Érog, Ἐνιαυτός, λυκάξας
ÉTOS, εος (ré), d'où le latin vetus ; temps , époque déterminée dans l'Odyssée : ἀλλ᾽ ὅτε δὴ ἔτος ἦλθε περιπλομένων ἐνιαυτῶν, Οὐ. 1,16, mais lorsque, les années révolues, l'époque arriva, Il est plus ordinairement employé dans la narration comme en français an, pour préciser le temps et déterminer l’époque , et particulièrement en parlant de l’âge : ἦν δὲ ὅτε ἐτελεύτα, ἀμφὶ τὰ πεντήχοντα ἔτη, Xen. Anab. 11, 6, 10, il était âgé d'environ cinquante ans lorsqu'il mourut.
ENIAYTOS, οὔ (ὁ), d'év ἑαυτῷ ou d'évog; d'où, ἀντι ctannus. Suivaut Eustathe est synonyme de diatpiën, période qui comprend beaucoup de temps, et dont la durée n’est pas déterminée, eycle : ἀποσείονται δὲ λύπας χρονίους τ᾽ ἐτῶν παλαιῶν ἐνιαυτούς, Aristoph. Ran. 347, et ils secouent leurs chagrins et les longues périodes de leurs antiques années. De là une période déterminée comme celle de l'année, dans V’Iliade : ἐννέα δὴ βεθάασι
912 EYAAIMON.
Διὸς μεγάλου ἐνιαντοί, 1]. IT, 134, déjà neuf années sont écoulées, présents du grand Jupiter. Ce mot est plus employé en poésie qu’en prose; cependant Platon s’en sert plus souvent que εἶ ἔτος, lequel est plus usité dans les historiens : ἐνιαυτὸς δὲ ὁπόταν ἥλιος τὰν ἑαυτοῦ περιέλθῃ χύχλον, Tim. 39, c, et l’année lorsque le soleil a accompli sa révolution.
AYKÂBAZ, avroç (6), de λύκη, poétique : Τοῦδ᾽ αὐτοῦ λυχάθαντος ἐλεύσεται ἐνθάδ᾽ ὀδυσσεύς, Od. XIV, 161, cette année même en ces lieux reviendra Ulysse.
232. Εὐδαίμων, EüxAnpos, Εὔμοιρος, Εὔποτμος, Edruyñs, Μάχαρ, Μαχάριος, Μαχαρίτης, Ολόιος.
EYAAÏMON (ὃ, ἡ), heureux : Θνητῶν δ᾽ ὄλβιος εἰς τέλος οὐδεὶς οὐδ᾽ εὐδαίμων, Eur. Iph. A. 162, il n’est point de mortel qui soit fortuné jusqu'à la fin, ni parfaitement heureux.
EŸKAHPOE (ὁ, %), de κλῆρος, bien partagé, dans l’Anthologie : οἱ δ᾽ ἴον, οἱ δ᾽ ἐδόασαν ἐύχλαρον Σαλαμῖνα, Anth. Plan. 1V, Antipatr, 296, les uns ont nommé Los, les autres ont célébré l'heureuse Salamine.
ΕΥ̓́ΜΟΙΡΟΣ (ὁ, %), de μοίρα, poétique , bien partagé : Εὔμοιροι δ' ἐγένοντο χαὶ ἄχλεες οὔποτ᾽ ἐχεῖνοι, Call. in Del.°295, ils sont bien partagés et ne seront jamais sans gloire.
ΕΥ̓́ΠΟΤΜΟΣ (ὁ, ἡ), de πότμος, poétique dans les tragiques, or= tuné : ἀγνὰ δ᾽ ἀταύρωτος αὐδᾷ πατρὸς φίλου τριτόσπονδον εὔποτμον αἰῶνα φίλως ἐτίμα, Æsch. Agam. 245, οἱ vierge pure elle honorait de ses chants les magnifiques festins dans lesquels son père chéri étalait son luxe.
ΕΥ̓ΤΥΧΗ͂Σ (ὁ, 2) (τυχεῖν), rare en prose, qui a bon succés, qui réussit, favorisé ‘du sort; d’où, 1° fortuné, en parlant des hommes οἵ des choses : Γένοιο πατρὸς εὐτυχέστερος, Soph. 44]. 550 , sois plus fortuné que ton père. 2° Prospère , en parlant da sort : Παρ᾽ εὐτυχῆ σοι πότμον ἦλθεν ἀπειροχάχῳ τόδ᾽ ἄλγος, Eur. Ale. 926, au milieu du sort le plus prospère ce malheur est venu frapper ton cœur.
MAKAP, pos (6), poétique , el ΜΑΚΑΡΙΟΣ, iæ, nsité en prose et
EYAAIMON. 313
en vers, bienheureux; bealus, en parlant des bommes et des choses : Kai ὁ μὲν ἡγεῖτο εὐδαίμων γεγενῆσθαι ὅτι πολλῶν ἦρχε χρη-μάτων, à δ᾽ αὖ ἐνόμιζε μακαριώτατος εἶναι ὅτι.... Xen. Cyr. VIII, 3, 19, l'un se croyait heureux parce qu’il possédait de grandes richesses, et l’autre se croyait bien plus heureux parce que... Ces deux formes , et surtout μάχαρ, en vers, étaient employées souvent eomme appellation honorifique , usage qui s’est conservé jusque dans le moyen âge : ὦ μάχαρ ἀτρείδη, IL. 1Π|, 189, ô heureux fids d'Atrée. On l'appliquait aux dieux, et, par extension , aux hommes qu’on croyail avoir mérité par leurs vertus, après leur mort, un lieu réservé dans le ciel, ou dans certaines îles nonimées μαχάρων νῆσοι : Kai τοὶ μὲν ναίουσιν ἀχηδέα θυμὸν ἔχοντες ἐν μαχάρων νήσοισι, Hesiod. Oper. 169, et désormais, le cœur exempt de tous les chagrins , ils habitent dans les îles des bienheureux.
MAKAPÎTHE, ον (6), bienheureux, était plus spécialement employé en parlant des morts par euphémisme, comme en français feu, défunt ; usage dont on trouve déjà les traces dans Les Perses d’Eschyle : À ῥ᾽ ἀΐει pou μακαρίτας ἰσοδαίμων βασιλεύς, Pers. 633, il m'entend sans doute, ce bienheureux prince égal aux dieux !
OABIOS, {a (ὅλθος), heureux, s'entend du bonheur le plus complet, avec l’idée accessoire de la richesse, de l’abondance Ainsi Solon, dans Hérodote, l’applique à un homme pourvu d'une multitude d'avantages difficiles à rencontrer dans un même individu : Εἰ δὲ πρὸς τούτοισι ἔτι τελευτήσει τὸν βίον εὖ, οὗτος ἐχεῖνος τὸν σὺ ζητεῖς, ὄλθιος χεχλῆσθαι ἄξιός ἐστι" πρὶν δ᾽ ἂν τελευτήσῃ, ἐπισχέειν, μηδὲ χαλέειν χω ὄλδιον, ἀλλ᾽ εὐτυχέα, Herodot. 1, 32, si ἃ tous ces avantages vous ajoutez celui d’une belle mort , c'est cet homme-là même que vous cherchez, c'est lui qui mérite d'être appelé heureux; mais avant sa mort suspendez votre jugement, et ne l’appelez pas heureux, mais fortuné. Du reste, ce mot est très-rare dans la prose attique; il est de la haute poésie, et Aristophane ne s’en sert que dans les chœurs , ou lorsqu'il imite le style tragique. Παύροις ἀνθρώπων ἀρετὴ καὶ χάλλος ὀπηδεῖ" ὄλθιος ὃς τούτων ἀμφοτέρων ἔλαχεν, Theogn, 929 , vertu'et beauté se ren-
contrent dans bien peu d'hommes : heureux qui les a toutes deux en partage !
ΕΥ̓́ΔΕΙΝ, poétique, dormir : Où χρὴ παννύχιον εὔδειν βουληφόρον ἄνδρα, Il. 11, 34. il ne doit pas dormir toute la nuit, le guerrier qui porte conseil. °
KAGEŸAEIN , composé du précédent et plus usité , surtout en prose : Οὐχ οἶσθα, ἔφη, ὅτι ἐσθίω μέν, καὶ πίνω, at χαθεύδω οὐδ᾽ ὁτιοῦν ἥδιον νῦν, ἢ τότε ὅτε πένης ἦν; Xen. Cyr. VIIT, 3, 17, tu ne sais donc pas que je π᾿ αἱ pas plus de plaisir maintenant ἃ manger, à boire et à dormir que lorsque j'étais pauvre ?
BPÎZEIN , étre engourdi par le sommeil : ἔνθ᾽ οὐκ ἂν βρίζοντα ἴδοις Ἀγαμέμνονα δῖον, Il. IV, 223, alors tu aurais vu que le divin Agamemnon n'était point engourdi par le sommeil.
AAPOANEIN (δέρας), coucher sur des peaux ; d’où, se coucher, dormir : AIX ἐν ἀδεψήτῳ Bon xai χώεσιν οἰῶν ἔδραθ᾽ ἐνὶ προδόμῳ, Od. XX, 143, mais couché sur une peau de bœuf non travaillée, et dans des peaux de moutons, il dormit dans le vestibule.
KATAAAPOÂNEIN, composé du précédent, est plus usité en prose et en vers : ἕασον, ὦ δαιμόνιε, καταδαρθεῖν τί με, Aristoph. Nub. 36, laïsse-moi , cher père, dormir ur peu.
EYNÂZEIN (εὔνη}), au passif εὐνάζεσθαι, dans les poëtes, étre au lit, être couché : Αὐτὰρ ὃ ἐν προδόμῳ εὐνάζετο δῖος ὀδυσσεύς, Od. XX , 1, cependant le divin Ulysse était couché dans le vestibule.
ÏAYEIN (αὔω), proprement, souffler en dormant; d’où, dormir, coucher, passer la nuit : Toi δ᾽ ἄρσενες Eros ἴανον, Θά. XIV,16, et les mâles dormaient dehors.
ΚΝΩ͂ΣΣΕΙΝ, poétique , dormir profondément : Ἡδὺ μάλα χνώσ-σουσ᾽ ἐν ὀνειρείησι πύλησιν, Od. IV, 809, dormant d'un doux et profond sommeil aux portes des songes.
ΚΟΙΜΑ͂ΣΘΑΤΙ -(χεῖμαι}), se reposer, se coucher où coucher pour
dormir : Δέχα en, ἀφ᾽ οὔ ἂν ἐχ παίδων ἐξέλθωσι, χοιμῶνται περὶ τὰ
ἀρχεῖα, Xen. Cyr. 1, 2,9, pendant dix ans, depuis le moment où ils sont sortis de la classe des enfants, ils couchent autour des palais des magistrats.
NYETAZEIN (νεύω), proprement , laisser tomber ou pencher la téte comme ceux qui sont appesantis par le sommeil ; dormitare : Kai καταφερόμενοι χαὶ νυστάζοντες τούτο δοχοῦσι πάσχειν, χαὶ ἀδυ-νατοῦσιν αἴρειν τὴν χεφαλήν, Aristol. de Somn. 3, et ceux qui se laissent aller au sommeil en penchant la tête paraissent éprouver cela, et ne peuvent lever la téte.
YIINOEIN (ὕπνος), épique, sommriller : Τοὺς δ᾽ αὖτε καὶ ὑπνώοντας ἐγείρει, 1]. XXIV, 344, et, au contraire, il en réveille d'autres qui sommeillent.
Υ̓ΠΝΩΣΣΕΙΝ, synonyme poétique , dans les tragiques et dans Platon, sommeiller, dormir : ὑπνώσσεις; οὐχ ἀναστήσει τάχος; Æsch. Eum. 124 , tu dors ? ne te lèveras-tu pas bien vite ?
ΕΥ̓ΘΥ, adverbe dé lieu, droit, en droite ligne , directement , en face : Ἐυθὺ τῆς στοᾶς, droit au portique, Νῆσον οἴκει εὐθὺ ἴστρου, Max. Tyr. S. 27, il habite une üle en face de l'Ister.
