‹ Synonymes grecs, recueillis dans les écrivains des différents ages de la littérature grecque et expliqués d'après les grammairiens, l'étymologie et l'usage avec des exemples tirés des meilleurs auteurs grecsChapitre 49 sur 105 · Δύναμις, Ἀλχή, Bla, Ἐνέργεια, ἙΕὐρωστία, ἴς, ἰσχύς · texte numérisé non relu

Δύναμις, Ἀλχή, Bla, Ἐνέργεια, ἙΕὐρωστία, ἴς, ἰσχύς

ΔΥΝΑΜΙΣ, εὡς (ἡ), Homère l’emploie pour la force du corps seulement : Παρ᾽ δύναμιν, [L. XIII, 787, au-dessus de sa force. Depuis il s’est employé au figuré, puissance physique el morale, pouvoir, faculté, valeur de toute espèce; au singulier et au pluriel, force militaire , armée , sens dans lequel nous n’employons en français que le pluriel, forces + Τὴν οἰχείαν δύναμιν ἔχοντες, ὀλίγοι πρὸς πολλὰς μυριάδας, Isocr, Paneg. 24, n'ayant que leurs propres forces, un μοι nombre d'hommes, à opposer à des m)riades d'ennemis.

AYNAMIS. 263

ΑΛΚΗ͂, ἧς (ἡ), poétique, force défensive, valeur nécessaire pour se défendre ct repousser une attaque; par extension, secours, défense : ἐὰν γὰρ ὑμεῖς, ὦ ξένοι, θέλητέ μον ἀλχὴν ποιεῖσθαι, «δϑορὶι. OEd. Col. 400, si vous voulez, ὅ étrangers, prendre ma défense. ᾿

BiA, ας (ñ), paraît venir de βίος, et signifie proprement la force vitale : Οὐδὲ οἱ ñviç, οὐδὲ Bin, Od, XVIII, 3, él n'avait ni vigueur, ni force. Plus particulièrement la force en action, l'emploi de la force; d’où, la violence : ὅς oi χρήματα πολλὰ εἶχε βίῳ, Od. XV, 230, qui s'était emparé par la violence de ses nombreuses richesses,

ἐνέργεια, ας (ñ), de ἐνεργός, aclion, opération , efficacité , force active, effet, éNenaim, Les mots δύναμις et ἐνέργεια sont opposés l’un à l’autre dans ce passage d’Aristote : Kai τὸ φῶς ποιεῖ τὰ δυνάμει ὄντα. χρώματα ἐνεργείᾳ χρώματα, Aristot. H, Anim. 11, 5, εἰ c'est la lumière qui fait que les objets qui ont la faculté d'être des couleurs soient en réalité des couleurs.

ΕΥ̓ΡΩΣΤίΑ, ας (ñ), vigueur, force ; robur, au propre οἱ au figuré : ἀνδρείαν καὶ φρόνησιν, τὴν μὲν ὀξύτητα τινά, τὴν δ᾽ εὐρωστίαν ψυχῆς τιθέμενοι, Plut. Cat. Min, 44, regardant le courage et la prudence comme le produit, l’un d’une certaine vivacité, l'autre de lu vigueur de l'âme.

ἶσ, ivés (#), proprement, muscle, fibre; d’où, en poésie, force musculaire, vigueur des nerfs : ἵν᾽ ἀπέλεθρον ἔχοντας, Il. V, 245, ayant une force immense.

IEXŸE, vos (#), se trouve pour la première fois dans les hymnes homériques et dans Hésiode , et paraît signifier la force de tenir, d’arrèter (ἴσχω)) : ἰσχὺς τ᾽ ἠδὲ βίη, Hesiod. Theog. 146, la force et la violence. On trouve ces deux mots comparés dans le Protagoras de Platon : Où γὰρ ταῦτον εἶναι (φημὶ) δύναμίν τε καὶ ἰσχύν" ἀλλὰ τὸ μέν, χαὶ ἀπὸ ἐπιστήμης γίγνεσθαι τὴ» δύναμιν, καὶ ἀπὸ μανίας γε καὶ ἀπὸ θυμοῦ" ἰσχὺν δὲ ἀπὸ φύσεως χαὶ εὐτροφίας τῶν σωμάτων, Plat. Protag. 351, a, je dis que δύναμις et ἰσχύς ne sont point la méme chose, mais que δύναμις est la force résultant de l'art, et souvent aussi de la colère et même de la fureur, tandis que ἰσχύς est la force qui dépend de la constitution du corps et

bar

264 AYNAMIS,

«de la bonne nourriture qu'on lui donne. Ammonius, qui rapporte ce passage, semble avoir perdu de vue que le philosophe met cette définition dans la bouche d’un sophiste dont il tourne en ridicule les raisonnements.

