III. Sidijonctif dans les propositions relatives
Les propositions relatives avec le verbe au subjonctif n'offrent pas beaucop d'intéiêt dans la clironique normande. Nous les trouvons presque exclusivement après des mots avec un sens négatif: nul, rien etc. Ex.: p. 21 je ne vouhlroijs faire au roy cJiose qui lui desjtleu.tt. p. 195 et ne trouvèrent nulz ([ui les comJ)atist.
Le démonstratif, c'est à dire le mot déterminé par la proposition relative, peut frtre omis. Par exenq>le [i. 149 mais il ne trouva en ce royage qui le comtiatist. p. 185 et ne fut onques qui bataille leur Hvrast. p. 171 ne le casfai n'estait jias en place où il le peust combattre (r^. e-^toit en nulle place, cfr. l'exemple p. 21 j)lus haut.)
Dans l'exemple suivant, p. 31 jusques à ce ([u'il cust un pappe par qui l'arcevewhic feusl ordonnée, c'est probablement le subjonctif de la première proposition qui a entraîné celui de la seconde. (Jela arrive parfois aussi dans le français moderne, par exemi>le: je me réjoui-'< (jue ce soit vous qui l'ayez fuit.
Dans l'exemple p. 169 et ne demoura forteresse nulle au roy de Navarre ne à la royne, Blanche, un suer, entre — — —, qui ne feu.ssent toutes en la main du régent, il y a une confusion de deux propositions: l'une, demoura forteresse nulle qui ne feust
en la viain — — — et l'autre, et ne demoura forteresse nulle que ne f'eusscnt (toutes) — — — . Pour la dernière construction, qui n'était pas rare dans l'ancien français, voir M. Bischoff p. 85, Hfi.
Dans un exemple p. 161, Mais la venue estait estroite entre les II ostz et engrant desavcntaige pour cellui des H osfr (jui cust voulu courre seurc h l'autre, le subjonctif dépend de ce (pie la proposition relative en réalité est une proposition hypothétiiiue. On rencontre parfois ce subjonctif dans le français moderne; par exemple: quiconque m'eût l'u alora eiit cru que J'étais malade.
I^^ Subjonctif Ojm-s les conjonctions.
a). Dans les propositions temporelles.
Après avant que.
Ex. p. 30 puis dist B. que tout rauroit oui tout perdrait avant qu'il feist liommaige au roy pp. 59, 129, 143, 150, 194, 200.
Tant que.
Ex. p. 7 et les i/ndrent tant que les gens de pie eussent cueillie la bueé et portée à Lille pp. 113, 136.
Jusques à ce que.
Ex.: p. 21 et les deroit le roy tenir jusques à ce que il: eussent baillie; p. 31.
Jusques à tant que.
Ex.: p. 134 jamais n'y enterrait jusques à tant que le prevost des marchans feu-ft en vie; p. 152.
b). Dans les propositions finales.
Après afin que.
Ex.: p. 74 afin que Hz ne la pcusscnt grever ne dommager: p. 85.
Par quoy.
Ex.: p. 42 — — fenist ses gens paisibles a son pouvoir, par quoy Hz ne métissent point de guerre contre lui: pp. 43, 84.
Pour ce que.
Ex.: p. 6 faisaient le guet, pour ce que ceulz de dedans ne feis.sent aucune saillie.
Que.
Ex.: p. 127 pour detraindre la ville de Paris que vivres ne marchandise n'y p eussent entrer.
c). Dans les propositions concessives.
Après combien que.
Ex : p. 70 et se recueilli suuvement combien que il feu-st de mont près suivt/: pp. 98, 189.
d). Dans les propositions exclusives.
Après san^ que.
Ex.: p. 153 sans que jamais pour lui ne pour son fait y refournas.<ient — — — et sans que Hz coustassent rien au roy.
e). Dans les jirapositions conditionnelles.
Après par condicion que.
Ex.: p. 27 par condicion que tous prisonniers feussent délivrez. Par cy que.
Ex.: p. 48 Toutesvoies fut prins rcspit trois ans par cy que Flamans feussent absoulz du saint père.
Par iraitié que.
Ex.: p. 158 par iraitié que ils s'en peussent aler.
f) Dans l'-s propositions consécutives. Après que.
Ex.: p. 85 ^fa^s pour ce ne furent Flamens assearez que Hz ne le feissent garder. Remarque. Après les conjonctions afin que, par quoi, par condicion que et combien que nous trouvons aussi l'indicatif, voir plus haut p. 22.