‹ Synonymes grecs, recueillis dans les écrivains des différents ages de la littérature grecque et expliqués d'après les grammairiens, l'étymologie et l'usage avec des exemples tirés des meilleurs auteurs grecsChapitre 72 sur 105 · OINOS · texte numérisé non relu

OINOS

des maîtres et des domestiques : Oixix δὲ τέλειος ἐχ δούλων χαὶ ἐλευθέρων, Aristot, Pol, 1. 3, la maison complète se compose d'individus libres et d'esclaves.

AOMOZ, ov (8), poétique, édifice ; d’où , maison, famille , au propre et au figuré; domus : ἄπορον χρῆμα δυστυχῶν δόμος, Eur. Or. 70, triste spectacle qu'une maison affligée.

ΔΩ͂ΜΑ, ατος (τό), édifice qui suppose plus d'art, palais des dieux et des princes, dans Homère : ὁ δ᾽ ἀπέσαντο δώματος ἕκτωρ , I. V1, 390, et Hector s’élança hors du palais.

AG, abréviation épique de δῶμα. οἱ même de δώματα, dans Hésiode : Ναίει χρύσεα δῶ, Theogon. 933, il habite des palais d’or.

ÉSTIA, ας (ὁ), foyer, pour maison, pays, patrie, en prose eten vers : Γυναῖχας ἔχων δύο, διξὰς ἱστίας οἴχεε, Herodot. V, 40, ayant deux femmes il avait deux foyers. «

MÉTAPON , ov (τό), de μέγας, grande salle d'un palais dans Homère; d’où, au singulier, palais, demeure : Kai ἔξαγεν ἐκ μεγάροιο, Od. VIT, 106, et [le] fit sortir du palais.

MÉAA@PON , ov (τό), proprement, grande poutre qui soutient le toit ; d’où, par synecdoque , dans les poëtes, le toit pour le palais : Πρίν με κατὰ πρηνὲς βαλέειν Πριάμοιο μέλαθρον, I. TT, 414, avant que j'aie renversé de fond en comble le palais de Priam.

ΣΤΈΓΗ, ἣς (#), toit ; d'où, au pluriel en poésie, et quelquefois en prose, habitation , tente, maïson , εἰς.: Οὐχ et σύ τ᾽ οἴχους, σὺ τε, Κρέων, κατὰ στέγας; δορὶ. OEd. R. 637, n'irez-vous pas, toi dans tes foyers , et toi, Créon, dans ton palais ?

ΣΤΈΓΟΣ, εος (τό), et TÉTOE, εος (τό), poétiques, toit ; d’où, palais : Τόδ᾽ ἐνεζόμενοι στέγος ἀρχαῖον, Æsch. Pers. 145, assidus dans cet antique palais. Χείρων τράφε λιθένῳ ἰάσον᾽ ἔνδον τέγει, Pind. Nem. I, 93, Chiron éleva Jason sous son toit de pierre.

3/41. Oivos, ἄκρατος, Βάκχος, Mév.

ΟἾΝΟΣ νν (δ). vin; vinum : ἀνδρὶ δὲ χεχμηῶτι μένος μέγα οἶνος ἀέξει, Il. VI, 261, pour le guerrier fatigué le vin est la source de nouvelles forces.

ÂKPATOZ, ou (ὃ), vin pur : ἴθι νυν, ἄκρατον iyxévaËév por πολὺν σπουδήν, Aristoph. Equit. 105 , allons donc , verse-moi une large libation de vin pur.

BÂKXOE , ou (ὁ), Baccuus, dieu du vin : Ἐπὶ δαῖτα τὰν θεῶν xparñpa τε Béxyov, Eur. Iph. A. 1061, au banquet des dicux et à la coupe de Bacchus. 1ἰ n’est pris pour le vin même que par les poëtes plus récents et dans l’Anthologie.

MÉOY , vos (ré), poétique, vin non trempé, vin pur : Πολλὸν δ᾽ ἐχ χεράμων μέθυ πίνετο τοῖο γέροντος, Il. 1X , 469, et Le vin du vieillard sortait des vases, et se buvuit en grande quantité.

