Θάνατος, Δαίμων, Κήρ, Μοῖρα, Μόρος, Oiroc
ΘΑΝΑΤΟΣ, ov (δ), mort, en général : Οὐδ᾽ ἂν ἄποινα διδοὺς θάνατον φύγοι, Theogn. 727, nul ne peut éviter la mort à quelque prix que ce soit.
ΔΑΪΜΩΝ, ovos (8), destin, pour la mort , dans Homère : Πάρος τοι δαίμονα δώσω, Il. VIII, 166 , auparavant je te donnerai la mort.
ΚΗ͂Ρ, ρός (ἡ), dans l’Iliade , personnification de la mort violente, déesse subalterne qui accompagne sans cesse l’homme prédestiné à mourir ainsi ; le destin, quelquefois pour la mort mème : Küpa δ᾽ ἐγὼ τότε δέξομαι ὁππότε rev δὴ Ζεὺς ἐθέλῃ τελέσαι, Il ΧΙ, 115, pour moi je recevrai la mort lorsque Jupiter voudra l’accomplir.
ΜΟΙ͂ΡΑ, ας (%), proprement, part; d’où , la destinée personnifiée, la Parque, avec l’idée implicite de mort , dans plusieurs passages des poëles : ἀλλά & Μοῖρ᾽ ἐδάμασσε, Il. XVIII, 119, maïs la Parque le dompta.
ΜΟόρΡΟΣ, ov (6), partage fatal, par euphémisme pour la mort, dans Homère; mors : Κλαῖε μόρον οὔ παιδὸς, 11. XXIV, 85, pleurait le triste partage de son fils. D'où, avec un sens plus précis, dans Pindare et les poëtes postérieurs , la mort : Αἴθων δὲ χεραυνὸς ἐνέσχηψεν μόρον, Pyth. TITI, 105, et de feu de la foudre [leur] donna la mort.
ΟἾΤΟΣ, ον (6), d’oiw, porter, poétique , ce qu’on supporte ou subit, le destin, par euphémisme , pour la mort : ὃς μοι χαλὰ τὸν οἶτον ἀπότμου παῖδος ἕνισπες, Il. XXIV, 388, toi qui m'as parlé honorablement de ce destin subi par mon malheureux fils.
GAE@POS, ov (ὁ), perte, mort : Η τις ἀχαιῶν ῥίψει χειρὸς ἑλὼν ἀπὸ πύργον, λυγρὸν ὄλεθρον, Il. XXIV, 735, ou quelqu'un des Achéens, le prenant par la maïn, te précipitera de la tour, funeste mort.
ΠόΤΜΟΣ, ov (6), destin, quelquefois la mort, dans les poëtes postérieurs à Homère : a πότμον Âpne ἔμιξεν, Pind. Isthm. VI, 35, ἃ qui Mars donna la mort.
TEAEYTH, ἧς (Δ), fin, avec et sans βίου, fin de la vie, comme en français : Δῆλον ὅτι ἐξέσται por τῇ τελεντῇ χρῆσθαι, ἣ ῥάστη μὲν ὑπὸ τῶν τούτου ἐπιμεληθέντων χέχριται, Χεη. Apol. I, 7, ἐ est évident qu'il me sera permis de trouver la fin qui est Jugce la plus facile par ceux qui se sont occupés de cela.
φθορά, & (ἡ), perte, destruction, par suite d’un fléau, comme la peste : Οὐδὲ φθορὰ οὕτως ἀνθρώπων οὐδαμοῦ ἐμνημονεύετο γενέσθαι, Thuc. IT, 47, et on ne se rappelait pas qu'il y eût Jamais eu une si grande destruction d'hommes.
ΘΑΡΣΟΣ, εος (τό), de θέρω, échauffer, proprement, chaleur, ardeur, Ce mot ne s’employait qu’au figuré, et, d’après le scholiaste de Venise, il paraît que les différentes écoles de philosophie en donnaient des définitions arbitraires. Les Stoïciens le définissaient confance réfléchie dans ses propres forces, qui empéche de craindre le danger; les Péripatéticiens, espoir de n'être exposé à aucun danger; les Académiciens οἱ les Érétriens, excès de confiance, de courage; les Épicuriens et l’école de Cyrène, constance à supporter le mal et le danger à l’aide de la réflexion et du raisonnement, 1° Dans Homère, les poëtes et les prosateurs, assurance, confiance, courage, audace : Μεστὸν στράτευμα προθυμίας, φιλοτιμίας, ῥώμης, θάρσους,
Xen. Cyr. I, 3, 26, armée pleine de zèle, d’émulation, de
valeur, de courage. 2 Dans Homère et Jes poëtes seulement, en Mauvaise part, Aardiesse, audace, insolence : Tirt' αὖ, ὦ χυνόμνια, θεοὺς ἔριδι ξυνελαύνεις θάρσος ἀῆτον ἔχουσα: Il. XXI, 394 ; pourquoi, mouche canine, pousses-tu tous les dieux à la guerre, dans l'audace insatiable qui te possède ?
ΘΡΑ͂ΣΟΣ, τος {τό}, formé par métathèse de θάρσος. Suivant Ammonius et les meilleurs grammairiens : θάρσος est le sentiment réfléchi de ses propres forces, par opposition à φόδος, et signifie confiance, assurance;tandis que θράσος est le sentiment irréfléchi, audace, témérité. Ceite observation est inapplicable aux poésies homériques et aux poëtes tragiques, qui emploient alternativement θράσος en bonne ou en mauvaise part, comme θάρσος, audace, assurance, courage : Τὸν δ᾽ οὔπερ ἔχει θράσος, ὅς χεν ἴδηται, Il. XIV, 416, et celui qui en est témoin sent expirer son audace. ὕπεστι μοι θράσος ἁϑυπνόων κλύουσαν ἀρτίως ὀνειράτων, Soph, Electr. 479, la confiance renaît en moi au récit de ce songe favorable. C’est dans Platon qu'on trouve les premières traces de l'extension de signification donnée en mauvaise part à la forme θράσος : Τὸ γὰρ τὴν τοῦ βελτίονος δόξαν μὴ φοβεῖσθαι διὰ θράσος, τοῦτ᾽ αὐτό ἐστι σχεδὸν ἡ πονηρὰ ἀναισχυντία, Legg. IT, 701, b, car pousser la légèreté jusqu'à ne pas craindre le jugement de celui qui vaut mieux que nous, c'est presque la pire espèce d’impudence. Ce n’est que bien plus tard qu'on trouve la signification bien marquée ; ainsi Plutarque met en opposition les deux formes θάρσος et θράσος : Μία γὰρ ἀπειρία χαὶ θράσος γεννᾷ, καὶ θάρσος ἀφαιρεῖται, Plut. Compar. Pericl, et Fab. : car c'est seulement l’inexpérience qui enfante la témérité et διε le courage.
