‹ Synonymes grecs, recueillis dans les écrivains des différents ages de la littérature grecque et expliqués d'après les grammairiens, l'étymologie et l'usage avec des exemples tirés des meilleurs auteurs grecsChapitre 52 sur 105 · EINAI · texte numérisé non relu

EINAI

στον, le diner viendra. I] se dit encore, suivant Eustathe (1724, 41), de certains objets dont la production est instantanée, comme le vent, la pluie, le jour, ete, et d’autres qui rentrent dans cette analogie, comme un cri, une assemblée, elc., οἱ enfin, au figuré, des sentiments, des affections, comme la pensée , la crainte , etc.; ce qui ἃ lieu principalement à certains temps, comme les parfaits γέγονα, ct épique γέγαα,, et l’aoriste second ἐγενόμην, étre né, d’où , étre depuis sa naissance : Νεώrepor οἶπερ ἐμεῖο ὁπλότεροι γεγάασι πεποίθασίν τε βίηφιν, IL. AV, 323, de plus jeunes, qui sont plus actifs que moi, et se fient en leur force. Suivant les grammairiens γέγνεσθαι élait synonyme ἀ᾽ εἶναι chez les Joniens : cependant il est impossible de méconnaître, dans le premier de ces verbes, l’idée constante de naissance, de production, surlout dans Homère ; idée qu’on retrouve encore dans les auteurs plus modernes, quoique les deux verbes aient souvent été confondus,

KŸPEIN, synonyme poétique de τυγχάνειν, se trouver, se rencontrer : Βωμῷ χαθῆσθαι τῷ Ποσειδῶνος, παρ᾽ ᾧ θύων ἔχυρον, Soyh. OEd, Col. 1158, se prosterner à l'autel de Neptune, où Je me trouvais pour sacrifier.

HÉAEIN, verbe poétique et défectueux usité aux troisièmes personnes de l'actif, et plus ordinairement du moyen, est donné par les grammnairiens comme identique, pour le sens , avec εἶναι: mais il en diffère par l’idée de mouvement, d'habitude qu’il emporte avec lui : Ζεῦ πάτερ, A τέ σὲ φασι περὶ φρένας ἔμμεναι ἄλλων ἀνδρῶν ἠδὲ θεῶν" σέο δ᾽ ἐχ τάδε πάντα πέλονται, 1]. XIII, 632, Jupiter, père de tout, c'est toi qu'on dit l'emporter en sagesse sur tous les hommes et sur tous les dieux, et cependant c'est de toi que viennent toutes ces choses. ;

ΤΥΓΧΆΝΕΙΝ, étre comme conséquence ; ou plutôt comme résultat auqnel on tendait, étre par hasard, se trouver, se rencontrer : Kai αὖθις ὡς μέγιστον τῶν ἀγαθῶν τυγχάνει, Plat. Phædr. 263, d, et, d'un autre côté, que c'est peut-être le plus grand des biens. De là l'emploi fréquent de ce verbe avec les participes, et souvent même avec &, emploi que les grammairiens regardent à tort comme un pléonasme : Àp οὖν, ὦ ἱππόκρατες, ὃ σοφιστὴς

278 EIPENH.

τυγχάνει ὧν ἔμπορός τις à κάπηλος τῶν ἀγωγίμων, ἀφ' dv buy τρέφιται; Plat, Pret. 313, e, est-ce donc, ὅ Hippocrate, que le sophiste serait par hasard un marchand ou un trafiquant de cette

espèce de denrées dont l'âme se nourrit 2

YHAPXEIN, éfre en principe ou dès le principe , étre primitivement : ὑποχείσθω δ᾽ ἡμῖν εἶναι τὴν ἡδονὴν χίνησίν τινα τῆς ψυχῆς χαὶ κατάστασιν ἀθρόαν χαὶ αἰσθητὴν εἰς τὴν ὑπάρχουσαν φύσιν, Aristot. Rhet. 1,11, en supposant que le plaisir soit un certain mouvement de l'âme et une révolution subite et sensible qui se fait dans notre nature primitive.

ΔΥΕΙ͂Ν, au parfait πέφυκα, et à l'aoriste second ἔφυν, temps où il prend la signification du présent , étre né; d'où , étre de sa nature ou naturellement , étre naturol : Καὶ γὰρ τὸ εἰθισμένον ὥσπερ πεφυχὸς ἤδη γίγνεται, Aristot. Rhot, 1,.11., εἰ, en effet, ce qui est passé en habitude devient bientôt comme inné.

200. Εἰρήνη; Âvoyt, ἀνακωχή, Διοχωχή; Ἐχεχειρία, Oprucv, Σπονδή, Συνθήκη.

ΕἰΡΗΝΗ, ne (ἡ), de εἴρω, lier, proprément , lien ; d'où , paix : Οὐδεὶς γὰρ οὕτω ἀνόητός ἐστι, ὅς τις πόλεμον πρὸ εἰρήνης αἱρέεται" ἐν μὲν γὰρ τῇ, οἱ παῖδες τοὺς πατέρας θάπτουσι" ἐν δὲ τῷ, οἱ πατέρες τοὺς παῖδας, Herodot. Y, 87, car il n’est pas d'homme asses insensé pour préférer la guerre à la paix. Dans la paix, les enfants ferment les yeux à leurs pères ; dans la guerre , les pères ensevclissent leurs enfants.

ÂNOXÉ , ἧς (ñ), ἀ ἀνέχω, suspension d'armes, tréve : Tin δ᾽ ἂν μᾶλλον πολέμιοι πιστεύσειαν ἢ ἀνοχὰς à σπουδὰς à συνθήκας περὶ εἰρήνης; Xen. Mem, 1V,4, 17, avec qui les ennemis feraient-ils avec plus de confiance ou des trêves , ou des traités, ou des conventions pour la paix ?

ÂNAKOXÉ , ἧς (4), forme à laquelle plusieurs grammairiens préfèrent avec raison ä&voxwy#, ne se trouve que dans Thueydide : Κορινθίοις μέν ης ἔνσπονδοι ἐστέ, Κερχυραίοις δὲ οὐδὲ du ἀναχωχῆς πώποτ᾽ ἐγένεσθε, Thuc. Y, 40 , vous êtes liés aux Corinthiens par un traité, et jamais vous ne l'avez été aux Corcyréens , pas même par une tréve. C’est un de ces mots dont Denys

EIPENH. 279

d’Halicarnasse (ad Amm. de Thuc.) fait la critique, et qu’il regarde comme suranné et inintelligible.

