‹ Synonymes grecs, recueillis dans les écrivains des différents ages de la littérature grecque et expliqués d'après les grammairiens, l'étymologie et l'usage avec des exemples tirés des meilleurs auteurs grecsChapitre 87 sur 105 · Φάσγανον, ἀκινάκης, ἄορ, Κοπίς, Μάχαιρα, Elpoc · texte numérisé non relu

Φάσγανον, ἀκινάκης, ἄορ, Κοπίς, Μάχαιρα, Elpoc

ΦΑΣΓΑΝΟΝ, ov (τό), proprement , fer meurtrier, glaive, épée des guerriers homériques : Τυδείδῃ μὲν δῶχε μενεπτόλεμος Θρασυ-μήδης φάσγανον ἄμφηχες, Il. X, 256, le vaillant Thrasymède donna au fils de Tydée un glaive à deux tranchants.

ἀκινάκηΣ, εος (6), cimeterre des Orientaux : Η δὲ ἀχινάχην πάλαι παρεσχευασμένον σπασαμένη σφάττει ἑαυτήν, en, Cyr. VII, 3, 14, mais elle, ayant tiré un cimeterre préparé depuis longtemps , se lue.

ἄορ, opoç (τό), poétique, épée : Σπασσάμενος τανύηχες ἄορ, Od. X, 439, ayant tiré mon épée au long tranchant.

ΚΟΠΙΣ, idoç (#), cimeterre des Orientaux , nom grec de l’&uγάχης : ἀπεχέχοπτο γὰρ χόπιδι ὑπὸ τῶν Αἰγυπτίων, Xen. Cyr. VII, 3, 8, car clle avait été coupée d'un coup de cimeterre par les Egyptiens.

MÂAXAIPA , ας (%), espèce de grand çouteau où coutelas que les héros d’Homère portent auprès de l'épée, depuis, épée courte, sabre des cavaliers, dans Xénophon : ὡς δὲ τοὺς ἐναντίους βλάπτειν, μάχαιραν μὲν μᾶλλον à ξίφος ἐπαινοῦμεν, Xen. de re Egq. 12, 11, pour mieux frapper les ennemis, nous préférons le sabre à l'épée.

EfbOZ, εος (τό), épée longue : ἐφ᾽ ὑψηλοῦ γὰρ ὄντι τῷ ἱππεῖ χοπίδος μᾶλλον ἡ πληγὴ à ξίφους ἀρχέσει, Xen. de re Εφ. 12, 11, pour le cavalier qui frappe de haut, le sabre vaudra mieux que l'épée,

ΦΈΡΕΙΝ, porter, en général , au propre et au figuré; ferre : Kai ἦχον oi ἄνδρες φέροντες τὴν ἐπιστολήν, Xen. Cyr. 1,2, 7, εἰ les hommes vinrent apportant la lettre.

ÂTEIN, conduire, voiturer; d’où, transporter, apporter : Νῆες δ᾽ ἐκ Λήμνοιο παρέστασαν οἶνον ἄγουσαι, Îl, VIII, 467, et des’ vaisseaux arrivaïent de Lemnos apportant du υἱπ.

AÏPEIN, lever, pour transporter ; d’où, porter, apporter : Μὴ pot οἶνον ἄειρε, Il. VI, 264, ne m'apporte point de vin.

BAZTAZEIN , soulever un objet et s’assurer de son poids, soupeser ; portare : ἐπεὶ μέγα τόξον ἐθάστασε vai ide πάντη, Od. XXI, 405, après qu’il eut soulevé le grand arc et qu'il l'eut examiné de tous côtés. D'où , soulever et porter un corps lourd, un fardeau : Λᾶαν βαστάζοντα πελώριον ἀμφοτέρῃσιν, Od. XII, 594, soulevant une pierre énorme de ses deux mains.

KOMÏZEIN, porter, avee l’idée de soin, et dans le lieu où est la personne dont on parle; d’où, apporter : Προσδεήσει ἄρα ἔτι χαὶ ἄλλων οἱ ἐξ ἄλλης πόλεως αὐτῇ χομίσουσιν ὧν δεῖται, Plat. Pol. IT, 370, e, il en faudra donc encore d’autres, qui, d’une autre ville, apporteront à celle-ci ce dont elle a besoin.

TAËNAI, poétique, porter, au figuré, prendre sur soi, sup porter, endurer : ἐπεὶ οὕπω τλήσομ᾽ ἐν ὀφθαλμοῖσιν ὁρᾶσθαι.... Il. ΠῚ, 306, car Je ne supporterai jamais de voir sous mes yeux...

ΦΟΡΕΙ͂Ν, porter, se dit des habits, des armes, des parures : Γέῤῥον δὲ ἐν τῇ ἀριστερᾷ, ὃ πάντες εἰθίσμεθα φορεῖν, Xen. Cyr. IT, 1, [2., εἰ de la main gauche le bouclier que nous avons tous coutume de porter.