ΕΥ̓ΘΥΣ et EYOÉQS, adverbe de temps, aussitôt, d'abord : Εὐθὺς ἀπὸ Μηδιχῶν, Thuc, 1, 142, immédiatement après la guerre médique. Suivant Ammonius et Phrynichus εὐθύς et εὐθέως ne sont qu’adverbes de temps. Cependant εὐθύς paraît avoir en anciennement le même sens qu’e05. On le trouve dans Homère et dans Hérodote sous la forme ionienne ἰΘΥ͂Σ : Βάν ῥ᾽ ἰθὺς Δαναῶν, 11. XII, 106, ils marchaient droit aux Grecs. ἰθὺς ἐπὶ Θεσσα- Ans, Herodot, V, 64, droit en Thessalie,. Un exemple plus récent prouverail que, même dans la langue attique , on à confondu quelquefois ces deux mots; car on ne peut attribuer, comme quelques critiques l’ont fait, à la nécessité de la métrique l'emploi ἀ᾽ εὐθύς pour εὐθῦ dans ce passage d’'Euripide : Εἰπόμεθα δεσπότῃ τὴν εὐθὺς ἄργους χἀπιδαυρίας ὁδόν, Hipp. 1210, nous suivions notre maître sur de chemin qui conduit directement à Argos et à Épidaure.
La plupart des dictionnaires ne font aucune différence entre ces deux mots, qu'ils traduisent par affabilité ; mais il y a une grande différence entre eux. ΦΙΛΟΠΡΟΣΗΓΟΡΙίαᾳ se rendra mieux par affabilité, qualité qui tient plus au caractère et aux manières; et ΕΥ̓ΠΡΟΣΗΓΟΡίΑ par urbanité, politesse dans l'expression et les discours, suivant la définition qu’en a donnée Isocrate : Τῷ μὲν τρόπῳ γίνου φιλοπροσήγορος., τῷ δὲ λόγῳ εὐπροσήγορος" ἔστι δὲ φιλοπροσηγορίας μέν, τὸ προσφωνεῖν τοὺς ἀπαντῶντας" εὐπροσηγορίας δέ, τὸ τοῖς λόγοις αὐτοῖς οἰκείως ἐντυγχάνειν, Isocr. ad Demon. 24 , sois affable dans les manières et poli dans le langage. L'affabilité consiste à parler à tous ; la politesse à leur parler convenablement,
236. Εὑρίσκειν, Ἀνευρίσκειν, ἐξευρίσκειν, ἀλφαίνειν, ἂν τιάαν, Âvridtew, ὑπαντᾷν, Δήειν, Ἐξιχνεύειν, Κιχάνειν, Κύρειν, Τέτμειν, Τυγχάνειν.
ΕΥ̓ΡΙΣΚΕΙ͂Ν, de même famille qu'épée et ἐρευνάω, trouver cu cherchant , invenire : ἀντίλοχος δ᾽ À χιλῆϊ πόδας ταχὺς ἄγγελος ἦλθε, τὸν δ᾽ εὗρε προπάροιθε νεῶν, El. ΧΥ ΤΠ, 2, cependant Antiloque, messager aux pieds légers, vint vers Achille. Il le trouva devant les navires. Πολὺ γὰρ ἐνταῦθα εὑρίσχετο χρίσμα, Xen. An, ΙΝ, 4, 8, car on trouva dans cet endroit beaucoup de graisse, Au figuré, trouver, inventer, découvrir : Οἱ δοχοῦντες σοφόν τι εὑρηχέναι εἰς τὰ ἔργα, Xen. OEcon. 20,5, ceux qui croient avoir fait de belles découvertes en agriculture.
ἀνευρίσκειν. Quoique Suidas prétende que dans ce composé de εὑρίσκω la préposition ne serve que d'ornement, il suffit de parcourir Platon et Xénophon pour se convaincre que la préposition donne à ce verbe une force toute particulière : Αἱ χύνες τῇ ὀσμῇ τὸν λαγὼ ἀνευρίσχουσιν, Xen. Cyr. 1,6, 19, les chiens découvrent le Lièvre à l'odeur qu'il exhale. Dans Platon, qui s’en sert très-souvent au figuré et toujours dans un sens philosophique , en parlant des recherches intellectuelles, ce verbe ex-
EYPIÈKEIN. 3147
prime toujours, non-seulement le résultat d’une recherche approfondie, mais encore la découverte de choses cachées ou difficiles à distinguer : ἀποχεχρυμμένην τέχνην ἀνευρεῖν, Plat. Phædr. 273, €, avoir découvert un art caché.
É£EYPISKEIN , autre composé de εὑρέσχω, marque le résultat de longues recherches, et principalement , au figuré, celui de la méditation ; découvrir ce qu’on cherche : Πολλὰ δέ τ᾽ ἄγκχε᾽ ἐπῆλθε μετ᾽ ἀνέρος ἔχνι᾽ ἐρευνῶν, εἴποθεν ἐξεύροι, 11. XVIIT, 321, et il parcourut beaucoup de vallées , cherchant à retrouver les traces du guerrier. Au figuré, inventer, en parlant des choses qui n’existaient pas encore : Παιδιὰς ἐξεύρισχεν, at ἱδρῶτα ἔμελλον rapéxuv, Xen. Cyr. 11, 1, 14, él inventa des jeux qui devaient provoquer la sueur.
ÂAGAÎNEIN , verbe poétique très-rare, que tous les commentateurs expliquent par εὑρίσκειν, trouver ; mais le Grand Étymologique et Hésychius lui donnent le sens d'épée, ce qui pourrait faire présumer qu’il est de la même famille, Dans l’Iliade et l'Odyssée il est toujours employé à propos de la vente des τ esclaves et du prix qu'ils rapportent, et peut se traduire par valoir, produire, rapporter : Kai μ᾽ ἐπέρασσας, ἄνευθεν ἄγων πατρός τε φίλων τε, Λῆμνον ἐς ἠγαθέην ἑκατόμθοιον δέ τοι ἦλφον, 1.“ - XXI, 79 ,.et lorsque, νι επιγαΐπαπι loin de mon père et de mes amis, tu me vendis dans la divine Lemnos, 76 te rapportai le priz de cent bœufs. Dans Euripide , le seul auteur où se retrouve ce verbe, il se rapproche de la signification de εὑρίσκειν ou τυγχάνειν : φθόνον πρὸς ἀστῶν &Apévouar δυσμενῆ, Eur. Med. 299, ils ne rencontrent chez leurs concitoyens que haine et inimitié.
ANTIAAN, épique, aller au-devant, atteindre, en parlant d’un trait : ἀλλά χεν à στέρνων ἢ νηδύος ἀντιάσειεν, I. XIII, 290, mais il atteindrait ou la poitrine, ou le ventre.
ANTIAZEIN, forme allongée du précédent, rare en prose : Οὔτε τοῦ τάφον ἀντιάσας οὔτε γόων παρ᾽ ἡμῶν, Soph. Electr. 869, sans avoir obtenu de nous πὶ pleurs ni sépulture.
YIIAN ΤΑ͂Ν, rencontrer : Nüv δ' ἀνδρῶν ἀγαθῶν παιδὸς ὑπαντήσας, Soph. Phil. 718, mais aujourd'hui, ayant rencontré le fils d'hommes généreux.
ΔΗΕΙΝ, verbe poétique très-rare, qui ne se trouve qu’au présent avec le sens du futur : Ἐπεὶ οὐχέτι δήετε τέχμωρ ἰλίον, IL. IX ,418 , cär jamais vous ne trouverez εἰ Πίοπ la fatule journée.
É=IXNEŸEIN, découvrir la trace ; investigare : ἐξιχνεύσατε τὸν θηλύμορφον ξένον, Eur. Bacch. 352, cherchez el découvrez cet étranger aux formes efféminées. @npevcixès χύνας πολλὰς ἐξήγαγεν; αἱ τοὺς πολεμίους ἐξιχνεύουσαι, τοὺς πλείστους αὐτῶν ἐθήρενον, Polyæn. 1V,2, 16, &l lächa unc grande quantité de chiens de chasse, qui découvrirent les ennemis, et la plupart furent pris.
KIXANEIN, de χέω ou χάω, mieux que de χίω, poétique, 1° atteindre : ἠὲ μέν᾽, ἠέ σε δουρὶ χιχήσομαι, ||. X, 570, demeure, ou je vais l’atteindre de mon javelot. 3" Rencontrer, trouver : Μὴ σε, γέρον, χοΐλῃσιν ἐγὼ παρὰ νηυσὶ χιχείω, Il. 1, 26, que je nete trouve plus , vieillard, auprès de nos vustes vaisseaux.
KYPEIN, chercher à atteindre ; Homère s’en sért eu parlant du Jion qui tombe sur la proie qu'il cherche, tomber sur, atteindre : στε λέων ἐχάρη μεγάλῳ ἐπὶ σώματι χύρσας, Il. VIT, 23, de même qu'un lion se réjouit d'être tombé sûr une grosse proie. Dans les tragiques , obtenir, avbir, dans le même sens que rvyχάνειν, dont il ne paraît différer qu’en ce qir'il n’est nsité qu’en vers, landis que τυγχάνειν ne l'est pas noîn$ en prose : Βίου δὲ λῴονος ὑμᾶς χυρῆσαι τοῦ φυτεύσαντος πατρός, Soph. OEd. R. 1492, et que vous obteniez une existence plus heureuse que celle du père qui vous a engendrées.
TÉTMEIN , de τέμνω, poétiqie, arrivér auprès de quelqu'un, rencontrer sur son chemin, trouver sans ehercher longtemps : ἔνθ᾽ ὅγε Νέστορ᾽ ἔτετμε, IL. IV, 293 ; là il trouve Nestor.
ΤΥΓΧΆΝΕΙΝ, proprement , toucher, atteindre un but que l’on vise, ce qui suppose toujours une idée de hasard, une chance quelconque indépendante de l'adresse de celui qui vise : Τὸν μὲν ἄρ᾽ ἀτρείδης.... ἑσταότ ἔγχεϊ νύξε, χατὰ χληῖδα τυχήσας, H. Υ͂, 579, de fils d'Atrée blessa εἶδ son javelot le guerrier qut l'attendait de pied ferme, en l'atteignant à la elavicule: De là, au figuré, trouver par hasard. rencontrer, vecevôir ; reperire : Eiποιμ᾽ ὡς παρὰ σεῖο τυχὼν φιλότητος ἁπάσης ἔρχομαι, Od. XV,157,
EYXH. 319
que je puisse dire à mon retour que j'ai reçu de toi toutes sortes de témoignages d'amitié.
237. Εὐχή, Εὐχωλή, Edyua, Atrnoi, Âpé, Δέησις, ἱκεσία, Aurh, Προσευχή.
ΕΥ̓ΧΗ͂, ἧς (ἡ), prière pour demander : Τίνας οὖν εὐχὰς ὑπολαμθάνετ᾽ εὔχεσθαι τοῖς θεοῖς τὸν Φίλιππον ὅτ᾽ ἔσπενδεν, ἣ τοὺς Θηδαίους ; Dem. de Legat. 381, 10, quelles prières supposez-vous donc que Philippe adressait aux dieux lorsqu'il faisait les libations, ou bien les Thébains 9
ΕΥ̓ΧΩΛΗ͂, % (ἡ), poétique, vœu : Εἴτ᾽ ἀρ᾽ ὅγ᾽ εὐχωλῆς ἐπιμέμ-φεται εἴθ᾽ ἑχατόμθης, 1{|.1, 65, si c'est à cause d'un vœu ou d'une hécatombe que ce dieu se plaint.
EYTMA, ατος (τό), poétique, vœu, souhait-: Κἀμῶν ἀκούσασ᾽ εὐγμάτων, Æsch. Sept. 246, et après avoir entendu mes vœux,
ΑἴΤΗΣΙΣ,, εὡως (ἡ), requête , réquisition : Πλὴν οὔτε ἐς ᾿Αθήνας, οὔτε ἐς Λακεδαίμονα ἀπέπεμπε ἐπὶ γῆς αἴτησιν, τῇ δὲ ἄλλῃ πάντῃ, Herodot. V1, 32, excepté à Athènes et à Lacédémone, il envoya partout ailleurs pour requérir l'hommage de la terre.
ἀρά » ἂς (ἢ), poétique 1° prière : Leds ἀράων ἀΐων Νηληϊάδαο γέροντος, LL. XV, 378, Jupiter, entendant les prières du vieillard, fils de Nélée, 2 Plus souvent imprécation, surtout au pluriel : Τὰς σὰς ἀχούων où μενεῖ τοίασδ᾽ ἀράς, Soph. OEd. R. 295, il ne pourra supporter de telles imprécations.
ΔΕΉΣΙΣ, εως (#), demande, en général : Πολλὰς δὲ δεήσεις at χάριτας rai, νὴ Δί᾽, ἀπειλὰς ὑπομείνας, Dem. in Mid. 515,17; mais ayant eu à supporter beaucoup de demandes, de gräces et même, par Jupiter, de menaces.
IKETÏA , ας (Ὁ), de ixéens, prière du suppliant , supplication : Ἐπεί σε μήτηρ παρθενῶνας ἐχλιπεῖν μέθηχε.... στράτευμ᾽ ἰδεῖν ἀργεῖον ἱκεσίαισι σοῖς, Eur. Phœn. 91, puisque, vaincue par tes supplications, ta mère t'a laissé sortir de la retraite des vierges pour voir l'armée argienne.