KAPTEPÏA, ας (ἡ), de καρτερός, force de supporter, fermeté, au propre et au figuré , suivant la définition de Platon : Καρτερία ὑπομονὴ λυπῆς ἕνεκα τοῦ χαλοῦ" ὑπομόνη πόνων Évexa τοῦ χαλοῦ, Plat. Defin. 567, la fermeté est la patience dans la peine en vue du bien, la force de supporter les travaux en vue du bien.

KPÂTOZ, εος (ré), et épique KAPTOZ, force, considérée sous le rapport de son emploi, de son influence et du succès qu’elle obtient ; d’où, la force qui maütrise, la puissance de la force, au propre et au figuré : Τὸν Λνχούργος ἔπεφνε δόλῳ, οὔτι χράτεΐ γε, Il. VII, 142, que Lycurgue tua par ruse et non certes par la force.

ΚΙΚΥΣ, νος (4), de xiw, rare el poétique, signifie plus particulièrement la force de mouvoir : ἀλλ᾽ où γάρ οἱ ἔτ᾽ ἦν ὶς ἔμπεδος, οὐδέ τι χίχυς, οἵη περ πάρος ἔσχεν ἐνὶ γναμπτοῖσι μέλεσσι, Oil, ΧΙ, 392, cur il ne lui restait plus ni la vigueur ni le mouvement qu'avaient jadis ses membres flexibles.

ΜΈΝΟΣ, εος (τό), poétique , force vitale : Kai μὲν τῶν ὑπέλυσε μένος καὶ φαίδιμα γυῖα, Il. VI, 27, et c'est d'eux qu'il rompit la force et les membres brillants.

ῥώμη, ὡς (Ὁ), de ῥώννυμι, la force physique, robur, en général, et souvent au figuré, la force d'âme, par opposition à ἰσχὺς : Η μὲν τοῦ σώματος ἰσχὺς ηράσχει, ἡ δὲ τῆς ψυχῆς ῥώμη ἀγήρατός ἐστιν, Xeon, Ages. 11, 14, la force du corps vieillit, mais la force de l'âme n'est point sujette aux infirmités de la vieillesse.

ΣΘΈΝΟΣ, εος (τὸ), de ἵστημι, suivant quelques grammairiens, la force en action, l'effort ; d’où , au figuré, /orce morale active ou passive, fermeté, constance : ἀλλ᾽ οὐδ᾽ ὡς δύναται σθένος Éxropos ἴσχειν, Il. IX, 351, et cependant il ne peut résister à l'effort d'Hector.

ΔΥῸ ou ΔΥΏ,, deux : Παρῴχηχεν δὲ πλέων νὺξ τῶν δύο μοιράων, IL Χ, 253, et plus des deux tiers de la nuit sont déjà passés.

AOIOÏ, αἱ, poétique au pluriel et au duel, deux, les deux : Δοιὼ δ᾽ où δύναμαι ἰδέειν κοσμήτορε λαῶν, Il. TIT, 236, mais Je ne puis voir les deux chefs des peuples.

ΔΙΣΣΟΐ, αἱ, deux, en prose et en vers, comme en latin bini, gemini : Δισσοὶ γέροντος Οἰδίπου νεανίαι, Eur. Phœn. 1259, les deux jeunes fils du vieil OEdipe.

AÏAYMOI, deux ou jumeaux en parlant de deux frères : Οἱ δ᾽ ἄρ᾽ ἔσαν δίδυμοι, Il. XXTIL, 641 , et ils étaient deux jumeaux, Suivant une distinction plus subtile que vraie, Aristarque οἱ Apollonius ont voulu que δίδυμοι s’appliquât dans Homère aux deux jumeaux attachés naturellement, comme la fable représente les deux fils d'Actor.

᾿ AIÂYMAONEZ, wv (oi), avec ou sans παῖδες dans Homère, enfants Jumeaux : ἡ δ᾽ ὑποχυσσαμένη διδυμάονε γείνατο παῖδε, Il VI, 26, et celle-ci ayant conçu, enfanta deux enfants jumeaux.