AIOKQXH, ἧς (ἡ), interruption; d'où, tréve, en parlant d’une épidémie : H νόσος τὸ δεύτερον ἐπέπεσε τοῖς ἀθηναίοις, ἐχλιποῦσα μὲν οὔδενα χρόνον τὸ παντάπασιν, ἐγένετο δέ τις ὅμως διοχωχῆ, Thuc. 1Π|,87, l'épidémie vint pour la seconde fois envahir les Athéniens. Le mal n'avait jamais cessé complétement, mais cependant il y avait eu quelque tréve.

ἐκεχειρία, ας (ἡ), armistice : Τοῦ δ' αὐτοῦ θέρους ἐν Σιχελίᾳ Καμαριναίοις χαὶ Γελώοις ἐχεχειρία γίγνεται πρῶτον πρὸς ἀλλήλους, Thuc. IV, 58, ce méme été, en Sicile, un armistice fut convenu pour la première fois entre ceux de Cumarina et ceux de Géla.

ὍΡΚΙΟΝ, ov (τό), de épxoç, victime sur laquelle on jurait ; d’où la locution épique ὅρχια τέμνειν, immoler les victimes, laquelle, prise même dans son sens propre, comme le latin fœdus icere, équivaut, dans le style homérique, à jurer ou faire une trêve , un accord : Φιλότητα val ὅρκια πιστὰ ταμόντες, Il. II, 256, après avoir immolé les victimes, gages de foi et εἴ αἷliance.

ΣΠΟΝΔΗ͂, ἧς (ñ), de σπένδω, proprement , lbation ; d’où, par extension , accord, trêve, parce que c’était en faisant des libations en l'honneur des dieux qu’on jurait de part et d'autre de cesser les hostilités; cérémonies dont on ne tronve de traces que dans les poésies homériques : Σπονδαί τ᾿ ἄχρητοι rai δεξιαί, ἧς ἐπέπιθμεν, [. TITI, 159, et les libations pures et les poignées de main auxquelles nous nous sommes confiés. Dans les histo. riens , au figuré , trêve, traité, paix : Παραθάντος τὰς σπονδὰς βα-σιλέως χαὶ Τισσαφέρνους, Xen. Anab. IV,1,1, le roi et Tissapherne ayant violé le traité.

EYNOHKH, ὡς (%), convention, trailé, pacte d'alliance : Οὐχ οἶσθα, ἔφη, ὅτι χαὶ νῦν ὁ σὸς πατὴρ ἐψεύσατο nai οὐκ ἐξημπέδου τὰς πρὸς ἡμᾶς συνθήχας; Xen. Cyr. 111,1, 12, ne sais-tu ρας, dit-il, que maïntenant ton père a violé son serment, et n'a pas été fidèle aux conventions faites avec nous ?

280 ἙΚΑΣΤΟΣ, EREI.

ἕκαστοσ, chacun séparément , se dit de chaque individu de plusieurs ou d’un grand nombre d'individus occupés d'une seale chose : Κελεύων χλήδην εἰς ἀγορὴν χιχλήσχειν ἄνδρα ἕχαστον, Il. IX, 11, ordonnant d'appeler chaque guerrier par son nom à l'assemblée. ᾿

ΠΑ͂Σ, πᾶσα, tout, dans le sens distributif, se dit des individus d’une même espèce , c’est ainsi qu’en français nous nous servons du mot tout, comme dans cette phrase : tout homme est sujet à la mort, ce qu’on exprimerait en grec par πᾶς ἄνθρωπος, οἱ non par ἕκαστος, lequel n'indique qu’une particularité de l’individu, tandis que πᾶς indique ce qui est particulier à l’individu οἱ à l'espèce en général. Ainsi on le trouve dans l’Iliade en parlant d’un essaim de guêpes : Τοὺς δ᾽ εἴπερ παρά τίς τε χιὼν ἄνθρωπος ὁδίτης χινήσῃ ἀέχων, οἱ δ᾽ ἄλχιμον ἧτορ ἔχοντες, πρόσσω πᾶς πέτεται vai ἀμύνει οἵσι τέχεσσι, Il, XVI, 264, si quelque passant, s'approchant d'elles, vient les troubler sans le vouloir, elles montrent un courage intrépide, et chacune d'elles vole en avant pour défendre ses petits.

ἙΚΆΤΕΡΟΣ, épæ, chacun des deux, l'un ou l'autre, en parlant de deux personnes, de deux villes, εἰς, : Οὐ μὴν οὐδὲ τῶν πρὸ τοῦ πολέμου τούτου γεγενημένων, χαὶ δυναστευσάντων ἐν ἑχατέρᾳ, ταῖν πολέοιν, δίχαιον ἀμνημονεύειν, ἴσοον, Paneg. 22, et pourtant il n’est pas Juste de passer sous silence ceux qui ont vécu avant cette guerre, et qui ont cu le pouvoir dans l'une ou l'autre des deux villes.

ἐκεῖ, adverbe , ἑὰ, y, en parlant d'un lieu éloigné ou séparé de celui où l’on se trouve, éllic : Ἐπεὶ δ᾽ ἐκεῖ ἐγένοντο, πολὺ ἐπλεονεχτεῖ à Πελοπίδας παρὰ τῷ Πέρσῃ, Xen. Hellen. VIT, 1, 34, lorsqu'ils y furent arrivés, Pélopidas eut plus de crédit que les autres auprès du prince perse. On voit dans cet exemple que les

grammairiens ont cru à tort que cet adverbe ne s’employait pas sans mouvement,

ἘΚΕΙ͂ΘΕΝ, de là-bas ; en parlont d’un pays étranger ou dont on est sorti : Νόμοισι τοῖς ἐκεῖθεν ἐψηφρισμένους θανεῖν, Eur, Heracl. 41, condamnés à mort par les lois de leur pays.

ἘΚΕΙ͂ΘΙ, là-bas ; éllic : Τὸν ξεῖνον δύστηνον ἄγ᾽ ἐς πόλιν, ὄφρ᾽ ἂν ἐχεῖθι δαῖτα πτωχεύῃ, Od. ΧΥΤΙ, 10, conduis ce malheureux étranger à la ville, afin que là il mendie sa vie.

AYTOOI, là-même, y : ἤλυθες ἐχ πολέμου! ὡς ὥφελες αὐτόθ᾽ ὀλέ-σθαιΐ Il. 111, 498 , tu es revenu du combat ! que tu aurais dd y périr!

ΑΥ̓ΤΟΥ͂, sur le lieu même, là ou ici-même : Εἰπέ ‘nor, ἔφη, ὦ ἀρμένιε, πότερα βούλει αὐτοῦ μένων τῷ λιμῷ rai τῇ δίψῃ μάχεσθαι; Xen. Cyr. ΠῚ, 1,8, dis-moi, dit-il, ὁ Arménien, si tu veux en restant à la même place combattre la faim et la soif.

ΔΕΥ͂ΡΟ, ré, ici, du lieu où se trouve la personne qui parle, avec et sans mouvement dans les poëtes et les prosalenrs : Δεῦρ᾽ ἴθι, νύμφα pün , IL, 111, 130, viens ici, nymphe chérie.

