‹ Syphilis congénitale: La syphilis contractée par le fœtus dans l'utérusChapitre 17 sur 51 · RON · texte numérisé non relu

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Libre développement de l'organe délicat du fœtus sans dommage pour ce dernier ? Il faudrait croire que nous avons à faire à un bon vieux tréponème, fatigué, en période de latence, qui ne s'opposerait pas à la germination. Or, comme le dit Pierre Lepine en 1931, ce fait serait unique en pathologie générale, et il est bien plus rationnel de croire que les rares périodes d'apparition du tréponème dans le sperme correspondent à des phases virulentes de la maladie.

La même objection subsiste contre l’argument de Lévy-SoraL. Elle existe encore contre l’hypothèse tout à fait incontrôlable de Hocusixeer. Il n’est pas besoin de faire ressortir en attendant d’autres recherches, le caractère ultra-hypothétique de cette conception.

Et Carre termine en exposant son opinion. Mieux vaut croire que le tréponème, quelquefois présent dans le sperme, peut infecter un point quelconque de l’appareil génital maternel, en même temps que le spermatozoïde féconde l’ovule. Dès lors cette mère coutaminée transmettra au fœtus par la voie hématogène habituelle, sa maladie, qui se manifestera ensuite, chez le fœtus, ou chez le nouveau-né, par les symptômes classiques. Toutes les apparences pourront faire croire à une syphilis conceptionnelle d’origine paternelle, alors qu’il s’agit d’une syphilis des deux conjoints, transmise de l’un à l’autre et de ja mère à l'enfant par des procédés les plus rigoureusement normaux.

On voit que les dux thèses apportent des arguments de valeur. Mais leurs partisans resteront sur leurs

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