TYNITEIN
ΚΡΟΤΕΙ͂Ν, frapper avec bruit l’un contre l'autre, se dit plus spécialement des mains : Πότερον χροτεῖν δεῖν τὼ χεῖρε, à γελᾶν ; Xen. Cyr. NII, 4, 12, faut-il battre des mains ou rire ?
KPOYEIN , pousser deux corps l’un contre l'autre, frapper sur un corps sonore ou creux pour faire du bruit : Τὰς ἀσπῖδας πρὸς τὰ δόρατα ἔχρουσαν, Xen. Anab. IV, 5,18 , ils frappérent : les boucliers avec les javelots.
TAÏEIN , frapper, battre .de près , sans idée de blessure : ὅτι où σφίσι γε δοκοίη παιδιὰν εἶναι τὸ ὁμόθεν παίεσθαι, Χεπ. Cyr. H, 3,14, que ce ne leur semblait pas étre un jeu que d’étre frappés de près. -
ΠΑΤΑΣΣΕΙΝ, battre , 15 intransitivement, en parlant du cœur, dans Homère : Πάτασσε δὲ θυμὸς ἑχάστου, Il. XXIII, 370, et Le cœur battait ἃ chacun. ® Transitivement, en parlant surtout des coùps répétés : Πολλάχις ἂν οἰηθεὶς ἄναι τὸν ἀθηναῖον δοῦλον ἐπάταξεν ἄν, Xen. Athen. 1, 9, souvent on frapperait l'Athénien libre le croyant esclave.
TIAHESEIN , frapper de près avec la main ou une arme, donner un coup, quelquefois de loin, dans les poëtes : Σχήπτρῳ δὲ μετάφρενον ἦδε rai ὥμω πλῆξεν, Il. 11, 266, et de son sccptre [lui] frappa le dos et les épaules. Ei en prose plus souvent de la foudre : Πίπτει χεραυνὸς εἰς τὸ σερατόπεδον καὶ οἱ μέν τινες πληγέντες.... ἀπέθανον, Xen. Hell. IV,7,7, la foudre tomba dans le camp, et quelques-uns en furent frappés et moururent.
TPIBEIN , fouler, écraser le blé. On le faisait fouler aux pieds des bœufs, dans les anciens temps, pour séparer le grain de la paille : ὡς δ᾽ ὅτε τις ζεύξῃ βόας ἄρσενας εὑρυμετώπονς, τριδέμεναι κρῖ λευχὸν ἐῦτροχάλῳ ἐν ἀλωῇ, Il. XX, 496, ainsi, lorsqu'un [laboureur) a réuni sous le joug deux taureaux au large front pour fouler l'orge blanche dans une aire spacieuse.
386. Υἱός, Απόγονος, Γέννημα, Γονή, Γόνος, ἤχγονος, ἔρνος, Oo, bu, Kôpos, Κούρος, ὄζος, Παῖς, Τέκνον, Τέχος.
ΥἹόσ, οὔ (ὁ), fils, en général, et principalement dans les généalogies , où il est plus souvent encore sous-entendu : Κλαύμᾶσι μέν γε χαὶ πατέρες υἱοῖς σωφροσύνην μηχανῶνται, Xen. Cyr. 11,2, 12, c'est aussi par des pleurs que les pères enseignent la sagesse à leurs fils.
ἀπόγονοσ, ον (8), petit-fils, descendant à un degré plus éloigné : ἀπόγονος δὲ ἀλχαίου τοῦ Hpaxléos, Herodot. 1, 7, descendant d’Alcée, fils d'Hercule. Les historiens, selon Ammonius , l’employaient aussi pour υἱός, mais c'était peut-être dans le sens général que nous donnons aussi au mot ff{s pour descendant.
ΓΈΝΝΗΜΑ, atoç (τό), produit ; d’où , enfant : Ἡῶν Λαΐον τοίνυν τις ἦν γεννημάτων, Soph. OEd. R. 1167, c'était un des produits de la famille de Laïus.
TONH, ἧς (#), proprement, génération ; d’où, enfant , dans les poëtes : ἄνδρες εὔχονται γονὰς χατηχόους φύσαντες ἐν δόμοις ἔχειν, Soph. Ant. 642, les hommes veulent engendrer et avoir dans leurs maisons des enfants dociles.
TONOE, ον (δ), progéniture ; d’où, fils, enfant : Ὑευδόμενοι dé σὲ φᾶσι Διὸς γόνον αἰγιόχοιο εἶναι, 1]. V, 535, c'est faussement qu'on te dit fils de Jupiter porte-égide.
ἔΚΓΟΝΟΣ, ov (ὃ, ἡ), fils, fille, dans Homère : Εἰ ἐτεόν γε χείνου ἔχγονος ἐσσί, Od. 1Π|, 122, s’il est vrai que tu sois son fils. Plus tard , petit-fils, descéndant : ἢ εἰ παῖδας à ἐχγόνους ἐχέχτησο, Xen. Crr. V, 4, 19, «οἱ que tu aies des enfants ou des petits- Jils.
ÉPNOS, &0ç (ré), poélique, rejeton, au propre et au liguré : ὦ Λήδας ἔρνος, Eur. Iph. A. 118, ὅ rejeton de Léda.
482 YIIOAHMA.
ΘάλΟΣ, εος (ré), poétique , rameau , rejeton , au propre el au figuré : Où σ᾽ ἔτ᾽ ἔγωγε χλαύσομαι ἐν λεχέεσσι, φίλον θάλος, ὃν τέκον αὐτή; Il. XXI, 87, 6 ne pourrai donc te pleurer sur le lit funèbre , cher fils que j'ai enfanté ?