Ψ « | 4 Là 2 342. Οπλον, Onda, Βέλος, ἔντεα, Τεύχεα.

ὍΠΛΟΝ, ov (τό), instrument , ustensile de toute espèce , dans Homère; d’où, au pluriel ὅπλα, dans les poëtes , armes offensives et surtout défensives, comme le casque, la cuirasse : ἀμυντήρια ὅπλα, Plat. Leyg. XII, 944, d, armes défensives. Dans les historiens principalement, il s’entend du grand bouclier porté par les fantassins pesamment armés ou hoplites, surtout dans les locutions relatives à la tactique, Ce bouclier était l'arme principale et à laquelle était attaché l'honneur du soldat : Εἰ βούλοιντο τὰ ὅπλα παραδοῦναι χαί σφας αὐτοὺς ἀθηναίοις, Thuc. IV, 37, s'ils voulaient rendre les armes et se livrer eux-mêmes aux Athéniens.

BÉAOS, eos (τό), arme d’hast ou de trait, en général ; telum : ἔλχε δ᾽ ὑπ᾽ ἐχ βῶέξων, IL, TV, 465, εἰ il l'entrainait hors de la portée des traits.

ÉNTEA , ἐὼν (τά), de ἕννυμι, armes, principalement celles dont on se revêt, comme la cuirasse, armure : Τὸν δ᾽ εὖρ᾽ ἀμφ᾽ ὥμοισι τιθήμενον ἔντεα χαλά, Il, X, 34, et il le trouva couvrant ses épaules de belles armes.

TEYXEA , ἐὼν (τά), poétique, ustensiles, équipement, apparaux; d'où, armes, en général, et quelquefois armure : ἧχι ἐχάστῳ ἵπποι ἀερσίποδες καὶ ποικίλα τεύχε ἔχειτο, 1. IIT, 326, dà où pour chacun étaient en réserve les coursiers légers et les différentes armes.

448 OPAN.

343. Opay, Αθρεῖν, Adyatew, Λὐγάζεσθαι, Bdéret, Δέρκεσθαι, Εἰδεῖν, Oidx, Θεᾶσθαι, Θεωρεῖν, Λεύσσειν,

ὁρᾷν, voir, en général : ὅτι χαὶ τοὺς πρεσθυτέρους ὁρῶσιν ἀνὰ πᾶσαν ἡμέραν σωφρόνως διάγοντας, Nen. Ογγ.1, 2, 8, parce qu’ils voient aussi tous les Jours les plus âgés vivre avec tempérance.

ÂGPEÏN , regarder fixement : Λαδὼν ἔσοπτρον ἄθρει, Anacr. XI, 3, prends un miroir et regarde.

AŸTÂZEIN, ΑΥ̓ΓΑΖΕΣΘΑΙ, dans Homère et les poëtes , distinguer, apercevoir, voir clairement , reconnaître : Oo ἐγὼν ἵππους αὐγάζομαι; Il. XXIIT, 458, suis-je le seul qui distingue des chevaux ? L'aclif ne se trouve que dans Sophocle avec ce seus : Il ναὸς ἄξενον αὐγάζων ὅρμον, Soph. Phil. 217, ou ayant aperçu notre vaisseau dans ce mouillage inhospitalier.

ΒΛΈΠΕΙΝ, 1° voir, en parlant de la faculté qu'ont les yeux : d’être frappés par les objets extérieurs, vorr, n'être pas aveugle : Καὶ τίς πρὸς ἀνδρὸς μὴ βλέποντος ἄρχεσις ; S'oph. ΟΕ, Col, 73, et quel secours tirer d'un homme privé de la vue? D'où, 39 principalement chez les poëtes, tourner les yeux, les regards vers un objet, ct, au figuré, en prose et en vers, avoir l'air, avoir vue ou regarder, en parlant de la direction d’un objet : ἦν ταῖς πρὸς μεσημδρίαν βλεπούσαις οἰχίαις, Δεν. Mem. ΠῚ, 8, 9, dans les maisons qui regardent le midi.

