‹ Synonymes grecs, recueillis dans les écrivains des différents ages de la littérature grecque et expliqués d'après les grammairiens, l'étymologie et l'usage avec des exemples tirés des meilleurs auteurs grecsChapitre 48 sur 105 · Aou, Αἰχμή, Éyyoc, Λόγχη, Σάρισσα · texte numérisé non relu

Aou, Αἰχμή, Éyyoc, Λόγχη, Σάρισσα

ΔΟΡΥ͂, ατὸς (τό), bois du javelot ou de la lance; d’où, par extension, Javelot plus long que l'é&zwv, dans l’Iliade; lance dont on se servait de Join et de près; lance, pique, dans 165 historiens : Προΐει δόρυ, 1. XXIIT, 438, ἡ lance le javelot.

αἰχμῇ, ἧς (ἡ), ἀ' ἄχη, proprement, pointe du fer de la lance ; d'où, par extension, dans Homère, Hérodote et les tragiques, et rarement en prose, pique, lance : Αἰχμὴ διαμπερὲς ἦλθε, 7]. V, 658, la pointe (le) perça d'outre en outre.

ÉTXOS, εος (τό), poétique , pique, lance longue et pesante qui se lançait quelquefois, mais de près seulement , à cause de son poids : Οἱ δ᾽ ὅτε δὴ σχεδὸν ἦσαν ἐπ᾿ ἀλλήλοισιν ἴοντες Φηγεύς pa πρότερος προΐει δολιχόσχιον ἔγχος, 1|. V, 15, lorsque ces deux guerriers furent près l'un de l'autre, Phégée lance le premier son long javelot. Quoiqu'il y ait en général, dans Homère, peu de différence entre δόρν et ἔγχος, cependant celte dernière espèce de lance paraît avoir eu plus de longueur et de poids, ainsi que le prouverait.ce vers : ἔγχος δ᾽ οὐχ ἕλετ᾽ οἷον ἀμύμονος Αἰακίδαο, βριθύ, μέγα, στιδαρόν" τὸ μὲν οὐ δύνατ᾽ ἄλλος ἀχαιῶν πάλλειν, Il.

ΔΟΤΙΚΟΣ. 297 XVI, 140, ἡ ne prit point la lance d'Achille, cette lance forte, énorme οἱ pesante, qu'aucun autre des Achéens ne pouvait brandir.

AÔTXH, ἧς (%), proprement , fer d’un trait, d’une lance : Δόρνυ μίαν λόγχην ἔχον, Xen. An. V, 4,16, une lance garnie d’un fer. Lance, dans la Batrachomyomachie : H δὲ νυ λόγχη εὐμήκης βελόνη, Batr. 199 , et pour lance une longue aiguille.

ΣΑΡΙΣΣΑ,, ἧς (ἡ), sarisse, lance de l'infanterie chez les Macédoniens, dans Polybe : Τῶν πολεμίων ὀρθὰς ἀνασχόντων τὰς σαρίσσας" ὅπερ ἔθος ἐστὶ ποιεῖν τοῖς Μαχεδόσιν, ὅταν παραδιδῶσιν αὑτούς.... Polyb. XVTIT, 9,9, les ennemis ayant tendu leurs sarisses droites , ce que les Macédoniens ont coutume de faire lorsqu'ils se rendent.

ΔΟΤΙΚΟΣ, ἡ (δίδωμι), qui a du penchant à donner; porté à donner, dans Aristote : Οἱ γὰρ πολλοὶ δοτιχοὶ μᾶλλον à φιλοχρήμα-τοι, Aristot. Eth. Nic. ἸΝ, 8, car la plupart des hommes sont plus portés à donner qu'amis de l'argent.

METAAOTIKOE, ἡ, proprement , communicatif, qui fait part ou donne volontiers : ἔτι δὲ ἀψευδὴς χαὶ μεταδοτιχὸς τῶν ἀγαθῶν, Diod. Sic. 1, 70, et en outre il était ennemi du mensonge, et aimait à faire part de ses richesses, Suivant Ammonius, META- AOTIKOE s'applique à celui qui donne volontiers à ses amis, et ἐπΠΙΔΟΤΙΚΟΣ, ἡ, à celui qui donne ou fait largesse à ceux qui demandent ; ce dernier adjectif n’a d’ailleurs pas d’autre aulorité,

AAYIAHE (ὃ, ἡ), quelquefois libéral : Οὐδὲ γυναιξὶ δαψιλὴς χορηγός, Plut. Pericl. 16, et [il n'était) point un chorége libéral pour les femmes.