ἄμφω, tous deux, s'emploie avec les duels : ἀλλὰ πίθεσθ᾽" ἄμφω δὲ νεωτέρω ἐστὸν ἐμεῖο, Il. T, 259, mais soyez dociles à ma voix, car vous êtes tous deux plus jeunes que moi.

Ἀμφότεροι, αἱ, tous les deux, ne s'emploie qu’au duel et au pluriel; se dit de deux personnes occupées dans le même moment à une seule et même chose : ὡς οἵ γ᾽ ἔνθα rai ἔνθα νέχυν ὀλίγῃ ἐνὶ χώρῃ ἕλκεον ἀμφότεροι, Il. XVIT, 395, ainsi tous les deux dans un petit espace tiraient à eux ἀερὰ et delà le cadavre.

ἙΚΆΤΕΡΟΣ, ρα, l'un et l'autre, l’un ou l’autre; uterque, outre qu’il est usité au singulier, diffère encore d'éauyérepor, en ce qu'il ne s'emploie qu’en parlant de deux personnes qui agissent simultanément mais séparément , ou qui ont des intérêts divisés ou opposés, comme deux factions, deux

armées, ele, : Ταῦτα δὲ ποιήσας ἀμφοτέροις λάθρα ἑκατέρων νύχτα

συνέθετο τὴν αὐτὴν χαὶ ἐν ταύτῃ εἰσήλατο εἰς τὰ τείχη χαὶ παρέλαδε τὰ ἐρύματα ἀμφοτέρων, Xen. Cyr. VIT, 4, 4, cela faut, il convint de la même nuit avec les deux partis, mais séparément et à l'insu des uns et des autres, et cette nuit-là il entra dans les - murs et s'empara des retranchements de tous les deux.

ΔΥΣΠΕΙΘΗ͂Σ (ὃ, ὁ), difficile à persuader, à mener ; Xénophon s’en sert en parlant des chevaux et des chiens : ὥσπερ οἱ τοὺς ἵππους ὠνούμενοι où πρότερον οἴονται γιγνώσχειν ὃ ἂν βούλωνται γνῶναι, πρὶν ἂν ἐπισχέψωνται πότερον εὐπειθής ἐστιν à δυσπειθής, Xen. Mem. IV, 1, 3, comme ceux qui, achetant des chevaux, ne pensent pas pouvoir les connaître comme ils le veulent avant d’avoir examiné si le cheval est docile ou rétif.

ÂNEIOÉZ (ὃ, ἡ), que l’on ne peut persuader ou faire obéir, indocile, désobéissant, indiscipliné, en parlant d’eselaves et de soldats, dans Xénophon : Τοὺς δὲ ὁπλίτας χαὶ τοὺς ἱππεῖς, οἱ δοχοῦσι χαλοχαγαθίᾳ προκεχρίσθαι τῶν πολιτῶν ἀπειθεστάτονᾳ εἶναι πάντων, Xen. Mem, 111, 5, 19, et que les hoplites et les cavaliers qui semblent avoir été distingués par leur noblesse des autres citoyens soient les plus désobéissants de tous. I] se prend aussi dans le sens actif, qui ne persuade pas.

ÂNYNHKOOZ (ὁ, ἡ), insoumis , rebelle : ἀφιλόσοφον καὶ ἄμονσον πᾶν ἀποτελοῖ τὸ γένος, ἀνυπήχοον τοῦ θειοτάτον τῶν παρ᾽ ἡμῖν, Plat. Τῖπι. 78, ἃν rendrait toute la race étrangère ἃ la philoso- Phie et aux muses, et rebelle à cette partie la plus divine qui est en nous.

ΔΥΣΑΡΚΤΟΣ (ὃ, ἡ)» difficile à gouverner : Οὐδὲν γὰρ ἀνθρώπον δυσαρκχτότερον à Plut. Lucul. a À d'en rien de plus difficile à gouverner qu'un homme qui se croit dans la prospérité.

194. Δῶρον, Adua, Ârédoux, Δόσις, Δωρεά, Δώρημα, Δωροδόκημα, Δωροδοχία, Δώς, Δωτίνη, Γέρας, Εδνον, Ξεινεῖον, Πρεσδήϊον, Προΐξ, Φερνή.

ΔΩ͂ΡΟΝ, ον (ré) ; de did, ce qu'of donne, don, présent

en général : Οὐδὲ γὰρ τὰ δῶρα ἐπὶ τῷ ἑαυτοῦ χκαχῷ ἑχὼν οὐδεὶς λαμ-θάνει, Xen. Cyr. 1,6, 21, car il n'est personne qui accepte volontiers des présents à son propre préjudice.

