‹ Synonymes grecs, recueillis dans les écrivains des différents ages de la littérature grecque et expliqués d'après les grammairiens, l'étymologie et l'usage avec des exemples tirés des meilleurs auteurs grecsChapitre 7 sur 105 · Ayvés, Καθαρός · texte numérisé non relu

Ayvés, Καθαρός

ΑΓΝΟΣ, pur, a plus de rapport à la pureté intérieure et essentielle , ou morale ; dans Homère , mais seulement dans l'Odyssée, c’est l’épithète de Diane, de Proserpine et de quelques autres déesses ; chaste: Χρυσόθρονος ἄρτεμις ἁγνὴ, Οὐ. V, 123, la chaste Diane au trône d'or. Dans Pindare c’est l'épithète d’Apollon, ou du soleil, dont la lumière était considérée comme ce qu’il y a de plus pur : Ζῆνα χαὶ ἁγνὸν Ἀπόλλωνα, Pindar. Pyth. 1X,112, Jupiter et le pur Apollon.

KAGAPOE, &, 6, pur, exprime davantage la pureté extérieure et corporelle, qui était aussi nécessaire pour accomplir les cérémonies du culte : ἂν μὴ χαθαρὸς ἡ τὰς χεῖρας γόνον, Plat. Leg. IX, 864, e, s’il n'a les mains pures et non souillées de sang. Δεῖ χαθαρὰν nai ἀγνὴν διαμένειν τὴν γαμηθεῖσαν, Plut. Quest, Rom. 1, l'épousée doit rester pure et chaste.

ἀγορά, ἃς (1), proprement, lieu où l’on s’assemble, place

publique; d’où, marché, principalement pour les vivres et les denrées de tonte espèce et en général, pour des marchandises de

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peu de prix, marché au détail : Τὸ τῶν ὠνίων πλῆθος ὁρῶντες καὶ τὴν εὐετηρίαν τὴν χατὰ τὴν ἀγοράν, Dem. Phil. 144,12, voyant la quantité des marchandises et l'abondance de l'année étalée sur de marché.

ἐμπόριον, o (τό), emporium , endroit où se fait le commerce maritime en gros dans un port, marché, bourse : Οὔτ᾽ ἐμπορίῳ χρωμένη οὔτε λιμένα χεχτημένη, Isocr. 198, c, n'ayant point de marché et ne possédant point de port. Par extension, ville, place de commerce : ἐμπόριον δ᾽ ἦν τὸ χωρίον χαὶ ὥρμουν αὐτόθι ὁλκάδες πολλαί, Xen. An. 1, 4, 6, ce lieu était une place de commerce, et beaucoup de vaisseaux marchands y mouillaient.

ΜΑΓΕΙΡΕΙ͂ΟΝ, ov (τό) (μάγειρος); endroit du marché d’Athènes où l’on louait les cuisiniers, suivant l'explication que Pollux donue à ce vers qu'il a conservé d’Antiphane : ἐκ τῶν μαγειρείων βαδίζων ἐμδάλλων εἰς τοῦψον, Antiphan. Milit., allant du marché aux cuisiniers à la halle aux poissons.

TIQAHTHPION , ov (τό), généralement, endroit où emplaçement où l’on vend : Εἰ δὲ rai ἀηοραίοις οἰχήσεις τε χαὶ πωλητήρια χατασχευασθείη, Xen. de Vect. 3, 13, si l'on préparait aux marchands des habitations et des emplacements pour vendre. Endroit où siégeaient les Poètes (πωλῆται) ; tribunal des Polètes, à Athènes. Ces magistrals étaient chargés des ventes de l'État et de l’adjndieation des revenus publics ; ils vendaient au profit du trésor les étrangers domiciliés qui n'avaient point payé la taxe de 12 drachmes par an à laquelle ils étaient soumis. C’est à cet usage que se rapporte ce passage d’un plaidoyer attribué à Démosthènes : Λαδὼν αὐτὸς αὐτοχειρίᾳ πρὸς τὸ πωλητήριον τοῦ μετοιχίου ἀπήγαγεν, Dem. ἐπ Aristog. 57, l'ayant saisie de sa propre main il la traïna au tribunal des Polètes.

HPATHPION, ον (τό), de πρατήριος, lieu où l'on vend, ou plutôt ce qu'on met en vente; d’où, vente, marché, sous la forme ionienne dans Hérodote : ἐνθαῦτα δὲ λειμών ἐστι, ἵνα σφι ἀγορὴ τε ἐγίνετο χαὶ πρητήριον, Herod., VII, 93, il y a là une prairie qui devint une place et un marché.

