‹ Synonymes grecs, recueillis dans les écrivains des différents ages de la littérature grecque et expliqués d'après les grammairiens, l'étymologie et l'usage avec des exemples tirés des meilleurs auteurs grecsChapitre 9 sur 105 · ATON · texte numérisé non relu

ATON

ὦ tous ceux qui sont des exercices préparatoires pour la guerre. Κτῆμά τε ἐς ἀεὶ μᾶλλον ἣ ἀγώνισμα ἐς τὸ παραχρῆμα ἀχούειν ξύγχειται, Thuc. Y,22, cet ouvrage est composé pour ΕἾ ΓΘ un monument éternel et non un ouvrage d'apparat fait pour flatter un moment l'oreille.

ATANIEMOS, οὔ (6), d'æyovitouæ, action de concourir, ému lation : ΤΙολ)ὴ δὲ ἡ ἀντιτέχνησις τῶν χυδερνητῶν vai ἀγωνισμὸὴς πρὸς Sous, Thuc, VIT, 70, la plus grande émulation animait les pilotes qui luttaient à l'envi les uns des autres pour se surpasser dans leur art.

ÂTÉNISIE, eus (4), action de combattre, de concourir aux jeux ; est un de ces mots que Denys d’Halicarnasse censure dans Thucydide comme vieux et surannés ( Dion. Hal. de Thuc. V, 795): Κατὰ τὴν οὐχ ἐξουσίαν τῆς ἀγωνίσεως, προελθὼν ἐς τὸν ἀγῶνα, ἀνέδησε τὸν ἡνίοχον, Thuc. V, 50, comme il n'était pas permis de concourir, s'étant avancé dans le stade, il couronna le conducteur.

ÂTON, ὥνος (Ὁ), concours ou enceinte de spectateurs réunis pour voir les jeux : d’où , La lice, le cirque, dans Homère : Βήτην ἐς μέσσην ἀγῶνα, 1]. ΧΧΠΙ, 685, ὧν s'avancérent au milieu du cirque. Par extension, Joie on combat du cirque, jeux : Οἱ γυμγιχοὶ ἄγωνες, Lsocr. Paneg. 1, les combats, les jeux gymniques. Se dit aussi de ceux du théâtre : Μετὰ τίνων τοὺς ἀγῶνας ποιήσονται

| περὶ ἁπάντων χορῶν χαὶ χορείας, Plat. Legg. VIE, 835, b, avec quelles personnes ils entreront en concours dans toutes les espèces de chœurs et de danse. Quelquefois combat à la guerre : ἢ δοχεῖ σοι puxrpès εἶναι ὃ περὶ τῆς ψυχῆς πρὸς τοὺς πολεμίους ἀγών; Xen. Mem. 11, 12,1, est-ce qu'il vous semble peu de chose le combat où l'on disprte sa vie aux ennemis ?

ÂEOAOË, οὐ (5), poétique, d’où, par contraction, ἦθλοσ, en prose, exprime la peine qu'on prend pour remporter le prix ou l'avantage, travail, peine : ὦ γύναι! οὐ γάρ ro πάντων ἐπὶ

ΑΓΩΝ. 30 πείρατ᾽ ἀέθλων ἤλθομεν, Od. ΧΧΠΙ, 250, 6 femme! nous

n'avons pas encore atteint le terme de tous nos travaux, Toy ἄθλων τῶν Ἡρακλέους τὸ ἐς τὴν ὕδραν, Pausan. X,18,5, celui des travaux d'Hercule qui est relatif à l'hydre. D'où » princi palement, combat du cirque : ἀνὴρ πειρώμενος ἣ ἐν ἀέθλω,, ἠὲ χαὶ ἐν πολέμῳ, Il, XVI, 590 ; un homme qui emploie toute sa force dans un combat du cirque ou à la guerre. ἐν τοῖς τῆς μουσιχῆς ἄθλοις, Isocr. Paneg. 42, dans les concours de poésie et de tous ἐξ arts, Rare ment, et seulement dans l’Anthologie, combat ἃ Ja guerre : À μία μὲν μηνιθμὸν ἀχυλλέος ἔργα τε χειρὸς Éxropéac, δεχέτους 0) λέγει πολέμον, Anthol. ΙΧ, 192, Antiphil. Byz., l'une chante La colère d'Achille et les exploits d'Hector, travaux d'une guerre de dixans. ἦθλον » ὃν (τό), poétique ἄεθλον, prix du combat, au plüriel seulement comme ἄθλοι, ÂOAA , combats Jeux du cirque : Μήτηρ περιχαλλέ᾽ ἄεθλα θῆκε μέσῳ ἐν ἀγῶνι ἀριστήεσσιν ἀ yaris, Od. XIV, 58, [14] mére donna des jeux magnifiques où les pluts braves des Grecs Parurent au milieu de la lice, : vi | ἄθλημα, ατος (τό), ἀ᾽ ἀθλέω, proprement , le travailmême, exercice : ἔφη γραμματικοῦ τινος ἀχοῦσαι τὴν πάλην ἀρχαιοτέραν ἀθλημάτων πάντων ἀποφαίνοντος, Plut, Quest. sympos, 11, 4, il disait avoir entendu un grammatrien déclarer que la lutte est le.plus ancien de tous les exercices. Dans Théocrite, ce dont on sesert pour travailler, instrument , ustensile : ἐγγύθι δ᾽ αὐτοῖν Κεῖτο τὰ τοῖν χειροῖν ἀθλήματα, τοὶ χαλαθίσχοι, Theocr. XXI, 8, et, auprès d'eux reposatent les instruments de leurs travaux » les corbeilles.