AOMA , ατος (τό), verbal dont l'usage est plus récent, ce qu'on donne, don, que Philon le Juif distingue ainsi de δῶρον : Διατηρέσεις ὅτι δῶρα δομάτων διαφέρουσι" τὰ μὲν γὰρ ἔμφασιν μεγέθους τελείων ἀγαθῶν δηλοῦσιν, & τοῖς τελείοις χαρίζεται ὁ θεός" τὰ δ' εἰς βραχύτατον ἔσταλται, ὧν μετέχουσιν οἱ εὐφυεῖς ἀσχηταὶ οἱ πρὸχόπτοντις, Philon. Jud, ΤῈ, 172, 15, tu observeras que δῶρα diffère de δόματα : le premier, en effet, exprime toute la grandeur ét la perfection des biens que Dieu accorde aux hommes accomplis; de second, au contraire, est bien plus restreint pour désigner ceux auxquets prennent part les hommes vertueux, en raison de leurs progrès dans la pratique de la vertu.

ἀπόδομα, ατος (τό), don reçu, ne s'emploie qu’en parlant de ceux qui recoivent, suivant Philon : Δόμα λέγων καὶ δόσεις ἀλλ᾽ où» ἀπόδομα, où» ἀποδόσεις " ταῦτα μὲν γὰρ ἴδια τῶν λαμθανόντων, ἐχεῖνα δὲ τῶν χαριζομένων, Phil. Jud. 1, 154, 14, employant les mots δόμα et δόσεις, et non pas ἀπόδομα et dmoîéesç} var ces deux derniers sont propres à ceux qui reçoivent , et les premiers à ceux qui font les largesses.

AÔGIE, sx (%), action de donner, donation : Kai ὃ Θεμιστοχλῆς ἐχεῖνόν τε ἐθεράπευσε χρημάτων δόσει, Thuc. 1, 137, et Thémistocle le récompensa en lui donnant de l'argent.

ΔΩΡΕά, ἃς (ἡ), gratlification, récompense honorifique, priz ; suppose plus d'importance que δῶρον ; ainsi Isocrate s’en sert en parlant des prix des jeux publics : Πολλάκις ἐθαύμαδα τῶν τὰς πανηγύρεις συναγαγόντων, χαὶ τοὺς γυμνιχοὺς ἀγῶνας καταστησώντων, ὅτι τὰς μὲν τῶν σωμάτων εὐεξίας οὕτω μεγάλων δωρεῶν ἠξίωσαν, Isocr. Panegyr. 1, j'ai souvent vu avec étunnement que ceux qui ont rassemblé les panégyries , et ceux qui ont institué les jeux gymniques, aient jugé les forces du corps dignes d'aussi grandes récompenses,

AGPHMA, æroç (τό), chose donnée : ἐγὼ γὰρ ἐξ où χειρὶ τοῦτ᾽ ἐδεξάμην παρ᾽ ἕχτορος δώρημα.... Soph. Aj. 662; car depuis qué j'ai réçu ce présent de la main d'Hector.….

268 AQPON.

AOPOAOKHMA , ατος (τό), acte de vénalité : Δωροδόκημα δὲ τῶν

ἀδίκων τούτων ἀνθρώπων καὶ θεοῖς ἐχθρῶν τοιοῦτον ἐγένετο, Dem. de Cor. 10, εἰ tel fut l'acte de vénalité de ces hommes injustes et ennemis des dieux.

AQPOAOKÏA , ας (%), l’action de corrompre ou de se laisser corrompre par des présents, vénalité : ἐπὶ δωροδοχίᾳ χρήματα δίδους, Dem. ἐπ Steph. 1137, 3, donnant de l'argent pour corrompre.

AGE, poétique, pour δόσις, dis Hésiode ; d’où le latin dos : Δὼς ἀγαθή, ἅρπαξ δὲ χαχή, θανάτοιο δότειρα, Hesiod. Oper. 354, donner est bien, ravir est mal, et est une cause de mort.

AQTINH, ἧς (ἢ), poélique et ionien, don : Eï τι πόροις ξειγήϊον ἠδὲ χαὶ ἄλλως δοίης δωτίνην, Οὐ, IX, 268, si tu faisais quelque présent comme s'en font les hôtes ou tout autre don.