ΔΕΥ͂ΤΕ, qui, selon Buthmaun , est la contraction de δεῦρ᾽ ἴτε, ne s'emploie qu’en parlant à plusieurs personnes : Δεῦτ᾽ ἄγετ᾽, ἀργείη» Édéves χαὶ χτήμαθ' ἅμ' αὐτῇ δώομεν ἀτρείδησιν ἄγειν, Il ΝΗ, 350, venez çà, rendons aux Atrides Hélène l'Argienne, et qu'ils l'emménent avec tout ce qu'elle possède.

ἔνθα, là, où, est la plupart du temps corrélatif ἀὗ ἔνθα ou ἐνταῦθα exprimés ou sous-entendus : ἐπειδὰν δὲ χαταστῶμεν εἰς τὸν δρόμον, ἔνθα περιπατοῦμεν, Xen. Cyr. 11, 3, 15, mais quand nous nous sommes placés pour la course où nous nous promenons.

ἐνθάδε, ici-même , avec et sans mouvement , en prose cten vers : Σὲ δὲ τ᾽ ἐνθάδε γῦπες ἔδονται, 1. XVI, 826, pour loi, tu scras ici la proie des vautours. Τοῦ δ' αὐτοῦ λυχάθαντος ἐλεύσεται ἐνθάδ᾽ ὀδυσσεύς, Od. XIV, 161, cette année méme Ulysse vien ἄνα en ces licux. Les deux dernicrs sont aussi adverbes de temps, ct s’emploient pour τότε, alors.

ἐνταῦθα, la, ici, huc, avec el sans mouvement : Μέλλουσι γάρ σ᾽ ἐνταῦθα πέμψειν, ἔνθα μήποθ᾽ ἡλίου φέγγος προσόψει, Soph.

Electr. 381, car ils veulent t'envoyer dans un lieu où tu ne ver. ras plus la lumière du soleil.

ÉNTAYOf, ici, dans les poëtes attiques : ἧ μὴν ὑμεῖς γ' ἔτι μ᾽ ἐντανθὶ μεταπέμψεσθον, Aristoph. Plut. 608, mais pourtant vous m'avez fait venir ici méme. :

ÉNTAY@O!Ï, la, ici, en ce lieu, sans mouvement, istic : Évταυθοῖ νῦν ἧσο χύνας τε σύας τ᾽ ἀπερύχων, Od. XVIII, 104, reste là pour éloigner les chiens et les pourceaux.

203. ἕχών , Éxoÿotos, Ἐθελοντής, Ἐθελοντήρ, Ἐθελημός ᾿ Ἐθελήμων, Ἐθελούσιος, Ἐθελουργός, Αὐθαίρετος, Αὐτόὅουλος, Αὐτοχέλευστος, ᾿Αὐτοχίνητος, Αὐτόματος.

ἑκών, οὔσα, suivant quelques-uns , ἀ᾽ εἴχω, céder, suivant d’autres de ἦχα, parfait de ue, qui agit de son plein gré ou avec intention , qui agit volontairement : Ooriç ἐπ᾿ ἤματι τῷδε ἑκὼν μεθίησι μάχεσθαι, Il. XIIT, 234, quiconque en ce jour cesse volontairement de combattre.

ÉKOŸZIOZ, {æ (ἑκών), volontaire, par opposition à βίαιος, forcé, et à ἀκούσιος, involontaire; se dit principalement des actions : Βιαίους à ἑχονσίας πράξεις, Plat, Pol. X,903,c, des actions forcées ou volontaires, Λέγω δὲ ἑχούσιον, ὃ ἄν τις τῶν ἐφ᾽ αὑτῷ ὄντων εἰδὼς καὶ μὴ ἀγνοῶν πράττῃ, Aristot, Eth. V,8, 7.αρpelle volontaire ce qu’on fait de soi-même , avec connaissance de cause et sans l'ignorer. Sophocle l’emploie en parlant des personnes pour ἑχών : Οἷς θ᾽ ἥμαρτεν οὐχ Exouaix, Soph. Trach. 1193, et comment elle a été coupable sans ἰδ vouloir.

ÉGEAONTHE, οὔ (δ), et poétique, ἘΘΕΛΟΝΤΗ͂Ρ, äpos (6), ἀ᾽ ἐθέλω, qui veut, qui fuit ou agit volontairement où volontiers : ἐγὼ δ᾽ ἀνὰ δῆμον ἑταίρους αἶψ᾽ ἐθελοντῆρας συλλέξομαι, Od. 11, 292, Je vais aussitôt rassembler parmi le peuple des camarades volontaires. 1] s'emploie aussi comme substantif dans le sens du français, volontaire à la guerre : Πολλοὶ δὲ αὐτῷ vai τῶν περιοίκων ἐθελονταὶ ἠκολούθουν, Xen. Hell. V, 3,9, beaucoup de citoyens des environs le suivaient aussi comme volontaires.

ÉOEABMOE (ὁ, ἡ), poétique, dans Hésiode : Οἱ δ᾽ ἐθελημοὶ ἥσυ-

Χχοι ἔργα νέμοντο, Hesiod. Oper. 107, et les [hommes] cultivaient en paix les champs sans y être obligés.

ÉGEAHMON , ονος (δ), qui veut, consentant : Διὰ τὰ ἐθελήμονα εἶναι ὧν ἂν τις δέηται, Plat. Crat. 406, ἃ, parce qu'il est consentant à ce qu'on demande.

ἘΘΕΛΟΥ͂ΣΙΟΣ (ὁ, %), qui fait volontiers : ἐγώ cou, ὦ Κῦρε, ἐθελούσιος ὑφίσταμαι, Xen. Cyr. VI, 8, 19, pour moi, Cyrus, Je te promets bien volontiers.

ÉOEAOYPTOE (ἃ, ὁ)», dans les Pères, qui agit d'après sa volonté : Αὐτοχέλενστος χαὶ ἐθελουργὸς σπουδή, Philon, Jud, 1, 220, 38, zèle spontané εἰ qui agit sans impulsion étrangère.

AYOAÏÎPETOE (ὁ, ἡ), de αἱρέομαι, proprement, que l'on choisit ou peut choisir soi-même, pris ou choisi librement : ἕως ἔτι αὐθαίρετος ἀμφοτέραις ἡ εὐδουλία, Thuc. 1, 78 , tant qu'il est encore libre à tous deux de prendre un parti avantageux. Θανάτῳ αὐθαιρέτῳ ἀποθνήσχει, Xen. Hellen. VI, 2, 36, il meurt d'une mort volontaire. Quelquefois en parlant des personnes, qui s’est choisi ou élu lui-même : Αὐθαίρετοι στράτηγοι, Xen. An. V,7, 17, généraux qui ont pris d'eux-mêmes le commandement.