ΘΑΡΣΑΛΕΟΤῊΣ, mros (ἡ), disposition à l’audace; d'où, audace, dans Plutarque : ὁ Αἰμίλιος ὀρθῶς λογιζόμενος ἀνδρίας vai θαρσαλεότητος ἀνθρώποις οὐ πρὸς ὅπλου χαὶ σαρίσσας χρῆσιν εἶναι μόνον, ἀλ)ά.... Plut. Æmil. 36, Æmile, jugeant avec raison qu'il ne faut pas seulement aux hommes du courage et de l'audace contre les armes et les sarisses, mais...
ΘΡΑΣΥΤΗΣ, nroç (%), de θρασύς, caractère d'audace, de hardiesse : Δέον ἂν εἴη τὸ μελετᾶν ὡς ἥχιστα εἶναι ἀναισχύντους τε xai θρασύτητος γέμοντας, φοβεροὺς δὲ εἰς τό τι τολμᾶν ἐχάστοτε λέγειν ἧ
348 GAYMAZEIN.
πάσχειν ἢ καὶ δρᾷν αἰσχρὸν ὁτιοῦν, Plat. Legg. 1, 649, c, il faudrait songer, au lieu d’être effrontés et pleins de hardiesse, à étre craintifs toutes les fois qu'il s'agit d'oser dire, ou souffrir, ou faire quoi que ce soit de honteux.
ÎTAMÔTHE, nroç (2), d'irapéc, caractère du téméraire, de l’audacieux; d’où, audace, en bonne part : Δριμύτητος δὲ xœi τινος ἰταμότητος ὀξείας χαὶ πραχτιχῆς ἐνδεῖται, Plat. Polit. 311 , a, il faut de la véhémence et une certaine audace vive et active. 1] peut se rendre par témérité dans ce passage de Platarque : Kai τὴν πλεονεξίαν αὐτοῦ καὶ τὴν ἰταμότητα καὶ θράσος ὁρῶντες, Plut. Nic. 2, voyant son ambition, sa témérité et son audace.
ÎTAMIA , ας (Ὁ), orgueil, dans les Septante : ἰταμία καρδίας σου, Jerem. 49 , 15, l’orgueil de votre cœur.
AAMYPIA, ας (Ὁ), de λαμυρός, impudence : ἕνιοι δοχοῦσιν δει-λίας καὶ μαλακίας ἀπωτάτω τίθεσθαι τὸν τρόπον, ἂν ἔγγιστα φαίνων-ται λαμυρίας καὶ θρασύτητος, Plut. de Adulat. et Am. Discr. 25, quelques-uns croient s'éloigner du soupçon de faiblesse et de timidité, en approchant de l'impudence et de l'audace.
ΘΑΥΜΑΖΕΙΝ (θαῦμα), proprement, voir avec étonnement , être étonné : Ἡμεῖς δ᾽ ἑσταότες θαυμάζομεν οἷον ἐτύχθη, [ὲ. IT, 320, et nous , immobiles, nous regardions avec étonnement ce qui s'était fait. Suivant les grammairiens, construit 1° avec le génitif, ce verbe exprime l’idée de blâme, de réprimande, sens que nous donnons aussi par ironie à admirer : Τοῦτο μὲν πρῶτον θαυμάζω Μελίτον ὅτῳ ποτὲ γνοὺς λέγει, Xen. Apol. 11, ce que j'admire d’abord en Mélitus, c'est d'après quoi il peut avoir reconnu ce qu'il dit. 2 Avec l’accusatif, admirer, dans le sens de louer : Éri μὲν τοίνυν ἐπῶν ποιήσει ὅμηρον ἔγωγε μάλιστα τεθαύμακα, Xen. Mem.\, 4,2, j'admire surtout Homère pour la poésie épique.
ΘΗ͂ΕΣΘΑΙ, épique, regarder ou voir avec étonnement : Θηοῖό χεν αὑτὸς ἐπελθών, Il, XXIV, 418, et tu verrais toi-même avec étonnement en l’approchant,
ÂTAY@AI, admirer : Πάντα μὲν ταῦτα θανμάζω ἐπὶ τῷ χάλλει, πολὺ δὲ μᾶλλον ἄγαμαι τοῦ χαταμετρήσαντός σοι χαὶ διατάξαντος,
Xen. OEcon. 4, 21 , j'admire la beauté de tout cela, mais j'admire bien plus encore celui qui te [l’a mesuré et distribué. OÂMBEIN, poétique, étre surpris , étonné : Θάμθησεν δ᾽ ἀχιλεύς, 11. 1,199, Achille fut surpris.
TÉOHIA , parfait poétique et défectueux , étre stupéfait, quelquefois par suite d'effroi : Θυμός por ἐνὶ στήθεσσι τέθηπεν, Od. XXII, 103, la stupeur a glacé mon cœur dans ma poitrine.
@EOMAXIA, xs (ñ), combat des dicux mêmes entre eux : Kai θεομαχίας ὅσας Ounpos πεποίηχεν, Plat. Pol. I, 378, d, et tous les combats des dieux qu'Homère a inventés.
OEHMAXIÏA, ας (ñ), combat contre un dieu, selon Ammonius ; opinion qui, du reste, n’est fondée sur aucune autre autorité.