ΠΆΛΗ, ὃς (%), proprement , lutte. Quelques grammairiens le font venir de πάλῃ, parce que les athlètes, après s'être frottés d'huile, se rouläient dans la poussière; mais la plupart le dérivent,avec plus deraison » de réw, parce que les deux ad- Versaires se secouaient violemment > en cherchant à se renverser : Πάλᾳ χρατέων, Pind. Οἱ. 8,37, vainqueur à la lutte,

ΠΑΔΑΙΣΜΟΣΥ͂ΝΕ 1% (à), épique, l'art de lutter : ὥσσον περιγιγνόμεθ᾽ ἄλλων πόξ τε παλαισμόσύνῃ τε, Od. NAT, 103, combien nous sUrpas Sons ἐδ autres au pugilat et à la lutte !

ΠΥΓΜΑΧΙΗ, #61 Er à coups de poing, pugilat, dans les

Le

36 ATONOGETHS.

poëles épiques : Αὐτὰρ ὁ πνγμαχίης ἀλεγεινῆς θῆχεν ἄεθλα,1]. XXTIT, 653, et il offrit des prix pour le rude pugilat. πυγμαχίης ἐν ἀγῶ-cu, Oppian. Cyn. IV, 201, dans les combats du pugilat.

TM, ἧς (%), proprement, poing ; d'où, par extension, combat à coups de poing, pugilat : Ἀγωνοθετοῦσιν Apudas πυγμῆς, Luc. ΠῚ, Amor. 5, 403 , ils sont juges du combat du pugilat.

ΠΕΝΤΑΘΛΟΝ, οὐ (ré), PENTATHLE, quénquertium , nom géné rique qui comprenait les cinq exercices où combats détaillés dans ces vers qui nous restent de Simonide : ἴσθμια χαὶ Πυθοῖ Διοφῶν ὃ Φίλωνος ἐνίχα ἅλμα, ποδωχείην, δίσχον, ἄκοντα, πάλην, S'imonid. Fragm. 69, dans les jeux Isthmiques et Pythiques Diophon, fils de Philon, a été vainqueur au saut, à la course, au disque, au Javelot, à la lutte. Où γὰρ ἦν πένταθλον ἔτ᾽, ἀλλ᾽ ἐφ᾽ ἑχάστῳ ἕργματι χεῖτο τέλος, Pind. Isthm. 1, 35, car le pentathle n'existait point encore, mais chaque exercice avait un but.

ΠΑΓΚΡΑ͂ΤΙΟΝ, ον (ré), le PancRacE , était un combat composé de la lutte et du pugilat : Ἐπεὶ γοῦν νιχήφορος ἐθούλετο τοῦ παγχρατίου γενέσθαι, Xen. Conviv. 2, 5, comme il voulait donc étre vainqueur au pancrace. ὅτι γὰρ μέμιχται τὸ παγκράτιον Entre πυγμῆς γαὶ πάλης δήλον, Plut. Sympos. quest. 2, probl, 4, il est évident que le pancrace est composé du pugilat et de la lutte.

AMIAAA » ἧς (4), de ἅμα et Ün, effort pour disputer le prix ou pour l'emporter sur quelqu'un, certamen, combat particulier, concurrence de deux rivaux : ἰσχύος ἀνδρῶν aude, Pind, Ne. IX, 27, combats où les hommes rivalisent de force. Au figuré, débat, dispute , rivalité, émulation, lutte, concurrence, même entre amis: ἅμιλλα ἀρετῆς, Plat. Legg. V,731, b, combat de vertu.

ΜάχΗ, Ὡς (%), combat de près , engagement à la guerre, mélée, bataille, rencontre de deux armées ou de deux guerriers sur le champ de bataille, prelium. Voy. Méyr.

Ayoväpyns.