TÉPAZ, αος (ré), prit, récompense honorifique faite pour distinguer, comme la part double de butin réservée aux chefs des Grecs, dans l’Iliade : Αὐτὰρ ἐμοὶ γέρας αὐτίχ᾽ ἑτοιμάσατ᾽, Il. 1, 118, mais préparez-moti aussitôt un autre prix.

ÉANON , ον (ré), toujours au pluriel, poétique, présents de noces ou dot que le fiancé faisait à la fiancée ou au père de la fiancée : Τήν ποτε Νηλεὺς γῆμεν ἑὸν διὰ χάλλος ἐπεὶ πόρε μυρία ἕδνα, Od. ΧΙ, 282, que Nélée épousa pour sa beauté, après avoir fait de nombreux présents.

£EINEÏON , ον (τό), par cllipse de δῶρον, don d'hospitalité : Où δὲ καὶ ἀλλήλοισι πόρον ξεινήϊα χαλά, Il. VI, 218, et ceux-ci se firent l'un à l'autre de beaux dons d’hospitalité.

ΠΡΕΣΒΗ͂ΪΟΝ, ον (τό), de πρεσθύς, poétique, don ou récompense honorifique : Πρώτῳ τοι μετ᾽ ἐμὲ πρεσθήϊον ἐν χερὶ θήσω, Il. ΥΠΙ, 289, ἐμ seras après moi le premier entre les mains de qui je remettrai une honorable récompense.

NPOÎE , ικός (ἡ), ce qu’on abandonne du sien, don gratuit, largesse, dans Homère : ἀργαλέον γὰρ ἕνα προιχὸς χαρίσασθαι, Od. XII, 15, car il est difficile qu'une seule personne suffise à cette largesse.

ΦΕΡΝΗ͂, ἧς (ñ), de φέρω, dot de la femme , et dans les poëtes au pluriel, en général, présents : Adtuabe φερνὰς τάσδε, παῖδες,

ETKQMION. 269 ἐς χέρας, καὶ τῇ τυράννῳ μακαρία νύμφῃ δότε φέροντες, Eur. Med. 956, prenez, esclaves, enlevez ces présents, ct portez-les à l'heureuse fiancée ma souveraine.

ἘΓΚΩμΜΙΟΝ, ov (τό) (ἐν κώμῳ), éloge, dans l’origine était une pièce de vers en l’honneur d’un homme, en quoi il différait de ὕμνος: Go’ εἰς ἐμαυτὸν χαὶ τὸν υἷον τοντονὶ ἐπ᾿ εὐτυχίαισιν ἀστέον μοὐγχώμιον, Aristoph. Nub. 1205 , de sorte que pour moi et pour ce beau fils il me faut chanter un hymne ἃ mon bonheur. Plus tard, 1° éloge public et solennel prononcé ou écrit, discours d’apparat en prose, éloge : Σοφιστοῦ δέ τινος μέλλοντος ἀναγινώ-σχεῖν ἐγχώμιον ραχλέους" Τίς γὰρ αὐτόν, ἔφη, ψέγει; Ῥέιι. Apophth. Lac. V1, 217, d, un sophiste s’apprétait à lire un éloge εἰ Ηογcule : Qui songe à le blämer? dit-il. 2 Sujet où matière de louange : Καί τοι τρία ἐν ἐχείνῃ τῇ ἡμέρᾳ πᾶσιν ἀνθρώποις ἔδειξαν ἐγχώμια Ov θαῖοι χαθ᾽ ὑμῶν τὰ κάλλιστα, Dem. de Cor. 63 , ainsi les Thébains en ce jour-là ont fait voir à tous les hommes trois choses, qui sont les plus beaux éloges qu'on puisse faire de vous.

ΑἾΝΟΣ, ον (6), louange, dans les poëtes : Où μέν tou μέλεος εἰρήσεται αἶνος, Il. XXIIT, 795, une vaine louange ne l'aura point été adressée.

ἜΠΑΙΝΟΣ, ov (ὃ ), plus usité en prose que le simple , louange, en général, mais par rapport à des faits isolés : Πλείστων μὲν οὖν ἀγαθῶν αἰτίους χαὶ μεγίστων ἐπαίνων ἀξίους ἡγοῦμαι γεγενῆσθαι τοὺς τοῖς σώμασιν ὑπὲρ τῆς ἑλλάδος προχινδυνεύσαντας, ἤσοογ. Paneg. 22, je regarde comme auteurs des plus grands biens, et comme dignes des plus grands éloges, ceux qui ont exposé leur vie pour la Grèce.