ΔΩΡΗΤΙΚΟΣ, ἡ (δωρέω), propre à faire des dons ou qui se fait par don : Τῆς τοίνυν ἀλλαχτιχῆς δύο εἴδη λέγωμεν, τὸ μὲν δωρητιχόν, τὸ δὲ ἕτερον ἀγοραστιχόν ; Plat. Soph. 293, c, ainsi nous dirons

258 AOYAEIA.

qu'il y a deux espèces d'échange, l’une par don, l'autre par négoce.

ΔΩΡΗΜΑΤΙΚΟΣ, ἡ (δώρημα), porté à faire des dons , libéral : Μεγαλόφρων τε χαὶ δωρηματιχός, Dion. H. Ant. R. VIII, 60, magnanime et libéral.

ΜΕΓΑΛύΔΩΡΟΣ (ὁ, ἡ), magnifique : ὦ φιλανθρωπότατε καὶ μεγαλοδωρότατε δαιμόνων ' Aristoph. Pac. 393, 6 le plus philanthrope et le plus magnifique des dieux !

TIPOETIKOZ, ἡ, prodigue : Τὸν στρατηγὸν εἶναι χρῆ.... καὶ προετικὸν χαὶ ἅρπαγα, Xen. Mem. 1]. 1, 6. tl est bon que le général soit ἃ la fois prodigue ct rapace.

ΦΙΛόΔΩΡΟΣ (ὁ, ἡ), qui aime à donner, libéral : Καὶ φιλόδωρον χαὶ πλεονέχτην, Xen., Mem. WI, 1, 6, et libéral et avare.

AOYAEÏA , ας (Ὁ), condition d’esclave , esclavage , servitude : ἐν ἐχείνῳ δὲ τῷ χαιρῷ, ὅτε πᾶσι δουλείαν ἐπέφερεν ὁ βάρθαρος, Thuc. ΠῚ, ὅθ, mais dans ce temps où le barbare apportait à tous l'esclavage.

AOYAOZŸNH, ης (ἡ), état de servitude, habitude d'esclave, esclavage, servage : Μήποτε τάνδ᾽, ὦ πότνια, χρνσερδόστρυχον ὦ Διὸς ἔρνος ἄρτεμι, δουλοσύναν τλαίην, Eur. Phæn. 190, jamais, ὅ vénérable Diane aux tresses dorées , rejeton de Jupiter, jamais je ne supporterais ce cruel servage.

AOŸAQIE, εὡς (4), action d'asservir, asservissement : Ἐπειδὴ ἑωρῶμεν αὐτοὺς τὴν μὲν τοῦ Μήδου ἔχθραν ἀνιέντας, τὴν δὲ τῶν ξυμ-μάχων δούλωσιν ἐπαγομένους, Thuc. {Π1, 10, lorsque nous les avons vus se relâcher de leur haine pour le Mède, et serrer les liens de la servitude pour les confédérés.

AÏXMAAQEÏA , ας (ü);, captivité, état où condition de ce qui est pris à la guerre : Εἴτε δὴ παθών τι πρὸς τὴν αἰχμαλωσίαν τοῦ ἀναθήματος, Plut. Themist. 31, soit qu'il }ᾶι blessé de voir en la possession des ennemis cet objet par lui consacré.

EÏPEPOZ, ον (ὁ), caplivité, dans l'Odyssée : Εἔρερον εἰσανά--

γουσι πόνον τ᾿ ἐχέμεν καὶ ὀϊζύν, Od. VIII, 529, [ils l'Jemménent en captivité dans la peine et ἐ᾿α ffliction.

189. Δοῦλος, ἀχόλουθος, Ανδράποδον, Δμώς, Éoyérne, Θεράπων, Λάτρις; Μόθαξ, Μόθων, Oixérns, Οἰκογενής, Οἰκχότριψ, Παῖς, ὑπηρέτης.

ΔΟΥ͂ΛΟΣ, ou (6), de δέω, proprement, attaché, asservi, servus ; d’où , par ellipse , pris comme substantif, serf, esclave, en général; se dit également au propre de celui qui est sous l'autorité d’un maître, et des sujets d’un roi, et au figuré de celui qui estmaitrisé par les passions : Εἴς ἐστὶ δοῦλος οἰκίας ὁ δεσπότης, Menandr. Fragm.: le seul esclave dans la maison, c'est le maïtre.