AŸTOBOYAOZ (ὃ, ὁ), qui ne prend conseil que de lui-même : ἀλλ αὐτόδουλος ἴσθ᾽, ἀπεννέπω δ᾽ ἐγώ, Æsch. Theb. 1060, ne prenez conseil que de vous-même ; mais moi je le défends.

AYTOKÉAEYETOS (6, ἡ) (χελεύω), qui ne reçoit d'impulsion ou d'ordre que de lui-même : Αὐτοχἔλευστος ὁρμή, Greg. de Hom.: le mouvement spontané , le libre arbitre.

ΑΥ̓ΤΟΚΙΝΗΤΟΣ (ὁ, ἡ), de χινέω, qui se meut de lui-même : ἂντίχειται.... ὡς ἀκίνοτος ἐξ ἑαυτῆς πρὸς αὐτοχίνητον, Plut. de Prim. frigid. 17, immobile d'elle-même, elle est opposée à ce qui se meut naturellement,

AYTOMATOS, ἡ (μάομαι), qui se meut ou agit de son propre mouvement où spontanément : Καρπὸν δ᾽ ἔφερε ζείδωρος ἄρουρα αὐτομάτη πολλόν τε καὶ ἄφθονον, Hesiod. Oper. 105 , la terre fertile produisait d'elle-même et sans culture des fruits abondants. ἐάν που αὐτόματοι περιτύχωσι τῇ ἀρετῇ, Plat. Prot. 320 , a , si d’euxmêmes ils s'appliquent à la vertu. En parlant des choses , spontané, naturel, fortuit : ἀπὸ τοῦ αὐτομάτου, Plat. Prot, 323, 0,

284 EAAYNEIN, EAA®OS.

naturellement, fortuitement. En mécanique, suivant Eustathe (ad IL IV, 408), on appelait τὰ αὐτόματα les machines qui renferment en clles-mêmes les ressorts qui les mettent en mouvement. De là nous avons appelé particulièrement AcTOMATESs les machines qui imitent les mouvements des corps animés.

ÉAAYNEIN, proprement, pousser ; d'où, chasser, repousser, pour éloigner ou écarter : Kai εὖτ᾽ ἐπὶ γηνσὶν ἐλάσσας ἀργείους χτείνεσχε, Il. XXIV, 392, et lorsque, les ayant poussés sur les vaisseaux , il tuait les Argiens.

ΔίΕΣΘΑΙ (diw), poétique, proprement, épouvanter; d’où, faire fuir, poursuivre une bête à la chasse, ou l'ennemi : Αἴχε Ζεὺς δώῃσιν.... νεῖχος ἀπωσαμένους, δηΐους προτὶ ἄστν δίεσθαι, Il. ΧΙ, 270, pourvu que Jupiter nous accorde d’éloigner le combat et de poursuivre les ennemis jusqu'à la ville.

AISKEIN , forme allongée du précédent (δέω), usitée en vers et en prose, proprement, épouvanter; d’où, poursuivre celui qui fuit, soit à la chasse, soit à la guerre, pour le prendre ou le tuer : Κατόπιν τούτους ἐδιώχον, χαὶ οὐχ ἀνίεσαν ἀλλ᾽ ἥρουν τινὰς αὐτῶν, Xen. Cyr. 1, 4, 21, tls les poursuivirent par derrière et ne se relächérent pas, muis ils en prirent quelques-uns.

SEYEIN, poétique, s’élancer à la poursuite de quelqu'un : ὁππότε μιν σεύαιτο ἀπ᾽ ἠϊόνος πεδίονδε, 1]. XX, 148, lorsqu'il s’élançait du rivage pour le poursuivre jusque dans la plaine.

ΕλΛΑΦΟΣ (6, ἡ), cerf, biche : Εὑρὼν à ἔλαφον χεραὸν ἢ ἄγριον aïyz, Il. VIT, 24, rencontrant un cerf au buis élevé ou une chèvre sauvage.

ÉAAOE, οὔ (8), faon ; hinnulus , dans l'Odyssée : ἐν προτέροισι πόδεσσι χύων ἔχε ποιχίλον ξλλόν, Od. ΧΙΝ,, 2928 , un chien tenait entre ses pieds de devant un jeune faon tacheté.

KEMAE, δος (ñ), suivant Eustathe, faon déjà plus grand que νεδρός; suivant d’autres, daëm : ü χεμάδ᾽ ἠὲ λαγωὸν ἐπείγετον

ἐμμενὲς αἰεί, Il. X, 361, poursuivent un daim ou un lièvre avec une constante ardeur.

NEBPOS, οὔ (ὁ), faon de biche : Νεδρὸν ἔχοντ᾽ ὀνύχεσσι, τέχος ἐλάφοιο ταχείης, Il. VIII, 248, tenant dans ses serres le faon né d'une biche rapide.

ἜΛΕΟΣ, εος (τό), pitié : ἔσθω δὴ ἔλεος " λύπη τις ἐπὶ φαινομένῳ χαχῷ φθαρτιχῷ, Aristot. Rhet. 11, 8, la pitié est définie : un chagrin que l'on ressent à la vue d’un mal mortel.

ÉAEUMOZYNH, nç (ô), sentiment de la pitié : Μὴ σύ γ᾽ ἐμεῖο πάθης κακὸν εἵνεχα, τῆσδε ἀντ᾽ ἐλεημοσύνης, Callim. in Del. 151, de peur que tu ne souffres à cause de moi pour cette pitié que tu me montres. Dans le Nouveau Testament, AUMÔNE : Προσέχετε τὴν ἐλεημοσύνην ὑμῶν μὴ ποιεῖν ἔμπροσθεν τῶν ἀνθρώπων πρὸς τὸ θεαθῆναι αὐτοῖς, Matth. 6, 1, prenez garde de ne pas faire votre aumône devant les hommes afin d'en étre vu.

ÉAEUTYŸS, vos (#), penchant à la pitié, poétique, ne se trouve que dans l’Odyssée : Οὐχ ὄπιδα φρονέοντες ἑνὶ φρεσίν, οὐδ᾽ ἐλεητύν, Od. XIV, 82, n'ayant dans le cœur aucune crainte des dieux, ni aucun penchant à la pitié.

OÏKTIPMOS, οὔ (δ), pitié, commiséralion, miséricorde, au pluriel dans Pindare et le Nouvean Testament : Κρέσσων γὰρ οἰχτιρμῶν φθόνος, Pind. Pyth. 1, 164, car l'envie est préférable à la pitié. Ce qui revient au dicton : 1ὲ vaut mieux faire envie que pitié.