ἈΓΩΝΟΘΈΤΗΣ, ον (8), qui institue un combat où un concours ,

. | ATONOGETHE. 37

Ἐν NÉ Juge d’untoncours ou d’un combat, parce que dans l'origine celui qui l'avait institué en était mhfrelle ment le juge; Hérodote l'emploie en parlant des jeux olympiques : Εξαναστήσας τοὺς ἀγωνοθέτας, αὐτὸς τὸν à ἐν Ox υβπίη ἀγῶνα ἔθηχς, Herod. 127 ὁ chassé lexjuges des Éléens il présida lui-même aux jeus à Olympe. Plus tard à Athènes c'était le nom d’un magistrat élu dans'chaque tribu pour présider aux jeux de toute espèce ; il parait qu'unede leurs attributions était encore de faire pratlamer les couronnes äccordées aux citoyens qui avaient rendu quelque- service éclatant au pays, Comme on le voit dans le dééret cité par” Démosthènés : Τῆς δὲ ἀναγορεύσεως τοῦ στεφάνδυ ἐπιμεληθῆναι τὴν πρντανεύουσαν φυλὴν, χαὶ τὸν ἀγωνοθέτην, Demosth. Cor.253, et que. la tribu er exercice et l'agonothèté. aient soin

de faire proclamer la couronne.

ÂGAOBÉTUE,. ὅν (6); proprement, qui institue des jeux ou “des pit éndbrhËre, ποτ d’un magistrat athénien. Suivant Pellux (111,93, les athlothètes étaient dix, un par tribu. Ces magistrats exerçaient pendant quatre ans leurs fonctions, qui consistaïent à diriger les Panathénées, les concours de musique, les combats et les courses du stade. Suivant le scholiaste d’Aristophane ( Vub. 57), les athlothètes étaient spécialement chargés de l'inspection des jeux et concours, sous l’autorité des démarques ou chefs des tribus, qui réglaient et inspectaient les pompes et cérémonies des Pänälhénées. Mais ce qui prouverait que cette magistrature avait plus d'importance que ne lui en donne le scholiaste, c'est un passage de Démosthène où les athlothètes sont nommés avéc les archontes : Τί δὲ ἂν ἄλλη τις ἀρχὴ καθιστῇ εἰς λειτουργίαν οἷον ἄρχων, βασιλεύς, ἀθλοθέται, τί σημεῖον ἔσται πότερον χαθιστᾶσιν; Dem. 997, ὃ, mais quoi, si quelque autre magistrat comme archonte , archonte roi, athlothètes , nous choësit pour une charge publique quelle marque fera connaïtre lequel des deux ils ont choisi ? Plusieurs grammairiens ont voulu établir une distinction entre les aganothètes et les athlothètes : les premiers, selon eux, élaient les juges des jeux scéniques, et Les autres étaient les juges des jeux gymniques ou du cirque. Cette différence est contredite par les auteurs ; mais tout ce qu'on peut conjecturer

d’après le peu de passages qui nous restent pour fixer les nuances certaines de ces deux mots, c’est que le mot ἀγωνοθέτης, qui est le plus ancien, ἃ un sens plus général et s'est employé de tout temps en parlant de tous les jeux qui se célébraïent dans toute la Grèce; tandis αι’ ἀθλοθέτης paraît être de formation plus mo— derne et avoir été employé spécialement par les Attiques à l’occasion de leurs fêtes particulières et des jeux qu'on y célébrait, ÉAAANOAÏÎKHE, ou (6), de ἕλλην, diem, WELLANODICE, noïh spécial des magistrats Éléens qui présidaient aux jeux olympiques. 1ls étaient ainsi nommés parce qu’ils jugeaient les différends qui s’élevaient entre les athlètes et autres concurrents. Ils présidaient aux jeux revêlus d’ünc robe de pourpre : Εἴς ἀπὸ φυλῆς Exdotns ἐγένετο ξ)λλανοδίχης, Pausan. V, Get 9, il y eut un hellanodice de chaque tribu. Suivant Pausanias, sous le titre d’hellanodice , Iphitus fut d'abord le seul qui présida aux jeux olympiques. Dans la 50° olÿmpiade on confia ce soin à deux juges tirés au sort parmi les Éléens. Dans la 25° olympiade on créa neuf hellanodices : trois avaient l'inspection de la course des chevaux, trois autres celle du pentathle, et les autres celle des autres combats. Deux olympiades après on établit un dixième juge. Dans Ta 103° olympiade les tribus étaient au nombre de douze et il y eut un hellanodice par tribu. Les Éléens, ayant alors été vaincus par les Arcadiens et réduits à dix tribus, les hellanodices ne dépassèrent plus ce nombre. Dans ce passage Pausanius se Sert alternativement ἀγωνοθέτης et d'40)00ërns pour désigner les hellanodices. ‘ PABAOŸ XOS (ὁ, #), qui porte une verge ou baguette , appariteur, sergent à verge, nom de plusieurs officiers subalternes chargés de la police du stade , et ainsi nommés parce qu'ils portaient une baguelle : Λεέχας ὃ ἀρκεσιλάου Λαχεδαιμόνιος ἐν τῷ ἀγῶνι ὑπὸ τῶν ῥαδούχων πληγὰς ἔλαθεν, Thuc. V, 50, Lichas , Lacédémonien, fils d'Arcésilas, reçut des coups de baguette des inspecteurs dans le cirque. Ws étaient aussi chargés de la police du théâtre à Athènes : Χρῆν μὲν τύπτειν τοὺς ῥαθδούχους, εἴ τις χωμῳ-δοποιητὴς αὑτὸν ἐπήνει πρὸς τὸ θέατρον παραβὰς ἐν ἀναπαίστοις, Aristoph. Pac. 734, les inspecteurs devaient frapper le poète

