‹ Synonymes grecs, recueillis dans les écrivains des différents ages de la littérature grecque et expliqués d'après les grammairiens, l'étymologie et l'usage avec des exemples tirés des meilleurs auteurs grecsChapitre 50 sur 105 · Εἴθε, Aïe, ὥφελον : ὄφελον · texte numérisé non relu

Εἴθε, Aïe, ὥφελον : ὄφελον

Εἴθε, poétique AÏ@E, adverbe, de εἰ ou at, si, et de 8e, particule qui indique le mouvement pour sortir ou pour aller d'un lieu à un autre; d’où on l’emploie pour exprimer le désir, st, s'il se pouvait , ce qu’on rend ordinairement par plét ἃ Dieu : Aï6e θεοῖσι φίλος τοσσόνδε γένοιτο ὅσσον ἐμοί, τάχα κέν ἑ κύνες χαὶ γῦπες ἔδονται, 11. XXII, 41, que n'est-il aimé des dieux comme il l'est de moi : il serait bientôt la proie des chiens et des vautours!

G$EAON , aoriste second du verbe ὀφείλω, devoir, se construit avec ὥς, et les différentes personnes avec lesquelles il s’accorde : ὡς ὥφελον ἐγώ, ὥφελες σύ, ὥφελεν Éxeïvos , en sous-entendant la particule ἄν, et signifie littéralement, j'aurais dû, tu aurais di, etc,; ce qu’on exprime par plût à Dieu! Les grammairiens, en comparant ces deux mots, ne mettent entre eux d’autre différence que celle de la construction grammaticale ; mais il semble qu'il.existe encore απὸ différence dans la signification. Εἴθε paraît exprimer un simple souhait, une supposition faite par celui qui désire une chose qui n’a jamais existé et peut n’exister jamais. Le verbe ὀψείλω, au contraire, qui admet l’idée d’ane chose possible, donne plus de force et d'énergie au souhait qu’il exprime. C’est le vœu d’une personne qui revient sur le passé, et fait entendre que ce qui est arrivé aurait dû ne pas étre ou être autrement ; ainsi Hélène, s’accusant des malheurs dont elle est la cause, dit : ὡς μ’ ὄφελ' ἦματι τῷ ὅτε με πρῶτον τέχε μήτηρ, ὄχεσθαι προγέρουσα κακὴ ἀνέμοιο θύελλα εἰς ὄρος, Il. VI, 345, ρἐδε aux dieux qu'au jour où m'enfanta ma mère un tourbillon impétueux m'ait enlevée sur une montagne ! Yomère les réunit dans ce vers : Αἴθ᾽ ὄφελες παρὰ νηυσὶν ἀδάκρυτος xai ἀπήμων, ἧσθαι, IL 1, 415, ἐμ devrais étre sur tes vaisseaux exempt de pleurs et de chagrins.

O$EAON , appelé à tort adverbe par les grammairiens, n’est que la forme ionienne ἀ᾽ ὥφελον employée plus tard d’une ma-

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nière vicieuse, sans distinction de personne. On ne la tronve guère que dans l’Écriture et les Pères de l’Église : Καὶ ὄφελόν γε ἐθασιλεύσατε, Cor. I, 4, 8, et plût à Dieu que vous régnies véritablement.

198. Εἰκών, Εἰκώ, Etxaoua, Εἰχόνισμα, ἄγαλμα, ἀνδριάς, Βρέτας, Εἴδωλον, Ξόανον.

Εἰκών, ὀνὸς (#), de εἴχω, image faite à la ressemblance de ce qu’on a vu, représentation fidèle d’un homme ou d’un objet, au propre et an figuré; d’où, ffgure, statue, portrait, en général : Kai χαλχῆν εἰχόνα ὥσπερ ἁρμοδίου χαὶ ἀριστογείτονος ἔστησαν πρώτου, Dem.in Leptin. 478, à, εἰ αἱ abord ils élevèrent une figure de bronze , comme celles d'Harmodius et d'Aristogiton,

Εἰκώ, οὖς (#), forme attique et poétique du précédent : Θηρὸς ἐχθίστον δάχους εἰχὼ φέροντα πολεμίας ἐπ᾽ ἀσπίδος, Æsch. Sept. 537, portant sur un bouclier ennemi l'odieuse image d'un monstre vorace.

EÏKAZMA , atoç (τό), simulacre : ἐχθρὸν εἴχασμα βροτοῖς τε καὶ δαροβίοισι θεοῖσι, Æsch. Sept. 502, ce simulacre abhorré des humains et des dieux immortels.

EÏRÔNISMA , ατος (τό), synonyme poétique , simulacre , portraiture, dans J’Anthologie : Τοῦτ᾽ ἐγὼ τὸ περισσὸν εἰχόνισμα τοῦ κωμῳδογξλωτος ἔστασ', Anthol. Pal. Phalæc. XII, 6, j'ai élevé ce beau simulacre d'un comédien bouffon.

ÂTAAMA , aroç (τό), ἀ᾽ ἀγάλλω, d'abord ouvrage d’urt précieux par Ju matière employée et par l'exécution , ou peut-être encore par la perfection qu’on s’attachait à lui donner pour en faire un objet digne d’être offert aux dicux; d’où il s’appliquait généralement à ce qu'on consacrait dans les temples; plus tard , statue, mais seulement des dieux et des demi-dicux, et comme représentation idéale, telle que la Minerve de Phidias à Athènes : Φημὶ γὰρ δὴ ὁμοιότατον αὐτὸν εἶναι τοῖς Σειληνοῖς τούτοις τοῖς ἐν τοῖς ἑρμογλυφείοις καθημένοις...., où δίχα διοιχθέντες φαίνονται ἔνδοθεν ἀγάλματα ἔχοντες θεῶν, Plat. Conv. 215, ὃ, car je dis qu’il ressemble beaucoup à ces Silénes placés dans les ateliers des statuaires..., (statues) qui, lorsqu'on les ouvre en

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