AÏNEZIS, εως (#), action de louer, louange, dans l’Ancien et le Nouveau Testament : Δι᾿ αὐτοῦ οὖν ἀναφέρωμεν θυσίαν αἰνέσεως

διαπαντὸς τῷ Θεῷ, Hebr. XIII, 15, offrons donc par lui sans cesse à Dieu un sacrifice de louange.

EYAOTA , ας (ñ), 1° ÉLOGE : Καὶ τὴν εὐλογίαν ἅμα, ἐφ᾽ οἷς νῦν λέγω, φανερὰν σημείοις χαθιστάς, Thuc. 11. 42, et pour établir ἐπ même temps sur des preuves évidentes, l'éloge des guerriers dont j'ai à parler. 2° Dans le Nouveau Testament, bénédiction : ἐχ τοῦ αὐτοῦ στόματος ἐξέρχεται εὐλογία χαὶ χατάρα, Jacob. 3, 10, de la même bouche sort la bénédiction et la malédiction.

ΠΑΝΗΓΥΡΙΚΟΣ AOTOE (πανήγυρις), discours d’apparal fait pour être prononcé dans les Panégyries ou fêtes solennelles, comme le fameux discours d’Isocrate intitulé PANÉGYRIQUE, composé en l’honneur de la ville d’Athènes : ἅπερ ἐν τῷ Πανηγυριχῷ

λόγῳ τυγχάνω συμβεθουλευχώς, Isocr. Philipp. 84, Ὁ, ce que © j'ai conseillé dans le Panégyrique.

ŸMNOE, ov (ὁ), chant en l’houneur des dienx seulement, HYMNE : Εἰδέναι δὲ ὅτι ὅσον μόνον ὕμνους θεοῖς al ἐγχώμια τοῖς ἀγαθοῖς ποιήσεως παραδεχτέον εἰς πόλιν, Plat, Pol. X, θ07, a, savoir qu'il ne faut admettre de poésie dans l'État que les hymnes en l'honneur des dieux et les éloges des hommes vertueux.

496. ἔθος, ἦθος, ἤθεα, ἤθη, ἔθισμα, Ébiouée, ἀγωγή, ἀναστροφή, Διάθεσις, ἕξις, Ἐπιτήδευμα, Λῆμα, Opy#, ῥυθμός, Συνήθεια, Τρόπος, Φνή, Φύσις, Χαραχτήρ.

ἔθοσ, εος (τό), habitude, en général, en parlant des individus et des peuples , au propre et au figuré, coutume , usage : ἴσως δή, εἶπον, παρὰ τὸ ἔθος γέλοια ἂν φαίνοιτο πολλὰ περὶ τὰ νῦν λεγόμενα, εἰ πεπράξεται ἢ λέγεται, Plat. Pol. V, 452, n, mais peut-être, dis-je, beaucoup de ces choses, étant contraires à l'usage, parattraient-elles ridicules si on les mettait à exécution.

H@O, εος (ré), forme ionienne ἔθος, se trouve au propre seulement dans Homère et Hérodote, qui ne l’emploient qu’au pluriel, ἤθεα, séjour habituel, demeure, habitation : ῥίμφα ἑ γοῦνα φέρει μετά τ᾽ ἤθεα χαὶ νομὸν ἵππων, Il. VI, 511, une course rapide l'emporte au milieu des demeures et des ράτειιrages des cavales. Quoique les deux mots ἦθος εἰ ἔθος soient

originairement tout à fait identiques, l’usage leur a donné une signification très-différente, Ainsi, plus tard, la forme ἮΘΟΣ a été admise par les Attiques, et employée de préférence au figuré, habitude morale, caractère, moral qui vient de l’habitude, ainsi que nous l’apprend Aristote : Τὸ γὰρ ἦθος ἀπὸ τοῦ ἔθους ἔχει τὴν ἐπωνυμίαν" ἠθικὴ γὰρ καλεῖται διὰ τὸ ἐθίζεσθαι, Aristot. Eth. Νίς.1, 6, car ἦθος prend son nom αἰ ἔθος : en effet l'éthique s'appelle ainsi de l'habitude. Les grammairiens ont remarqué une différence dans l’emploi du singulier et du pluriel; suivant Phrynichus, avec les adjectifs l'usage voulait qu’on employât le singulier ἦθος de préférence au pluriel ἤθη, règle généralement confirmée par les bons auteurs : Πρᾷος τὸ ἦθος, Plat. Phædr. 243, c, doux de caractère. Au pluriel, H8H, habitudes morales , caractère , mœurs : Βλέπων εἰς ἤθη καὶ τρόπους, Plat. Legg. X1, 924, ἃ, examinant les mœurs et les manières.