AITH , ñç (%), mot qui paraît originairement ionien , se trouve
d’abord dans Homère et dans Hérodote ; et a été admis par
320 ZHAOS&.
Pindare et les tragiques, usité seulement au pluriel : Τοὺς δ᾽ ἐπεὶ εὐχωλῇσι λιτῇσί τε ἔθνεα νεχρῶν ἐλλισάμην, Od. XI, 34, après avoir adressé mes vœux et mes prières à ces nations des morts. On connait la belle personnification des prières dans l’Iliade (IX, 502).
ΠΡΟΣΕΥΧΗ͂, äç (ἡ), dans l’Ancien et le Nouveau Testament, prière à Dieu , dans un sens très-étendu, et en parlant de l’ensemble des prières de l’église dont se compose l'office divin : Προδευχὴ δὲ ἦν ἐχτενὴς γινομένη ὑπὸ τῆς ἐχχλησίας πρὸς τὸν Θεὸν ὑπὲρ αὑτοῦ, Act. Apost. XII, 5, mais l'Église faisait sans cesse des prières à Dieu pour lui,
238. Züdos, Ζηλοτυπία, Bagxavia, Éruçaupenania Νέμεσις, Φθόνος. χ
ΖΗ͂ΛΟΣ, ον (Ὁ), de ζέω, proprement, désir ardent; désir d’imiter les modèles qu’on-a sous les yeux, désir de posséder les mêmes avantages que d’autres ; d’où, dans Hésiode, 1° envie : Ζῆλος δ᾽ ἀνθρώποισιν ὀϊζυροῖσιν ἅπασιν δυσχέλαδος, χαχόχαρτος ὁμαρτήσει στυγερώπης, Hesiod. Oper. 178, et l'envie au sinistre regard, calomnieuse et malveillante, sera désormais la compagne des malheureux mortels. 2 JaLousiE, mais avec modération, suivant Aristote : Διὸ xai ἐπιεικές ἐστιν ἡ ζῆλος χαὶ ἐπιειχῶν, τὸ δὲ φθονεῖν φαῦλον χαὶ φαύλων, Aristot. Rhet. 11... 11, ainsi La jalousie ‘est un sentiment modéré, ct appartient aux hommes modérés ; l'envie est un sentiment bas, partage des hommes vils.
ZHAOTYIHIA , ας (ñ), le sentiment de la Jalousie, fondé sur la haine, et plus particulièrement Jalousie d'amour : Διὰ τὴν μνθολογουμένην πρὸς ἄρη ζηλοτυπίαν τοῦ ἢφαίστον δι᾽ ἀφροδίτην, Plut. Queæst. Rom. 47, par la jalousie, si célèbre dans la fable, que Vulcain portait à Mars à cause de Vénus. Par extension, jalousie entre gens qui suivent la même carrière : ὑπὸ φθόνον τῆς παρὰ βασιλεῖ τιμῆς, καὶ τῆς κατὰ τὴν τέχνην ζηλοτυπίας, Luc. de Calumn. 2, par envie de la faveur dont il jouissait auprés du roi, et par jalousie de métier.
BASKANÏA , ας (ἡ), malveillance en paroles) dénigrement, discours énvieux, malveillant; detrectatio : Μὴ μέγα λέγε, μή τις ἐμῖν βασκανία περιτρέψηῃ τὸν λόγον τὸν μέλλοντα λέγεσθαι, Plat, Phæd. 95,b, ne m'élève pas trop, de peur que la malveillance ne détruise d'avance ce que j'ai à dire.
ÊÉTIIXAIPEKAKA , ας (ἡ), Joie maligne qu’on ressent du mal ou du malheur d'autrui : Νέμεσις δὲ μεσότης φθόνου χαὶ ἐπιχαιρεχκαχίας" εἰσὶ δὲ περὶ λύπην καὶ ἡδονὴν τὰς ἐπὶ τοῖς συμθαίνουσι τοῖς πῆας γινομένας" ὃ μὲν γὰρ νεμεσητιχὸς λυπεῖται ἐπὶ τοῖς ἀναξίως εὖ πράττουσιν, ὃ δὲ φθονερὸς ὑπερβάλλων τοῦτον ἐπὶ πᾶσι λυπεῖται, ὃ δ᾽ ἐπιχαιρέχαχος τοσοῦτον ἐλλείπει τοῦ λυπεῖσθαι ὥστε χαὶ χαίρειν, Aristot. Eth. Nic. 11, 7, l'indignation tient de milieu entre l'envie et la joie du malheur d'autrui; toutes trois ont leur source dans le chagrin et le plaisir qu’on éprouve de ce qui arrive au prochain; celui qui s’indigne est chagrin de voir aux autres un bonheur non mérité; l'envieux enchérit sur lui, en ce qu'il s'afflige de tout ; et celui qui aime le mal, bien loin de s'affliger se réjouit.
NÉMESIS, εὡς (%), (νέμω), indignation, sentiment qu’on a vu
.comparé à celui de l’envie dans le passage précédent, et qu’Aristote définit encore ainsi : Εἰ γάρ ἐστι τὸ νεμεσᾷν λυπεῖσθαι ἐπὶ τῷ φαινομένῳ ἀναξίως εὐπραγεῖν, Rhct. 11, 9. σὲ l'indignation consiste dans le chagrin que l'on éprouve lorsqu'une personne possède des avantages dont on ne la juge pas digne...
ΦΘόΝΟΣ, ou (δ), envie, sentiment bas qui nous porte à nous affiger du bien d'autrui : le jaloux cherche à obtenir les mêmes avantages que ses égaux, l’envieux fait tous ses efforts pour les leur enlever; l’envie est ainsi définie par Aristote : ἐστὶν ὁ φθόνος λύπη τις ἐπὶ εὐπραγίᾳ φαινομένῃ τῶν εἰρημένων ἀγαθῶν περὶ τοὺς ὁμοίους, μὴ ἵνα τι αὑτῷ, ἀλλὰ δι᾿ ἐχείνους, Aristot. Rhet. 11,10. l'envie est un chagrin que l'homme conçoit en voyant ce qu’on appelle les biens arriver à ses égaux , non par suite du désir de les posséder lui-même , mais parce que ceux-là les possèdent.
322 ZUTEIN.
239. Znreiv, Δίζησθαι, Aupäv, Ἐρευνᾷν, Ἐξερευνᾷν, Θηρεύειν, ἰχνεύειν, ἰχνοσχοπεῖν, Μαίεσθαι, Ματεύειν, ΝΜαστεύειν, Στιδεύειν.
ΖΗΤΕΙ͂Ν, chercher, en général, eu parlant de ce qu’on désire, de ce qui manque ou de ce dont on a besoin : ἐμὲ δ᾽ ἔξοχα πάντων ζήτει, 11. XIV, 258, c'est moi surtout qu'il cherchait parmi tous des autres. D'où, demander, avoir besoin, dans Hérodote : Τὴν ἑτέρην τῶν ἡμερέων παίζειν πᾶσαν ἵνα δὴ μὴ ζητέοιεν σιτία, Herodot. Ι, 94, de deux jours, ils passaient l'un tout entier ἃ jouer pour n'avoir pas besoin de nourriture. Les Attiques le construisent avec un infinitif comme en français chercher à, pour tâcher ou s’efforcer de, vouloir : ὁτιὴ ζητεῖς τοῦτ᾽ ἀναπείθειν ἡμᾶς, ὡς ἔστιν ἀμείνων πενία πλούτου, Aristoph. Plut. 573, parce que tu cherches ἃ nous persuader que la pauvreté est préérable à la richesse.
ΔίΖΗΣΘΑΙ, verbe ionien de la même famille que dis, δίεσθαι: poursuivre; d’où, chercher, rechercher, s'enquésir, s'informer, dans Homère et Hérodote : Πάνδαρον ἀντίθεον διζημένη εἴπον ἐφεύpot, IL. IV, 88, cherchant αὐ elle rençontrerait quelque part Pandarus égal à un dieu. πέμπουσι ἐς Κρήτην ἀγγέλους, διζημένους εἴ τις Κρητῶν ἢ μετοίχων ἀπιγμένος εἴη ἐς Λιδύην, Herodot. IV, 151, ils envoient en Crète des députés chargés de s'informer σ᾽ quelque Crétois ou quelque étranger n'était pas arrivé en Libye.
AI$ÂN, verbe poétique, Homère l’emploie spécialement en parlant du plongeur qui pêche des coquillages : ἀνὴρ ὅδε τήθεα διφῶν, IL. XVI, 747, cet homme qui cherche des coquillages.
ÉPEYNAN (ἐρέω), chercher en demandant; quærere : Οἱ δ᾽ ἐς βῆσσαν ixavoy ἐπαχτῆρες, πρὸ δ᾽ ἄρ᾽ αὐτῶν ἔχνι᾽ ἐρευνῶντες κύνες fiicav, Od. XIX , 485, cependant les chasseurs arrivèrent dans un vallon, et les chicns coururent en avant pour chercher la trace. Au figuré, rechercher, chercher ἃ, tächer de trouver : Τὸν μέγιστον θεὸν χαὶ ὅλον τὸν κόσμον φαμὲν οὔτε ζητεῖν δεῖν, οὔτε πολυπραγμονεῖν, τὰς αἰτίας ἐρευνῶντας, Plat. Legg. VII, 821, a,
ZHTEIN. 323 nous disons qu'il ne faut point chercher à connaüre le grand Dieu et tout l'univers, ni se donner beaucoup de peine pour rechercher les causes premières.
ÉZEPEYNAN, composé du précédent, marque une recherche plus approfondie et suivie d’un résultat, chercher jusqu'à ce que l'on trouve : Πάντα γὰρ ἐξερευνῶντες ὑπὸ λαμπάδων χαὶ πανταχοῦ φῶς ἐπιφέροντες, Plut. Lucull. 19, car, ayant tout fouillé aux flambeaux et porté la lumière de tous cotés.
OHPEYEIN, de θήρα, proprement, chasser, courir après, s'emploie quelquefois au figuré pour chercher, rechercher ; aucupari : Οὐκ αἰσχύνῃ, τηλιχοῦτος ὥν, ὀνόματα θηρεύων; Plat, Gorg. 489, tu ne rougis pus, avec ton σαγωοίόγε, de courir après des mots?
IXNEYEIN, ἀ᾽ ἴχνος, proprement, suivre la trace, chercher à la piste; vestigare , en parlant des chiens : Δῦσαι piay χύνα, frigo ἂν ἢ σοφωτάτη ἰχνεύειν, Xen. Cyneg. 6, 13, il faut détacher un des chiens, celui qui est le plus habile ἃ suivre la trace. Au figuré : ἰχνεύοντες δὲ παρ᾽ ἑαυτῶν ἀνευρίσχειν τὴν τοῦ σφετέρου θεοῦ φύσιν, Plat. Phæœdr. 252, e, cherchant en eux-mêmes à découvrir la nature de leur Dieu.
IXNOZKONEIN , examiner ou chercher la piste : ἰχνοσχοποῦντι χαὶ στιδεύοντι διὰ τῶν εὐλόγων τὸ μέλλον ὅμοιός ἐστι, Plus. de Pyth. 10, il est semblable ἃ celui qui est à la piste et à la recherche de l'avenir par les probabilités.
MAÏESOAI, du primitif μάω, verbe homérique employé aussi par Eschyle et Sophocle, indique un mouvement rapide et empressé vers un objet, chercher avec empressement : ἀλλ᾽ οὐ γάρ σφιν ἐγαίνετο χέρδιον εἶναι μαίεσθαι προτέρω, Od. XIV, 358, mais ils jugèrent qu'ils ne gagneraient rien à chercher plus longtemps.
MATEYEIN et MAXTEY EIN, formes poétiques de même famille que μαίεσθαι, chercher, dans Homère : ἐγγὺς ἀνήρ, οὐ δηθὰ μα-τεύσομεν, Îl. XIV, 110, voici ce guerrier, nous ne chercherons pas longtemps. Ces deux formes ont été également employées par les tragiques : Πατέρα ματεύων, Soph. Phil. 1194 , cherchant
: ice δ᾽ NS , ἘΠῚ τ : :
. mon pére. Λάϊός θ᾽ οὑμὸς πόσις τὸν ἐχτεθέντα παῖδα μαστεύων μαθεῖν
εἰ μηχέτ᾽ εἴη, Eur. Phœn. 36, et Laïus mon époux, cherchant à conhaître si l'enfant exposé n'existait plus.