KŸKAOË, ον (6), proprement, cercle : Κύχλοι δὲ ἐν τῇ νέᾳ χω-

μῳδίᾳ χαλοῦνται ἐν οἷ; ἐπιπράσχοντο τὰ ἀνδράποδα » Poll. VIT,11,

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on appelle cercles dans la nouvelle comédie les endroits où se vendaient les esclaves. Cet emploi du mot χύχλος vient, à ce qu’ajoute Harpocration, de l'usage où étaient les acheteurs de former un cercle dans l'endroit du marché destiné à cette vente.

ἀγορά, ἃς (ἡ), ἀ᾽ ἀγείρειν, lieu où l’on s’assemble, et, par extension , l'assemblée même ; dans l’Iliade ἀγορά est l'assemblée du peuple, par opposition à BOYAH, conseil des anciens, des chefs : Αὐτὰρ ὁ χηρύχεσσι λιγυφθόγγοισι χέλευσεν κηρύσσειν ἀγορήνδε χαρηχομόωντας ἀχαιούς. Οἱ μὲν ἐκήρυσσον, τοὶ δ' ἠγείροντο pa’ ὦχα. Βουλὴ δὲ πρῶτον μεγαθύμων ἴζε γερόντων, Il. WT, 50, cependant il ordonna aux hérauts à la voix sonore d'appeler à l'assemblée les Achéens chevelus : ceux-là crièrent et ceux-ci s’assemblèrent au plus tôt; et d'abord siégea de conseil des vieillards magnanimes, A Athènes ἀγορά était l res Dé de chaque tribu, et ÉKKAHS{A était l'assemblée générale du peuple qui avait lieu sur la place publique, ou au Pnyx, ou au théâtre : Τὸν στέφανον ἐὰν μὲν ἡ βουλὴ στεφανοῖ ἐν τῷ βονλευτηρίῳ ἀνειπεῖν, ἐὰν δὲ ἡ πόλις, ἐν πνυχί, ἐν τῇ ἐχχλησίᾳ, Dem. Cor. 244, 2, quand c’est le sénat qui couronne [él faut] proclamer la couronne dans la salle du sénat , et quand c'est le peuple au Pnyx, dans l'assemblée.

κυρία ἐκκλησία était l'assemblée ordinaire qui avait lieu quatre fois par prytanie, ou tous les trente-cinq jours ; on appelait ÉKKAH3IA ΣΥΓΚΛΗΤΟΣ, assemblée extraordinaire, celle convoquée pour des affaires urgentes par les prytanes ou par les généraux ou stratèges : Σνγκλήτου ἐχχλησίας ὑπὸ στρατηγῶν γενομένης xat πρυτάνεων χαὶ βουλῆς γνώμῃ, Dem. 238, 2, une assemblée extraordinaire ayant été convoquée par les stratéges de l'avis des prytanes et du sénat. Suivant Pollux on l’appelait KATAKAHEÏA , ας (%), lorsqu'on y convoquait aussi les habitants de la campagne : ὅτι χαὶ τοὺς ἐκ τῶν ἀγρῶν χατεχάλουν, Poll. VIIT, 117.

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EKKAHSÏA, ας (%), est dans le Nouveau Testament la réunion ou communauté des premiers chrétiens, l'ÉGLISE : Κἀγὼ δὲ σοὶ λέγω, ὅτι σὺ εἶ Πέτρος, καὶ ἐπὶ ταύτῃ τῇ πέτρᾳ οἰχοδομήσω μὸν τὴν ἐχχλησίαν, Matth. 16,18, et moi Je te dis aussi que tu es Pierre, et que sur celle pierre je bütirai mon église, Ce mot se prend toujours dans le sens métaphorique, quoique quelques interprètes l’aient voulu entendre au propre.

ΑΓΥΡΙΣ, ss (4), forme éolienne, de mème origine qu'éyepé, dont elle est synonyme; amas, duns Homère : ἐπεὶ βασιλὴν ἴδον, βεθλαμμένον ἧτορ, χείμενον ἐν νεχύων ἀγύρει, IL XNT, 001, lorsqu'ils virent le roi blessé au cœur, couché sur un amas de morts.

OMÉTYPIE, εὡς (4), composé poélique ἀ᾽ ἄγυρις, assemlilée, dans Homère : On ἂψ ἴμεν Οὐλυμπόνδε θεῶν μεθ᾽ ὁμήγυριν ἄλλων, IL XX ,142 , je pense qu'ils reviendront dans l'Olympe à la réunion des autres dieux,

ΠΑΝΉΓΥΡΙΣ, &ws (%), proprement, assemblée générale, grand concours de peuples assemblés pour célébrer une fête ou une solennité publique, comme les jeux Olympiques, auxquels on aMuait de toutes les parties dela Grèce, les Panathénées, à Athènes, qui attiraient aussi un grand nombre d'étrangers, ou autres fêtes de ce genre; solennité publique : Οὔτε γὰρ ἐν πανη-γύρισι ταῖς χοιναῖς διδόντες γέρα τὰ νομιζόμενα, Thuc, 1, 25, car dans les grandes solennités publiques , ne leur rendant point les honneurs accoutumés. |