OÏRTIEMA , æroç (τό), ce qui excite La pitié, état misérable : Hy δ᾽ ἐς λόγους τε χαὶ τὰ τῶνδ᾽ οἰχτίσματα βλέψας πεπανθῆς, Eur. Heracl. 159, mais situ te laisses fléchir en voyant leurs Plaintes et leurs misères.

OÏKTIEMOEZ, οὔ (ὁ), d’oixrigu, marque de pilié : Κριτόθονλος δὲ χαὶ ἐξεχάγχασεν ἐπὶ τῷ οἰχτισμῷ αὐτοῦ, Xen. Conv. 1, 16, Critobule même éclata de rire pour toute marque de pitié.

ΟἾΚΤΟΣ, ou ($), pitié qui se manifeste par des signes ou une démonstration : Διπλᾷ ps χρήζεις δάκρνα κερδᾶναι, γύναι, σῆς

286 | EAEY@EPOS.

παιδὸς ofurw, Eur. Hec, 519 , femme, tu veux que mes larmes coulent une seconde fois par pitié pour ta fille.

ἐΛΕΥΘΕΡΟΣ, épa (ἐλεύθω), libre, en parlant des personnes : ἐὰν δὲ δοῦλος ἐλεύθερον ἐχών, εἴτε αὐτόχειρ, εἴτε βουλεύσας ἀποχτείνῃ, Plat. Legg. IX, 872, b, mats si un esclave tue volontairement un homme libre, soit de sa propre main, soit par ses conseils.

ÉAEYO@EPIKOS, ἡ, propre ou relatif à la liberté : τὸ δ᾽ ἔλενθερικὸν καὶ ἀνελεύθερον ἀχριδῶς μὲν οὐ ῥάδιον νομοθετεῖν, Plar. Legg. ΧΙ, 919, 6, quant à ce qui est libre et à ce qui ne l'est pas, il west pas facile d'établir des lois certaines.

ÉAEYE@ÉPIOS, iæ , digne d'un homme Libre, libéral , en parlant des choses, des actions ; lberalis : Πρῶτον μὲν νόμους ὑπάρξαι δεῖ τοιούτους, δι᾿ ὧν τοῖς μὲν ἀγαθοῖς εὔτιμος καὶ ἐλενθέριος ὃ βίος παρασχενασθήσεται, Xen. Cyr. IIT,3, 27, d'abord il fuut qu'il existe des lois en vertu desquelles une vie glorieuse et libérale sera assurée aux braves.

ÂTEAEYO@EPOZ (ὁ, ἡ)», esclave affranchi par son maître : Δούλῃ μὲν ἐὰν συμμίξῃ δούλῳ ἢ ἐλευθέρῳ à ἀπελευθέρῳ, πάντως τοῦ δεσπότου ἔστω τῆς δούλης τὸ γεννώμενον, Plat. Legg. XI, 930, d, si une esclave a commerce avec un esclave, où un homme libre, ou un affranchi, que le fruit de l'esclave soit tout à fait la propriété du maitre.

EZEAEY@EPOE (ὃ, ἡ), qui est libéré après avoir été esclave pour dettes ou pour toute autre cause, suivant les grammairiens et Eustathe (ad Odyss. 1751, 2). Selon Hésychius, c’était le fils d'un affranchi. La différence qui existait chez les anciens Grecs entre ces deux mots n’a plus été reconnue par la suite, car l’auteur de la compilation qui nous reste sous le nom d’Am monius, dit que déjà de sou temps on se sert des deux mots in distinetement dans le même sens, Ainsi Dion Cassius emploie ἐξελεύθερος pour ἀπελεύθερος : ἵνα μῆτε καχῶς ἀκούῃ ὅτι ἐξελεύθερος αὐτοῦ ἠργνρολόγησεν ὦστε nai ἐς τηλιχοῦτον ἀνάλωμα ἐξικέσθαι, Dion. Cass, XAXXILU, 88, afin qu'il ne füt pas ὀϊάνιέ de ce que son af-

franchi avait umassé assez d'argent pour faire face à une telle dépense. .

ΑἀΒΑΣΙΛΕΥ͂ΤΟΣ (6, #), qui n’est pas gouverné par un roi, qui n'a pas de roi : Βάρδαροι δὲ Χάονες χίλιοι ἀθασίλεντοι, Thuc. 11, 80 , et parmi les barbares , mille Chaoniens , peuple qui n’a pas de roi.

AYTONOMOE (ὁ, ἡ), qui se gouverne par ses propres lois, indépendant, ΚὈΤΟΝΟΜΕ , en parlant d’un peuple, d’un État : Οἱ δὲ τελευταῖοι οἵδε ἥχοντες, χαὶ τοὺς ἔλληνας προαγορεύουσιν αὐτονόμους ἀφιέναι, Thuc. 1, 140, et ceux-ci, qui viennent les derniers, nous signifient même de laisser les Grecs libres sous leurs propres lois.

ÉAKOS, εὸς (ré), de ἑλχύω, déchirure des chairs, plaie dont on est affligé depuis longtemps, faite par le fer, ou qui s’est formée d’elle-même, ulcére; ulcus + ὅθι μιν λίπον ξλχεῖ μοχϑίζοντα, IL. 1, 723 , où ils l'abandonnérent souffrant d'une blessure.

ΟΥ̓ΛΗ͂, ἧς (4), cicatrice d’une ancienne blessure : Οὐλὴν τὴν ποτέ μιν σῦς ἤλασε jeux ὀδόντι, Οὐ. XIX, 393, La blessure qu'un sanglier lui fit jadis de sa blanche défense.

ΠΛΗΓΉ, ἧς (4), de πλήσσω, action de frapper, coup donné ou reçu de près, coup en général; marque, blessure, ou cicatrice faite par les coups, plaie : Δούλῳ δὲ πληγαὶ καὶ ὃ τοῦ σώματος αἴχισμός, Dem. de Cherson. 102, 20 , et pour un esclave les coups et les mauvais traitements. ἅμα δὲ ἐπεδείχνυσαν τῶν ναρθηχοφόρων τὰς πληγὰς χαὶ ἐν χερσὶ χαὶ ἐν τραχήλοις, Xen. Crr. 11, 3,20, en même temps ils montrérent les marques des coups de férule sur leurs bras et sur leurs cous.

HAËTMA , ατος (ré), verbal poétique de πλήσσω, coup porté : ὅθεν τὰ δεινὰ πλήγματ᾽ ἣν γενειάδων, Eur. Iph. T. 1366, de là d'effroyables coups sur la figure.

ΤΡΑΥ͂ΜΑ, aroç (τό), de τιτρώσχω, proprement, trou; d’où, blessure en général : ἅμα δὲ τὰς οὐλὰς τῶν τραυμάτων ἀπογυ-

288 ΕΛΠΙΣ, ENANTIOS.