ETIBEYEIN , de στίθος, suivre ou chercher la trace des pas, δὰ propre et au figuré : ὁ δὲ λέων ἀεὶ βαδίζει συνεστραμμένοις τοῖς κόδίν, ἐντὸς ἀποχρύπτων τοὺς ὄνυχας, ἵνα μὴ τριδόμενοι τὴν ἀχμὴν ἀκαμδλύνωδι, μὴτὲ καταλίπωδιν εὐπορίαν τοῖς στιθεύονσιν, Plut. dé Solert. Anim. 10, mais le lion marche toujours δὴ contour. nant les pieds et cachant en dedans ses griffes, pour que le frottèmeht n'en émousse pas la pointe, et qu'elles ne laïssent aucune facilité à ceux qui suipent sa trace.
240. Ζυγόν, Zuyés, Zuyocradude, Zuyorpuraun, Πλάστιγξ, Σταθμός, Σταχάνη Τάλαντον, Τρυτάνη.
ὙΥΓΌΝ, οὔ (τό), οἱ rarement ΖΥΓΟΣ (δ), de ζευγνύω, le joug ; d’où, par similitude, on donna ensuite ce nom à tout corps qui réunit ou attache deux objets; par exemple le fésu, aux deux bouts duquel étaient attachés les plateaux de la balance, et, par exténsion , la balance même. Mais l'emploi de ce mot dans ces deux sens est posférieur à Homère, et on le trouve pour la prémière fois dans Eschyle : Σὸν δ᾽ ἐπίπάν ξυγὸν ταλάντον" τί δ᾽ ἄνεν σέθεν θνατοῖσι τέλειόν ἐστιν; Suppl. 819, c’est ta mäin qui tient le fleau de la balunce : sans toi rien de parfait chez les mortels, Dans les auteurs postérieurs on le trouve plus ordinäirément au pluriel ζυγά : Τὸ μὲν χάτω ῥέπον ἐν τοῖς ζυγοῖς βαρὺ, τὸ δὲ ἄνω χοῦφον, Plat. de Just. 393, g, ce qui penche en bas dans la balance est lourd et ce qui remonte est léger.
ΖΥΓΟΣΤΑΘΜΟΣ, οὗ (δ), dé ζυγός et σταθμός, balance; dans Plutarque : Μήτε νομιζώμεν τοὺς ἄλλους ἀστέρας ὥσπερ ἐν ζυγοσταῦ-μοῦ διαφορᾷ ῥέψαντας, ἐν οἷς εἰσι γεγονέναι τόποις, llut. de Fac. Lun. 1δ, εἰ ne croyons pas que les autres astres , comme placés sur le penchant d'une balance, aient été portés aux places où êls sont maintenant.
ZYTOTPYTANH, nç (ὁ), de ζυγός el rpuréyn, balance , n’est employé que par les lexicographes. ᾿
ΠΛΑΣΤΙΓΞ, γος [Ὁ), de πλάσσω, plateau de balance : Σπαρ-
ZONE. 325 τίοις ὀρτημένην πλάστιγγα πρόσθες, Aristoph. Pac. 1248, mets-y un plateau suspendu avec des cordes. ἶθι νῦν παρίστασθον παρὰ τῇ πλάστιγγ᾽, Aristoph. Ran, 1494 , allez maintenant et tenezvous près des plateaux de lu balance.
ΣΤΑΘΜΌΣ, où (é),.de ἵστομι, proprement , poids pour peser : ὦστε τάλαντα γυνὴ χερνῆτις ἀληθής, à τε σταθμὸν ἔχουσα χαὶ εἴριον, ἀμφὶς ἀνέλχει ἰσάζονσ᾽, ἵνα παισὶν ἀειχέα μισθὸν ἄρηται, Il. XII, 432, de méme que l'honnéte ouvrière, tenant un poids d'une main et de l'autre la luine, tire les plateaux pour les mettre en équilibre , afin de se procurer un salaire irréprochable pour ses enfants, Dans les auteurs plus modernes il est plus usité au plu« riel sous la forme neutre : Φυγὰ μονονοὺ χαὶ σταθμὰ ἔχων ἅπαντα ἐπῴλει, Dem.in Arist. 784, 9, tenant seulement une balunce et des poids, il trafique de tout. Suivant Hésychius et Pollux, σταῦμός a eu aussi, par extension, le sens de balance; c’est ainsi qu’on peut le traduire dans ce vers d’Aristophane : Τοῦπος νῦν λέγετον εἰς τὸν σταθμόν, Aristoph. Ran, 1381 , ἃ présent, récitez le vers da main sur la balance.
ZTAXANH, ὡς (ὁ), de ἵστημι, mot dorien qu’on ne trouve usité que dans le proverbe cité par Suidas : Δικαιότερος σταχάνης, plus juste qu'une balance.
TAAANTON , ον (ré), de τλῆναι, plateau d’une balance, taujours au pluriel dans l’Iliade; d’où, par extension, balance + Kai τοτε δὴ χρύσεια πατὴρ ἐτίταινε τάλαντα, Îl, VIII, 69, alors de père des dieux étendit ses balances d’or. Eschyle l'emploie au singulier dans le passage cité plus haut,
TPYTANH,; ὡς (à), de τρύω, la languette de la balance; d’où, par extension, balance, comme en latin trutina ; Εἴθ᾽ ἡ μιαρὰ φάλαιν᾽ ἔχουσα τρυτάνην ἵστη βόειον δημόν, Aristoph. Vesp. 89, puis l'horrible baleine , tenant une balance, pèse de la graisse
de bœuf, 241. Ζώνη, Ζώνιον, Ζῶμα, Ζωστήρ, Ζῶστρον, Περίζωμα, Περιζώστρα, Κεστός, Μίτρα, Στρόφιον, Ταινία.
ZÔNE , ns (ὁ), de ζώννυμε, ceinture pour les deux sexes, avec cette différence cependant , que lorsqu'il est question des guer- ἡ
riers, ζώνη signifie seulement, dans l'Iliade, l'endroit du corps où l’on mettait le ceinturon , qu'Homère appelle ζωστὴρ : d’où, comme en français, la ceinture, la taille : Κρείων Ἀγαμέμνων ὄμματα χαὶ κεφαλὴν ἵχελος Διὶ τερπιχεραύνῳ, ἀρεῖ δὲ ζώνην, στέρνον δὲ Ποσειδάωνι, Il. 11, 478, le puissant Agamemnon, semblable par les jeux et la tête à Jupiter qui aime à lancer la foudre, à Mars par la ceinture, à Neptune pur la poitrine. Dans l'Odyssée, au contraire, on trouve ζώνῃ pour la ceinture des femmes : Περὶ δὲ ζώνην βάλετ᾽ ἰξύϊ χαλήν. χρυσείην, Od. V, 231 , elle se ceignit les reins d'une belle ceinture d'or. De là vient la locution λύειν ζώνην, détacher la ceinture d’une femme, pour l’épouser : Ace δὲ παρθενίην ζώνην, Od. ΧΙ, 244, et il détacha sa ceinture virginale. Dans les auteurs modernes ζώνη est aussi la ceinture d’homme, principalement celle dans laquelle les voyageurs mettaient leur argent : Ζώνην χαλκοῦς ἔχουσαν ὑπεζωσμένου διέτηξε τὸ νόμισμα πᾶν, Plut, Quest. Conv. 11,8. elle fit fondre toute la monnaie qu'un homme portait dans sa ceinture.
ZSNION, ον (ré), pelite ceinture , el principalement ceinture de femme, snivant Ammonins : Μόλις γὰρ εὗρον ἐν σχότῳ τὸ ζώνιον, Aristoph. Lysistr. 72, car J'ai eu peine à trouver ma ceinture dans l'obscurité.
ΖΩ͂ΜΑ ou ζῶσμα, ατος (τό), proprement, ce qui ceint ; dans quelques armures des temps homériques , c'était la partie inférieure de la cuirasse qui couvrait le ventre et les Aances jusqu'aux cuisses : Οὐχ ἐν χαιρίῳ ὀξὺ πάγη βέλος, ἀλλὰ πάροιθεν εἰρύσατο ζωστήρ'τε παναίολος, ἠδ᾽ ὑπένερθεν ζῶμά τε, καὶ μίτρην, τὴν χαλκῆες χάμον ἄνδρες, IV, 185, la flèche aiguë n'a point pénétré dans un endroit mortel, mais le ceinturon chamarré l'a d’abord arrêtée, et par-dessous, le bas de la cuirasse, et ensuite la votte d'armes qu'ont fabriquée les forserons. (Voy. Θώραξ.) Ζῶμα était encore la ceinture ou petit fablier qué portaient anciennement les coureurs dans les combats du cirque, et nommé depuis περίζωμα : Ζῶμα δὲ oi πρῶτον παραχάδθαλεν, LL. LV, 187, il lui mit d'abord une ceinture. ᾿
ΔΩΣΤΗΡ, üpos (6), dans l’Iliade, large ceinturon que les guerriers poriaient par-dessus la cuirasse pour en assujettir
ΖΏΝΗ, 327 les diverses parties, et pour couvrir le ventre et les reins : Αὐτὴ δ᾽ αὖτ᾽ ἴθυνεν ὅθι ζωστῆρος ὀχῆες χρύσειοι σύνεχον, Il. IV, 132, elle-même la dirigea à l'endroit où les attaches d'or tenaient la ceinture, Dans l'Odyssée c’est la ceinture avec laquelle on assujettissait la robe ou tunique : ὡς εἰπών, ζωστῆρι θοῶς συνέεργε χιτῶνα, Θά. XIV, 72, il dit, et aussitôt il attacha sa tunique avec sa ceinture. Quelquefois pour ζώνη : Τεχεῖν μὲν οὖν Λητὼ τοὺς παῖδας ἐνταῦθα οὔ φασι, λύσασθαι δὲ τὸν ζωστῆρα ὡς τιξομένην, Pausan. Att. 31, 1, ils disent que Latone n'enfanta pas la ses enfunts , mais qu'elle y délia sa ceinture comme pour accoucher. Tous les traducteurs ont à tort rendu ζωστήρ par balteus , baudrier, qui se dit τελαμών dans Homère.
ΖΩ͂ΣΤΡΟΝ, ον (ré), de ζώννυμι, tout ce qui sert à ceindre, ceinture : ἡμιόνους καὶ ἅμαξαν ἐφοπλίσαι à κεν ἄγησι ζῶστρά τε χαὶ πέπλους xai ῥήγεα σιγαλόεντα, Od. VL,38 , préparer les mulets et le chariot pour porter les ceintures , les voiles et les vétements éclatants.
ΠΕΡΊΖΩΜΑ, ατος (ré), suivant le scholiaste d'Homère on appelait aussi περίζωμα Va ceinture ou tablier des athlètes appelé ζῶμα par Homère (Schol. Hom. ψ', 683). Cette ceinture était, à ce qu'il paraît, celle des coureurs seulement ; suivant le scholiaste elle fut portée dans les jeux olympiques jusqu’à la xv* olympiade, époque où un athlète nommé Orsippus, embarrassé par la chute de sa ceinture, tomba et perdit le prix. Ce fait décida à supprimer la ceinture, et, depuis ce temps, les coureurs parurent dans le stade entièrement nus comme les autres athlètes. Pausanias rapporte autrement l’aventure d’Orsippus, qui, suivant lui, fut vainqueur, et dut au contraire la victoire à cet accident, qu'il avait su préparer : Δοχῶ δὲ οἱ καὶ ἐν ὀλυμπίᾳ τὸ περίζωμα ExÔVTL περιρνῆναι, γνόντι ὡς ἀνδρὸς περιεζωσμένου δραμεῖν ῥάων ἐστὶν ἀνὴρ γυμνός, Paus. I, 44, mais je crois que le coureur d'Olympie laissa tomber exprès sa ceinture, sachant bien qu'un homme nu court plus aisément que celui qui a une ceinture. Dans Plutarque, tablier des cuisiniers : Où λόγοι σον περι-ζώματος ὄζουσι, Plut. Apophth. reg. 182, d, tes discours sentent de tablier de cuisine, ‘
ΠΕΡΙΖώΣσΣτρα, ας (ἢ), lout ee qui sert à ceindre, et parliculièrement, selon Pollux, la ceinture dont on se ceignait le ventre : Τὸ δὲ περὶ τῇ χοιλίᾳ ζῶσμα, περίζωμα ἣ περιζώστραν ὠνομάζον, Poll. VII, 65, la ceinture du ventre se nommait περίζωμα ou περιζώστρα.