TÂTON, ὥνος (Ὁ); suivant Eustathe ἀγών était en usage chez les Béotiens pour ἀγορά (Eustath. 1335, 54); on ne le trouve que deux fois dans Homèrë en ce sens, assemblée réunie pour voir ou célébrer des jeux : Δῦτο δ᾽ ἀγών, λαοὶ ὃς θοὰς ἐπὶ νῆας ἕχαστοι ἐσχίδναντ᾽ ἐέναι, Il. XXIV, 1, cependant l'assemblée fut dissoute, et les hommes se dispersaïent pour aller chacun vers les vaisseaux rapides.

EYAAOTOE, ον (6), proprement, colloque, assembléedélibérante , conférence τὸ δὲ ἄσμενος ἀκούσας ἐν ξυλλόγῳ τῶν στρατιωτῶν ὄντων λέγει τάδε, Xen. Expedit. V, 7, 22, celui-ci, charmé d’entendre ces paroles , parle ainsi dans la conférence que tinrent les soldats.

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ΣΥΝΆΑΓΩΓΗ, ἧς (ñ), proprement, convocation : Δοχῶν καὶ ἐν τῇ ξυναγον ἢ τοῦ πολέμου μαλακὸς εἶναι, Thuc. 11, 18, δὲ paraissant trop lent à réunir toutes les troupes pour la guerre, Chez les Juifs SYNAGOGUE , dans les Actes des apôtres : ἦλθον εἰς Θεσσαλονίχην, ὅπου ἦν ἡ συναγωγὴ τῶν Ἰουδαίων, Act, apostol. 17, 1, ils vinrent ὰ Thessalonique où εἰ 7 avail une synagogue des Juif. ‘:

ΣΥΝΟΔΟΣ, ou (ἢ), réunion : Ταμιεῖόν τε Δῆλος ἦν αὑτοῖς, καὶ ξύνοδοι ἐς τὸ ἱερὸν ἐγίγνοντο, Thuc. 1. 96, leur trésor était à Délos , et leurs réunions avaient lieu dans le temple.

APXAIPESIA, ας (ἡ), proprement, élection des magistrats, d’où, magistrature même, les magistrats dans Hérodote : rs δὲ θάψωσι ἀγορὴ δέχα ἡμερέων οὐχ ἵσταταί σφι, οὐδ᾽ ἀρχαιρεσίη συνίζει, Herod, VI,,58, après qu'ils l'ont enseveli, pendant dix jours l'assemblée du peuple ne tient pas, et aucun magistrat ne siège. Dans Démosthène , élection : ὡς δ᾽ ἐν ἀρχαιρεσίαις ὑμεῖς Χαύρίαν ἐπὶ τὸν πόλεμον τοῦτον χατεστήσατε, Dem. in Aristocr, 677, 16, mais comme dans les élections vous avez choisi Chabrias pour cette guerre. À Rome, élections des comices : Οὕτω δὴ πάλιν ἀρχαιρεσιῶν γενομένων, ὕπατος ἀνεδείχθη Οὐαλέριος, μι. Publ. 100 ,e, ainsi les élections ayant eu lieu, Falérius fut nommé consul.

ΣΥΝΈΔΡΙΟΝ, ον (τό), dieu ou salle des séances, curia : Τῷ δ᾽ ὑστεραίᾳ οἱ μὲν τριάχοντα πάνν δὴ ταπεινοὶ rai ἔρημοι ξυνεκάθηντο ἐν τῷ ξυνεδρίῳ, Xen. Hellen. TT, 4, 14, le lendemain les trente, tout abattus et abandonnés de tous, siégeaient dans la salle de leurs séances. Chez les Juifs le saxHÉéDRIN ou grand sanhédrin, était le tribunal suprême établi à Jérusalem; il jugenit les causes capitales en matière politique ou ecclésiastique; il se composait de soixante-douze juges choisis parmi les interprètes de la loi (γραμματεῖς) et les sénateurs {πρεσθύτεροι) , οἱ élait présidé par le souverain pontife : Où δὲ ἀρχιερεῖς καὶ ὅλον τὸ συνέδριον ἐζὰτοὺν χατὰ τοῦ ἰησοῦ μαρτυρίαν, Marc. 14, 55, Or les principaux sacrificateurs et tout le conseil cherchaïent quelque témoignage contre Jésus, 1 y avait aussi des sanhédrins ou tribunaux partieuliers dans chaque ville (Matth. 10, 17).

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