ATQNOGETHE. 39

comique qui, se tournant vers les spectateurs, venait se louer lui-même en vers anapestiques. On voit d'après ces passages que les ῥαδδοῦχοι n'étaient point présidents des jeux comme le dit M. Ast (πώ. Platon., voc. pañd.). Dans Plutarque, dicteur à Rome : Τὸ δὲ δῆσαι Λατῖνοι πάλαι μὲνλιγᾶρε, νῦν δὲ ἀλλιγᾶρε καλοῦσιν" ὅθεν οἵ τε ῥαθδοῦχοι λιχτώρεις al τε ῥάδδοι βάχυλα χαλοῦνται διὰ τὸ χρῆσθαι τότε βαχτηρίαις, Plut. Rom. 26, pour lier les Latins disaient autrefois Vigare et maintenant ils disent alligare ; de là les porteurs de verges s'appellent lictores et les verges baculx, parce qu'on se servait alors de bätons.

ΑἰΣΥΝΝΗ͂ΤΑΙ, ὧν (oi), espèce de magistrals, dans l'Odyssée, inspecteurs , ordonnateurs des jeux élus parmi le peuple: Αἰσυμνῆται δὲ χριτοὶ ἐννέα πάντες ἀνέσταν δήμιοι, οἱ 247 ἀγῶνας ἐπρησδεσχον ἕχαστα, Od. NIIT, 258, et neuf ordoniateurs pablies choisis se levèrent et féglrent tout pour les Jeux.

ÂAŸTHE, οὐ (6), était chez les Éléens le méme officier chargé de la police des jeux olympiques qu’on nomifiait ῥάβδου-χος dans le reste de la Grèce. Le chef de ces officiers s'appelait AAYTÂPXHE, ov (δ) : ὁ ἀλυτάρχης, οἴμαι, ἢ τῶν β)λανοδικῶν αὑτῶν εἴς, Luc. Hermot. 40, l'alutarque, je pense, ou un des hellanodices mémes.

BPABEYTHE , οὔ, et ΒΡΑΒΕΥ͂Σ, ἐως (6), le grand Étymologique fait venir ce mot de ῥάδδος, parce que les juges portaient une baguette, ῥαῤδοῦχοι, juge des combats du cirque, suivant Pollux : ἄθλων ἐπιστάτας καὶ βραδέας, Plat. Legy. XI ,949 , a, des présidents et des juges des jeur. Au figuré, juge, arbitre : Boaθευτὴν ἑλέσθαι τῶν λόγων, Plat. Prot. 338, b, choisir un arbitre des discours, Toÿ duxæiou βραθευτῆς ἐστιν ὁ δικαστὴς, Arist. Rhet. 1, 56, le juge est l'arbitre du juste.

ÀTONÂPXHE > 00 (δ), président ou Jug re des Jeux, paie daus Sophocle : Kai τἀμὰ τεύχη μήτ᾽ ἀγωνάώρχαι τινὲς θήσουσ᾽ Â χαιοῖς, Soph. Ajac. 969 , et aucuns presidents de jeux ne donneront mes armes pour prix aux Grecs.

40 AFIAEIN.

, LA 28. Λείδειν, Adew, Γηρύειν, Κελαδεῖν, Aryaivew, Διγυρίζειν, Μέλπειν, Μελίζεσθαι, Μολπάζειν, Yuveiv, YOciv, Wade.

AEÏAEIN , forme ancienne restée chez les poëtes; d'où, par contraction, ÂAEIN, chez les Attiques; proprement souffler ; d’où , chanter un air, une chanson : Καλὸν ἀείδοντες παιήονα χοῦροι ἀχαιῶν, IL. 1, 473, les Jeunes Achéens chantant un beau péan. D'où, avec un régime de personne, chanter, célébrer ἄδοντες ἕπεσθε τὰν Διὸς οὐρανίαν ἄρτεμιν , Eur. Hippol, 53, suivez en chantant Diane , fille céleste de Jupiter.