ΚΕΣΤΟΣ, où (ὁ), participe de κεντέω, piqué, brodé; c’est l’épithète de ἱμάς, bandelette piquée, nom de la fameuse ceinture de Vénus, dans Homère : ἢ χαὶ ἀπὸ στήθεσφιν ἐλύσατο χεστὸν ἱμάντα ποιχίλον, [ἰ. XIV, 214, elle dit et détacha de son sein la ceinture brodée, Les auteurs modernes ont fail de χεστός un sub. stantif par ellipse de ἱμάς : Τὸν τῆς ἥρας χαλλωπισμὸν ἐπὶ τὸν Δία, χαὶ τὴν περὶ τὸν χεστὸν γοητείαν, Plut. de αιιά. Poet. 4, la toilette que fit Junon pour Jupiter, et les charmes de sa ceinture. De là vient l'usage du-mot cestos et cestus chez les poëtes de la moyenne latinité, dans le sens de ζώνη, ceinture. Virgile l’a aussi latinisé sous la forme cestus , us pour le cesre des athlètes. Les anciens grammairicns cités par Vossius dérivaient ce mot de cædere, d’où la plupart des éditeurs l’ont écrit à tort cæstus.
MITPA, ας (%), de piros, fil, proprement, tissu de fil. Dans l’Iliade c’est une espèce de cotte d’armes que les guerriers portaient sous le ζῶμα au bas de la cuirasse; elle était formée d’un tissu de laine recouvert de lames d’airain ou de fer, et descendait jusque sur les cuisses : ἐπέρεισε δὲ Παλλὰς ἀθήνη νείατον ἐς κενεῶνα, ὅθι ζωννύσχετο μίτρην, Il. V, 857, Pallas [le] poussa contre Le bas-ventre , où il était ceint de sa cotte d'armes, De là vient l'adjectif ἀμιτροχέτων, sur la signification duquel les commentateurs ont émis différentes opinions : Σαρπηδὼν δ᾽ ὡς οὖν ἴδ᾽ ἀμιτροχίτωνας ἑταίρους χέρσ᾽ ὑπὸ Πατρόχλοιο Μενοιτιάδαο δαμέντας..... ΠΟ XVI, 410, δαιρέώοη, dès qu'il vit ses compagnons, qui n'avaient point de cottes d'armes, succombant sous l'effort de Patrocle, fils de Ménécée.…. L'épithète ἀμιτροχίτων, qu’on ne trouve qu'en cet endroit de l’Iliade, est caractéristique comme toutes les épithètes homériques , et désigne la manière dont les Lyciens étaient armés. Suivant les scholies de Venise, les Lyciens n’auraient eu que la cuirasse sans mitre. Cette explication paraît d'autant plus probable qu’elle ést justifiée par deux passages du
même chant. Vers 465, on voit le compagnon de Sarpédon blessé au bas-ventre, ce qui peut faire supposer que les Lyciens ne portaient point de mitre. Plus loin (vers 663) Patrocle dépouille Sarpédon de son armure d’airain, et la fait porter à ses vaisseaux. Ces deux passages prouvent la fausseté de l'opinion des anciennes scholies, suivant lesquelles les Lyciens auraient élé privés de la cuirasse et de la ceinture , explication adoptée à tort par M. Dugas-Montbel ; la version latine acénctos n’est pas plus heureuse. Μέτρα s'emploie rarement pour ζώνῃ dans les poëtes plus récents : ᾧ ἔπι μούνῳ μέτρην πρῶτον ἔλυσα καὶ ὕστατον, Ap. Rh. 1, 287, pour qui seul j'ai délié ma ceinture la première et la dernière fois.
ZTPO#ION , ov (ré), de στρόφος, bandelette ou petite ceinture dont les femmes se ceignaient sous le sein : Χάλα ταχέως τὸ στρόφιον, Aristoph. Thesm. 645, délie bien vite la ceinture.
TAINÏA, ας (4), de τείνειν, tissu dont on se servait pour faire des ceintures, danue, bandelette, ruban; dans Pollux, petite ceinture ou bande dont se ceignaient les femmes sous la gorge : Τὸ δὲ τῶν μαστῶν τῶν γνναιχείων ζῶσμα,, ταινίαν ὠνόμαζον, χαὶ ταινίδιον, VIT, 65, on appelait ταινία εἰ ταινίδιον la ceinture de gorge des femmes.
242. Ζῶον, ἄλογον, Bécunux, Βοτόν, Δάκος, Δάκετον, Op, Φήρ, Θηρίον, Κνώδαλον, Κτῆνος, Tépas, ὑποζύ-γιον, Dopéds.
ZAON , ον (ré), de ζάω, proprement, ce qui a vie, animal, en général : ὥσπερ γὰρ καὶ τελεωθὲν βέλτιστον τῶν ζώων ἄνθρωπός ἐστιν, οὕτω χαὲ χωρισθὲν νόμον καὶ δίχης χείριστον πάντων, Aristol. Pol. 1, 2, 15, car, de méme que l'homme perfectionné est le meilleur des animaux, ainsi lorsqu'il est privé de loi et de Justice il est Le pire de tous.
ἄλογον, ou(+é), neutre pris absolument par ellipse de ζῶον, ordinairement exprime l'animal dériué de raison, \a brute : Âredh οὖν οὐ πάνυ τι σοφὸς ὧν ὃ ἐπιμηθεὺς ἔλαθεν αὑτὸν χαταναλώσας τὰς δυνάμεις εἰς τὰ ἄλογα, Plat. Protag. 521. c , et comme il n’était
330 ZQON.
pas très-habile , Épiméthée ne s'aperçut pas qu'il avait dépensé toutes les facultés pour les brutes.
BOSKHMA, ατος (ré), de βόσκειν, béte qui pait; pecus : Δούλῳ δ' ἀχρατεῖ ἐπιτρέψαιμεν ἂν ἢ βοσχήματα ÿ ταμιεῖα ἢ ἔργων ἐπίστασιν; Xen. Mem, 1, 5, 2, confierions-nous à un esclave intempérant ou nos troupeaux, ou nos celliers, ou l'intendance des travaux [agricoles] ?
ΒΟΤΟΝ, où (ré), poétique, béte au päturage : ὃς où προτιμῶν ὡσπερεὶ βοτοῦ μόρον.... ἔθυσεν αὑτοῦ παῖδα, Æsch. Agam, 1415, qui, n'estimant pas plus son sang que celui de la bête au pâturage, a immolé sa propre fille.
AÂKOEZ, εος (τό), poétique, béte qui mord, et la morsure même : Θηρός, ἐχθίστου δάχους εἰκὼ φέροντα πολεμίας ἐπ᾽ ἀσπίδος, Esch. Theb. 558, portant sur son bouclier ennemi l'image de cette béte, Le plus détesté des monstres.
AÂKETON , ov (τό), de déxvu béle qui mord et dont la morsure est dangereuse, bête venimeuse : Épreré τε χαὶ δάχετα πάνθ᾽ ὅσαπερ ἔστιν ὑπ᾽ ἐμᾶς πτέρυγος ἐχ φοναῖς ὄλλυται, Aristoph. Av. 1069, toutes les bêtes nuisibles qui rampent et qui mordent pé= rissent sous l'effort de mon aile meurtrière.
ΘήΡ, πρός (ὃ), éolien ΦΗ͂Ρ, d’où le latin fera ; poétique, béte, principalement béte sauvage, dans Homère en parlant du lion et du loup : Θηρὸς ἀχούσαντες χρατερόφρονος, ὅστε χαθ᾽ ὕλην ἔρχηται δι᾿ ὄρεσφι, Il. Χ, 184, ayant entendu une bête féroce qui vient des montagnes à travers la forêt.
@HPION, ov (τό), diminutif du précédent, mais seulement pour la forme, est employé comme synonyme en vers et plus souvent en prose, 1° gibier, bête que l'on chasse : ἀλλ᾽ ἣν ἐμὲ ἐχπέμπης ἐπὶ θήραν σὺν τῷ θείῳ, νομεῶ ὅσα ἂν ἴδω θηρία σέ μοι ταῦτα τρέφειν, Xen. Cyr. I, 4,5, si tu m'envoies à la chasse avec mon oncle, toutes les bêtes que Je verrai je croirai que tu les nourris pour moi. 2 Béte, brute, par opposition à ἄνθρωπος : ὁ δὲ μὴ δυνάμενος κοινωνεῖν ἢ μηδὲν δεόμενος δι᾽ αὐτάρχειαν, οὐθὲν μέρος πόλεως, ὥστε à θηρίον à θεός, Aristot. Pol, 1, 2, celui qui ne peut vivre en communauté, et qui, n'ayant besoin de rien parce qu'il se suffit, ne fait point partie de la ville, est une
ZAON. 331
brute ou un dieu. Rarement dans le sens de diminutif; cependant Théocrite l'applique à l'abeille : ὅττι γε τυτθὸν θηρίον ἐντὶ μέλισσα, Theocr, XIX, 6, que l'abeille qui est une οἱ petite bête.
KNGAAAON , ov (τό), de κινεῖν et &X, suivant Eustathe, proprement, monstre marin, et, par extension, de toute autre bête féroce ou dangereuse : Κνώδαλ᾽ ὅσ᾽ ἤπειρος πολλὰ τρέφει ἠδὲ θάλασσα, Hesiod. Theog. 582, ἰδ’ monstres que nourrissent en quantité et la terre et la mer.
ΚΤΗ͂ΝΟΣ, τος (ré), suivant l'Étymologique, de xréw, tuer, parce qu’on comprenait sous ce uom toules les bètes que l’on tuait pour sacrifier aux dieux et s’en nourrir,;'ou mieux de χτάομαι, parce que les principales richesses des peuples nomades se composaient de bestiaux; bétail, rarement au singulier, où il est collectif comme en français : Καὶ οὐδὲν ἦν λαθεῖν εἰ μὴ ὕς καὶ βοῦς, ἢ ἄλλο τι χτῆνος τὸ πῦρ διαπεφευγός, Xen. Anab. V,9,3,etilne resta que quelques porcs , bœufs ou autre bétail échappé au feu. Plus souvent au pluriel χτήνεα, bestiaux : Tà δὲ χτήνη πάντα χιλῷ ἔνδον ἐτρέφετο, Xen. Anab. IV, 5, 19, tous les bestiaux étaient nourris de fourrage dans l'intérieur.
ΤΈΡΑΣ, atoç (τό), monstre, qui tient du prodige : Αὐτῷ δὲ σὺν χλύδωνι nai τριχυμίᾳ χῦμ᾽ ἐξέθηχε ταῦρον, ἄγριον τέρας, Eur. Hipp. 1214, et au milieu des flots agités une énorme vague jette un taureau , monstre sauvage.
ΥΠΟΖΥΓΙΟΝ, ou (τό), de ζῦγον, proprement, béle sous le Joug ou attelée; bête de trait, bête de somme : Σχολαίαν γὰρ ἐποιοῦντο τὴν πορείαν πολλὰ ὄντα τὰ ὑποζύγια, Xen. Anab. IV,1, 10, la multitude des bêtes de somme rendait la marche lente.
ΦΟΡΒΑΣ, δος (ἡ), qui pait, qui est au vert, par opposition à τροφίας, nourri à l’étable : Τῶν δ᾽ ἵππων αἱ μὲν φορβάδες ἄνοσοι τῶν ἄλλων ἀῤῥωστημάτων εἰσὶ πλὴν ποδάγρας, Arislot. Hist. An. VIII, 24, les chevaux qu’on laisse païtre ne sont pas sujets à d'autre maladie que la goutte.
H, est très-souvent employé par Homère pour ἔφη, à la troisième personne seulement, avec celte différence, que ÿ se met à la tête de la phrase : ἢ, καὶ xvavénaiv ἐπ᾽ ὀφρύσι νεῦσε Κρονίων, Il. 1, 538, ainsi parla le fils de Saturne, et il fit un signe de ses noirs sourcils. Les trois personnes ἦν, ἧς et % sont aussi d'un grand usage dans la prose attique pour la conversation familière ; Platon s'en sert souvent dans ses dialogues avee nn pronom démonsiratif, mais toujours lorsque le discours est commencé : ἢ χαὶ δύναισθ᾽ ἄν, ἧ δ᾽ ὅς, πεῖσαι μὴ ἀκούοντας; Plat. Pol. I, 327, c, est-ce que vous pourriez, dit-il, persuader des gens qui n'écoutent pas ? En général % paraît avoir sa place plus marquée dans le dialugue vif et animé, dans les interruptions et les répétitions.
ÉGH, est toujours précédé d’un ou de plnsieurs mots, et sans pronom : ἧς ἄρ' ἔφη, Τρῶες δὲ μάλα σχεδὸν ἤλυθον αὐτῶν, IL, V, 607, ἐὲ dit, et aussitôt les Troyens vinrent les attaquer de près. ἐγώ σοι, ἔφη, νὴ τὸν Δία, ἐρῶ.... Plat, Pol. 1, 328,e, par Jupiter, dit-il, je te dirai.