ÀKOAOY@0E, ou (6), suivant , valet : Μόνος δ᾽ ἐπορεύου > ἔφη, ἢ καὶ ἀκόλουθός σοι ἠχολούθει ; Xen. Mem. 111, 13, 6, marchiezvous seul, dit-il, ou votre valet vous suivait-il ἢ

ἀνδράποδον, ov (ré), suivant l'Étymologique d'évip et ἀποδόσθαι, généralement , et en parlant de personnes et de choses, pris à la guerre, captif, esclave, sans aucune idée de service ou de domesticité : ἔνθεν ἄρ᾽ οἰνίξζοντο καρηκομόωντες ἀχαιοί » ἄλλοι μὲν χαλχῷ, ἄλλοι δ᾽ αἴθωνι σιδήρῳ, ἄλλοι δ' ἀνδραπόδεσσι, Il. VII, 475, alors les Achéens firent provision de vin, en échangeant , les uns de l’airain, d'autres du fer rouge, les autres des captifs.

AMG3, δὃμωός (δ), féminin δὃμωή, ἧς (ἡ), de δαμάω, proprement, ἀοπιριό, subjugué , pris à la guerre, en quoi il diffère de δοῦdos ; d’où, réduit à l'esclavage, captif, esclave des deux sexes, poétique dans Homère et les tragiques, une seule fois au maseulin dans l'Îliade : Kai οἱ δείξειας ἕκαστα, χτῆσιν ἐμὴν ὃμῶάς τε, IL. XIX, 333, et montre-lui toutes choses, mes possessions et mes esclaves,

ÉPTÂTHE, ov (δ) ouvrier employé aux travaux des champs par les cultivateurs, et qui était esclave, comme le prouve ce passage de Xénophon : Kai παραχελεύεσθαι δὲ πολλάκις οὐδὲν ἧττον δεῖ τοῖς ἐργάταις τὸν γεωργόν», à τὸν στρατηγὸν τοῖς στρᾳτιώταις" καὶ

ἐλπίδων δὲ ἀγαθῶν οὐδὲν ἧττον οἱ δοῦλοι τῶν ἐλευθέρων δέονται, ἀλλὰ χαὶ μᾶλλον, ὅπως μένειν ἐθέλωσιν, Xen, OEcon. V,16, l'agriculteur ne doit pas moins encourager souvent ses ouvriers que le général ses soldats, et les esclaves n'ont pas moins besoin de bonnes espérances que les hommes libres ; maïs bien plus encore , pour qu'ils veuillent rester près de leurs maïütres.

ΘΕΡΑΠΩΝ, ovroç (δ), de θέρω, qui sert en général, et particulièrement, dans Homère, qui sert volontairement et par amitié, comme Patrocle auprès d'Achille : ἡμέτερος θεράπων, Il. XVI, 244, mon servant, mon ami. Qui s'attache au service d'un prince, courtisan, ministre, servant d'armes assez semblable au varlet ou écuyer du moyen âge. Homère appelle au figuré les guerriers : Θεράποντες ἄρηος, Il, IL, 110, courtisans de Mars. Plus tard θεράπων s’est employé pour οἰκέτης, esclave, valet : ἣν γὰρ τὰ βέἔλτισθ᾽ ὃ θεράπων λέξας τύχῃ, Aristoph. Plut. 3, quand même le valet dirait les meilleures choses du monde. Passage qui peut-être a inspiré ces vers charmants à notre inimilable Molière : ‘

Tous les discours sont des sottises,

Partant d'un homme sans éclat ;

Ce seroient paroles exquises

Si c’étoit un grand qui parlât.

Amphitr. act. IL, sc. 1.

AÂTPIS, ιδὸς (6, ἡ), de λάω, prendre, qué sert, serviteur. Selon Ammonius c’est l'individu libre que la guerre ou ses suites ont réduit à l’esclavage ; nous serions plus portés à l’entendre, avec Hésychius, de celui qui quoique libre se soumet à un sérvice quelconque, volontaire mais non désintéressé, idée qui domine dans beaucoup de passages, principalement dans les poëtes, chez lesquels ce mot a toujours été confondu avec δοῦλος : Oida σ᾽ ὄντ᾽ ἐγὼ παλαιὸν δωμάτων ἐμῶν λάτριν, Eur. Iph. A. 868, je sais que tu es un ancien serviteur de ma maison.

MOGAE, αχος, et Μόθων, wvoç (ὃ), mot lacédémonien, esclave élevé dans la maison de son maître; verna, suivant Élien : ὄνομα δὲ ἦν ἄρα τοῦτο τοῖς τῶν εὐπόρων παιδῶν δούλοις, οὺς

ΔΟΥ͂ΛΟΣ. 261 συνεισέπεμπον αὑτοῖς οἱ πατέρες συναγωνιουμένους ἐν τοῖς γυμνασίοις, Ælian. F. H. XI, 43, c'était le nom donné aux esclases dont les pères riches faisaient accompagner leurs enfants pour s'exercer avec eux dans les gymnases. Au figuré dans Aristophane , impudent , drôle : Διαῤῥαγείης" ὡς μόθων εἴ, καὶ φύσει χόθαλος, ὅστις φεναχίζεις, Aristoph. Plut. 279, peste soit de toi! drôle, diable incarné que tu es, de nous tromper de la sorte.