CHPYEIN , de γέρυς, proprement, parler à haute voix; d’où, eu style lyrique, raconter, chanter, dans Pindare sous la forme dorienne 2 Εἰ δ᾽ ἄεθλα γαρῦεν ἔλδεαι, φίλον ἧτορ, Pind. Olymp. 1, 9, Mais, ὁ mon génie, si tu veux chanter les combats.

KREAAAENN , résonner, dans Homère, en parlant du bruit des flots + Πὰρ ποταμὸν χελάδοντα, IL ΧΥ͂ΠΙ, 576, prés d'un fleuve murmurant. D'où, faire retentir des cris, des acclamations : ὡς Éxτωρ ἀγόρεν᾽" ἐπὶ δὲ Ὑρῶες χελάδησαν, Îl. VIII, 542, ainsi μανία Hector et les Troyens répondirent par leurs ucclaumations. Dans la poésie lyrique, célébrer : Τίνα θεόν, τίν᾽ ἥρωα, τίνα δ᾽ ἄνδρα χελαδήσομεν; Pind. Olymp. 11. 2, quel dieu, quel héros, quel guerrier célébrerons-nous? Passage imité par Horace : quem vérum aut heroa lyra vel acri tibia sumes celebrare? Οὐ. X, 12, 1. Δήμητρα θεὰν ἐπιχοσμοῦντες ζαθέοις μολπαῖς χελαδεῖτε, Aristoph. Ran. 382, vous ferez: résonner des chants divins en l'honneur de la déesse Cybèle.

AITAÏÎNEIN (λε)ύς}» proprement, crier d'une voix sonore : Ki pvass δ᾽ ἔλέγσινον au ἠοῖ φαινομενήφιν, 1]. XI, 685, les hérauts criaient avec l'aurore naissante. Das les poëtes alexandrins, chanter : Χρυσέῃ φόρμιγγι λιγαίνων, Apoll. Rhod. Argon. 1, 740, faisant entendre des accents mélodieux sur la lyre d'or. Avec un nom de personne, célébrer : Καὶ βώτας ἐλίγαινε, nai ἀείδων ἐνόμενε, Mosch. Id, NII, 82 ,et il célébrait les Louviers, et il fuisait μαϊίτα son troupeau en chantant.

AITYPIZEIN (λιγνρός), synonyme très-rare du précédent dans Lucien : Τοὺς ἐργάτας λιγυρίζοντας τὴν θερινὴν ὠδὴν, Luc. Lexiphan. 9, des ouvriers chantant la chanson d'été.

MÉAIIEIN , de μέλος εἰπεῖν, chanter des vers ou des hymnes en l'honneur des dieux en chœur et avec des danses : Μέλποντες ξχάεργον» JL, 474, chantant Apollon qui atteint de loin. ὅπου res τήχοντα χορᾶν τῶν Νυηρήδων χοροὶ μέλπουσιν ἐγχύχλιοι, Eur. Iph. Taur. 498 , où les chœurs de cinquante Jeunes Néréides forment des rondes en chantant. Καλὸς γ᾽ ὃ παιάν, μέλπε μοι τόνδ᾽, ὦ Κύχλωψ,, Eur. Cycl. 664, ce péan est bien beau, chante-le mot, ὅ Ογείορε. Dans Euripide on trouve plus souvent la forme moyenne , MÉA- ΠΕΣΘΑΙ : Πολλαὶ δ᾽ ἀν᾽ ἐλλάνων ἀγόρονς στοναχὰς μέλπουτο δυστάνων τεχέων ἄλοχοι, Eur. Androm. 1038 , et beaucoup de femmes troyennes poussaïent des gémissements au milieu des Grecs sur leurs malheureux enfants. Ξ

MEAÏZEIN et ΜΕΛΙΖΕΣΘΑΙ (μέλος), moduler, chanter, dans Eschyle, prédire , parce que les oracles se rendaient en vers : Kai τίς σε τίθησι δαίμων ὑπερθαρὴς ἐμπιτνῶν μελίζειν πάθη γοερὰ θανατογόρα, Æsch. Agam. 1185, et quel dieu puissant te presse et te pousse à chanter des maux déplorables et funestes ? À πίτυς, αἰπόλε, τήνα ἁ ποτὶ ταῖς παγαῖσι μελίσδεται, Theocr. Id. 1, 1, ce pin, ὅ chevrier, qui murmure sur de bord des fontaines.

Μολπάζειν (por) , poétique : Τὴν Σώτειραν “ενναίως τῇ φωνὴ μολπάζων, Aristoph. Ran. 378, chantant d'une voix forte la déesse préservatrice.

