‹ Synonymes grecs, recueillis dans les écrivains des différents ages de la littérature grecque et expliqués d'après les grammairiens, l'étymologie et l'usage avec des exemples tirés des meilleurs auteurs grecsChapitre 6 sur 105 · Αγκιστρον, Apréyn, ὄγκος, ὄγκινος · texte numérisé non relu

Αγκιστρον, Apréyn, ὄγκος, ὄγκινος

ΑΓΚΙΣΤΡΟΝ, ov (τό), hamegçon : Αἰεὶ γὰρ περὶ νῆσον ἀλώμενοι ἐχθυάασχον γναμπτοῖς ἀγχίστροισιν, Od. IV, 368, car sans cesse errant autour de l'ile, ils péchaient avec des hamecons recourbés. Plus tard il s’est employé dans un sens plus général pour toute espèce de croc : ἐπειδὴ γὰρ τοὺς ἐν τῷ δημωτηρίῳ θανατουμένους ἀγχίστροις τισὶ μεγάλοις οἱ δήμιοι ἔς τε τὴν ἀγορὰν ἀνεῖλχον, χἀνταῦθ᾽ ἐς τὸν ποταμὸν ἔσυρον, ἔφη τὸν Κλαύδιον ἀγχίστρῳ ἐς τὸν οὐ-- Ρανὸν ἀνενεχθῆναι, Dion, Cass. LX, 975, 92, car comme les bourreaux avaient l'habitude de tirer avec de grands crocs jusque sur la place les criminels mis à mort dans la prison, et de là les traïnaïent dans le fleuve, il dit que Claudius avait été enlevé au ciel à l'hamegçon.

ÂPTÂTH, ὡς (ἡ), d'xpra%w, en général, instrument qui sert à tirer ou enlever avec force , machine de fer composée de plusieurs crocs qu’on appelait aussi λύχος » loup, et qui servait à tirer les seaux du puits; espèce de main de fer en usage dans les siéges ou dans les combats de mer ; c'était aussi un instrument comme notre pelle ou rateau , autant qu’on peut le conjecturer par ce vers d’Euripide : ἀναγχαίως ἔχει σαίρειν σιδηρᾷ τῇδέ μ᾽ ἀρ-πάγῃ δόμους, Cycl. 32, il faut que je nettoie la maison avec cette pelle de fer.

ÔrKOS, ov (6), barbe du fer des flèches, dans Homère ; barbe, crochet : Αὐτίκα δ᾽ ἐκ ζωστῆρος ἀρηρότος ἕλχεν ὀϊστόν" τοῦ δ᾽ ἐξελχομέvoso πάλιν ἄγεν ὀξέες ὄγχοι, Π|, IV, 214, et aussitôt il tira le dard du baudrier bien ajusté et en le tirant les barbes aiguës se brisérent.

OTKINOE, ov (6), crochet ; suivant Pollux ὄγκχινοι sont les crochets que forme le fer d’un dard ou d’une flèche du côté du bois ou de la hampe : Τῆς &xidog ὄγχινοι μὲν οἱ πρὸς τῷ χαλάμῳ, Poll. I, 137.

ÂTKYPA, ἂς (4), ancre, dont Pline (VII, 66) et Strabon attribuent l'invention à Anacharsis : Εὑρήματά re αὐτοῦ λέγει....

ATNEIA. 21

τὴν ἀμφίθολον ἄγχυραν, vai τὸν χεραμειχὸν τροχόν, Strab. VIT, 909, au nombre de ses inventions il met l'ancre à deux anses et ἐδ tour du potier.

EYNAÎ, ὧν (ai), grosses pierres qui servaient d’ancre dans les premiers temps : Éx δ' εὐνὰς ἔβθαλον, κατὰ δὲ πρυμνήσι' ἔδησαν, Il. 1, 436, ils jetérent les ancres εἰ attachèrent les amarres de la

poupe.

ÂTKÔN, ὥνος (6), le coude : ὀρθωθεὶ; δ᾽ ἄρ᾽ ἐπ᾽ ἀγχῶνος, χεφαλὴν ἐπαείρας, Il. X, 80. appuyé sur son coude et ayant levé la tête. Il est ainsi décrit par Galien : ἀγχὼν δ᾽ ἐστίν, ᾧ ποτε στηριζόμεθα, φησὶν ἱπποχράτης " ἤδη δὲ χαὶ τῶν ὀστῶν αὐτοῦ θάτερον τὸ μεῖζον, οὗ μέρος μέν ἐστι τὸ πρὸς ἱπποχράτους μὲν ἀγχών, ὑπὸ δὲ τῶν Αττιχῶν AAÉKPANON ὀνομαζόμενον " ἰδιχώτερον γὰρ δήπου τοῦτο τὸ ὀστοῦν ΠΗ͂ΧΥΣ χαλεῖται, Galen. de usu part. WI, 2, Le coupe est ce sur quoi nous nous appuyons, dit Hippocrate. Des os dontilest formé, il y en a un plus grand, dont une partie est ce qu’Hippocrate appelle ἀγκών, et les Attiques oLecnane. Or cet os s'appelle plus spécialement encore πῆχυς. Τὸ μὲν οὖν ὀπίσω μέρος αὐτὸς à ἀγκών ἐστιν, ὃν οἱ ᾿Αθηναῖοι μὲν ὠλέκρανον, οἱ Δωριεῖς δὲ KŸBITON ὀνομάζουσι, Galen. de Muscul. 11, 3, la partie qui est derrière est le coude que les Athéniens nomment oLECRANE , et les Doriens cunirus.