μνούμενος ἐπεδείχννεν, Xen. Mem. WW, 4, 1, en méme temps , sê découvrant, il montrait les cicatrices de ses blessures.

TÉMMA, ατὸς (ré), de τύπτω, poétique ; 1° comp porté ou recu : ἔτι σε χρὴ στερομέναν φίλων τύμμα τύμματι τίσαι, Æsch. Ag. 1440, privéc d'amis, tu dois venger par un autre coup le coup que tu as porté, 2 Blessure ou plaie qui résulte du coup, dans les poëtes plus récents , et même l’objet qui a blessé : Ôsσιχόν ἐστι τὸ τύμμα, καὶ ἁλίχον ἄνδρα δαμάσδει; Theocr. IV, 55, quoi! si peu de chose m'a blessé, et abat un homme tel que moi ?

ÔTEIAË , ἧς (Ὁ), dorés, poétique, lessure fraiche ; vulnus : Αὐτίχα δ᾽ ἔῤῥειν αἷμα κελαινεφὲς ἐξ ὠτειλῆς, 14. IV, 140, aussitôt un sang ποίγ coule de la blessure.

ἐΛΠΙΣ, ἰδὸς (ñ), atiente, espérance, mais toujours déterminée par une épithète : Εἴς ye τὸ προθυμίαν ἐμβαλεῖν στρα-τιώταις οὐδέν μοι δοχεῖ ἱχανώτερον εἶναι à τὸ δύνασθαι ἐλπίδας ἀγαθὰς ἐμποιεῖν ἀνθρώποις, Xen. Cyr. 1, 6, 19, rien ne me sembic plus propre à donner de l'ardeur à des soldats, que de pouvoir inspirer aux hommes de bonnes espérances, Ἐλπίς se trouve aussi en mauvaise part dans les meilleurs écrivains.

ÉATIQPÉ , ἧς (ἡ), dans les poëtes, espoir : Édbroph τοι ἔπειτα τελευτῆσαι τάδε ἔργα, Od. 11, 280. ἐμ as l'espoir désormais d'achever cet ouvrage.

TIPOSAOKIA, ας (à), attente : ἣν πολλάκις προσδοχίας ἀγαθῶν ἐμθάλων ψεύδηταί τις, τελευτῶν οὐδ᾽ ὁπόταν ἀληθεῖς ἐλπίδας λέγῃ ὁ τοιοῦτος, πείθειν δύναται, Xen. Cyr. 1, 6, 19, σὲ quelqu'un trompe plusieurs fois en inspirant l'attente de biens, un tel homme finit par ne plus pouvoir persuader, même lorsqu'il donne des cspérances véritables.

210. Évevrios, ἀντίπαλος, Δήϊος, Δυσμενής, Expos, Πολέμιος, Αντιπόλεμος, Ἀντιπολέμιος.

ÉNANTIOZ, iæ (ἀντίος), proprement, qui est en face, opposé,

ENANTIOS. 289 contraire : ἐναντίοι ἔσταν ἀχαιῶν, Il. ΧΙ, 214, (ils) firent face aux Grecs. D'où , au figuré, adversaire , en général , et spécialement à la gucrre : Οἱ ἐναντίοι, les ennemis : ὁρῶν ὑμᾶς πεφοθημένους τὸ πλῆθος τῶν ἐναντίων, Thuc. Il, 89., vous voyant effrayés de la multitude des ennemis.

ÂNTITAAOZ (ὃ, ἡ), adversaire à la lutte, au propre et au figuré; d’où, ennemi à la guerre : ἀντίπαλοι μὲν γὰρ οἱ πλείους ὥσπερ οὗτοι τῇ δυνάμει τὸ πλέον πίσυνοι à τῇ γνώμη ἐπέρ-χονται, Thuc. 11, 89, en effet, quand des ennemis supérieurs en nombre comme ceux-ci viennent attaquer, ils se confient plus en leur force qu’en leur courage.

ΔΗ͂ΪΟΣ, δηΐη (δαίω), mot poétique et ionien , proprement, qui bräle; au figuré, ardent, acharné; d'où, avec ou sans ἀνήρ, ennemi : Κτείνας δήϊον ἄνδρα, Il. VI, 481, ayant tué un guerrier ennemi.

AYEMENHS (6, ἢ) (μένος), malintentionné, qui en veut à quelqu'un , qui conserve depuis longtemps une haine invincible contre un ami. Homère l’emploie souvent avec ἀνήρ, pour ennemi armé : Δυσμενέες δ' ἄνδρες σχεδὸν εἴαται, Il. X, 100, Les ennemis sont près de nous.

ÉXO@POE, ά, proprement, qui hait où qui est haï, odieux, en parlant des personnes οἱ des choses; d'où, ennemi particulier plus souvent qu’à la guerre, en vers et en prose, par opposition à φίλος : Πρὸς μὲν τοὺς φίλους ἀπίστως, πρὸς δὲ τοὺς ἐχθροὺς ἀνάνδρως ἔχοντες, Îsocr. Paneg. 41, infidèles à leurs amis, läches avec les ennemis.

TIOAÉMIOS, iæ, ennemi armé, ennemi à la guerre : Τῶν μὲν συμμάχων χαταφρονοῦντες, τοὺς δὲ πολεμίους θεραπεύοντες, Isocr. Paneg. 41 , orgucilleux avec les alliés, vils courtisans avec les ennemis. ! |

” ANTINIGAEMOS et ÂNTIHOAËMIOS (ὃ, ἡ), ennemi à la guerre, dans les historiens : Γνώμην ἔχε τὰ τῶν ἀντιπολέμων μὴ ἐπιλέγεσθαι πρήγματα, Herodot, VII, 236, ayez pour principe de ne pas vous occuper des ‘affaires des ennemis. À δὶ λόγου μάλιστα ἄξια à μετὰ τῶν ἀθηναίων οἱ ξύμμαχοι ἔπραξαν, ἣ πρὸς τοὺς ἀθη-vaious οἱ ἀντιπολέμιοι, τούτων μνησθήσομαι, Thuc. VII, 90, JC

290 ENAON.

rapporterai tout ce qui sera digne de mémoire, soit dans ce que les alliés ont fait avec les Athéniens , soit dans ce que les ennemis ont fait contre les Athéniens.

211. ἔνδον, Εἴσω, ἔσω, Évroç, ἔντοσθε, ἔνϑοθεν, ἔνϑοθι, Évdot, Evdor.

ÉNAON, adverbe, céans, au dedans, dans intérieur, à la maison , se dit de tout ce qui se passe dans le lieu, sans mouvement pour y entrer ou en sortir : ἔστι γὰρ ἔνδον χαλχός τε χρυσός re, Il. X, 378, car il y a à la maison et de l'airain et de l'or.