É&AZKON, forme ionienne et atlique d'êg», renferme de plus une idée d'afirmation, j'assurais; aiebam : ἀλλά μ᾽ ἔφασχες ἀχιλλῆος θείοιο χουριδίην ἄλοχον θήσειν, IE. XIX , 297, mais tu m'assurais que par ton entremise je deviendrais l'épouse chérie du divin Achille.
ÉHEA , aoriste premier, est à peine usité : on ne le trouve ni dans Homère, ni chez les Attiques. Pindare l'emploie avec la même idée d’affirmation sous la forme dorienne φᾶσε : Τὸν ἐχθρό-τατον φᾶσέ νιν δώσειν μόρον, Pird. Nem. 1, 99, il prédit qu'il leur donnerait la mort la plus cruelle.
HAÏ@IOS (ὃ, ἡ), ἀ᾽ ἠλεός, sot, stupide ? Τοὺς γάρ τὸι ῥαψῳδοὺς οἶδα τὰ μὲν ἔπη ἀχριθοῦντας, ἀὐτοὺς δὲ πάνυ ἠλιθίους ὄντας, Xen. Mem. ΤΥ, 2, 10, car je sais que les rhapsodes savent bien des vers par cœur, maïs sont èux-mêmes très-slupides. .
ἉΠΛΟΥ͂Σ, ἢ, simple, au figuré : ἁπλοῦς δὲ ἡγοῦνται τοὺς νοῦν οὐχ ἔχοντας, Isocr. ad Nicocl.: et ils regardent comme simples ceux gui n'ont pas d'intelligence.
BEKKEYÉAHNOË [6), mot comique forgé par Aristophane, vieil imbécile , vieux radoteur : ὦ μῶρε συ, καὶ Κρονίων ὄξων καὶ βεχχεσέληνς, Aristoph. Nub. 398, sot que tu es, vieux radotèar du temps de Saturne.
BAÂE, χος (δ), proprement, LACHE; d'où, néats : Δέδοιχα, ἔφη, μὴ παντάπασι βλάξ τις nat ἠλίθιος γένωμαι, Xen. Cyr. Τὶ 4, 12 , je crains, dit-il, de devenir tout à fait un niuis et un sot.
BAITOMAMMAZ ὃ), mangeur de bleite, mot comique forgé par Aristophane pour désignér un niais : Τοῖς ἱπποχράτους υἱέσιν εἴξεις καί σε χαλοῦσι βλιτομάμμαν, Aristoph. Nub. 1001, tu ressembleras aux fils d'Hippocraie, et ils l'appelleront mangeur de blette,
ÉMBPONTATOS (6, à), élourdi ; stupidus : Τοὺς δ᾽ ὀλίγον ἔλατἴον, ἤλιθίους τε χαὶ ἐμδροντήτους, Plat. Alcib. 9, 140, c, εἰ ceux qui ont un peu moins [de folie, nous les appelons] sots et stupides.
EYHOHS (ὁ, *), bon, dans le sens de simple, bonasse , naïf : Eünbeç ἔφη εἶναι τὸ οἴεσϑαι.... Xen. Mem. IV, ἃ, 2, il faut, di-d, être bien bon pour croire.
OHPION , ov (ré), Léte, LE au figuré : ὦ δειλότατον σὺ θηρίον, Aristoph. Βίμι. 439, & animal craintif que tu es 7
ΚΕΠΦΟΣ, ou (ὁ), oiseau de mer qui, suivant le scholiaste d’Aristophane , se nourrissait de l’écume de la mer, et que les enfants prenaïént facilement en lui en présentant; d’où, an figuré, benët, dans Aristophane : OÙ γὰρ προσήκει τὴν ἐμαυτοῦ
7334 HMEPA.
por πόλιν εὐεργετεῖν, ὦ χέπφε; Aristoph. Plut. 912, il ne m'appartient donc pas, benët que tu es, de servir l État de mon mieux?
KNGAAAON, ον (τό), béte, avec l’idée accessoire de méchanceté plutôt que de soitise, méchante bête : ὦ Ζεῦ, ri ποτε χρησόμεθα τοῖσδε τοῖς χνωδάλοις; Aristoph. Lys. 477, δ Jupiter, que ferons-nous de ces méchantes bêtes 2
ΜΆΤΑΙΟΣ, aix (uérnv), vain; d’où, au figuré, énepte, sot, dans Lucien : Οἵα ὁ μάταιος ἐχεῖνος ἐποίει, Luc. Merc. Cond. 14, tout ce que faisait ce «οἱ.
ΣΚΑΙΟΣ (ὁ, %), gauche, au figuré, comme en français : ἐγὼ γὰρ οὐχ οὕτω δήπον σχαιός εἰμι ἄνθρωπος οὐδ᾽ ἀλόγιστος, ὥστε.... Dem. in Beot. 996, en effet, je ne suis pas un homme assez gauche et assez dépourvu de raison pour...
245. Huépa, ἦμαρ, Αὐγή, ἕως, Héç, ἥλιοι, Daoc, Φῶς, Φαῦσις, Φέγγος.
HMÉPA, ας (ὁ}» et poétique MAP , aroç (ré), de ἥμερος, dans Homère, jour, par opposition à νύξ ; dies : ἀλλὰ χύνας μὲν ἄλαλκε Διὸς θυγάτηρ ἀφροδίτη ἥματα χαὶ νύχτας, Îl. XXIII, 186, mais Vénus, fille de Jupiter, en éloignait les chiens chaque Jour et chaque nuit. Plus souvent pour le jour civil, journée, dans la division du temps : ἀλλ᾽ ὅτε δὴ μῆνές τε χαὶ ἡμέραι ἐξετελεῦντο, Od. XI, 293, mais lorsque déjà les mois et les jours furent accomplis, Très-rarement la lumière du jour : ἐπεὶ δὲ ἡμέρα ὑπεφαίνετο, Xen. Cyrop. IV, 5, 14, lorsque le jour commença à parattre.
ΑΥ̓Γή, ἧς (2), d'&w, éclat ou clarté du soleil ou du feu : ἀμφὶ δὲ χαλχὸς ἐλάμπετο εἴχελος αὐγῇ ἢ πυρὸς αἰθομένοιο, ἢ ἠελίου ἀνίοντος, 7|. XXII, 134, l'atrain brillait de toutes parts d'un éclat semblable à celui du feu qui brüle ou du soleil levant.
ÉQS, ἕω (4), ionien Ηώσ, la clarté qui précède le lever du soleil, personnifiée par les poëtes sous le nom de l’Aurore, dont Hésiode donne la généalogie en ces termes : Θεία δ᾽ ἠέλιόν τε μέγαν, λαμπράν re σελήνην, ἠώ θ᾽ ὃ πάντεσσιν ἐπιχθονίοισι φαείνει γείνατο, Theog. 371, Théia donna le jour au soleil immense, à
ΗΣ. 335 la lune brillante et à l'aurore, qui donne La lumiere à tous les habitants de la terre.
HAIOI, ὧν (oi), pluriel de ἥλιος, soleils. On le trouve dans Euripide pour jours : ἡλίους δὲ μυρίους μόγις διελθών, Eur. Helen. 660 , après tant de jours de peines et de traverses. Les Latins ont employé soles dans le même sens : Cantando puerum memini me condere soles. Virg. Ecl. IX, 52.
#ÂOE, εος (ré), poétique, clarté du jour, pour le jour civil mème dans les tragiques : Κρίνει φάος τὸ μέλλον, Eur. Phœn. 1326, ce Jour décidera de l'avenir.
ΦΩ͂Σ, φωτός (τό), contracté de φάος, et usité en prose, lumière du jour, jour, par opposition à nuit : ἔπει δὲ φῶς ἐγένετο, Xen. An. V1,3, 1, lorsque le jour fut venu.
ΦΑΥ͂ΣΙΣ, εὡως (4), action d'éclairer, de luire, dans les Septante; lucentia : Καὶ ἔστωσαν εἰς φαῦσιν ἐν τῷ στερεώματι τοῦ οὐρανοῦ, Genes. 1, 15, qu'ils luisent dans le firmament du ciel.
ΦΈΓΓΟΣ, εος (T6), de φάος, poétique, 1° lumière, clarté, en général, éclat : Τῆλε δὲ φέγγος ἀπὸ χροὸς ἀθανάτοιο λάμπε θεῆς, Hymn. Cerer. 279, au loin se répandait l'éclat dont brillait le corps immortel de la déesse. 2° Dans Euripide le jour civil : Νῦν δ᾽ ὑπὲρ μητρὸς φίλης Éxaône ἀΐσσω » σῶμ᾽ ἐρημώσας ἐμόν, τριταῖον ἤδη φέγγος αἰωρούμενος, Hecub 33, maintenant je m'élance vers Hécube, ma mère chérie, abandonnant mon corps, et voici déjà le troisième jour depuis que je me suis élevé dans les airs.
ΗΣ, seconde personne de l’imparfait du verbe siué;
ἦσθα, la même personne, avec addition de la syllabe θα, qui, dans le dialecte éolien, équivalait à σύ, tu; tous deux signifient ἐμ étais : Δηΐφοθ᾽, ñ μέν μοι τὸ πάρος πολὺ φίλτατος ἦσθα, Il, XXI, 233 , ὅ Deiphobe ! c'est toi qui me fus toujours le plus cher. Suivant Méris la forme ἦσθα, quoique employée par les Joniens , est restée dans le dialecte attique pur, probablement pour ne pas confondre ἧς avec #ç, seconde personne du subjonctif. D'après ce principe, l’ancienne leçon ἧς a été chaugéc en ἦσθα par la eritique moderne dans ce passage d'Euripide :
996 HEYXIOS.
Ταπεινὸς ἦσϑα πάσης δεξιᾶς προσθιγγάνων, Eur. Iph. A. 339, comme tu étais humble, prenant indifféremment la maïn à tout le monde. La forme HE ve se trouve que das Lucien, Plutarque et les auteurs plus récents : Ποῦ γὰρ ἧς, ὦ Κιχέρων, τὸν χρόνον τοῦτον; Plut. Cicer. 6, où étais-tu donc en effet, ὅ Cicéron, pendant ce temps ?
241. Ἡσύχιος, ἥσυχος, Hovyaios, Ἡσύχιμος, ἄκυρος, ἀκύμων, ἀχύμαντος, ἀμέριμνος, ἀσάλεντος, Ατρερής, Ατρεμαῖος, Γαληνός, ἕκηλος, Εὔδιος, ἤρεμος, Hpeμαῖος.
ἩΣΥΧΙΟΣ (ὁ, %), et HEYXOE (6, ἡ), suivant quelques-uns, de ὅμαι, suivant d’autres d’éxx, tranquille, qui ne fait pas de brait. Suivant quelques grammairiens il est au neutre, pris adverbialement dans ce passage de l’Iliade : ᾿Ἰσύχιον δ᾽ ἄρα μιν πολέμου ἔχπεμπε νέεσθαι, Il. XXI, 598, il le retira doucement et d'éloigna du combat. Opposé ἃ ταχύς dans Platon, posé, lent, tranquille : À οὐδαμοῦ ἐμῖν à πάνυ που ὀλιγαχοῦ αἱ ἐσύχιαι πρά-ἕεις ἐν τῷ βίῳ καλλίους ἐφάνησαν ἢ αἱ ταχεῖαί τε χαὶ ἰσχυραί, Plat. Charm. 160, d , ou jamais ou bien rarement dans le cours de la wie les actions posées nous ont paru plus belles que celles qui sont vives et fortes.
ΣΥΧΑΙ͂ΟΣ, αἰα, et HEŸXIMOE, ἡ, poétiques : ἀσύχιμον ἡμέραν ὁπότε τελευτάσομεν, Pind. Olymp. A, 58, lorsque nous αοἰιὸνε-rons une journée paisible.
ÂKYMOZ (ὁ, 2), synonyme poétique du précédent : Διὸς ὃ παῖς μοχθέσας τὸν ἄχυμον θῆκεν βίοτον βροτοῖς, Eur. Herc. fur. 689, de fils de Jupiter à par ses travaux donné une existence tranquille aux mortels.
ἀκύμων (ὃ, ἡ), de κῦμα, qui est sans flots, sans vague; d'où, calme, tranquille, au propre et au figuré : H ἡὰρ θάλασσα εὐθὺς ἀκύμων ἐγένετο, Lucian, 1, 326, car aussitôt la mer devint calme.