AÉPKEYOAI, poëlique, voir clair, désténguer : Φόνον χαὶ φύζαν ἀχαιῶν δερχομένῳ, {]. XIV, 140, lorsqu'il voit le carnage et la déroute des Achéens. :

ΕἰΔΕΙ͂Ν, aorisle second , avec lequel on complète le verbe défcctueux ὁρᾶν» et qui lui-même prend à son parfait Οἶδα la signification figurée de voir des yeux de l'esprit; d’où, savoir,

* connaître : Τοὺς δὲ οὐδ᾽ ἑωρακότας πώποτε αὐτόν, τοὺς δὲ καὶ εὖ εἰδότας ὅτι οὐδ᾽ ἂν ἴδοιεν, Xen. Cyr. 1,1, 3, les uns qui ne l'avaient jamais vu, et les autres sachant bien qu'ils ne le ver-

raient même pas.

OPAN. 449

ΘΕΑ͂ΣΘΑΙ (θέα), proprement , 1° regarder les jeux et les dif férents spectacles dont ils se composaient : Εἴπω τι τῶν εἰωθότων, ὦ δέσποτα, ἐφ᾽ οἷς ἀεὶ γελῶσιν οἱ θεώμενοι; Aristoph. Ran. 2, te dirai-je, 6 maïtre, quelques-unes de ces choses qui font tou- Jours rire les spectateurs 2 D'où, 2° regarder avec attention, contempler : ἀλλά, μὰ Δί᾽, ἔφη, οὐχ ἐκεῖνον ἐθεώμην, Xen. Cyr. ΠῚ, 1, 41, mais, par Jupiter, dit-elle, je ne l'ai pas regardé. Les grammairiens ont voulu, mais à tort, limiter le sens de ce verbe à tous les objets d’art seulement.

ΘΕΩΡΕΙ͂Ν, étre théore ou aller en députation aux fétes ou cérémonies sacrées; d’où, 1° étre spectateur, regarder les jeux , une revue, etc.: ἐθεώρει δὲ τὸν ἀγῶνα καὶ Κῦρος, Xen. An. 1,2,10,et Cyrus regardait le combat. Ammonius et d’autres grammairiens prétendent que dans ce sens on ne doit se servir que de θεᾶσθαι; 2° au figuré, examiner, en parlant des spéculations de l'esprit : ὁ θεωρήσας τὰ ἐν τοῖς ἄλλοις ἀνθρώποις νόμιμα, Plat, Legg. ΧΙ, θ02, b, celui qui a exuminé les institutions des autres hommes.

ΛΕΥ͂ΣΣΕΙΝ, poétique, voir, examiner : Λεύσσετε γὰρ τόγε πάντες, [. 1,120 , car vous le voyez bien tous. ΄

ΝΟΕΙ͂Ν, s'apercevoir : Αὐτίχ᾽ ἐπεί τ᾽ ἐνόησεν, Il. XII, 393, aussitôt qu'il s’en aperçut.

ÔNTEŸEIN, poétique, regarder avec défiance, guetter : ἀλλ᾽ où γάρ σ' ἐθέλω Bahéerv , τοιοῦτον ἐόντα, λάθρη ὀπιπτεύσας, ἀλλ᾽ ἀμφαδόν, [l. VIT, 243, mais je ne veux pas te frapper, toi qu es si grand, en te guettant en cachette, maïs ouvertement.

ONTANEIN, au passif dans le Nouveau Testament , étre vu, se faire voir : AU ἡμερῶν τεσσαράχοντα ὀπτανόμενος αὐτοῖς, Act. Αρ.1., 8, “6 faisant voir à eux pendant quarante jours.

ONTEŸYEIN, poétique , voir, dans Aristophane : Πᾶσαν μὲν γὰρ γᾶν ὀπτεύω, Aristoph. Av. 1061 , car je vois toute La terre.

Οσσεσθαι, poétique el défectueux, Jeter les Jeux ou des regards avec l'idée de menace : Κάλχαντα πρώτιστα xax ὀσσόμενος προσέειπεν, 7. 1, 105, tout d'ubord, lui jetant des regards menagçants, il dit à Calchas.

HANTAÎNEIN , regarder avec l’idée de précaution, chércher

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