ἔξω, ἐκτός, ἔχτοθι, Éxroae, Éurooûe, ἔχτοθεν, Ἐξωθεν
ἔξω, adverbe, dehors : ἀμφὶ δὲ τ᾽ ἀχραὶ ἠϊόνες βοόωσι" ἐρευγο-μένης ἁλὸς ἕξω, Il. XVII, 265 , et tout autour mugissent les rives élevées couvertes des vagues qui grondent dehors. Quelquefois usité comme préposition avec un complément, hors de : Εἰ γὰρ γῦν, ἔφη, ἔτι ὀλίγοι εἰσὶν οἱ ἔξω τοῦ ἐρύματος.... Xen. Cyr. ΠῚ, 3, 24, car, disait-il, si maintenant ceux qui sont hors du retranchement sont encore en petit nombre.
ἐκτός, plus rare en prose, hors, ΕΚ extra : Τείχεος ἐκτός IL, 1X , 67, hors du mur. ΝᾺ
ἘΚΤΟΘΙ, en dehors, avec le génitif : Θοάων ἔχτοθι νηῶν, IL. XV, 391, en dehors des vaisseaux rapides.
ÉKTOSE, rare et épique , hors , dehors, avec le génitif : Δόρν δ' ἔχθαλον ἔχτοσε χειρός, Θά. XIV, 277, et je rejetai la lance hors de ma main.
ΕΚΤΟΣΘΕ et ἔΚΤΟΘΕΝ, en dehors, à l'extérieur, tous deux poétiques : ἔχτοσθεν δὲ βαθεῖαν ὀρύξομεν ἐγγύθι τάφρον, Il. VIT, 341, et tout proche, à l'extérieur, creusons un fossé profond. Babeins ἔχτοθεν αὐλῆς, Od. 1X, 239, en dehors de la vaste cour.
ÉEQ@EN, du dehors , au dehors , avec et sans complément : Καὶ πρὸς τούτοις ἄλλους ἔξωθεν συμμάχονς χατασχενάζονται, Xen. Mem. 11, 1,14, et outre cela ils se ménagent d'autres alliés au dehors.
ἐπιγραφή, ἧς (1), 1° énscription , inscription funéraire, dans Thucydide : Kai où στηλῶν μόνον ἐν τῇ οἰχείᾳ σημαίνει ἐπιγραφή, Thuc. 11, 43, et ce qui les distingue, ce n'est pas seulement l'inscription gravée sur les cippes qu’on élève dans leur patrie. 2° Titre d’un livre, dans Polybe : ἵνα μὴ πρὸς τὴν ἐπιγραφήν, ἀλλὰ πρὸς τὰ πράγματα βλέπωσιν, Polyb. 111, 9,3, pour qu’ils ne regardent pas le titre, mais les faits.
ÉTTPAMMA, ατος (τό), énscriplion en vers, dans Thucydide :
296 EMIGAAAMION, EIH@YMIA.
Καὶ τῷ μὲν ἐν τῇ ἀγορᾷ προσοιχοδομέσας ὕστερον ὁ δῆμος ἀϑηναίων μεῖζον μῆχος τοῦ βωμοῦ ἠφάνισε τοὐπίγραμμα, Thuc. VI, 54, par la suite le peuple athénien , ayant donné une plus grande dimension à l'autel [du temple αἱ Apollon Pythien] qui est sur la place publique, effaça l'inscription. Ces deux mots ont été d’abord à peu près synonymes, mais ἐπίγραμμα parait s'être ἴοι» jours employé pour une inscription en vers , et, ce qui le prouverait, c’est que plus tard il s’est spécialement appliqué à cette espèce de petits poëmes en plusieurs vers , ordinairement élégiaques , dont le recueil porte le litre d’Anthologie ; ce genre de poëme n’a du reste aucun rapport avec celui que nous nommons ÉPIGRAMME. ᾿ ΦΙΎ, ἐπιθαλάμιον, Γαμήλιον.