ÉOIEMA , ατος (ré), ce à quoi l’on s’accoutume : Τὸ δὲ μή ποτε σὺν ὀργῇ τῷ ἵππῳ προσφέρεσθαι ἕν τοῦτο χαὶ δίδαγμα καὶ ἔθισμα πρὸς ἵππον ἄριστον, Xen. Hipp. 6, 13, mais ne Jamais se laisser emporter à la colère contre le cheval, est une excellente habitude à connaïtre et à prendre.

ÉOIZMOZ, où (ὁ), répond à notre vieux mot accoutumance : Τῶν ἀρχῶν δὲ αἱ μὲν ἐπαγωγῇ θεωροῦνται, αἱ δὲ αἰσθήσει" αἱ δὲ ἐθισμῷ τινι, Aristot. Eth. Nic. 1, 7, quant aux principes, les uns s'examinent par induction , d'autres par sensation, d’autres par une espèce d'habitude.

ἀγωγή, ἧς (%), conduite, dans le Nouveau Testament: Σὺ δὲ παρηχολούθηχάς pou τῇ διδασχαλίᾳ, τῇ ἀγωγῇ, Timoth. IT, 3, 10, pour toi, tu as été parfaitement instruit de ma doctrine, de ma conduite.

ÂNAZTPO#H , ἧς (ἡ), vie, conduite ; mores, dans le Nouveau Testament : Δείξάτω ἐκ τῆς χαλῆς ἀναστροφῆς τὰ ἔργα αὑτοῦ ἐν πρᾳὕύτητι σοφίας, Jacob. 3, 13, qu’il montre par une bonne conduite et par ses œuvres, une sagesse pleine de douceur.

ΔΙΆΘΕΣΙΣ, εὡς (à), disposition physique ou morale ; au figuré, dans Platon : ὡς νῦν ἡμῶν ἑκάτερος ἕξιν ψυχῆς καὶ διάθεσιν ἀποφαίγειν τινὰ ἐπιχειρήσει τὴν δυναμένην ἀνθρώποις πᾶσι τὸν βίον εὐδαί-

μονα παρέχειν, Plat. Phileb. 11, 4, afin que maintenant chacun de nous essaye de montrer une habitude et une disposition d'âme qui puisse procurer une vie heureuse à tous les hommes.

ÉSIZ, ἕως (%), habitude, principalement du corps , et quelquefois morale, Aabitus : Ταύτην γὰρ τὴν ἕξιν ὑγιεινήν τε ἱκανῶς εἶναι χαὶ τὴν τῆς ψυχῆς ἐπιμέλειαν οὐχ ἐμποδίζειν ἔφη, Xen. Mem. 1,2,4, il disait que cette habitude était assez bonne pour la santé, et n'empéchait point le soin de l'âme.

ÉDITHAEYMA , ατος (ré), institution, coutume d’un peuple : Τῆς τε Περσίδος γλώσσης ὅσα ἠδύνατο χατενόησε, καὶ τῶν ἐπιτηδενμάτῶν τῆς χώρας, Thuc.l, 138, il acquit le plus qu'il put de connaissances dans la langue des Perses et dans les institutions du pars.

AHMA , aroç (τό), vouloir, désir, dans Hérodote et dans les poëles depuis Homère, chez lesquels il se prend en général pour le principe de tous les sentiments que le poëte veut mettre en jeu; d’où il a été généralement rendu par animus , cœur; il se rapproche de l’idée de naturel, de caractère, dans ce passage d’Euripide : ἥχιστα τοὐμὸν λῆμ᾽ ἔφν τυραννικόν, Eur. Med. 348, mon cœur n'est pas né tyrannique.

ὀργή, ἧς (ἡ), dans Pindare et Théognis, penchant , instinct : Γιγνώσχων Gpyhv, ἦν τιν᾽ ἕκαστος ἔχει, Theogn. 312, connaissant bien Le penchant de chacun. ᾿

ῥΎΘΜΟΣ, où (6), manière, humeur, dans le poëte moraliste Théognis : Μὴ ποτ᾽ ἐπαινήσης πρὶν ἂν εἰδῇς ἄνδρα σαφηνῶς, ὀργὴν χαὶ ῥυθμὸν xai τρόπον ὅστις ἂν %, Theogn. 956-7, ne loue μας un homme avant de bien connaître quel est son penchant, son humeur, son caractere.