ἀκύμαντοΣ (ὃ, à), de χυμαίνω, poétique, non agité par les flots ou comme les flots : Νῦν δ᾽ αὖ ψαμάθοις ἐπ᾿ ἀκυμάντοις πώλων
HEYXIOS. 337
ἔρασαι, Eur. Hipp. 235, maintenant tu veux conduire des coursiers sur le sable qui n’est point agité par les flots. D'où, au figuré , tranquille : Διὰ πάσης ἡλιχίας ἕλεων χαὶ ἀχύμαντος τῆς ψυχῆς ἐτήρησα τὴν διάθεσιν, Synes. Ep. 194, a, pendant toute ma vie j'ai conservé mon dme dans une disposition calme et tranquille.
ÀMÉPIMNOZ (ὁ, ἡ), de μέριμνα, sans souci, sans inquiétude : ἔχεις γάμον; οὐκ ἀμέριμνος ἔσσεαι, Anthol. 1, 13, 3, Posidipp.: es-tu marié? tu ne seras jamais sans souci. ὑμᾶς ἀμερίμνους ποιήσομεν, IV. T°. Matth. 28, 14, nous vous mettrons en sûreté. Dans Sophocle tous les interprètes ont rendu ce mot par neglectus, dont on ne s'inquiète point , négligé ; la première iaterprétation du scholiaste, πολυμέριμνος, semble préférable, et l’on pourrait traduire ainsi : Κεῖμαι δ᾽ ἀμέριμνος οὕτως, Soph. Aj. 1995, je suis ainsi accablée sous le poids des chagrins.
ÂZAAEYTOZ (ὃ, %), non agité comme la mer, au figuré dans Euripide : Kai τὸ φρονεῖν ἀσάλευτόν τε μένει χαὶ συνέχει δώματα, Eur. Bacch. 390 , la modération reste inébranlable et conserve des maisons.
ÂTPEMÉE (ὁ, ἡ), et ÂTPEMAÏOZ, aix, d'à et τρέμω, tous deux poétiques , qui ne tremble pas, qui ne remue pas, non agité. ἀτρεμής ne se trouve dans Homère que sous la forme adverbiale ἀτρέμας et devant une consonne ἀτρέμα : ἀτρέμας ἢ ἦσο, Π,ΤΙ, 200, tens-toi tranquille. ΤΊ se retrouve comme adjectif dans les poëtes postérieurs à Homère : Οὐχ ἀτρεμέα θρῆνον αἰάζετε, ὦ γέροντες, Eur. Herc. fur. 1055, 6 vieillards, vous vous livrez à des plaintes immodérées. ὡς ἀτρεμαῖα χέντρα rai σώφρονα πώλοις μεταφέρων ἰθύνει; Eur. Phœniss. 182, comme il presse doucement ses chevaux de l'aiguillon , et conduit son char avec prudence !
ΓΑΛΗΝΟΣ (ὁ, ὁ), de γαλήνη, calme, en parlant de la mer : Καὶ ὑμεῖς, ὦ τρίτωνες, διαπορθμεύσατε τὴν Λητὼ ἐς αὐτήν, χαὶ γαληνὰ ἅπαντα ἔστω, Luc. Diul. Mar. X, et vous, δ tritons, faites passer Latone dans cette [ile], et que tout soit calme. Euripide l’emploie au figuré, doux : Πρὶν μὲν εἰς ξένους γαληνὸς ἦσθα καὶ φιλοιχτίρμων ἀεί, Îph. Taur. 345, jadis tu étais plus doux envers les étrangers et toujours accessible à la pitié.
ἕκηλος (δ, #), et épique ΕΥ̓́ΚΗΛΟΣ, a probablement une origine commune avec ἔχων, que l’on dérive de ἔχω, ionien pour ἔχω, qui doit librement, qui fait tranquillement une chose : ἔπειτα δὲ χαὶ τὰ ἔχηλοι γεχροὺς ἀμπεδίον συλήσετε τεθνειῶτας, [Π. VI, 70, après cela vous pourrez à loisir, dans la plaine, en dépouiller les cadavres des morts. En parlant de la mer dans Hésiode , tranquille : Τῆμος δ᾽ εὐχρινέες αὖραι χαὶ πόντος ἀπήμων κὔχηλος, Hestod, Oper. 668, lorsque l'air est pur et la mer tranquille et favorable.
EŸAIOZ (ὃ, %), d’ed et Διός, génitif de Ζεύς, serein , calme, en parlant du temps : ἐν δ᾽ ἄρχτοι τ᾽ ἐφάνησαν, ὄνων τ᾽ ἀνὰ μέσ-σον Φάτνη, σημαίνοισα τὰ πρὸς πλόον εὔδια πάντα, Theocr. Id. XXII, 19, es deux Ourses et ἐκ Crèche au milieu des Anes reparaissent et annoncent que ‘tout est tranquille et favorable à la navigation.
HPEMOS (ὁ, ὁ), et HPEMAÏOS, aie, tranquille ; le premier ne se trouve qu’au comparalif : Kai οἵγε ἄνθρωποι ὡσαύτως hptμέστεροι γίγνονται, στερισχόμενοι ταύτης τῆς ἐπιθυμίας, ἵΧει. Crr. VI1,5, 63, et ces hommes deviennent aussi plus modérés lorsqu'ils sont privés de ce désir. ΤΊ s'emploie encore au pluriel neutre comme adverbe : ἔχε ἠρέμα, Plat. (αι. 399 , e, tienstoi tranquille, Kai ὃς ἀχούσας ἐγέλασέ τε ἠρέμα χαὶ φησι, Plat, Ῥιαά. 84, ἃ, εἰ celui-ci, l'ayant entendu, rit doucement εἰ dit. ἐν ᾧ [βίῳ] ὀλίγα ἑκάτερα καὶ σμιχρὰ καὶ ἠρεμαῖα, Plat. Legg. V, 733, c, [la vie] dans laquelle les uns et les autres sont en petit nombre, et faibles, et tranquilles.
248. Hyñ, ἦχος, Hxd, ἄραθος, Βόμδος, Βρόμος, Δοῦπος, Καναχή, Κόμπος, Κόναθος, Κρότος, Κτύπος, Opuuaydde, OrcGos, Πάταγος, Πίτυλος, Φλοῖσδος, Woipos.
HXH, ἧς (ἡ), d'äxo, poétique, son, bruit, principalement son réfléchi ou répété ; dans Homère, bruit des cris des combattants et des flots agités : Hyà δ' ἀμφοτέρων ἵχετ᾽ αἰθέρα, Il. XIII, 837, le bruit des clameurs des deux [armées] s’éleva dans l'air.
HXOE, ον (Ὁ), forme plus moderne et emplayée par quelques
prosaleurs : Τοῖος γὰρ an” ἄσπιδος ἔδραχεν ἦχος, Callim. in Del. 140 , tel était le bruit qui retentissait sur son bouclier.
HXO, ἠχόος (ñ), forme moins ancienne qu'y, est plus particulièrement la répétition du son réfléchi par un corps étranger, ÉCno : Πέτρας ὀρείας παῖς λέλαχ᾽ ἀνὰ στρατὸν ἠχώ, διδοῦσα θόρυθον, Eur. Hec. 1099, le cri de l'écho, fille de la montagne, a répandu le tumulte dans l'armée. L’écho personnifié par les poëtes sous la figure d’une nymphe des montagnes : Μούνη δ᾽ ἦνεμόεσσα, βοὴν ἀδίδαντος ἐοῦσα, ἰδαίων ὀρέων ἀντίθροος ἴαχεν ἠχώ Σ Coluth. 116, seule, Écho l'aérienne, qui répète la voix sans avoir recu de leçons, répond à ses cris du sommet de l'Ida.
ÂPABOE, οὐ (6), d'épécaw, son clair produit par la collision de deux corps, claquement des dents produit par la terreur, dans Homère : ἄραθος δὲ διὰ στόμα liver ὀδόντων, Il. X, 375, et ses dents claquent avec bruit dans sa bouche,
BOMBOE, ou (ὁ), mot formé par onomatopée ; Homëre ne se
sert que du verbe βομθέω, qui exprime le bruit d’un casque d’airain qui tombe à terre (1, XIII, 530), de la pierre qui vole dans l’air. Le substantif ne se trouve que dans des auteurs postérieurs à Homère, bourdonnement , bruit sourd, mugissement des flots : Μαινομένων ῥοθέων πολνήχεα βόμδον ἀκούων, Muscæ. 249, entendant le mugissement effroyable des vagues en fureur. | BPOMOE, ou (δ), de βρέμω, 1° frémissement, mugissement, pétillement, spécialement en parlant du feu, dans Homère : Οὔτε πυρὸς τόσσος γε πέλει βρόμος αἰθομένοιο, οὔρεος ἐν βήσσῃς, Il. XIV, 396, tel n'est point le murmure de la flamme dévorante dans les vallons de la montagne. Homère emploie le verbe βρέμω en parlant des flots (F2. IT, 210). 2° Son des instruments à vent , dans les hymnes homériques : Καὶ ἐμερόεις βρόμος αὐλῶν, Hom. Hymn. Merc. 451, et le son ravissant des flites. 3° Bruit du vent, dans Aristote : Εἰληθὲν δὲ πνεῦμα ἐν νέφει παχεῖ τε vai νοτερῷ ,.... βρόμον χαὶ πάταγον ἀπειργάσατο μέγαν, Aristot. de Mund, 4, 17, l'air, tourbillonnant dans une nuée épaisse et humide, produit un mugissement et un grand fracas.
ΔΟΥ͂ΠΟΣ, eu (δ), mot formé par onomatopée, ou, suivant d'autres, de la famille de τύπτω, 6ruit d'un corps qui tombe,
340 HXH.
particulièrement d’une chute d’eau : ὡς δ᾽ ὅτε χείμαῤῥοι ποταμοὶ χατ᾽ ὄρεσφι ῥέοντες, ἐς μισγάγχειαν συμθάλλετον ὄθριμον ὕδωρ.... τῶν δέ τε τηλόσε δοῦπον ἐν οὔρεσιν ἔχλυε ποιμήν, Il. IV, 452, ainsi, lorsque des ruisseaux grossis par les orages roulent du haut des monts leurs eaux impétueuses , qui se confondent dans la vallée, Le pâtre de la montagne entend au loin le bruit de leur chute.
KANAXÉ, ἧς (%), son répété avec fracas, claquement des dents qui s’entrechoquent, bruit du galop des mulets, de l’airain frappé, dans Homère : Περὶ χροτάφοισι φαεινὴ πήληξ βαλλομένη χαναχὴν ἔχε, Il. ΧΥῚ, 105, son casque brillant, aree de toutes parts, retentit sur sa tête.
KOMIOE , ον (δ), de χόπτω, bruit de deux corps qui s’entrechoquent , comme les défenses du sanglier, dans l’Iiade : ὑπαὶ δέ τε χόμπος ὀδόντων γίνεται, Il. XI, 417, et l'on entend le bruit de ses défenses. Dans l'Odyssée, bruit des pas des danseurs : ὠρχείσθην δή ᾽πειτα ποτὶ χθονί.... πολὺς δ᾽ ὑπὸ χόμπος ὀρώρει, Od. VIII, 380, ils danserent ensuite, et la terre retentissait du bruit de leurs pas cadencés.
KÔNABOE , ον (δ), de κόπτω, poétique , bruit d’un corps fracassé ou brisé, suivant Eustathe : Καχὸς χόναδος χατὰ νῆας ὀρώρει ἀνδρῶν ὀλλυμένων, νῆων θ᾽ ἅμα ἀγνυμενάων, Od, X, 122, du sein des vaisseaux s'élève un affreux tumulte de guerriers mourants et de vaisseaux fracassés.
KPOTOZ, ον (δ), de xpouw, bruit du choc de deux corps poussés l’un contre l’autre; d’où, principalement , claquement des mains , applaudissement : Καὶ χρότον χειρῶν πολύν, Aristoph. Ran. 157, et un grand bruit d’applaudissements.
ΚΤΥ͂ΠΟΣ, ον (δ), de τύπτω, bruit des pas dans Homère : ὑπὸ δὲ χτύπος ὥρνυτο ποσσὶν ἀνδρῶν, Il. ΧΙΧ, 362, un bruit sourd retentit sous les pas des guerriers.
OPYMATAOE, οὔ (6), les grammairiens dérivent ce mot poétique εἰ ὀρύσσω, pour ἀράσσω, dans Homère, bruit d’un fleuve débordé qui entraîne les rochers et déracine les arbres, de deux armées qui combattent, bruit tumultueux de la foule ou des eris des combattants; en général, grand bruit, fracas : Éx δ᾽ ἔσσντο λαός, πεζοὶ θ᾽ ἱππῆς τε" πολὺς δ᾽ ὀρυμαγδὸς ὀρώρει, IL I,
HXH. 341
810, les guerriers s’élançaient en foule, à pied ou sur des chars, et un tumulte effroyable s'éleva.