ἐΠΙΘΑΛΑΜΙΟΝ, o (τό), pièce de vers ou poëme pour οὐ]όbrer un mariage, ÉPITHALAME : ἐγὼ γὰρ ὑμῖν ἐπιθαλάμιον ἀναγνώσομαι, Luc. Conviv, VIT, 40, 445 , car je vous lirai un épithalame.
TAMÉAION, ον (ré), neutre de γαμήλιος, pris absolument, par ellipse d’écux ou αὔλημα, chant nuptial ; suivant Pollux (Poll. IV, 80), il se chantait avec deux flûtes dont l’une était plus courte que l’autre , symbole de l’infériorité de la femme relativement au mari.
ἐπιθυμία, ας (ἡ), désir; cupiditas : Καὶ οὗ ἂν ἡ ἐπιθυμία ἐνῇ ἅπαν ἡδύ, Aristot. Rhet. T, 11, tout ce dont on a le désir est agréable, :
ΕΛΔΩΡ (τό), sous la forme épique ÉÉAAQP, dans Homère, souhait, vœu : Tôde μοι χρήηνον ἐέλδωρ, Il. 1, 45, exauce ce souhait que je forme.
ΘΥΜΟΣ, οὗ (δ), le cœur, comme siége du désir οἱ des appétits naturels : Πιέειν, ὅτι θυμὸς ἀνώγοι, IL, IV, 263, pour boire lorsque le cœur y invite. Nous disons de même en français, dans le style familier, sé le cœur vous en dit ; de là l'appétit même :
Δαίνυντ᾽, οὐδέ τι θυμὸς ἐδεύετο δαιτὸς ἐΐσης, I, 1, 468, ils com mencèrent le repas, et l'appétit éut une part convenable.
ABMA, ατος (ré), de λάω, proprement, vouloir, volonté, comme principe des passions , dans les poëtes ; d’où , penchant : ὁ δ᾽ εἰς τὸ χέρδος λῆμ᾽ ἔχων ἀνειμένον, Eur. Heracl. 3, mais celui qui aun penchant effréné pour le gain,
OPEEIS, sx (%), d'épéye, appétit : H γὰρ ἐπιθυμία τοῦ ἡδέος ἐστὶν ὄρεξις, Aristot. Rhet. 1, 11, car le désir de ce qui est agréable est appétit,
ὁρμὴ, ἧς (ἡ), de ὅρω, mouvement ou élan de l’âme vers un objet , principe du désir violent et irréfléchi , essor : ἀλλὰ σὺν τοῖς νόμοις ἠναντιώθη τοιαύτῃ ὁρμῇ τοῦ δήμου, ἣν οὐχ ἂν οἵμαι ἄλλον οὐδένα ἄνθρωπον ὑπομεῖναι, Xen. Mem. IV, 4,2, mais au nom des lois il s'opposa au peuple, dont l'essor était tel qu'aucun autre homme , je crois, n'aurait pu y résister.
TIPOOYMIA, ας (à), bonne volonté : Et τι μ' ἐπαίδευσεν ὡς ἂν δυναίμην στρατιᾷ προθυμίαν ἐμβαλεῖν, Xen. Cyr. 1,6, 13, s'il m'avait enseigné quelque moyen pour pouvoir inspirer de la bonne volonté à une armée.
ἐπικήδειοσ (ὃ, ἡ), relatif aux funérailles : Καὶ δὴ rai στολή γέ που ταῖς ἐπιχηδείοις ὠδαῖς, où στέφανοι πρέποιεν ἂν οὐδ᾽ ἐπίχρυσοι κόσμοι, Plat. Legg.. VIT, 800 , 6, et méme bien plus, une simple robe serait plus convenable pour les chants des convois, et non des couronnes et des vrnements d'or.
ἐπικήδειον, ov (ré), poëme ou pièce de vers composée sur la mort de quelqu’un et en son honneur, dans Plutarque : ὁ δὲ τῷ Πινδάρῳ ποιήσας τὸ ἐπικήδειον, Plut. de An. procr. 33, et celui qui écrivit un poëme sur la mort de Pindare. Selon d’autres, c’était une espèce d’oraison funèbre qu’on prononcçait sur le mort.