ÂTKŸAH, xs (ñ), courbure ou flexion du bras qui forme le coude du côté intérieur : Kai τοῦ ἀγχῶνος ἡ χαμπή.... τὸ ἐντὸς τοῦ ἀγκῶνος, Hesych.

ÂTNEÏA, ας (ἡ), ἀ᾽ ἀγνεύω, pureté : ἁγνεία εὐλάθεια τῶν πρὸς τοὺς θεοὺς ἁμαρτημάτων. Plat. Defin. 414, a, la pureté consiste à éviter d'offenser les dieux : ἀγνείη ψυχῆς τοῦ σώματός ἐστι καθαρμός, Phocyl. 215, la pureté de l'âme est la purification du corps.

ÂTNEYMA , ατος (ré), autre verbal d’ayveio ἢ qui indique plutôt l’état de pureté, de virginité, est poétique : ὦ τέκνον ὦ σύμδαχχε Κασάνδρα θεοῖς, οἵαις ἔλυσας συμφοραῖς ἄγνευμα σόν! Eurip. Troad.

22 ATNIZEIN.

500, 6 ma fille, 6 Cassandre, toi qui fus admise aux fêtes des dieux, dans quelles calamités tu as perdu ta virginité !

ÂTNÔTHE , ares (ἡ), d'æyvés, état de pureté, dans le Nouveau Testament : ἐν ἀγνότητι ἐν γνώσει, ἐν μαχροθυμίᾳ, Corinth. 1, 66, par la pureté, par la connaissance, par un esprit patient.

ÂTIOTHE, pros (ἢ), d’äyuç, sainteté, dans le Nouveau Testa= ment : ὦ δὲ ἐπὶ τὸ συμφέρον εἰς τὸ μεταλαθεῖν τῆς ἁγιότητος αὑτοῦ, Hebr. 12, 10, mais [Dieu nous châtie] pour notre profit afin de nous rendre participants de sa sainteté.

ÂTIQEYNH, rt (4), d'ayéw, sanctification, dans le Nouveau Testament : Καθαρίσωμεν ξαντοὺς ἀπὸ παντὸς μολυσμοῦ σαρχὸς nai πνεύματος, ἐπιτελοῦντες ἁγιωσύνην ἐν φόδῳ θεοῦ, Corinth. Il, 7,1, nettoyons-nous de toute souillure de la chair et de l'esprit, achevant notre sanclification dans la crainte de Dieu. Titre houorifique employé dans la basse grécité lorsqu'on s'adressait au patriarche ou aux évêques, comme en francais sainteté : Τὰ ὁσίως πραχθέντα παρὰ τῆς ὑμετέρας ἁγιωσύνης, act, 3, Concil, sub Menna, p. 603 , Les actes religieux de votre sainteté.

ΔΓΡΙΣΤΕΙΑ, ας (ἡ), ἀ᾽ ἁγιστεύω, pratique ouscérémonie religieuse, consécration, culte : Καὶ τὰ περὶ τὰς θυσίας τεχαὶ τὰς ἀγιστείας τὰς ἐν τοῖς ἱεροῖς ἐπιφανέστερον τῶν ἄλλων ἐσπούδασε, ἴτοον, Busir, 227, 1 (Pytbagoré) s’otcupa plus que tout autre de ce qui concernait les sacrifices et les consécrations dans les temples : Aéysται δὲ χαὶ τὴν περὶ τὸ πῦρ ἁγιστείαν ῥωμύλον καταστῆσαι πρῶτον, Plut. Rom. 22; on dit aussi que Romulus institua le premier la " consécration ou le culte du feu.

Ces deux verbes expriment le même résultat, mais des moyens d’action différents. Dans les liturgies grecque et romaine , ATNI- ΔΕΙ͂Ν était purifier au moyen de l'eau, et ΚΑΘΑΙΡΕΙ͂Ν, enlever des souillures par le moyen du feu : Διὰ τέ τὴν γαμουμένην ἅπτε-σθαι πυρὸς χαὶ ὕδατος χελεύουσι ;.... ἢ διότι τὸ πῦρ χαθαίρει, καὶ τὸ ὕδωρ ἀγνίζει ; Plut. Quest. Rom. 1, 263, e, pourquoi veulent-ils que l'épousée touche le feu et l'eau? est-ce parce que le feu enlève les souillures et que l'eau purifie ?

ÂTNOEÏN, ne pas connaître, ignorer : Οἴμαι δέ σε πολλὰ μεριμ-νᾶν ὅπως μὴ λάθῃς σεαυτὸν dpi) τι τῶν εἰς στρατηγίαν ὠφελίμων, Xen. Memor. HI, ὃ, 23, Je crois que ἐπὶ prends beaucoup de soin pour ne pas paraitre ignorer quelque chose de tout ce qui est utile ἃ l'art de commander. Τὸ δὲ ἀγνοεῖν ἑαυτόν, vai ἃ μὴ οἷδε δοξάζειν τε nai οἴεσθαι γυγνώσχειν, ἐγγυτάτω μανίας ἐλογίζετο εἶναι, Xen. Mem. ΠΠῚ,9., ὁ, mais s'ignorer soi-même, et croire et s'imaginer connaître ce qu'on ne sait pas, c'est, disait-il, étre trés-près de la folie.

AMSITNOEÏN , étre dans le doute, dans l'incertitude sur un | fait ou sur un point : Καὶ ὅ τι ἐποίουν ἠμφιυγνόουν, Xen. Anab. IT, 5,8,et ils étaient incertains sur ce qu'ils feraient.

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