ΘΕΟΣ, οὔ (ὃ, ἡ), dieu, déesse; Homère et les poëtes se servent aussi du féminin θεά, déesse : Αὐτίχ᾽ ἐγὼ πρῶτος χελόμην θεὸν ἱλάσχεσθαι, Il. 11, 386, aussitôt je conseillai le premier d'apaiser le dieu. Dans Platon, au singulier, ὁ Θεός, Dieu, l'Étre suprême : Παρὰ τῷ Θεῷ αὕτη ἐστὶν ἡ ἀχριδεστάτη δεσποτεία, χαὶ αὕτη ἡ ἀχριδεστάτη ἐπιστήμη, Plat. Parmen. 134, d, ἐπ Dieu est la suprême puissance et la suprême science.
ΘΕΙ͂ΟΝ, ov (τό), neutre de θεῖος, proprement , ce qui est divin, la Divinité, la Providence divine : Γνώσῃ τὸ θεῖον, ὅτι τοσοῦτον χαὶ τοιοῦτόν ἐστι, ob” ἅμα πάντα ὁρᾷν, χαὶ πάντα ἀχούειν͵, χαὶ πανταχοῦ παρεῖναι, καὶ ἅμα παντῶν ἐπιμελεῖσθαι, Xen. Mem. 1, 4, 18, ἐμὰ sauras que la Divinité est si grande, et de telle nature, qu’elle voit tout en même temps, entend tout , qu’elle est présente partout , et qu’elle s'occupe de tout.
ÂGÂNATOE (ὁ, ἡ), immortel ; les poëtes l’emploient souvent au pluriel en sous-entendaut θεοί, pour les dicux immortels." La poésie francaise a consacré la mème ellipse : Μαίων Aiuoviônç
ἐπιείκελος ἀθανάτοισιν, 7], IV, 394, Méon, fils d'Hémon, semblable aux immortels.
AAÏÎMON , ονος (ὁ), de δαήμων, savant , ou, selon d’autres, de δαίω, distribuer : V'intelligence suprème qui règle tout , 1° la Providence , \e destin, dans Homère : Εἰσόχε δαίμων ἄμμε διαχρίνῃ, Il, VIT, 291, jusqu'à ce que le destin ait décidé entre nous deux. 2 Dans un sens plus précis, quelquefois pour θεός, dans Homère : ἢ δ᾽ Οὐλυμπόνδε Bebe δώματ᾽ ἐς αἰγιόχοιο Διός, μετὰ δαίμονας ἄλλους, Il, 1, 221, celle-ci monta dans l'Olympe, palais de Jupiter qui porte l'égide, pour retrouver les autres dieux. 3° Dans Platon, génie, où divinité intermédiaire entre les dieux et les hommes, ou espèce d’ange gardien attaché à chaque homme depuis sa naissance jusqu’à sa mort ; c’est le nom qu'il donne à l'amour : Τί οὖν ἂν εἴη ὁ ἔρως: θνητός; Πκιστά FLE ἀλλὰ τί μήν; ὥσπερ τὰ πρότερα μεταξὺ θνητοῦ καὶ ἀθανάτου. Τί οὖν ; Δαίμων μέγας" χαὶ γὰρ πᾶν τὸ ᾿δαιμόνιον μεταξὺ ἐστι θεοῦ τε καὶ θνητοῦ, Plat. Conv. 202, ce, que serait donc l'amour ? un mortel ? Point du tout. Maïs enfin qu'est-ce donc? C'est ce qu'on appelle un démon , une nature qui tient le milieu entre les dieux ct Les hommes. 4° Dans le Nouveau Testament, le malin esprit, le né- MON : Καὶ διαῤῥήσσων τὰ δεσμά, ἠλαύνετο ὑπὸ τοῦ δαίμονος εἰς τὰς bphμους, Luc. 8, 29, il rompait ses liens, et était poussé par le démon dans les déserts.
ΔΑΙΜΌΝΙΟΝ, ον (τό), neutre de δαιμόνιος, pris substantivement, ce qui tient de la divinité, ce qui est divin, divinité ; exprime quelque chose de plus vague que δαίμων. Dans un sens spécial, quoique au fond aussi vague, c’est le nom que Platon et Xénophon donnent au génie ou démon familier dont Socrate se disait inspiré, et dont la voix dirigeait toutes ses actions + H γὰρ εἰωθυϊά por μαντιχὴ ἡ τοῦ δαιμονίου, ἐν μὲν τῷ πρόσθεν χρόνῳ παντὶ πάνν πυχνὴ ἀεὶ ἦν, Plat. Apol. Socrat, 31, en effet, la [voix] prophétique et familière du génie s'est fréquemment manifestée toujours et en tout temps par le passé, Xénophon l'emploie dans le sens de ὁ θεός, comme Platon : λέξω δὲ πρῶτον ἅ ποτε αὐτοῦ ὕκουσα περὶ τοῦ δαιμονίον διαλεγομένον “πρὸς Âpisrédnuer, Xen. Mem. 1, 4, 2, Je dirai d'aburd ce que je lui ai entendu
dire dans une conversation qu’il eut avec Aristodème sur la divinité. Dans le Nouveau Testament c'est le nom des faux dieux des payens, par opposition au vrai Dieu; quelquefois DÉMoxs: ἐξελθόντα δὲ τὰ δαιμόνια ἀπὸ τοῦ ἀνθρώπου, εἰςῆλθεν εἰς τοὺς χοίρονς, N.T. Luc. 8,33, les démons, étant donc sortis de cet homme, entrérent dans les pourceaux.
KPEÎTTON , ovos (ὁ), de χράτος, proprement , plus fort ; d'où, meilleur. Le pluriel, οἱ KPEÏTTONES, est employé quelquefois par les Attiques pour οἱ θεοί, tes dieux : Ty’ οὖν ἂν καὶ σοί τις οὔτος τῶν χρειττόνων συνέποντο, Plat. Soph. 216,b, celui-ci sera sans doute aussi quelque dieu qui t'aura accompagné.
MAKAP, pos (ὃ, ἡ), de μαχρός,, suivant Aristote, étymologie plus raisonnable que celle donnée par Eustathe, qui dérive ce mot de ὁ μὴ κηρὶ ὑποκείμενος : qui n’est pas sujet à la loi du destin, à la mort; d’où, immortel, par opposition à θνητός, et épithète des dieux, dans Homère et les poëtes; dans l'Odyssée et dans Pindare, il est pris substantivement par ellipse de θεοί : ἀλλὰ κέλεσθαέ μὲν μακάρων μέγαν ὅρκον ὀμόσσαι, Od. X, 299, mais fais-lui Jurer le grand sèrment au nom des immortels.