ÎNIE, vos (ὁ, ἡ)» poétique , ffls, fille : Ma στέλλειν τὰν σὰν ἵνιν», Eur, Iph. A. 119, de ne pas envoyer ta fille.
KOPOE, », ionien KOŸPOE, daus les poëtes, enfant, fils, fille : Οὐδέποτε δίδυμα λέχτρ' ἐπαινέσω βροτῶν οὐδ᾽ ἀμφιμάτορας χόρους, Eur. Andr. 466, jamais je n'approuverai deux hyménées chez les mortels , nt des enfants de différentes mères.
020, ou (ὃ), poétique, proprement, branche; d'où, au figuré, rejeton : ἐλεφήνωρ, ὄζος ἄρηος, IL. 1, 540, Éléphénor, rejeton de Mars.
ΠΑΙ͂Σ, παιδός (ὁ, ἡ), enfant, de l’un ou l’autre sexe, fils ou Jille : Οὐδὲ γὰρ ἐστί por ἄῤῥην παῖς, Xen. Cyr. VIN, 5, 10, car je n'ai point d'enfant mâle.
ΤΈΚΝΟΝ, ov (τό), et poétique TÉKOE, εος (ré), de τίχτω, enfant, fils ou fille, mais seulement par rapport au père ou à la mère : Αἰγιόχοιο Διὸς τέχος, LU. II, 157, fille de Jupiter porteégide. Quelquefois comme appellation d’amitié adressée à des étrangers : Φίλε τέχνον, Od. IT, 363, cher enfant.
387. ὑπόδημα, Δρδύλη, EuGdc, Ἐμξάτης, KapGarivn, Κόθορνος, Κονίπους, Kpnnis, Πέδιλον, Περιδαρίς, Σάν-δαλον, Σανδάλιον.
ΥπΠόδημα, ατος (τό), sandale qu’on attachait sous le pied ; d’où , chaussure , en général : Ἐπειδὴ ἀπέλιπε τὰ ἀρχαῖα ὑποδήματα, Xen, Anab. IV,5, 14, après qu'il eut laissé ses vieilles chaussures.
APBYAH, x (à), chaussure des paysans, des chasseurs ct des voyageurs, portée à Mycène, dans Euripide : ὀρέστας Μυχηνίδ᾽ ἀρθύλαν rpobds, Eur, Or. 1470, Oreste portant la chaussure de Mrycène.
ἐμβάσ, ἀδος( ἡ, sorte de chaussure béotienne, des pauvres et des vieillards dans Aristophane : ἐμδὰς δὲ κεῖται καὶ τρίθων ἐῤῥιμ-
ΥΠΟΔΗΜΑ. 483 μένος» Aristoph, Eccles. 850, sa chaussure et son manteau sont à terre.
ÉMBÂTHE, ov (Ὁ), 1° espèce de botte de cuir des cavaliers : Εἰ ἐμθάται γένοιντο σχύτους ἐξ οἵουπερ ai χρηπῖδες, Xen. de re ἔφ, 12, 10, σὲ les bottes sont faites du même cuir dont on fait les semelles. 2° Espèce de patin qu'on mettait sous les cothurnes des acteurs tragiques pour les exhausser, suivant le scholiaste de Lucien (Jup. Trag. 41).
KAPBATINH, ἣς (à), chaussure de cuir ou de peau non préparée : Καρδάτιναι πεποιημέναι ἐκ τῶν νεοδάρτων βοῶν, Xen. Anab. 1V,5, 14, des chaussures faites de cuir de bœuf récemment écorché, ;
ΚΟόΘΟΡΝΟΣ, ov (ὁ), COTHURNE , bottine ou brodequin lacé par devant et montant à la moitié de la jambe : Τῷδε γ᾽ ἀψήχτῳ πατάξω τῷ κοθόρνῳ τὴν γνάθον, Aristoph. Lys. 657, je lui casserai la mächoire avec ce cothurne. C'était la chaussure spéciale des acteurs tragiques , et, par la suite, l'emblème de la tragédie ( Horat. de Art. Poet. 280 , et Sat. 1, 5, 64).
KONÏTIOYE, οδὸς (ὃ), sandale ou chaussure légère et recherchée des jeunes gens, mais portée par un vieillard à prétention dans Aristophane : Γέρων δὲ χωρεῖ χλανίδα καὶ χονίποδα ἔχων, Aristoph. Eccles. 848., un vieillard s’avance en petit manteau et légères sandales.
ΚΡΗΠΙΣ, ἴδος (ὁ), proprement, semelle ; d’où, chaussure à bords relevés ou bottine des soldats; d’où , les soldats mêmes dans Théocrite : Παντᾷ χρηπῖδες, Theocr. Id. XV, 6, de toutes parts des soldats.
HÉAIAON , cv (ré), poétique, semelle ou sandale : ὑπὸ ποσσὶν ἐδόσατο χαλὰ πέδιλα, Il. XXIV, 340, sous ses pieds il attacha de belles sandales.
HIEPIBAPÉE , δος (ñ), chaussure des femmes esclaves, selon Pollux, mais des élégantes , dans Aristophane : Kai τὰ μύρα yai repéapides, Aristoph. Lys. 47, et les parfums et les péribarides.
SÂNAAAON, ον (τό), SANDALE : ὑπὸ ποσσὶν ἐδήσατο σάνδαλα
κοῦφα, Hymn. in Merc. 83, il attacha sous ses pieds de légères sandales.
ZANAÂAION , ον (ré), diminutif pour la forme seulement , car Hérodote l’emploie pour une sandale démesurée : Σανδάλιόν τε αὐτοῦ πεφορημένον εὑρίσχεσθαι ἐὸν τὸ μέγαθος δίπηχυ, Herodot. 11, 91, et l’on trouva une sandale qu'il avait portée grande de deux coudées.