‹ Synonymes grecs, recueillis dans les écrivains des différents ages de la littérature grecque et expliqués d'après les grammairiens, l'étymologie et l'usage avec des exemples tirés des meilleurs auteurs grecsChapitre 76 sur 105 · ΠΗΔΑΛΙΟΝ. 4ST · texte numérisé non relu

ΠΗΔΑΛΙΟΝ. 4ST

rivières, dans Homère et les poëtes , mème lorsqu'il s'agit d’une seule souree : Kai πηγὰς ποταμῶν, [l. XX,9, et les sources des rivières. 2° Au figuré, comme en français, source, pour origine : Καὶ αἱ τέχναι σοι, ἃς πηγάς φασι τῶν χαλῶν εἶναι, διεφθαρμέναι ἔσονται; Xen. Cyr. VIT, 2, 13, ainsi tu détruirais même les arts » que l'on regarde comme la source des belles choses.

ἀνάβλυσισ, εως (à), action de sourdre, de jaillir, éruption d'une source : Kai πηγῶν ἀναθδλύσεις, Aristot. de Mund. 4,934, et des éruptions de sources.

KPHNH , (à), tête d’une rivière; d’où, source, en parlant de l’eau qui en découle et qui forme un bassin ou une fontaine ; d’où, la fontaine même faite de main d'hommes, dans Thucydide (Thuc. ΤΠ, 15) : Qare χρήνη μελάνυδρος ἦτε xat' αἰγίλιπος πέτρης δνοφερὸν χέει ὕδωρ, Il. ΧΥῚΙ, 3]. comme une source cachée qui d’une roche élevée verse une eau sombre.

KPOYNOE, οὔ (ὁ), de ῥέω, ou peut-être de xpouw , Jet de l’eau qui s’élance ou tombe de la source ; d’où, bassin , canal : Κρουνὼ δ᾽ ἵχανον χαλιῤῥόω ἔνθα δὲ πηγαὶ δοιαὶ ἀναΐσσουσι Σχαμάνδρον, IL. ΧΧΊΙ, 147, et ils atteignirent les deux beaux jets par lesquels Jaillissent les deux sources du Scamandre.

TÉAAE , αχος (ἡ), poétique, source : Μάχεσθον πίδαχος ἀμφ᾽ ὀλίγης, Il. XVI, 825, tous deux combattent pour une petite source.

ΠΗΔΑΛΙΟΝ, ou (ré), toute la partie inférieure du large aviron qui servait de gouvernail aux navires des anciens; d’où , souvent au pluriel, gouvernail : Οὐδέ τι πηδάλι᾽ ἐστί, τάτ᾽ ἄλλαι νῆες ἔχουσιν, Od. VIIT, 558, et ils n'ont point de gouvernail comme les autres vaisseaux.

OÏAE, axoç (δ), barre ou timon du gouvernail, et toute sa parlie supérieure , au propre et au figuré comme en français : Οἷον πηδαλίων οἴαχος ἀφέμενος, Plat. Polit. 272, e, comme s'il avait abandonné lu barre du gouvernail.

TIAHOPION , οὐ (τό). gouvernail d’un radeau ou autre embarcation faite à la hâte; mot qui n’a d'autre autorité que celle d’Ammonius.

ΠΗ͂ΔΑΝ, faire un suut, sauter, en général : Καὶ δραμεῖν δὲ καὶ βαλεῖν καὶ πηδῆσαι τίς ἱκανωτέρους τέχνη γεωργίας παρέχεται; Xen. OEcon. 5,8, et quel art autre que l'agriculture rend les hommes plus propres à courir, à lancer, à sauter ἢ

ἄλλεσθαι, s'élancer pour sauter dans une direction quelconque ; salire : Αὐτίκα δ᾽ ἐξ ὀχέων σὺν τεύχεσιν λτο χαμᾶζε, Îl. 11,29, aussitôt il s'élança du char à terre avec ses armes.

ΘΡΩώσκειν, poétique , s’élancer, en parlant des hommes et même des choses inanimées , fondre sur un ennemi, l’assaillir : Μᾶλλον ἐπὶ Τρώεσσι θόρον, Il. VII1.252, ils fondirent avec plus d'ardeur sur les Troyens.

ΟΡΧΕΙ͂ΣΘΑΙ, danser; tripudiare : ἀλκίνους δ᾽ ἅλιον καὶ Λαοδά-pavra χέλευσεν μουνὰξ ὀρχήσασθαι, Od. Ν1Π, 371, Alcinous ordonna ἃ Halius et à Laodamas de danser seuls.

ΠΑΙΦΑάσσειν, poétique, usité seulement au participe féminin, s'élancer impétueusement : Σὺν τῇ παιφάσσουσα διέσσντο λαὸν ἀχαιῶν, IL 11, 450, avec elle τ᾽ ἐἑαπραπι avec impétuosité, elle parcourait l'armée des Achéens.

HÂAAEIN et Πάλλεσθαι, palpiter, tressaillir, battre, eu parlant du cœur : ἔν δ᾽ ἐμοὶ αὐτῇ στήθεσσι πάλλεται ἥτορ, I. XXII, 451, et mon cœur bat dans ma poitrine. Les tragiques et les poëtes plus récents se servent de l'actif : ἵν᾽ ὁ φίλανλος

ἔπαλλε δελφίς, Eur. El. 435 , où bondit Le dauphin ami de l’har- | monie.

ἡ ΣΚΑΙΡΕΙ͂Ν, poétique, bondir, sautiller, en parlant des jeunes animaux : Πᾶσαι ἅμα σκαίρουσιν ἐναντίαι, Od. X, 412, toutes à la fois bondissent à leur rencoñtre.

ZKIPTAN, poétique, bondir, courir en sautant, en parlant d’une jument : Αἱ δ᾽ ὅτε μὲν σχιρτῷεν ἐπὶ ζείδωρον ἄρουραν, Il, XX, 226, et celles-ci lorsqu'elles bondissaient sur la terre féconde nourricière.

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