'es Poir revient dans mor cœur contre mon attente.

AOZAÏMA , ατος (τό), effet on résultat de l'opinion : Qors τῷ αὐτῷ ὑπὸ ἁπάντων ἰδίᾳ δοξάσματι λαυθάνειν τὸ χοινὸν ἀθρόον φθειρό-μένον, Thuc, T, 141, de sorte que, par un cffet de ectte opinion individuelle , qui est La méme dans tous , ils ne s’aperçoivent pas que l'intérêt commun périt en masse.

ΓΝΩΝΗ, ἧς (2) (γιγνώσχω), opinion formée avec connaissance de cause et conviction : Τῆς μὲν γνώμης ἀεὶ αὐτῆς ἔχομαι, Thuc. 1, 140 , je tiens toujours à la même opinion.

OÏHMA , ατος (τό), d’oiw, bonne opinion, outrecuidance , dans Plutarque : Oifuaro; ἐπληροῦντο ai δοξοσοφίας, Plut. Platon. Quest. 999, e, ils étaient remplis αἴ outrecuidance et d'une haute opinion de leur science,

OÏHXIZ, eux (ü), façon de penser ; opinalio : ἐάν περ μείνῃ ἦδε ἡ οἴησις τὸ ἁρμονίαν μὲν εἶναι σύνθετον πρᾶγμα, Plat. Phæd, 92, a, si celte façon de penser subsiste, que l'harmonie est une

chose composée.

ΔόΞΑ, ne (ñ), opinion que les autres ont de nous; d’où, 1° réputation en général , bonne ou mauvaise, ce qui est déteriné par une épithète ou par le sens : ἀντὶ δ᾽ ἀρετῆς καὶ δόξης ἀγαθῆς ὅτι οὐδ᾽ ἂν τὰ Σύρων πρὸς τοῖς σοῖς χαὶ Ἀσσυρίων πάντα προέλοιντο, Χεπ. Cyr. V, 3, 12, à la vertu εἰ à la bonne renommée ils ne préféreratent toutes les richesses des Syriens ct des Assyriens jointes aux tiennes. ® Sans épithète, comme en français pour bonne réputation, gloire : Μήτε ἡμῶν αὐτῶν τῆς δόξης ἐνδεεστέρους, Thuc. V1, 11, πὲ inférieurs à notre propre gloire.

AOZAËMA , ατος (τό), ce qui glorifie, ce dont on se glorifie, gloire, dans les Seplante : Δέδωκα ἐν Σιὼν σωτηρίαν, τῷ ἰσραὴλ εἰς δόξασμα, 1ςαἱ. 46, 13, j'établirai le salut dans Sion et ma gloire dans Israël.

EYAOEfA, as(ñ), bonne réputation : Εὐδοξία ἐστὶ τὸ ὑπὸ πάντων σπουδαῖον ὑπολαμδάνεσθαι ἣ τοιοῦτόν τι ἔχειν οὗ πάντες ἐφίενται ἣ οἱ πολλοὶ à οἱ ἀγαθοὶ à οἵ φρόνιμοι, Aristot. Rhet. 1, 5, da bonne réputation consiste à être supposé vertueux par tout le monde ou à posséder tel avantage, objet des désirs de tous ou de la plupart des hommes, ou seulement des hommes vertueux ou des hommes sensés.

EŸKAEIA, ας (ñ), bonne réputation; d’où, gloire, poétique, quoique employé par Platon et Xénophon : Τὸν καὶ τηλόθ᾽ ἐόντα ἐὐχλείης ἐπέδησον, Il. VIII, 285, quoiqu'il soit loin d'ici, élève-le au comble de la gloire.

ΕΥ̓ΦΗΜΙίΑ, ας (%), bonne renommée, chez les modernes : Kai τῆς ἀδιαλείπτον πρὸς τὸν ἀεὶ χρόνον εὐφημίας, Plut. Consol. ad Ap. 37, et d'une bonne renommée qui ne cessera de vivre dans tous les temps.

ΕΥ̓͂ΧΟΣ, εος (x6), objet des vœux; d’où, gloire, dans les poëtes : Ποσειδάωνι δὲ νίκην πᾶσαν ἐπέτρεψας μέλεον δέ οἱ εὖχος ἔδω-χας; Il. XXI, 473 , tu as donc abandonné la victoire tout entière à Neptune, et tu lui as donné toute la gloire ?

KAËOZ (τό), de χλύω, ce qu’on entend dire, tradition, renom:

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mée; fama, avec épithète dans Homère : Ἡμεῖς δὲ χλέος οἷον ἀχούομεν, οὐδέ τι ἴδμεν, Il. 11, 486, mais nous, nous entendons seulement le bruit des faits, et nous ne savons rien. Sans déterminatif davs les poëtes postérieurs à Homère, et souvent aussi en prose, comme en français renommée pour gloire : Τὸ δέον ἔνθα δόξα φέρει χλέος ἀγήρατον βιοτᾷ, Eur. Iphig. A, 567, le devoir auquel l'opinion des hommes attache une renommée immortelle. KAIIAGN, ὄνος (2), poétique, renommée; fama : Ti δῆτα δόξης ἢ τί χληδόνος καλῆς μάτην ῥεούσης ὠφέλημα γίγνεται ; Soph. OEd. Col. 258 , quel bien résulte-t-il donc d'une gloire ou d'une renommée belle, il est vrai, mais qui répand un vain éclat ? ΚΥ͂ΔΟΣ, 60; (ré), de xÿw, proprement, éminence; d’où, excellence, supériorité, avantage éminent où glorieux, et non gloire conime on le rend ordinairement : ἠράμεθα μέγα κῦδος, ἐπέφνομεν ἕχτορα δῖον, Il. ΧΧΤΙ, 393, nous avons remporté un grand avantage, nous avons tué le divin Hector,

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