Εἴσω, et poétique ÉEQ, marque le mouvement pour aller ou entrer dans le lieu : Καὶ νήεσσ᾽ ἡγήσατ᾽ ἀχαιῶν ἴλιον εἴσω, IL. 1, 71, et qui conduisit les vaisseaux des Achéens vers Ilion. Les poëtes n’observent pas toujours cette distinction , et Ammonius reproche à Sophocle de s’être servi ἀ᾽ ἔσω pour ἔνδον : Αἴ τ᾽ ἔσω στέγης, Trachin. 204, et celles qui sont dans le palais. Dans Euripide : Τὴν +’ ἔσω γραῖαν δόμων μητέρα, Heracl. 584, et la vicille mère dans le palais.

ÉNTOZ, adverbe, dedans, intérieurement; intus, intra; reçoit quelquefois un complément, et fait alors l'office de préposition, comme dans, au dedans de : Τείχεος ἐντὸς ἰόντες, Il. XII, 374, entrant dans l'enceinte du mur.

ἔΝΤΟΣΘΕ, poétique , au dedans : ἄγλοι δ᾽ ἔντοσθε μένουσιν, IL. XXIT, 237, tandis que les autres restent au dedans.

ÉNAOOEN, rare dans les historiens, de dedans , de l’intérieur ; ab intus : ἔνδοθεν λόγων τῶν σῶν ἀχούσασ᾽ ἐξέθην πρὸ δωμάτων, Eur. Iph. A. 819, de là dedans ayant entendu tes discours, je suis sortie devant le palais.

ÉNAO@I, dedans, au dedans, dans les poëtes : Κιχήσατο δ᾽ ἔνδοθι πολλὰς ἀμφιπόλους, IL. VI, 498 , et elle trouva dedans beaucoup de ses suivantes.

ÉNAOÏ ou ÉNAOI, syracusain et éolien, pour ἔνδον, dans Théocrite : ἔνδοῖ Πραξινόα; Theocr. XV, 1, Praxinoé est-elle au logis ?

ÉNAOZOE (ὁ, ἡ)» glorieux : Πῶς Θεμιστοχλῆς ὁ τῶν χαϑ᾽ ἑαυτὸν ἁπάντων ἀνδρῶν ἐνδοξότατος ταὐτὸ τοῦτ᾽ ἐποίησεν, Dem. in Leptin. 478, comment Thémistocle, le plus célèbre des hommes de son temps, a fait cette méme chose.

ÉNIAOZOZ (6, 4), a été employé à tort dans le sens de célèbre, illustre, dans les apophthegmes laconiens attribués à Plutarque : Εἰ μὴ πράττομεν δι᾽ ἃ ἐχεῖνος ἁπάντων ἀνθρώπων ἐπιδο-ξότερος καὶ εὐγενέστερος ἐφάνη, Pseudo-Plut. Apophth. Lacon. 2, si nous n’accomplissons pas les œuvres par lesquelles celui-là s’est montré le plus glorieux et le plus noble de tous les hommes. Suivant Phrynichus ( Phryn. Lobek. p. 132) ἐπίδοξος n’était employé dans ce sens que par les ignorants.

EYAOKIMOE (ὁ, #), proprement, approuvé; d’où, estimé, distingué : Τράμματα πολλὰ συνειλεγμένον ποιητῶν τε al σοφιστῶν τῶν εὐδοχιμωτάτων, Χεπ, Mem. IV, 2, 1, ayant réuni plusieurs écrits des poëtes et des sophistes les plus estimés.

ΕΥ̓́ΔΟΞΟΣ (ὁ, ἡ), plein de gloire : Καὶ ἅμα ἐλευθέραν καὶ εὐδοξοτάτην πόλιν διὰ παντὸς νεμόμεθα, Thuc. 1, 84, et nous sommes citoyens d’un État qui fut toujours libre et plein de gloire.

KAEINOZ, ἡ (χλοίω), dans les poëtes postérieurs à Homère, et très-rare en prose, fameux, célèbre : Αὐτὸς ὧδ᾽ ἐλήλυθα ὃ πᾶσι χλεενὸς Oidirous χαλούμενος, Soph. OEd. R. 8 , je suis venu moimême en ces lieux, moi qui suis de toutes parts appelé le célèbre OEdipe.

KAEITOZ, ἡ (χλείω), poétique, dont on parle, fameux , célèbre, distingué : ἀλλ᾽ οὔτις δύνατο Ὑρώων χλειτῶν τ᾽ ἐπικούρων δείξαι.... Il. VIT, 451, mais aucun des Troyens ni de leurs fameux alliés ne put montrer...

KAYTOZ, ἡ, de χλύω, dont on entend parler, connu, Jameux , poétique et très-fréquent dans Homère , en parlant des

292 ENAOEO%,

hommes et des choses : ὥς εἰπὼν ὁ μὲν ὥχετ᾽ ἐπὶ χλυτὰ φῦλ᾽ ἀνθρώπων, Il. XIV, 361, ayant ainsi parlé, il retourna vers les fameuses troupes des hommes.

ΕΥ̓ΚΛΕΗ͂Σ (6, %), couvert de gloire : Τοὺς μὲν ἀγαθοὺς καὶ ebχλεεῖς εὐδαιμονεστάτους τῷ ὄντι νομίζειν, Xen. Cyr. III, 3, 27, regarder les hommes braves et couverts de gloire comme les plus heureux en réalité.

KYAPOE, ἡ, de χῦδος, seulement au féminin dans l’Iliade et l'Odyssée , comme épithète de Junon et autres déesses , et rarement des mortelles, digne de respect, auguste : Hpn pe προέηχε Διὸς χυδρὴ παράχοιτις, IL. XVIII, 184, Junon, l'auguste épouse de Jupiter, m'a envoyée, Le superlalif κυδιστός, qu’on y rattache, est plus usité.

KYAÂAIMOS (6, ἡ), dérivé poétique du précédent, honorable, noble, épithète des guerriers, du cœur comme principe de la bravoure, dans l’Iliade : ἀλλ᾽ ἄγ᾽, ὀΐστευσον Μενελάον κυδαλίμοιο, IL 1V, 100, allons, lance une flèche à l'honorable Ménélas.

ÉIIKYAHE (ὃ, ἡ)» qui a un succès glorieux, florissant : Προσθέμενος τοῖς ἑτέροις, ἐπιχυδέστερα τὰ πράγματα τούτων ἐποίησεν, Isocr. Paneg. 38, en se joignant à l'un des deux partis, il a rendu ses affuires plus florissantes.

ΛΑΜΠΡΌΣ, &, proprement, clair; d'où, brillant, éclatant ; clarus, en parlant des choses; quelquefois é{lustre en parlant des hommes : Où γὰρ λόγοισι τὸν βίον σπουδάζομεν λαμπρὸν ποιεῖσθαι μᾶλλον à τοῖς δρωμένοις, Soph. OEd, Col. 1144, car ce n’est point par des paroles , maïs par des actions, que nous cherchons à rendre notre vie éclatante.

