Chapitre VII
Sur l'emploi des verbes auxilaires.
• iuant à l'emploi des verbes auxilaires, notre texte ne diffère i)as beaucoup du français moderne.
Passer prend le plus souvent estre. Nous n'en avons «pie deux exemples avec avoir pp. 79, 199.
Faillir: avoir p. 194; estre p. 24 quant trieves furent faillies.
Saillir: estre; p. 55 quant les Bretons qui estaient sa'iUiz hors: p. 73 car on dist h Phelijipe de Bourgogne que les Anglais estaient sailliz sur le for/is. Beculcr: estre; p. 56 Là furent Anglais reculez.
Remarque. Il y avait plusieurs verbes dans l'ancien français qui pouvaient 8"eiii))loyf;r comme verbes réfléchis et le pronom réfléchi |)0uvait être omis aux temps composés.
JJemourer: avoir, p. 200 ne plus nalendoient le secours, pour ce que tant avait dcmourc; estre, p. 198 grant foison de ses gens qui demourez i estaient.
Dans deux propositions coordinnées avec les pn'dicats au temps passé, on pouvait omettre liin des verbes anxilaires, même si les verbes se consTuisaient avec des auxilairts diffi rcnts: Ex : p. 29 — — et mcor ne lui avait fait honimni/c ne venu à sa court
Th. Corneille, N'augelas, licin. (1()47) 11 p. 356, blâme cet usage: "Je trouve aussi qu'il // a (jurlqur harhiirisme a dire: cette femme qui n'avoil jamais rtr saignée, ni pris aucun rcmrde, je croi ([u'il faut dire qui n'avoit pria aucun rcmidc. parce que n'avoit ne jicut servir en mcme temps ti un verbe passif et it un verbe actif sans qu'on le répète."