ÔTOBOES, ov (δ), mot poétique, formé, suivant le scholiaste de Sophocle, de ὠτῶν Boñ, mais qu’on doit considérer plutôt comme une onomatopée, bruit des flots agités par la tempête, du tonnerre, dans Hésiode , etc.: Orobos δ᾽ ἄπλητος ὀρώρει, Theog. 709, un bruit terrible s'élevait. 1] se trouve aussi pour le son des instruments dans Sophocle : Οὔτε γλυχὺν αὐλῶν 6ro6oy, Soph. Aj. 19221, ni le doux son des flütes.
HÂTATOE , ou (ὁ), de πατάσσω, 1° bruit de deux corps qui se heurtent , claquement des dents dans Homère : Πάταγος δέ τε γίνετ᾽ ὀδόντων, IL ΧΠΠ, 283, εἰ [ses] dents claquaïent avec bruit. 2° Bruit, en général : ἔθεον ἔξω, βοῇ τε καὶ πατάγῳ χρεώμενοι, Herodot. IT, 79, ἐἰς coururent dehors en poussant des cris et faisant beaucoup de bruit.
ΠΙΤΥΛΟΣ, ou (ὁ), de πίπτω, ou, suivant d’autres , pour τύπιλος, de τύπτω, bruit produit par un mouvement répété ou mesuré, comme celui des rames : Kai μὴν νεώς γε πίτυλος εὐήρης πάρα, Eur. Iph. T. 1050, et sans doute un vaisseau bien équipé est déjà prét à faire force de rames. Bruit d’un liquide qui tombe goutte à goutte, cliquetis des armes, claquement des coups répétés. Eschyle, par une figure belle et hardie, emploie ce mot pour exprimer les coups que l’on se donne en signe de donleur (Theb. 860), et Euripide, exagérant la métaphore, l’applique à un torrent de larmes. (Hippol. 1464.)
ΦΛΟΙ͂ΣΒΟΣ, ou (δ), mot poétique, proprement, bruit des ondes , mugissement des flots, comme le prouve l'épithète πολύghas6os qu'Homère donne à la mer (J/. 1, 34); d’où, par extension, tumulte des combats : ἀλλ᾽ ἄγετ᾽ ἐκ φλοίσθοιο σαώσομεν ἐσθλὸν ἑταῖρον, Il. V, 469, allons, sauvons du tumulle des combats notre brave compagnon.
ΨΟΦΟΣ, ον (à), 1° bruit résultant du choc de deux corps secs, plus généralement bruit : ἢ πεσοῦσα ψόφον ἐποίησε, Thuc. III, 29, en tombant elle fit du bruit. 2 Son de l'air froissé , froissement, dans Aristote : Ô γὰρ ψόφος, τρίψις τοῦ ἔσω πνεύματός ἐστιν, Aristot. Hist, An. IV, θς car ce bruit est produit par le froïssement de l'air intérieur.
249. Θαλάμη, Θαλάμαι, ἰλεός, ἰλυός, Koirn, Κοιταῖον, Φωλεός, Χειά.
OAAÂMEH, ης (ὁ), et plus ordinairement au pluriel @AAÂMAI, dits, ges, principalement des poissons ct des crustacés : Néuovται δὲ οἱ χάραθοι τὰ ἐχθύδια θηρεύοντες παρὰ τὰς θαλάμας καὶ γὰρ ἐν τοῖς πελάγεσιν καὶ ἐν τοῖς τοιούτοις γίνονται τόποις, οἷον ἂν ὦσι τραχεῖς καὶ λιθωδεῖς" ἐν τοιούτοις γὰρ ποιοῦνται τὰς θαλάμας, Aristot. Hist. An. ὙΠ, 4, les langoustes se nourrissent des petits poissons qu'elles chassent le long de leurs gôtes, car c’est en haute mer qu'on les trouve et dans les endroits les plus âpres et les plus pierreux; c'est là qu’elles font leurs gites.
IAEOZ, où (ὁ), ἀ εἰλέω, poétique, trou d'un reptile, d’un serpent : ἰλεόν, οὐκ οἴκησιν, Theocr. Id. XV, 9, un trou et non une maison.
ἰλυόσ, où (6), autre forme poétique du précédent, dans Callimaque : ἰλυοὺς ἐθάλοντο κινώπετα, Callim, in ον. 25, les reptiles faisaient leur gite.
KOÏTH, mn (%), dt, rarement nid d'oiscaux, dans Euripide : Λείπουσι πτῆνοι Παρνάσου χοίτας, Eur. Ion. 155, Les oiseaux quittent les nids du Parnasse.
KOITAÏON , ou (ré), gite, en parlant de celui du hérisson : Τὸ δὲ χοιταῖον αὐτῶν ὀπὰς ἔχει δύο, τὴν μὲν πρὸς νότον, τὴν δὲ πρὸς βοῤῥᾶν βλέπουσαν, Plut. de Solert. An. 16, leur gite a deux ouvertures , l'une regarde le midi et l'autre le nord.
ΦΩΛΕΟΣ, οὗ (δ), antre, repaire d’une bête féroce, de l'ours : ὥςπερ ἄρκτων φωλεοῖς ἣ χειαῖς δραχόντων ñ μυχοῖς χητῶν, τοῖς τῶν θεῶν μεγάροις à ἀναχτόροις προσιόντες, Plut. de Superst. 9, s’approchant des temples et des palais des dieux, comme ils le feraient des antres des ours, des trous de serpents ou des retraites des cétacées.
XEIA , ἃς (%), fente, trou, spécialement des serpents : ἐλισ-σόμενος πιρὶ χειῇ, Il XXIT, 95, se roulant dans son trou.
ΘΑΔΛΑΣΣΑ. 343 250. Θάλασσα, ἄλς, Λαῖτμα, Λίμνη, Oidux, Πέλαγος,
Θάλασσα, ἧς (%), suivant les uns, ἀ᾿ ἄλλομαι,, suivant d’autres de ak, ou de σάλος, la mer, en général : ἀργεῖοι φεύξονται ἐπ᾽ εὐρέα νῶτα θαλάσσης, LL. IT, 159, les Argiens fuiront sur le vaste dos de la mer. ᾿
ἄλσ, ἁλός (ἡ), de ἅλς (6), sel, suivant la plupart des grammairiens, qui regardent cette signification comme Ja plus ancienne ; mais, quoique l'extraction du sel des eaux de la mer ait été connue dans la plus haute antiquité, il paraît plus naturel de penser que la signification de mer a été la première ; mot poétique, dans l’Iliade et l'Odyssée aussi souvent que θάλασσα, l'onde salée, l’onde amère, la mer ; sal : Νῆα μέλαιναν ἐρύσσομεν εἰς ἅλα δῖαν, 14. 1, 141, lançcons un vaisseau creux sur La mer divine. .
AAÏTMA (τό), poétique, avee ἁλός, gouffre, abime de la mer : Τὸν μὲν Ταλθύδιος πολιῆς ἁλὸς ἐς μέγα λαῖτμα ῥίψ', Il. XIX, 267, Talthybius le lança dans le vaste alime de la mer blanchissante. Quelquefois seul dans l'Odyssée et les poëles plus modernes : Νηνσὶ θοῇσιν τοίγε πεποιθότες ὠχείησιν, λαῖτμα μέγ᾽ ἐχπερόωσι, Od. VII, 35, ils osent, sur des vaisseaux légers et rapides , traverser le vaste abïme des mers.
ΔΙΜΝΗ, ὃς (ὁ), suivant Eustathe de λίαν μένειν, rester toujours, et mieux, suivant d’autres, de λείθειν ; eau stagnante, lac, marais ; dans Homère et les tragiques pour la mer : ἔνθορε paie πόντῳ, ἐπεστονάχησε δὲ λίμνη, El. XX1V,79 , elle s'élança dans le noir abïme , et l'onde en gémit.
ΟἾΔΜΑ, ατος (ré), ἀ᾽ οἰδέω, poétique, proprement, gonflement; d'où, vague, flot : Οἱ δ᾽ ἄνεμοι πάλιν αὗτις ἔδαν οἴχόνδε νέεσθαι Θρηΐκιον κατὰ πόντον" ὁ δ᾽ ἔστενεν οἴδματι θύων, {ἰ. XXIIT, 230, des vents retournent dans leurs demeures à travers les mers de Thrace, qui soulèvent leurs flots en mugissant.
NÉAATOS, εος (τό), formé de πλάξ, proprement la surface de la mer, l’endroit où elle offre le plus d’étendue ; dans les poëtes, la plaine liquide ; répond à æquor des Latins : Νῦν δ᾽ ἁλὸς ἐν πε-
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λάγεσσι ϑεῶν ἐξέμμορε τιμῆς, Οὐ. V, 335 , et maintenant elle partage les honneurs des dieux de la plaine liquide, En prose il s'emploie pour désigner une partie de mer, une mer particulière : ῥέουσα δ᾽ ἡ θάλαττα φαίνεται χατὰ τὰς στενότητας εἴπον διὰ τὴν περιέχουσαν γῆν εἰς μίχρον ἐχ μεγάλον συνάγεται πελάγους, Aristot. Meteor. W, 1, la mer paraît avoir un courant dans les détroits, lorsque les terres environnantes rétrécissent les euux qui viennent d’une grande mer et en forment une petite.
'ΠόΝΤΟΣ, ou (δ), suivant les grammairiens, de πνέω ou de πόνος, mais il est plus probable qu’il est de la même famille que βένθος et βύθος; proprement, fond, principalement de la mer, avec ἁλός ou θαλάσσης,, et quelquefois seul (2, 11, 210), gouffre, abïme de la mer ; d’où, la profonde mer, dans les poëtes, altum et pontus : Οὐδέ μιν ἔσχεν πόντος ἁλὸς πολιῆς, ὃ πολέας ἀέχοντας ἐρύχει, Il. ΧΧΙ, 59, et il ne fut point retenu par le gouffre de la mer écumeuse , qui retient malgré eux tant de mortels. Dans un sens géographique, surtout en prose, πόντος s'emploie avec un adjectif ethnique pour désigner une mer particulière, comme Πόντος ἄξεινος, dans Pindare { Pyth. IV, 362), littéralement, la mer inhospitalière, nommée depuis, par antiphrase , Πόντος Εὔξεινος, le Pont-Euxin, aujourd’hui la mer Noire. On trouve, dans Hérodote , Πόντος seul dans ce sens : ξοῦσαν ὀρεινήν τε χώρην χαὶ προχειμένην τὸ ἐς Πόντον, νέμεται τὸ Ταυριχὸν ἔθνος, Herodot. IV, 99, celte région montagneuse , et qui s'étend jusqu'au Pont- Euxin, c’est la nation taurique qui l'habite.
YTPÉ, ἧς (4), adjectif féminin de ὑγρός, humide, liquide, est quelquefois employé seul par les poëtes avec ellipse du substantif pour θάλασσα, par opposition à ξηρά, ou τραφερά, ou γαῖα, la terre, la plaine humide ou liquide : Αὐτίχ' ἔπειθ᾽ ὑπὸ ποσσὶν ἐδήσατο καλὰ πέδιλα, ἀμθρόσια, χρύσεια, τά μιν φέρον ἠμὲν ἐφ᾽ ὑγρὴν, #9" ἐπ᾽ ἀπείρονα γαῖαν, Il. ΧΧΊΝ, 340, aussitôt il attacha à ses pieds de belles sandales d'or et d'ambroisie, qui le portaient tantôt sur l'humide plaine , tantôt sur la terre immense.
AKEANOE, où (6); les Grecs, qui rapportaient tout à leur langue, faisaient venir ce mot ἀ᾽ ὠχέως νάειν ; Bochard voit avec plus de raison dans ce mot une dérivation du phénicien og, dont
on retrouve les radicales dans l’ancienne forme ὠγήν » conservée par Hésychius. Dans la cosmographie homérique l'Océan est un fleuve immense et rapide dont les eaux environnent toute la terre. De leur sein s’élèvent les astres , et c’est dans son lit qu'ils se plongent à leur coucher : ἐν δ᾽ ἐτίθει ποταμοῖο μέγα σθένος ὠκχεανοῖο, Il. XVIII, 606 , él représente aussi les ondes rapides du vaste fleuve Océan. Du temps d’Aristote c'était déjà le nom de la mer Atlantique : Πέλαγος δὲ τὸ μὲν ἔξω τῆς οἰχουμένης, ἀτλαντιχὸν καλεῖται χαὶ ὠχεανός, περιῤῥέον ἡμᾶς, Aristot. de Mund. 3, 8, la mer qui est en dehors de la terre habitée, et qui nous entoure, s'appelle Atlantique et Océan.