2YNHOEIA , ας (ἡ), habitude , relativement à l'ensemble et à la suite des actions, aux actes physiques, au régime de vie; consuetudo : ἢ γὰρ συνήθεια τοῦ ἐργοῦ παρέξει αὐτοῖς πλέον τι εἰδέναι, Xen. Cyneg. 12, 4, car l'habitude constante de ce travail leur donne plus de facilité pour le bien connaître.

ΤΡόΠΟΣ, ου (ὁ), de τρέπω, exprime l’idée du changement et le rapport actuel des actions ou des choses; c’est la mo— dification de l’habitude, la tournure qu'elle prend dans telle

ou telle circonstance; d’où , au figuré, mode, maniere d'étre ou de se conduire : Σχόπει δὲ ὅσαι μεταδολαὶ γεγόνασιν εἰς ἦθος ἀνδρῶν χαὶ βίον" ἢ καὶ τρόπος ὠνομάσθη τὸ μεταθάλλον αὐτοῦ χαὶ ἦθος, ὡς πλεῖστον αὐτοῦ ἐνδύεται τὸ ἔθος, χαὶ χρατεῖ μάλιστα καθαπτόμενον, Plut. de sera Num. Vind. G, voyez à combien de changements sont sujets le caractère et la vie des hommes; c'est de là qu'on a appelé τρόπος les vicissitudes auxquelles ils sont sujets, et ἦθος, parce qu’il y a l'habitude, qui y prédomine le plus, ὅσοι ἐπιτήδειοι πρὸς τὴν τῆς φυλαχῆς φύσιν ἂυ εἶεν ἡλιχίας τε χαὶ μα-θημάτων δυνάμεσι χαὶ τρόπων ἤθεσι καὶ ἔθεσι, Plat. Legs. XIT, 968, e, ceux qui seront propres à ce genre de surveillance, d'abord par les facultés de l'äge et des connaissances acquises , ensuite par leur manière d'être, leurs mœurs et leurs habitudes. Nous avons conservé le mot rrore en français, dans une acception technique. On donne en rhélerique le nom de tropes aux différentes figures des mots détournés de leur sens propre et employés dans un sens métaphorique, ainsi la catachrèse, la métonymie, l’euphémisme , sont des tropes.

ΦΥΗ͂, ἧς (4), poétique , naturel, dans Pindare : Φυᾷ δ᾽ ἕκαστος διαφέρομεν, βιοτὰν λαχόντες, Pind. Nem. VII, 79, dans cette vie, lot commun à tous, c’est par le naturel que nous différons.

ΦΥ͂ΣΙΣ, eux (ἡ)ν nature, vaturcl : ὅμοιον γάρ τι τὸ ἔθος τῇ φύσει" ἐγγὺς γὰρ καὶ τὸ πολλάκις τῷ ἀεί, ἔστι δ᾽ ἡ μὲν φύσις τοῦ ἀεί, τὸ δὲ ἔθος τοῦ πολλάχις, Aristot. Rhet. 1, 11, l'habitude ressemble en quelque sorte à la nature, car il γα rapprochement de souvent avec toujours; or la nature constitue ce qui cst toujours, et l'habitude ce qui est souvent.

XAPAKTHP, fps (Ὁ), de χαράσσω, marque tracée, signe, CARACTÈRE, dans les acccptions du mot français, et le plus ordinairement au figuré : ἢ τῶν τροπῶν ἀρετὴ τηλιχοῦτον εὐδοξίας χαραχτῆρα τοῖς ἔργοις ἐπέθαλεν, 1σοεν. ad Dem. À, la vertu qui brillait dans ses mœurs a imprimé un tel caractère de gloire à ses travaux, Dans les Septante, coutumes : Kai τῆς ἀρχῆς χρατήσας, εὐθέως πρὸς τὸν ἐλληνιχὸν χαρακτῆρα τοὺς ὁμοφύλους μετέστησεν Mach. 11, 4,10, mais il n'eut pas plutôt obtenu la principauté, qu'il commença à faire prendre à ceux de son pays les

mœurs et les coutumes des gentils. I] ne se trouve point d’exemples de χαραχτήρ employé au figuré comme le mot français pour le caractère moral.

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