YMNEIÏN , de ὕμνος, chanter un hymne, célébrer dans des hymnes : ἀπόλλωνα ὑμνέων ἀργυρότοξον, Hom, Hymn. in Apoll. 178, célébrant Apollon à l'arc d'argent.

YAEÏN , forme qu’on ne trouve que dans les poëtes alexandrins pour ἄδειν , chanter : Καὶ τὰ μὲν ὡς ὑδέονται, Apoll. Κλ. 11,598, c'est ainsi que se chantent ces faits.

ΨΆΛΛΕΙΝ (Ÿäw), psallere, proprement, toucher la corde d’un arc ou d’un instrument de musique : Πῆλτας θ᾽ ὅσοι πάλλουσι, xœi τόξων χερὶ ψάλλουσι νευράς, Eur. Bacch. 783, tous ceux qui agttent des boucliers et dont lu main tire les cordes des arcs. D'où, jouer d’un instrument à corde : Οὐχ αἰσχύνη χαλῶς οὕτω

42 AAEA®DOS,

ψάλλων; ἀρκεῖ γὰρ ὧν βασιλεὺς ἀκροᾶσθαι ψαλλόντων σχολάζη, Plut. Pericl. 1, n'as-tu pas honte de jouer si bien ? car il suffit qu'un roi reste tranquille en écoutant ceux qui jouent des instruments. Dans le Nouveau Testament , chanter en touchant les cordes, en s’accompagnant sur un instrument à cordes, psa/modier : Kai τῷ ὀνόματί σον ψαλῶ, Rom. XV, 9, et Je chanterai des cantiques à

ton nom.

29. Adeode, Κασίγνητος; Κάσις, Αὐτοχασίγνητος , Αὔθαι - “ ε μος» Αὐθαίμων; Ομαιμος, Ὀμαίμων, Σύναιμος , Συνομαΐ-

£ , , uv, Ouoyevérop, Γνωτός, Σύγγονος.

ΑΔΕΛΦΟΣ, οὔ (δ), et, sous la forme épique, ἀδελφεός ct ἀδελ φειός, de & et δελφύς, répond exactement au français utérin ; d’où, spécialement, frère utérin : ἀδελφὼ ματρὸς x μιᾶς, Eur. Iph. T. 497, deux frères d'une même mère. En général, frère, dans toute l’étendue de signification du mot français, et sans désignation plus spéciale, Homère l’emploie pour frère naturel consanguin : ὁ μὲν νόθος υἱὸς Οὐλῆος θείοιο ἔσχε Μέδων, Αἴαντος ἀδελφεός, IL. ΧῚΠ, 694, celui-ci, fils bätard du divin Oilée, était Médon , frère d'Ajax. Ordinairement, comme en francais, avec le mot frère, l'espèce est déterminée par les adjectifs γνήσιος, légiεἴην ; ouorérotnç, du même père , en poésie , ὅπατρος; ὁμόμήτριος, de la méme mère : ὃς καὶ τοῦ ὁμομητρίου nai ὁμοπατρίον ἀδελφοῦ χαὶ τεθνηκότος ἤδη ἀποτεμὼν τὴν χεφαλὴν καὶ τὴν χεῖρα ἀνεσταύρωσεν, Xen. An. WT, 1,12, qui a fait couper la téte et La main de son frère de père et de mère, même après sa mort ; et les a fait exposer sur un pieu.

ΚΑΣΙΓΝΗΤΟΣ, ον (6), de χάσις et γενητός, proprement, frère germain; c’est le titre qu'Agameminon donne à Ménélas dans Homère : Φίδς χασίγνητε, θάνατόν νυ τοῖ ὄρχι᾽ ἔταμνον, Il. IV, 155, cher frère, en concluant ce traité j'ai causé ta mort, Eu poésie comme ἀδελφός, frère utérin : Tpëig τε χασιγνήτους τούς μοι μία γείνατο μήτηρ, ΠΟΝΙΝ,, 293, ct trois frères que m'a donnés une seule mère. Kai οἱ Τεῦχρος ἅμ᾽ ἧς κασίγνητος χαὶ ὅπατρος, Il. ΧΙ, 371, et avec lui était Teucer, son frere de pére et de mère.

ΚΑ͂ΣΙΣ (6, 4), forme simple, ne se trouve pas dans Homère, mais seulement dans les tragiques et dans Lycophron : @ πάτερ, ὦ πόλις, ὧν ἀπενάσηην αἰσχρῶς τὸν ἐμὸν χτείνασα χάσιν, Eur. Med, 169, δ mon père, ὅ patrie, dont j'ai été honteusement chassée après avoir tué mon frère.