OÏKÉTHE, ov (ὁ), de οἶχος, domestique , esclave à la maison : ἄχρηστον μὲν γὰρ δήπου xai οἰχέτης χαὶ στράτευμα ἀπειθές, Xen. Hipp. 3, 6, un esclave et une armée qui ne savent pas obéir ne sont bons à rien. Suivant Chrysippe, cité par Athénée ( VI, 93), δοῦλος s’appliquait même à l’esclave affranchi, tandis qu'oixérne était l’esclave seulement tant qu’il était sous la puissance et dans la maison du maître.

OÏKOTENHE (ὁ, ἡ), quelquefois par ellipse de δοῦλος, esclave né dans la maison de son maître; verna : ὥσπερ οὖν οἱ ἔλληνες τῇ Éxéty χαὶ τῇ Γενείτῃ χύνα ῥωμαῖοι θύουσιν ὑπὲρ τῶν οἰχογενῶν, Plut. Quest. Rom. 277, Ὁ, ainsi donc, comme les Grecs le font à Hécate, les Romains immolent un chien à Généta pour les esclaves qui leur naissent.

OÏKÔTPIY , 160ç (ὃ, ἡ), chez les Attiques , esclave né et élevé dans la maison de son maître : Νῦν δ᾽, ὦ ἄνδρες ἀθηναῖοι, φθόρους ἀνθρώπους οἰχοτρίδων οἰχότριθας τιμὴν ὥσπερ ἄλλον του τῶν ὠνίων λαμδάνοντες, ποιεῖσθε πολίτας, Dem. de Syntax. 173, 16, et maintenant, 6 Athéniens, des hommes perdus, des esclaves nés d'autres esclaves , qui ont une valeur comme tout autre objet qui s'achète, vous en faites des citoyens.

ΠΑΙ͂Σ, παιδός (ὃ, à), esclave, sans distinction d'âge, malgré la signification première du mot, dont il prend seulement l’idée morale d’infériorité ou de mépris, qu’on y attache souvent , valet, garçon servant : Τὸ οὖν τοσούτῳ ἧττον τοῦ παιδὸς δύνασθαι πονεῖν πῶς ἠσχημένου δοχεῖ σοι ἀνδρὸς εἶναι ; Xen. Mem. ΠΙ, 12, 6, trouvez-vous donc qu'il soit digne d'un homme exercé à la gymnastique d'être moins capable que son esclave de supporter la fatigue?

ὙΠΗΡΈΤΗΣ, ou (δ), de ὑπὸ et ἐρέτης, proprement , rameur;

serviteur, en général, satellite, officier subalterne à la guerre ; minister : ἔπεμψε δὲ καὶ ὑπηρέτας δύο ἐπὶ τὸ στόμα τῆς ἀγνιᾶς, Xen. Cyr. 1, 4, 3, et il envoya deux [de ses] officiers à l'entrée de la rue.

ΔΡΕΠΑΝΗ, nç (ἡ) (δρέπω), faux : ἔνθα δ᾽ ἔριθοι ἥμων ὀξείας δρεπάνας ἐν χερσὶν ἔχοντες, 1|. ΧΥΠῚ, 551, là des ouvriers moissonnaient , tenant en main des fuux tranchantes.

ΔΡΈΠΑΝΟΝ, ov (ré), forme moins ancieune et plus usitée en prose; Xénophon s’en sert pour les faux dont on armait les chariots de guerre chez les Orientaux : Apéravé re σιδηρᾶ περὶ τοῖς ἄξοσι προσήρμοσται, Xen. Cyr. VI, 2, 17, et des faux en fer sont adaptées aux essieux.

ἅρπη, ὡς (#), faucille, faux, dans Hésiode : ἀλλ᾽ ἅρπας τε χαρασσέμεναι καὶ δμῶας ἐγείρειν, Hesiod. Oper. 571, mais il Jaut aiguiser les faux et réveiller de bonne heure les esclaves.

ZÂTKAON, ou (τό), faux, chez les Siciliens : Τὸ δρέπανον οἱ Σιχελοὶ ζάγχλον χαλοῦσι, Thuc. VI, 4, les Siciliens appellent la faux ζάγκλον.

ZÂTKAH, »ç (#), autre forme du précédent dans Nicandre, poëte d’Alexandrie : ὑπὸ ζάγκλῃσι περιθρίθονσαν ὀπώρην κείροντες, Nic. Al 180, tranchant avec des faux les fruits de la saison en pleine maturité.

Page 1