ΦΟΒΕΙ͂ΣΘΑΙ, au propre, étre effrayé et fuir : Rap μέσσον πεδίον φοδέοντο βόες ὥς, Il. VI, 41, et ils fuyaient au milieu de la

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plaine comme des bœufs. D'où, redouter, craindre, mais toujours en païlant d’une crainte instantanée et irréfléchie : Τὰ μὴ φοδερὰ φοθεῖσθαι, Xen. Mem. 1, 2,7, redouter ce qui n’est pas redoutable.

AEfAEIN , craindre, se dit du sentiment réfléchi et raisonné, de la crainte qui juge et prévoit le danger présent ou à venir : ἐνταῦθα μέντοι δείσαντες μὴ rai ἐνέδρα τις μείζων ὑπείη ἐπέσχον, Xen. Crr. Ι, 4, 23, là cependant, ayant craint que quelque plus grande embuscade ne füt cachée, ils s'arrétèrent.

AETAAÏÎNEIN , étre läche : ἀδικεῖν καὶ δειλαίνειν, #ristot, Eth. Ν.ΤΙ, 6, 19, étre injuste et étre lâche.

AEIMAÎNEIN, poétique, étre effrayé, avoir peur : En νοὶ χαθείατο δειμαίνοντες, H. Apoll, 404 , ils étaient assis dans le vaisseau pleins d'effroi.

OPPOAEIN (6ÿp), ionien APPQAFIN, proprement , cacher sa queue entre ses jambes , comme font certains animaux lorsqu'ils sont épouvantés ; d’où , au figuré, craindre : Τὰς συμφορὰς γὰρ τῶν χαχῶς πεπραχότων οὐ πώποθ᾽ ὕθρισ᾽ αὐτὸς ὀῤῥωδῶν παθεῖν, Eur. Fragm. Andromed.: je n'ai jamais insulté aux souffrances des malheureux, craignant de souffrir moi-même. Virgile a dit avec plus de grâce et de délicatesse : Non ignara mali miseris succurrere disco. (Æn. 1, 630.)

ΠΤΗ͂ΣΣΕΙΝ, au propre, se blottir pour se cacher; d'où, étre épouvanté : Πεπτηὼς γὰρ ἔχειτο ὑπὸ θρόνον, Θά. XXII, 362, il s'était couché en se blottissant épouvanté sous le siège.

PITEIN , frissonner d’effroi , d'horreur, étre épouvanté ?: Ὑρῶες δ᾽ ἐῤῥίγησαν, ὅπως ἴδον ὄφιν, Il. XIT, 208, les Troyens furent frappés d'horreur en voyant ce serpent. ;

TAPBEÏN, poétique, étre alarmé : Θάρσει, Δαρδανίδη Πρίαμε, φρεσί, μηδέ τι τάρθει, Il. XXIV, 171, Priam, fils de Dardanus, que ton cœur se rassure et ne soit point alarmé.

TPEÏN, rare en prose , trembler dé peur, au propre dans Homère, et au figuré dans Eschyle : Νῦν δὲ τρέω ph τελέσῃ καμψίπους ἐριννύς, Æsch. Sept. 790, maintenant je tremble que l'inévitable Érinnys ne les accomplisse.

ΤΡΈΜΕΙΝ, poétique, au figuré, redouter, craindre : Τοῦτον

Οἰδίπους πάλαι τρέμων τὸν ἄνδρ᾽ ἔφευγε μὴ χτάνοι, Soph. OEd. R. 947, jadis OEdipe s'enfuit craignant de tuer cet homme.

TETPEMAÎNEIN, fréquentatif poétique des précédents, étre tout tremblant de peur, trémbloter : Τοῦτό ut ποιεῖν τετρεμαίνειν, Aristoph. Nub, 373, cela me rend tout tremblant.

TPOMÉEIN, vieille forme poétique , trembler de peur : ἀνδρὸς ἀριστῆος τόν τε τρομέουσι χαὶ ἄλλοι, Il. XVIT, 203, d'un guerrier très-vaillant devant qui tremblent les autres. ;

ΦΡΙΣΣΕΙΝ, proprement, avoir le poil où le crin hérissé, se hérisser, frissonner de peur, d’où, au figuré, étre rempli d’effroi, avoir horreur: OÙ τέ σε πεφρίκασι, λέονθ᾽ ὡς μηχάδες αἶγες, Il. 383, qui sont remplis d'effroi à ton aspect comme les chèvres bélantes à la vue du lion.