ÉUITA#IOZ (6, ἡ)» fait ou prononcé sur la tombe, et après la sépulture, en parlant d’un discours : Δημοσίᾳ ταφὰς ποιεῖσθε καὶ λόγους ἐπιταφίους, ἐν οἷς χοσμεῖτε τὰ τῶν ἀγαθῶν ἀνδρῶν ἔργα,
Dem, in Leptin. 499 , vous faites des funérailles publiques et
des discours funèbres dans lesquels vous célébrez les actions des hommes vertueux.
ΘΡΗ͂ΝΟΣ, ov (ὁ), chant funèbre chanté par les aodes ou chantres et accompagné par tous les parents et domestiques d’un mort, non-seulement au moment de la sépulture, mais encore à certaines époques anniversaires du deuil ; usage qu’on trouve déjà dans Homère : Παρὰ δ᾽ εἶσαν ἀοιδοὺς θρήνων ἐξάρχους " οἵτε στονόεσσαν ἀοιδήν, οἱ μὲν ἀρ᾽ ἐθρήνεον, IL. XXIV, 721, et ils placèrent auprès, des chantres pour entonner les chants funèbres ; ceux-ci commencèrent le chant mêlé de gémissements.
@PHNQAÎA, ας (%), chant funébre, en général ; lamentatio : ὥσπερ ἡ θρηνῳδία καὶ ὃ ἐπιχκήδειος αὐλὸς ἐν ἀρχῇ πάθος χινεῖ καὶ ϑά-χρνον ἐχθάλλει, Plut. Quest. Conv. 111, 8, comme le chant funèbre et la flte des funérailles d'abord émeuvent l'âme et arrachent
des larmes.
ÉMETOAË, ἧς (%), proprement, message; d’où, lettre missive, épître, au pluriel et au singulier en parlant d’une seule lettre, comme en français dépéches ; epistola : ἔπεμψε δὲ χαὶ ἐπιστολὴν τὸν Γόγγυλον φέροντα αὐτῷ, Thuc. 1, 1928, et il envoya Gongyle chargé de lui porter une lettre.
TPÂMMATA, ων (τά), lettres, s'emploie au pluriel dans un sens analogue à lettre au singulier, en français, pour lettre missive, quoique le mot n'indique par lui-même que l'écrit, le contenu de la missive, comme le prouve ce passage de Thucydide, où le mot a été confondu avec ἐπιστολή : Τόδε δὴ où ἔφοροι, δείξαντος αὐτοῦ τὰ γράμματα, μᾶλλον μὲν ἐπίστευσαν, Thuc. I, 188, mais lorsqu'il leur eut montré le contenu de la lettre, les Éphores eurent plus de confiance. Τὶ se trouve aussi dans les auteurs pour la dépêche même, mais moins usité αυ ἐπιστολή; d’où il semblerait que cette dernière avait une plus grande imporlance , soit par son étendue , soit par les circonstances dans lesquelles on l’écrivait, soit enfin par les affaires qu’on y traitait.
AÉATOS, ον (Ὁ), tablette, ainsi nommée de sa forme, qui
était celle de la lettre δέλτα ; d’où la lettre qu’on y écrivait : Δέλτον τε γράφεις τήνδ᾽ ἣν πρὸ χερῶν ἔτι βαστάζεις, Eur, Iph. À, 35, et tu écris cette lettre sur ces tablettes que tu as encore dans tes mains.
HEYKH, nç (%), tablette de bois de pin sur laquelle on écrivait une lettre; en poésie pour la lettre même : Καὶ σφραγίζεις λύεις τ᾽ ὀπίσω, ῥίπτεις τε πέδῳ πεύχην, Eur, Iph. A, 39, et tu scelles et tu romps le sceau, et tu jettes à terre La tablette.