ΟΔΥΜΠΙΟΣ (ὁ, ἡ), d'Okuuros, de l'Olympe, épithète de Jupiter, Ζεύς, dont le nom est quelquefois sous-entendu dans Homère : ὡς κέν οἱ αὖθι γαῖα χάνοι, μέγα γάρ μιν ὀλύμπιος ἔτρεφε πῆμᾷ !. Τρωσί τε καὶ Πριάμῳ μεγαλήτορι τοῖό τε παῖσιν, Il, VI, 989, puisse | la terre l'engloutir à l'instant, car le dieu de l'Olympe l'a nourri pour la ruinc des Troyens, du magnanime Priam et de ses enfants.
ΟΥ̓ΡΑΝΙΩΝ, ὠνος (ὃ, ἡ}, d'oupavés, proprement, du ciel, qui est du ciel où dans le ciel, est dans Homère l’épithète des dicax, et souvent employé comme substantif avec ellipse de θεός : Τίς νύ σε τοιάδ᾽ ἔρεξε, φίλον τέχος, οὐρανιώνων; Il. V, 373, lequel des habitants des cieux l'a traitée ainsi, ὁ ma chère fille ?
ἐπουράνιος (ὃ, ἡ)» ἀ᾽ οὐρανός, qui est dans le ciel, quelquefois dans les poëtes au pluriel, oi ἐπουράνιοι, les habitants du cel, les diet: Τί δ᾽ ἐμοὶ τὸν ἐπουρανίων βασιλήα ἄνταθλον νίχης τῆς ἐν ἔῤωτι λαδεῖν; “πιλοὶ, Meleagr. XIV, 8, pourquoi donc aurais-Je le roi des dieuæ pour rival de mon amoureux triomphe ?
ΠΌΠΟΙ (οἱ). Les Dryopes employaient le mot πόπος pour θεός ; suivant Eustathe, πόποι est pour ἔποποι ; d’autres le rapprochent de πέπων et πόπανον, ce qui donnerait le sens de mites, boni; La ne doit-on y voir qu’une onomatopée semblable à πά-
. En effet, ce mot est resté comme interjection , et exprime le se souvent la douleur ou l'indignation : ὦ πόποι, Ἐννοσί--: γαιε, οἷον ἔειπες ; 7], VIT, 455, 6 dieux! Neptune, qu'as-tu dit?
256. Θεράπαινα, Θεράπνη; ἄξρα » Αἰχμαλοωτίς, ἀμφίπολος, Δμωή, Auoïs, Δούλη; Δράστειρα, Δρήστειρα; ἑπωπίς, Θυγάτηρ, Λάτρις; Οπαϑός, ὀπάων, Παῖς, Ταμία.
ΘΕΡΑΠΑΙΝΑ, ἧς (%), féminin de θεράπων, femme qui sert, servante : Ai θεράπαιναι λαθοῦσαι αὐτὴν ἀπῆγον εἰς τὴν ἁρμάμαξαν, Xen. Cyr. N1, 4, 4, ses femmes la prirent et la portérent sur son char.
ΘΕΡΑΠΝΗ, »ç (%), forme abrégée et poétique du précédent : Κοῦραι Δηλιάδες, ἑκατωηβελέταο θεράπναι, Hom. Hymn. Apoll. 157, filles de Délos, servantes du dieu qui lance au loin ses traits.
ÂBPA, ας (à), jeune esclave, femme, suivante : Τοῦ δὲ λω-δίον φήσαντος ἅἄδραν περιμένειν Πομπηΐας, Plut. Cæsar. 10, εἰ Clodius , ayant dit qu'il attendait la suivante de Pompéia.
AÏXMAAQTÉS, ἰδὸς (ἡ), féminin d'aiyuælurés, s'emploie quelquefois comme substantif, avec ellipse de γυνή, prise à la gucrre, captive : Σὲ τοι, τὸν ἐκ τῆς αἰχμαλωτίδος, λέγω, Soph. Aj. 1245, c’est toi que je veux dire, fils de la captive.
ἀμφίπολοΣσ, ov (ὁ, ἡ), d’aupi et πολέω, proprement, qui va et vient autour, qui est à la suite , toujours au féminin dans Homère : H ἀμφίπολος, femme, suivante, femme de chambre des princesses ou femmes des grands, sans autre idée que celle d’un service assidu; en quoi ce mot diffère de duw%, qui exprime essentiellement l’idée d’esclavage. Outre cette différence inbérente à chaque mot, on peut encore en remarquer d’autres dans l'emploi qu'Homère en fait; ἀμφίπολος paraît désigner Pétat de domesticité le plus relevé, etun service plus intime. Elles forment
ΘΕΡΑΠΑΙΝΑ. 353 la suite d'Hélène et de Pénélope, et sont employées à travailler la laine ou la toile. C’est le nom de la suivante d’Andromaque : ἅμα δ᾽ ἀμφίπολος κίεν αὐτῇ, raid" ἐπὶ χόλπον ἔχουσα, Il. ΥἹΙ,399, εἰ avec elle marchait une suivante portant l'enfant sur son sein, Plus loin cette suivante est appelée nourrice, τιθήνη (v. 467). Rien ne fait connaître dans Homère si elles étaient libres ou esclaves. Plus tard elles étaient esclaves, du moins du temps d'Hérodote, qui l'oppose à ἐλευθερά, femme libre : Âréδυσέ σφεας πάσας ὁμοίως τάς τ᾽ ἐλευθέρας χαὶ τὰς ἀμφιπόλους, Herod. V, 92, ἡ les fit dépouiller toutes, les Jemmes libres comme les esclaves.