ΧΑΡά, ἃς (#), Joie subite el momentanée à laquelle l’âme s’abandonne avec effusion : Καθάπερ ὁ Πρόδικος διηρεῖτο τὰς ἡδονὰς εἰς χαράν, καὶ τέρψιν, καὶ εὐφροσύνην, Aristot, Topic. H 2, de même que Prodicus avait divisé les plaisirs en joie, amusement et gaieté.

ΧΑΡΜΑ, ατος (τό), poétique, sujet de joie, ce qui CHARME : Δυσμενέσιν μὲν χάρμα, Il, IIT, 51, sujet de Joie pour les ennemis.

ΧΑΡΜΟΣΥΝΗ, nç (ñ), synonyme poétique , art de réjouir, de charmer : ἀγλαΐη, Θαλίητε καὶ Εὐφροσύνη πολύολβε χαρμοσύνης γενέτειραι, Orph. Hymn, 59, 4, Aglaë, Thalie et toi, bienheureuse Euphrosine , mères de la joie charmante.

ἀπόλαυσισ, εὡς (ἡ}ν jouissance d’une chose, eu égard à son usage, à son utilité, fruit, ävantage : Καὶ ξυμδαίνει ἡμῖν μηδὲν οἰχειοτέρᾳ τῇ ἀπολαύσει τὰ αὐτοῦ ἀγαθὰ γιγνόμενα καρποῦσθαι ἣ rai τά τῶν ἄλλων ἀνθρώπων, Thuc, 11. 38, et il arrive que la jouis-

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sance de tous les biens que nous recueillons ici ne nous est pus plus particulière qu'aux autres hommes.

ΓΗ͂ΘΟΣ, εος (τό), mot poétique dans les hymnes orphiques, et employé depuis par Plutarque et Lucien, joie : ἐλθέ, μάκαρ, σχιρτητά, φέρων πολὺ γῆθος ἅπασιν, Orph. Hymn. 45, 7, viens, Dieu qui présides aux danses et qui apportes la joie aux mortels.

ΓΗΘΟΣΥ͂ΝΗ, ἧς (ὁ), poétique, sentiment de joie : γέλασσε δὲ οἵ φίλον ἧτορ γηθοσύνῃ, Il. XXI, 390, et son cœur s’épanouit de joie. NF

EYOYMIA, ας (%), bonne humeur ; d'où, récréation : Τοιαύ-τας μὲν αὐτοῖς εὐθυμίας παρεῖχεν ἐπὶ τῷ δείπνῳ, Xen. Cyr. I, 3, 11, telles étaient les récréations qu’il leur donnait pendant le souper.

ΕΥ̓ΦΡΟΣΥΝΗ, ης (ä), poétique, bonne humeur, gaieté, joie qui éclate darrs une fête : ὅτ᾽ ἂν εὐφροσύνη μὲν ἔχῃ κάτα δῆμον ἅπαντα, Od. IX, 6, lorsque la joie s'est emparée de tout un peuple.

HAONÉ, ἧς (ἡ), jouissance , en général, et principalement des sens , plaisir du corps, volupté : Où γὰρ μόνον τῶν διὰ τοῦ σώματος ἡδονῶν éxpére, ἀλλὰ mal τῆς διὰ τῶν χρημάτων, Xen. Mem. 1, ὅ, 6, car non-seulement il était supérieur aux plaisirs des sens , mais même à celui que donne la richesse.

HAOZ, τος (τό), synonyme poétique de ἡδονή : Οὐδέ τι δαιτὸς ἐσθλῆς ἔσσεται ἦδος, Il. 1, 575, et nul plaisir à prendre d'un bon repas.

HAYTIAOEÏA, ας (ñ), jouissance délicieuse, volupté, en bonne-et en mauvaise part : ἔοιχε γὰρ ἡ ἐπιμέλεια αὐτῆς εἶναι ἅμα τε ἡδυπαθεία τις καὶ οἴχου αὔξησις, Xen. OEcon. V, 1, car le soin qu'on lui donne semble étre à la fois et une délicieuse jouissance et un accroissement pour la maison.

IAAPÔTHE , proc (ἡ), HILARITÉ; hilaritas : ἢ δὲ apérng καὶ τὸ εὔθυμον, Plut. Ages. 2, l'hilarité et la bonne humeur.

ΤΈΡΨΙΣ, ἕως (ὁ), de τέρπειν, plaisir qu'on éprouve à un passe-temps agréable, agrément, amusement, divertissement : ὧν χαθ' ἡμέραν ἡ τέρψις τὸ λυπηρὸν ἐχπλήσσει, Thuc..Il, 38, dont l'agrément bannit chaque jour la tristesse.

ΤΕΡΠΩΛΗ͂, ἧς (ἡ), épique, amusement, divertissement : Οἷον

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τερπωλὴν θεὸς ἤγαγεν ἐς τόδε δῶμα, Οὐ, XVII, 34, quel amusement le ciel nous envoie dans ce palais,

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