ΑΥ̓ΤΟΚΑΣΙΓΝΗΤΟΣ (®), propre frère, dans Homère : Αὐτοχα-σίγνητος μεγαθύμου Πρωτεσιλάον, 11. 11, 706, propre frère du magnanime Protésilas.

AYOAÏMAN , ονος (6,4), el ΑΥ̓́ΘΑΙΝΟΣ (ὁ, 4), du même Sang y consanguin , formes poétiques : ὦ Διὸς αὐθαίμων, ὦ ηλυχὺς Αἴδας, Soph. Trach. 1041, ὅ frère de Jupiter, 6 doux Pluton. Πανὶ τάδ᾽ αὔθαιμοι τρισποὶ θέσαν ἄρμενα, Antipat. Anthol. VX, 14, trois frères ont consacré à Pan ces instruments,

OMAIMOE et OMAÏMON (5, ñ) (ὁμός, αἴμα), du méme sang, consanguin ; d’où, frère, sœur, dans les poëtes tragiques : ἔρημον πατρῷον ἔλιπες δόμον, φυγὰς ἀποσταλεὶς ὁμαίμου λώδᾳ, Eur. Phœn. 318, tu as laissé solitaire Le palais paternel, forcé de t'exiler par l'injure de ton frère. Σὺ τ᾽, ὦ τάλαιν᾽ Guœus, Διονύσου δάμαρ, Eur. Hipp. 329, et toi, δ᾽ malheureuse sœur, épouse de Bacchus. osts δὲ κἀμὲ τοὺς ὁμαίμονας δόχει, Eur. Iph. Taur. 1402, songe que moi aussi j'aime mes frères.

ΣΥΝΑΙΜΟΣ (6, %), proprement, consanguin; d'où, frere, dans les poëtes modernes : Soi τάδε, Πὰν θηρευτά, ἀνηρτήσαντο σύναιμοι δίχτνα, Zosim. Anthol. 11, 452, à toi, Pan dieu chasseur, deux frères ont consacré ces filets.

EYNOMAÏÎMON, ονὸς (6, ἡ). forme synonyme plus ancienne ne se trouve que dans Eschyle : Στένουσα τὰν σὰν ξυνομαιμόνων τε τιμάν, Æsch. Prom. 417, déplorant tes honneurs et ceux de tes

frères.

OMOTENÉTOP, opos (ὃ), d'oués et γένος, de méme race : Ave μώχεος εἴθς δρόμον νεφέλας ποσὶν ἐξανύσαιμι δι᾿ αἰθέρος πρὸς ἐμὸν ὁμοyeéropa, Eur. Phœn. 168, puissé-je, achevant dans les airs la course rapide de la nuc poussée par les vents, aller jusqu'à mon frére.

ΓΝΩΤΟΣ, γνωτὴν proprement , connu; d’où, parent , et particuliérement frère, sœur, dans Homère : Οὐδὲ νυ τόνγε γνωτοῖ τε

4 AAHS.

prorai τε πυρὸς λελάχωσι θανόντα, Il. XV, 350, εἰ ni ses frères

ni ses sœurs ne rendront à son corps les honneurs du bücher. ΣΥΓΓΌΝΟΣ (ὃ, %), de méme race, et, dans les poëtes, frère +

Κλάω σύγγονον, ὃν ἔλιπον ἐπιμαστίδιον ἔτι βρέφος, Eur. ph. Taur.

280, )6 pleure un frère que j'ai luissé encore enfant ἃ la ma-

melle.

30. Ans, Αἴδης, Διδωνεύς, Πλούτων, Τάρταρος, Ἐρεξος» Evspor, ζόφος, Ἠλύσιον πεδίον.

À AHE, οὐ (6), et poctique, ÂTAHE, maDÈs ou Aïnës, liltéralement, l'invisible, le dicu invisible, un des surnoms de PLurox, dieu des enfers : Τρεῖς γάρ τ᾽ ἐχ Κρόνον εἰμὲν ἀδελφεοΐ, οὺς τέκετο ῥέα Ζεὺς χαὶ ἐγώ, τρίτατος δ᾽ Αίδης ἐνέροισιν ἀνάσσων, IL XV, 187, car nous sommes trois frères que Rhéa enfunta de Saturne, Jupiter et moi, et le troisième , Hades, qui commande aux enfers. Homère lui donne encore le nom d'A ΔΩΝΕΥ͂Σ : Εδδεισεν δ᾽ ὑπένερθεν ἄναξ ἐνέρων Αἰϊδωνεύς, Il XX, ΘΙ, Aidonée , roi des morts, trembla sous terre.