ΔΜΩΗ͂, ἧς (4), féminin de dues, proprement, domptée, poétique , d'où, captive, avec et sans γυνῆ, femme esclave, réduite à l’esclavage par les vainqueurs, ο née de mére déjà esclave. Telles étaient les femmes qui servaient Achille et Patrocle : Δμωαὲ δ᾽ ἃς À ds ληΐσσατο Πάτροχλός τε, IL, XVIII , 28, Les captives qu’'Achille et Patrocle avaient conquises, On voit, dans l'Hiade εἰ FOuyssée, qu'elles étaient chargées de tous les détails du service domestique intérieur, comme de faire les lits, d’apprèter et de servir les repas, de donner à laver aux hôtes ou étrangers inconnus, car les hôtes de considération étaient lavés par les filles mêmes de celui qui les recevait, pour marque de plus d'honneur; ainsi l’on voit, dans l'Odyssée, Télémaque lavé et frotté d'huile de la main même de la belle Polycaste, la plus jeune des filles de Nestor (Od. 111, 464).
AMQÏE, ἔδος (4), autre forme plus particulière aux tragiques : Λαῶν ἐν χώρῳ τάσσεσθε, φίλαι ὃμωΐδες, Æschyl, Suppl. 955 ; rangez-vous dans le chœur du peuple, chères filles.
AOŸAH , » (2), féminin de δοῦλος, femme esclave : Εἰσόχε σ᾽ ñ ἄλοχον ποιήσεται, à ὅγε δούλην, El. ΠΙ, 409, Jusqu'à ce qu'il fasse de toi son épouse ou son esclave,
APAZTEIPA , et 7 sous la forme ionienne, APHXTEIPA , ας ἢ); féminin de δραστήρ, celle qui sert avec zèle, activité : ἀμφίπολοι δ᾽ ἄρα χεδναὶ ἐνὶ μεγάροισι πένοντο τέσσαρες, ai οἱ δῶμα κάτα δρη-στειραι ἔασι, Od. X, 348 » autour d'elle étaient quatre femmes qui la servaient avec zèle dans son Palais.
354 AHPA.
ἘΠΩΠΙΣ » δος (ἢ), de ἕπομαι, poétique εἰ très-rarc, suivante : Βριμὼ τρίμορφος θήσεταί σ᾽ ἐπωπίδα, Lyc, 1176, Hécate aux trois visages fera de toi sa suivante.
ΘΥΓΆΤΗΡ, ατρός (à), fêlle, ἃ été employé dans la basse gré cité comme fille en français, pour fille de service, femme de chambre : Πέμπε δὲ τοῖς γάμοις τῇ παιδὶ θυγατέρας τέτταρας ὁμῆλι-za, Phalar. Epist. 360, il envoya à sa fille, pour secs noces , quatre fi les esclaves du même äge.
AÂTPIS, do (4), poétique, dans Euripide au féminin , pour δούλῃ : Σὺ δ᾽ αὖ λαδοῦσ᾽ ἀγγεῖον, ἀρχαία λάτρι, βάψασ᾽ ἔνεγκε δεῦρο ποντίας ἁ)ός, Eur. Hecub. 609, et toi prends ce vase, vieille esclave, et rapporte-le plein de l'onde salée.
ONAAOE (ὁ, ἡ) et ONAÂQN , ovo (ὃ, ἡ), de ἕπομαι, qui suit, qui accompagne. Euripide emploie ces deux formes comme substantif, au féminin, pour suivante, femme, esclave : Ἀλλ᾽ 40° ὀπαδῶν ἐκ δόμων τις ἔρχεται δαχρυῤῥοῦσα, Eur, Alc. 137, mais voici une de ses femmes qui sort du palais tout en pleurs. Χωρεῖτ᾽ εἰς δόμους, ὁπάονες, κομίζετ᾽ αὐτήν, Eur, Troad. 888, retirez-vous , esclaves, emmenez-la,
ΠΑΙ͂Σ, maidas (ἡ), fille esclave, servante : Κορώνῃ χεῖρα πρόσδοτε χριθῶν τῇ παιδὶ τοῦ ἀπόλλωνος, Athen. VIII, 399, donnez une prignée d'orge à {a corneille servante d'Ayolion.
TAMIA, ας (ἡ), féminin de ταμίας, femme esclave chargée du soin des provisions de bayche dans les maisons des princes et des riches , comme la celleriére des couvents, femme de charge, intendante : Σῖτον δ᾽ αἰδοίη ταμίη παρέθηχε φέρουσα, Θά, X, 371, la vénérable intendante sert les vivres qu'elle apporte.
257. Θήρα, Aypa, Aypeaia, Ἐλαφηξολίᾳ, Θήρευσις, Θυηρευτιχή, Θηροσύνη, Κυνηγέσιον, Κυνηγέα, Κυνή-για, Κυνηλασία.
ΘΗ͂ΡΑ, ας (ἦ)»γ de θὴρ, poursuite des hôtes sauvages , chasse, en général : ὡς δ᾽ ὅτε χαρχαρόδογτε δύω χύνε εἰδότ θήρης n κεμάδ' ἠὲ λαγωὸν ἐπείγετον.... IL X, 360, ainsi lorsque deux chiens aux dents aiguës , bien dressés à la chasse, poursuivent un chevreuil
ou un lièvre... Par extension, comme en français chasse, pour le produit de la chasse, proie, au propre et au figuré : Χωρεῖ δέ, θήρᾳ δυσπότμῳ γαυρουμένη, τείχεων ἔξω τῶνδ᾽, Eur. Bacch. 1144, va, fière de ta malheureuse proie, sors de ces murs.
ἄγρα, ας (%), pour la première fois dans l'Odyssée, où il signifie tout ce qu’on prend à la chasse ou à la pêche, proie, capture, en général : Kai δὴ ἄγρην ἐφέπεσκον ἀλητεύοντες &véyxn , ἰχθῦς, ὄρνιθάς τε, φίλας ὅ τι χεῖρας ἵκοιτο, Od. XII, 330, et, poussés par la nécessité, ils erraient cherchant à faire quelque proie, poissans, oiseaux, ct laut ce qui tombait sous {curs mains. De là, par extension, action, ou manière de prendre, ou de poursuivre les bèles ; d’où , chasse : ἄγραι τῶν χροχοδιίλων πολλαὲ xai παντοῖαι, Heradol. {{4|. 70, il y a plusieurs manières de prendre les crocodiles.
