‹ Syntaxe du verbe dans la Chronique normandeChapitre 13 sur 37 · Dans les propositions relatives · texte numérisé non relu

Dans les propositions relatives

Dans les propositions relatives après \\n superlatif, l'ancien français mettait sou- 'vent- le verbe à l'indicatif. Ainsi C'hrestien de Troyes par exemple qui met régulièr- ■ement l'indicatif après le premier. Jusque dans le XYII:e siècle, on rencontre assez souvent l'indicatif dans les propositions relatives oîi le fiançais de nos jours mettrait le subjonctif. M. Thomas Corneille, voir Yaugelas, Remarques sur la latiguc française t. II p. 94, dit: On met aussi le verhc au subjonctif plustost qu'a l'indicatif, quand un •comparatif la précède, et il me semble qu'il est mieux de dire, la meilleure raison que vous jruissiez me donner que vous pouvez me donner.

Dans notre texte nous n'avons trouvé qu'une seule proposition relative après un superlatif et alors avec le verbe à lindicatif. Ex. p. 13 les meilleurs richesses que trouver il: pou voient.

Remarque. Dans le français moderne, on met l'indicatif si l'on veut énoncer un fait positif et formel, le subjonctif, si l'on veut énoncer un simple jugement soumis à doute ou à contestation. Ex : Ind. : C'est peut-être la seule chose que l'argent seul ne peut j^^'s faire. Subj.: Trajan, le iirince le plus accompli dont l'histoire ait jamais jparlé.

*) Cir. aussi M. Gaston Paris, R. Il p. 286.

4. Dans les propositions suhordonnc'es formées j)ar les conjondions et les locutions

conjonctives.

a). 2^^'^P'^^^^^^''^ finales.

Afin que: Ex. p. 58 manda bataille an duc de Normendie et en la fiance des detant nonimc:. afin que il le petd desconfire.

Pourquoi. Ex.: p. 12 le roy de France lui avoit envoyé un présent par Jaque de Saint J'ol pourquoy point il ne se nwuvroit.

Remarque. On trouve aussi plus tard Tindicatif après pourquoi dans le français, notamment chez Monluc, voir M. IJingenson p. 50.

b). propositions concessives.

Combien que. Ex.: Combien que il ne fut pas présentement déclairé au peuple.

c). propositions hypothétiques.

Par condicion que. Ex.: p. 12 que trieves furent donées 2)ar condicion que le roy Phelippe et le roy d' Angleterre et le comte de Flandres mistrent leurs faiz en V ordonnance

du pape Boniface. et par condicion que les trieves durantes le roy Phelippe

aurait possession de la ville de Bruges.

Le premier verbe est au passé défini et le second au conditionnel.

Remarque. Dans le français moderne on met tantôt le verbe à l'indicatif, tantôt au subjonctif: ii condition quil viendra ou à condition qu'il i;ïenne; voir les grammaires.

]3. Subjonctif.

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