Dans les prosateurs atliques , ÂAHE τὸ δὲ ἄδης, οἱ πολλοὶ μέν μοι δοκοῦσιν ὑπολαμδάνειν τὸ dada προζειρῆσθαι τῷ ὀνόματι τούτῳ, χαὶ φοβούμενοι τὸ ὄνομα Τιλούτωνα χαλοῦσιν αὑτόν, Plat. Cratyl. 403, a, quant ἃ Hadès je crois que la plupert l'entendent dans le sens d'invisible, et que c’est pour éviter cette dénomination sinistre qu'ils préférent celle de Pluton. Les locutions elliptiques. εἰς ou εἰν ἀΐδαο, εἰς ou ἐν δου, dans le palais d'Hadès, chez Pluton ou dans l'enfer, sont très-connues el lrès-usitées dans les poëles et dans les prosateurs : Εὗτέ μὲν εἰς Àïdao πυλάρταο προὔπεμψεν, Il. VIT, 369, lorsqu'il Le précipita dans le palais οἱ bien fermé d'Hadés. Τοὺς δὲ ἀνοσίους χαὶ ἀδίχους εἰς πηλόν τινὰ χατορύττουσιν ἐν Ado, χαὶ χοσχένῳ ὕδωρ ἀναγκάζουσι φέρειν, Plat. Rep. 11, 363, d, ils enfoncent les impies et les méchants duns un bowubier chez Hadés, et les forcent à porter de l'eau duns un crible.

HAOŸTON, wvos (Ὁ), Piurox, nom dont Platon donne ainsi l'étymologie : Τὸ δὲ Πλούτωνος, τοῦτο μὲν χατὰ τὴν τοῦ πλούτου

δόσιν, ὅτι ἐκ τῆς γῆς κάτωθεν ἀνίεται ὃ πλοῦτος ἐπωνομάσθη, Plat,

Cratyl. 403,a, ce surnom de Pluton vient du don de Plutus, parce que c'est du sein de La terre que sort La richesse,

ΤΑΡΤΑΡΟΣ, οὐ (ὁ), le Tanrare, dont Homère donne la description : ἢ μὲν ἑλὼν ῥίψω ἐς Τάρταρον ἠερύεντα τῆλε μάλ᾽, ἦχι βάθιστον ὑπὸ χθονός ἐστι βέρεθρον "ἔνθα σιδήρειαί τε πύλαι χαὶ χάλκεος οὐδὸς τόσσον ἔνερθ᾽ ἀΐδεω, ὅσον οὐρανός ἐστ᾽ ἀπὸ γαίης, Il. VIN, 13-16, où , le saisissant , je le lanceraï dans le ténébreux Tartare bien loin, où sous terre est un gouffre très-profond. Là sont des portes de Jer et un seuil d'atrain, aussi éloigné au-dessous d'Hadès que le ciel est éloigné de la terre.

ÉPEBOZ, 0 (τό), suivant Bochard vient de l’hébreu EREs, noir ; suivant les Grecs d’épz; V'Énëèse ; dans Homère, endroit ténébreux situé entre le monde supérieur et les enfers. C'était, pour ainsi dire, le vestibule du palais de Pluton; c’était la demeure du chien Cerbère : ἐξ ἐρέθευς ἄξοντα κύνα στυγεροῦ Αἴδαο, IL VIII, 368. devant ramener de l'Érèbe le chien de l'horrible Hadés. Y’Érèbe a été personnifié par les poëtes : Hésiode lui donne pour père le Chaos : Ex Χάεος δ᾽ ἔρεθός τε μέλαινά τε Νὺξ ἐγένοντο, Hesiod, Theog. 193, du Chaos ἱ Érèbe et La noire nuit naquirent.

ÉNEPOI, ὧν (oi), de ἐν et pa, ceux qui sont en où sous terre, des morts, inferi; d'où, les enfers ou l'enfer : ἄναξ ἐνέρων Αἰδωνεύς, Π. XX, 61, Aidonée, roi des morts ou des enfers.

ZÔPOE, οὐ (6), obscurité, et, spécialement, les ténèbres de l'empire de Pluton, dans Homère : À dns δ᾽ Days ζόφον ἠερόεντα, II XV, 191, Hanës eut en partage les ténèbres.

HAYZSION HEAÏON, d’?):59w, plaine ély sienne, champs Élysées, gu’Homère place à l’extrémité de la terre : Adé σ᾽ ἐς Ἠλύσιον πεδίον χαὶ πείρατα γαΐης ἀθάνατοι πέμψουσιν, ὅθι ξανθὸς ῥαδάμανθυς, Od. IV, 563, mais les immortels l’enverront dans les champs Élysées aux extrémités de la terre où est Le blond Rhadamanthe.

ΑΔΙΚΙίΑ,, ας (ἡ), injustice, qualité de ee qui est coutraire à la justice : Τίς γάρ ἐστι νόμος τοσαύτης ἀδιχίας μεστός, Dem. de Cor. 33, Est-il en effet une loi pleine de tant d'injustice ἢ

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