ἀγρεσία,, ας (ä), forme poétique et plus récente d'&ypæ : Éx δ᾽ αὖτ᾽ ἀγρισίης πολλάχι πολλὰ χαμών.... Call. Fragm. 81, et souvent, accablé des fatigues d'une chasse abondante. …
ÉAA#IIBOAÏA , ας (ἡ), poétique , chasse au cerf : Μηδ᾽ Eagnβολίην, μηδ᾽ εὐστοχίην ἐριδαίνειν , Call. in Dian. 262, et ne pas [lui] disputer l'adresse à chasser le cerf et à lancer le javelot.
ΘήΡΕΥΣΙΣ, εὡς (ñ), action de chasser ; d'où, chasse, dans Platon : Πεζῶν δὲ μόνον θέρευσίς τε χαὶ ἄγρα λοιπὴ τοῖς παρὶ ἡμῖν ἀθληταῖς, Legg. Υ1Ι, 824, la chasse et la prise des [bétes] terrestres est laissée à nos athlètes.
ΘΗΡΕΥΤΙΚΗ͂, ὃς (ñ), féminin de θυορεντιχός, qui concerne la chasse, de chasse : Τέχνῃ θηρευτικῇ, Plat. Soph. 223, b, flurt de la chasse. Quelquelois comme substantif, par ellipse de τέχνη : Kai στρατηγιχῆς χαὶ ξυμπάσης ἡστινοσοῦν θηρευτιχῆς, Plat. Polit. 299, ἃ, et de la science stratégique, et de toute chasse quelconque.
ΘΗΡΟΣΊΝΗ, ἧς (ἡ), habileté à la chasse, art de la chasse, dans les poëles alexandrins : Καί ce δεχέσθω θηροσύνης μετὰ μό-χθον ἐμὸν λέχος, (Νοπη. Dionys. XVI, 134, et que ma couche te regoive après les travaux de la chasse. |
ΚΥΝΗΓΈΣΙΟΝ, ον (τό), conduite des chiens; d’où, 1° meute
ou équipage de chasse , dans Hérodote : Λυδῶν μέντοι λογάδας καὶ τὸ χυνηγέσιον πᾶν συμπέμψω, Herodot, V, 36, je vous ἐπνεγγαὶ l'élite des Lydiens et mon équipage de chasse. D'où, 2° chasse aux chiens : Où δὴ χάριν χυνηγέσια χαὶ τὴν ἄλλην θήραν οὐχ ἧττον ἐπιτηδεύειν δεῖ τὸν ἡδῶντα ἡ τῆς ἄλλης ἡδονῆς, Plat. Legg. NI, 763, b, c'est pourquoi il n’est pas moins nécessaire qu’un Jeune homme s'occupe de la chasse aux chiens et de l'autre chasse, que des autres plaisirs.
KYNATÏA, ἂς (ὁ), poétique, conduite des chiens; d’où, chasse aux chiens , chasse à courre : Τερπνὸν ἐκ κυναγίας τράπεζα πλήρης, Eur. Hippol. 109, c'est une douce chose qu'une table bien garnie en revenant de la chasse. Le pluriel a été employé par des prosateurs plus modernes : Τινὲς μὲν γὰρ ἐν ταῖς χυνηγίαις εἰσὶ τολμηροί, Polyb. IV, 8, 9, quelques-uns sont hardis à La chasse.
ΚΥΝΗ͂ΓΙΑ, ὧν (ré), pluriel neutre, dans Polybe , pour le précédent : Περί τε τὰς ἐν τοῖς χυνηγίοις καχοπαθείας χαὶ τόλμας, Polyb. X,25, 4, par les travaux et les dangers auxquels ils étaient exposés à la chasse,
KYNHAADÏA , ας (ἡ) (ἐλαύνω),, poétique, littéralement, action de lancer les chiens pour la chasse : Καὶ € χυνηλασίην τε χαὲ εὑστοχίην ἐδίδαξας, Call. NII, 205, tu lui enseiïgnas l'art de lancer des chiens [contre les bêtes], et l'adresse de [les] frapper.
ΘΗ͂Σ, θητός (ὃ), féminin, θῆσσα,, adjectif pris souvent substantivement, comme en francais mercenaire, individu libre qui se louait pour un temps , et servait moyennant un salaire : H éoi αὐτοῦ θῆτές τε δμῶές τε, Od. 1V, 644, ou ses propres mercenaires εἰ ses esclaves. Au pluriel, θῆτες, thètes ou ouvriers, prolétaires | nom de la quatrième classe des citoyens d'Athènes, qui, d'après les lois de Solon , ne pouvaient arriver aux magis-
ΘΗΣ. 357 tralnres : Où δὲ λοιποὶ πάντες ἐκαλοῦντο θῆτες, οἷς οὐδεμίαν ἀρχὴν ἔδωχεν ἄρχειν, Plut, Sol. 18, tous les autres citoyens étaient appelés thètes ; il ne leur permit de remplir aucune charge. ᾿
ΔΙΆΚΟΝΟΣ (ὁ, ἡ), qui sert , servant, principalement à table, et qui n’était point esclave : Κύχλωπι δείπνων ἀνοαίων διυάχονος, Eur. Cycl. 31, pour servir le cyclope à ses infämes repas.
ΕΛΩΣ, ὠτὸς (δ), où ElAGTHE, ον (6), Hixore, nom des anciens habitants d’Hélos, ville de Messénie, qui, vaincus par les Lacédémoniens , furent réduits en esclavage et attachés à la glèbe : Πλεῖστοι δὲ τῶν Ελώτων ἐγένοντο οἱ τῶν παλαιῶν Μεσσηνίων τότε δουλωθέντων ἀπόγονοι, ἢ χαὶ Μεσσήνιοι ἐχλήθησαν οἱ πάντες, Thuc. 1.101, la plupart des Hilotes étaient descendants des anciens Messéniens, alors subjugués, d'où ils furent tous appelés Messéniens. Fe
ÉPTOAÂBOE (ὃ, ὁ)», qui entreprend un travail ou un ouvrage pour quelqu'un moyennant un prix ou un salaire, entrepreneur ; redemptor : ἐργολάθος μὲν ἦν τοῦ ἀγάλματος, Plut.: Pericl. 31, il était entrepronaur-de la statue.