OÔNOMASTOS, ἡ, renommé : Kai παρὰ πᾶσιν ἀνθρώποις ὀνομαστοτάτην, Îsocr. Paneg. 4, et la plus renommée parmi les hommes.

HOAYAINOE (6, %), beaucoup loué ou vanté, est ordinairewent l’épithète d'Ulysse dans Homère : ὦ ὀδυσεῦ πολύαινε, IL X, 544, ὁ Ulysse, justement vanté.

HOAŸYŸMNOZ (ὃ, ἡ), chanté ou célébré dans beaucoup d'hymnes , dans les hyrones homériques : Αὐτὰρ ἐπειδὴ τόνδε θεαὶ πολύῦμνον ἔθρεψαν, Hymn. XXV,7, ensuite, lorsque les déesses curent élevé ce dieu tant chanté.

ENEKA. 293

ΠΟΛΥΥΜΝΉΤΟΣ (ὁ, ἡ), souvent chanté ou célébré, dans Pindare : Νεμεαίου ἐν πολυῦμνήτῳ Διὸς ἄλσει, Pind, Nem, X1,8, dans le bois sacré si souvent chanté de Jupiter Néméen.

&AÏAIMOZ (ὁ, ἡ)», poétique, illustre; clarus : Χώρησαν δ' ὑπό τε πρόμαχοι καὶ φαίδιμος ἕχτωρ, Il. IV, 505, alors reculérent et les premiers combattants et l'illustre Hector.

ἐΠΙΦΑΝΗ͂Σ (ὁ, ἡ), llustre ττὅπως δὲ μή τις ἀπιστῇ, καὶ ὀνόμασαι βούλομαι τοὺς ἐπιφανεστάτους αὐτῶν, Xen. Ages. 8, 2, pour qu'on ne soit pas incrédule, je veux aussi nommer les plus illustres d’entre eux.

ÉNEKA, poétique εἵνεκα, à cause de, marque le but dans lequel une chose se fait, mais avec un rapport plus éloigné, et pour une cause plus indifférente : Χερσὶ μὲν οὔτοι ἔγωγε μαχήσοpar εἵνεχα κούρης, Il. 1, 298, Je n’en viendrai pas aux mains pour la jeune fille.

ἀντί; de l’idée d'échange propre à celle préposition, qui signifie 1° au lieu de, à la place de, vient l’idée de causalité, qu’elle a souvent en vers et en prose; 2 pour, à cause de : ἀνθ' ὅτου δ᾽ ἔχτεινά νιν ἄκουσον, Eur. Hec. 1136, apprends pour quelle raison je l'ai tué.

ΠπΠΡό, en avant , au-devant, comme en latin pro ; d’où , pour, pour la défense de, principalement dans les poëtes : Οἷον προς στήσας πρὸ ἀχαιῶν Τρωσὶ μάχεσθαι, 1]. TV, 156, quand je l'ex posai seul à combattre contre les Troyens pour les Achéens.

YIHÉP, proprement, sur, au-dessus de; de là l'idée de défense , de protection , au propre et au figuré, dans les poëtes et les prosateurs , où elle est quelquefois 1° pour ἀντί, à la place de, pour : H χαὶ ἐθέλοις ἄν, ὦ ἐπίσθενες, ὑπὲρ τούτον ἀποθανεῖν; Xen. An. NII, 4,6, ὅ Épisthne, est-ce que lu voudrais mourir pour lui? Au sujet de, en faveur de : Φοίδω θ᾽ ἱερὴν ἑχατόμθην ῥέξαι ὑπὲρ Δαναῶν, Il. I, 444, et offrir à Phœbus une hécatombe sacrée en faveur des Grecs.

XAPIN, en faveur de, pour plaire, indique plus particulièrement l'intention avec laquelle on agit, un rapport plus direct,

294 EEESTI.

et le désir d’être agréable ou de complaire : Χάριν Éxropos ὀτρύvavros, 1]. XV, 744, pour l'amour d’Hector qui les excite.

244. ἔξεστι, ἔστι, ἥνεστι, Eu, ἐνδέχεται, Πάρεστι, Θέμις ἐστί.

ἜΞΕΣΤΙ, il est permis, a plus de rapport au moral : ὥστε χατά γε τοῦτο, ἔξεστί σοι λέγειν, Xen. Mem. 1, 4, 9, de sorte que d’après ce raisonnement il vous est permis de dire,

ἘΣΤΙ, pour ἔξεστι ou ἔνεστι : Οὐχ ἔστι τοὺς θανόντας ἐς φάος μολεῖν, Eur. Alc. 1079, il n’est pas possible aux morts de revenir à la lumière.

ÉNEZTI, y a moyen, il est possible , a plus de rapport à la possibilité physique, aux facultés propres et naturelles à chacun, soit au propre, soit au figuré : Πῶς ἕνεστιν à πῶς δυνατὸν τούτους ἄπαντας.... Dem. in Eubulid, 1306, 2, comment y a-t-il moyen ou est-il possible que tous ceux-là...

ÉNI, souvent pour ἔνεστι en prose et en vers ; Οὐχ ê τῷ φεύἡοντ παρελθεῖν, Dem.-de Cor. 3, il n'y a pas moyen pour l'accusé d'y échapper.

ἘΝΔΈΧΕΤΑΙ, εἰ est admis ou reçu, il peut se faire ; contingit : Πῶς οὖν οὐχ ἐνδέχεται, σωφρονήσαντα πρόσθεν αὖθις μὴ σωφρονεῖν; Xen. Mem. 1,2, 23, comment donc ne pourrait-il pas se faire qu'un homme d'abord tempérant ne le füt plus ?

ΠΑάΡΕΣΤΙ, él est facile, en parlant de ce qui est à portée, de ce qui peut se faire sans empéchement : Πάρεστι τούτου πεῖραν, ὦ Χαιρεφῶν, λαμβάνειν, Plat. Gorg. 448 , a, il est facile, d Cheréphon , d'en faire l'essai.

@ÉMIS ἐστί, 1° il est d'usage où d'habitude, fas est : Kai oi ὀδυρομένῃ βλεφάρων ἄπο δάκρνα πίπτει, h θέμις ἐστὶ γύναιχος, Od. XIV, 130, et La douleur lui arrache des larmes de la paupière, comme c'est l'habitude d'une femme. 2° Il est convenable : Οὔτε θέμις περὶ τὰ τοιαῦτα ἀνδρὶ σοφῷ ἐπιτάττοντι νεώτερον ἀπειθεῖν, Plat. Theet. 140, ες et il n’est pas convenable qu'un Jeune homme soit indocile à un homme sage qui donne de tels préceptes.

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