ÉPIOOZ (ὃ, ἡ), d'étov, proprement, qui travaille la laine, principalement au féminin , ouvrière en laine : Noïai σφ᾽ ἐπόνασαν ἔριθοι; Theocr, Id. XV, 80, quelles ouvrières Les ont travaillés? Par extension, principalement au masculin, ouvrier qui se loue pour travailler, qu’on prenait pour un certaia temps seulement, et pour des travaux extraordinaires, journalier, moissonneur, dans Homère : ἔνθαδ᾽ ἔριθοι ἥμων ὀξείας δρεπάνας ἐν χερσὶν ἔχον-τες, 1 XVIII, 550, ἠὰ des journaliers moissonnaient, armés de faux tranchantes.
ΚΑΡ, αρός (δ), Carien, habitant de la Carie, dans l'Asie Mineure. Aü rapport d’Élien ( Hist. An, ΧΙ, 30), les Cariens ont été les premiers qui se sont mis à la solde des autres nations, pour faire la guerre comme troupes soldées , de sorte que Carien et mercenaire sont devenus des mots synonymes. De là vient le proverbe : ἐν τῷ Kapi κινδυνεύειν, Eur. Crel. 650, risquer ou s'exposer dans le Carien ; pour dire : exposer un mercenaire à sa place, c’est-à-dire un homme vil, et dont la perte est sans conséquence.
MÉZIOZ (ὁ, ἡ); dé μισϑός, gagiste, salarié; quelquefois comme substantif dans le Nouveau Testament : Ποίησον με GE Fa τῶν μισθέων σου; Luc. XV; 19, traitez-moi comme l'un de vos serviteurs qui sont à VDS gages.
MIZONTÉZ; ὁ (μισθόω) proprement, salarié; quelquefois employé comme substantif, de même qu’en francais : Μισθοὺς μισθωτοῖς, δούλοιξ:... ἀκοτένειν, Plat, ἴσῃ. V, 749, payer les gages aux salariés ; aux esclaves.
ΜΙΣΘΟΦΟΡΟΣ (ὃ; ἡ); praprement , adjectif, qui reçoit un salaire; qui est à la solde) σοί έ, principalement en parlant dé soldats, dans lès histuriens : Παραλολουθούντων τῶν πελταστῶν, δὲ ἦσαν μισθοφόροι τὸϊς Orbaions, Xèn. Hellen, V; 4, 54, accompäagné des peltastes j qui étaient à la solde des Thébains.
YHOMIZE0Z (ὃ, ἡ), de μισθός, qui est à gages, salarié : ἐργάζομαι τὴν γῆν, ὑκόμισϑος ὀβολῶν τεσσάρων, Lüc. Tim. HI, Je travaille à lu terre ἃ quaire oboles de gages [par jour].
ΠΕΝΈΣΤΗΣ, av (0), péneste, ouvrier, nom donné vhez les Thessaliens à ceux qui cultivaient la terre ; e’élaient les descendants d’un ancien peuple dont Athénée nous a conservé l’histôire (VI, 18); vainéus par leurs voisins, qui s'établirent sur léurs terres , ils furent privés de tous droits civils, et réduits à l'état de prolétaires, mais cependant sans étre considérés comme esclaves, en quei ils différaient des ilotes : ἀλλ᾽ ἐν Θετταλίᾳ μετὰ Ἡρομηθέως δημοχρατίαν χατεσχεύαζε, χαὶ τοὺς πενέστας ὥπλιζεν ἐπὶ τοὺς διόπότας, Xen: Héll: 11. 8. 86. mais en Thessalie 1l pré: parait la démocratie avec Prométhée, et armaiït les pénestes contre leurs maîtres.
ΘΙξ“. ινός (bel à), de τέϑημι, la signification primitive du mot paraîl être ἐπ, monceau : Πολὺς δ᾽ ἀμφ᾽ ὀστεόφιν θὶς ἀνδρῶν πυθομέvw); Od. XII, 45, on voit à l'entour un énorme monceau d'ossements de cadares putréfiés: D'où; avet le génitif ἄμμου, qu'on trouve tautôt exprimé ( Herodot, 111, 20}, tantôt sousentendu, as ou amas de sable; et, par extension, sable qui s'amasse sur le rivage, DUNE : ἧὡς d 60° ὑπὸ φρικὸς Βορέω ἀνα:
ΘΙΣ. 359 πάλλεται ἰχθὺς θίν᾽ ἐπὶ φυχιόεντι, 1. XXTIT, 693, comme un Poisson que lé souffle frémissant de Borée a rejeté sur l'algue dés dunes, D'après ves deux passiges hoimériques; les seuls où le genre du mot soit déterminé par üne Épithète; an peut présumer que la forme θές, qui est la plus ancienne, a été originairement itisculiné pour lés déux significations, dans Homèré et les poëtes épiques qui l'ont imité. @fN, forme plus moderne ; éët plus généralement employée au féminin dans la poésie atlique, et aù mäsèulin dans les prosaieurs plis modernes, où ellé signifie amas de sable, banc de sable, sablé de la mer, dune, attérissement , quelquefois fond de la mer : Kÿλίνδει βυσσόθεν χέλαινὰν θῖνα, Soph. Antig. 591 , il roule du fond du gouffre un sable noir. Suivant Eustathé, Bic (δ), a le Sens de tas , monceau ; tandis que la forme θέν (à), de θείνω, frapper, ést un mot différent, qui signifie partiéüulièrement rivayé de la mer. Cette observation est contredite par plusieurs passages des poëtes , et l’on peut en conclure, n’en déplaise auk graminairiens, que ves deux formés ne sont qu’un seul et même mot, comme plusieurs autres, tèls que bts οἱ ῥίν, duris ct ἀχτίν, ele.
OHMÔN , ὥνος (6), de τίθημι, poétique, tds, principalement de blé, de paille, meule : ὡς d ἄνεμος ζαὴς ἠΐων θημῶνα τινάξει χαρφαλέων, Od. V, 368, comme un vent violent disperse uh tas de pailles sèches.
OHMONÏA , ας (#), Synonÿme rarè de θημών, dans les Sep tante et les Pères : Kérpou θημωνίὰ, Chrysost. in Matth. 690, un tas de fimiér.
ΘΩ͂ΜΟξ; οὔ (6), attique , pour θημών,, Eti prosé : ἐὰν δὲ θερισϑθεὶς εἰς θωμοὺς δυνεθὴ ὃ πυρός, ἀδρότερος λαὶ βελτίων γίνέξαι, Theophr, Caus. PL, 4, 15, lorsque le blé ofssonhé est ῥα ιὰ σὲ en tas ; il devient plus serré δὲ meilletr.
ΣΩΡΌΣ, οὔ (6), las, amas de blé, de grain : ὅτε τ᾽ ἴδρις δωῤὸν ἀμᾶται, Hesiod. Oper. 14, quand. la fodrmi sage àmassè $a rovision te blé. Ὁ’ δὰ, tar, montean, eh général ? Ξωῤὸν χρημάτων ἔχοντα, Aristôph.. Plut. 269, possédäñt th aMas de richesses. Ἶ
360 OYEIN.
260. Θύειν, Θύεσθαι, Ἐναγίζειν, ἔρδειν, ῥέζειν, Ounπολεῖν, ἱερεύειν, ἱεροῦν, ἱερουργεῖν, Καλλιερεῖν, Μηλοσφαve, ὁλοκαυτοῦν, Σφάζξειν.
@YEIN , proprement, dans les anciens temps, érdler en l’honneur des dieux l’encens ou une portion des viandes préparées pour le repas avant de le commencer : Θεοῖσι δὲ θῦσαι ἀνώγει Πά-κροχλον, ὃν ἑταῖρον, ὃ δ᾽ ἐν πυρὶ βάλλε θυήλας, Il. IX, 219, εἰ ordonne à son ami Patrocle de brüler [les prémices] en l'honneur des dieux ; celui-ci jette aussitôt dans le feu les prémices [des viandes]. Par suite de cet usage, qui, suivant la conjecture ἀπ docte Heyne, a été l’origine des sacrifices, on s’est servi de θύειν pour immoler les victimes offertes en sacrifice, et dont on brûlait certaines parties sur l'autel; d’où , en général, sacrifier.
ΘΥΈΣΘΑΙ. Suivant les grammairiens ce moyen signifie spécialement immoler ou faire immoler une victime pour en tirer un présage ; d'où, sacrifier : ὁ δὲ Κῦρος ἐθύετο ἐπὶ τῇ πορείᾳ, Cyr. 11, 4,.13, mais Cyrus sacrifia pour le succès du voyage.
ÉNATISEIN , faire des offrandes et des libations funèbres, spécialement en l'honneur des héros : Τῷ ὀλυμπίῳ θύουσι ὡς ἀθανάτῳ, τῷ δ᾽ ἑτέρῳ ὡς ἥρωϊ ἐναγίζουσι, Herodot. 11, 44, ils font des sacrifices à l'Olympien comme ἃ un immortel, et à l'autre
\ des offrandes funèbres comme à un héros.
ἔρδειν, et par transposition de lettres PÉZEIN, poétique, proprement, faire, accomplir; d’où, sacrifier, immoler : ἔρδον δ᾽ Arë)λωνι τεληέσσας ἑχατόμδας, Il. T, 315, puis ils sacrifièrent à Apollon des hécatombes parfaites.
ΘΥΗΠΟΛΕΙ͂Ν, faire des sacrifices : Ka’ ἃς θνηπολοῦσι, Plat. Polit. 11, 364,e, dont ils suivent les prescriptions dans les sacrifices qu’ils font.
IEPEYEIN, sacrifier, en général : Αὐτὰρ ὁ βοῦν ἱέρευσεν ἄναξ ἀνδρῶν Ἀγαμέμνων, 1.11, 402, et le prince des guerriers, Ayamemnon , sacrifia un bœuf.
IEPOŸN , consacrer, accomplir les cérémonies sacrées : A6%-
OYAAKOI. 361
ναῖοι Δηλίους ἀνέστησαν ἐχ Δήλον, ἡγησάμενοι, χατὰ παλαιάν τινὰ αἰτίαν, οὐ καθαροὺς ὄντας ἱερῶσθαι, Thuc. V, 1, les Athéniens expulsérent de Délos les habitants de cette ile, croyant que , par suite d'un ancien délit, ils avaient participé aux cérémonies sacrées dans un état d'impureté.
IEPOYPTEIN, faire une œuvre sacrée ou un sacrifice, rarement sacrifier, immoler, au moyen dans Plutarque : Αὐτὸς πρὸ τῆς σχηνῆς μετὰ τοῦ μάντεως ἀριστάνδρου διέτριδεν ἱερονργίας τινὰς ἀποῤῥήτους ἱερουργούμενος, Plut, Alex. 31, lui-même resta longtemps devant sa tente avec le devin Aristandre, occupé de certaines pratiques religieuses secrètes. .
KAAAIEPEÏN, faire un sacrifice heureux , avoir les victimes favorables ; litare : ἐπεὶ δ' ἐχαλλιέρησε, Xen. Cyr. 1IT,3,11, après qu’il eut fait un heureux sacrifice.
ΜΗΛΟΣΦΑΓΕΙ͂Ν, émmoler ou sacrifier une ou des brebis : Kai μηλοσφαγεῖ θεοῖσιν ἔμμην᾽ ἱερὰ τοῖς σωτηρίοις, Soph. Electr. 272, et chaque mois elle immole des brebis aux dieux sauveurs.
OAOKAYTOŸN, proprement, brdler en entier la victime, faire un holocauste : ἔθυσαν τῷ Διΐ, χαὶ ὡλοχαύτωσαν τοὺς ταύρους, Xen. Cyr. NU, 3, 11, tds sacrifiérent à Jupiter des taureaux qui furent brälés en entier.
ΣΦΑΖΕΙΝ, égorger la victime après l'avoir frappée et renversée pour en faire sortir le sang : ἦ καὶ ἀναΐξας div ἄργυφον ὠχὺς ἀχιλλεὺς σφάξ᾽, Il. XXIV, 621, él dit , et le léger Achille s'étant levé égorgea une brebis blanche.